Bunnahabhain American Craft Ale – Hand Filled Exclusive Warehouse Edition

50.5% alc./vol.

André 93%
Le nez est définitivement unique et les papilles et le cerveau cherchent avidement à faire des liens avec quelque chose de connu mais, c’est impossible. L’image primaire que j’ai est des céréales bien sucrées, une sensation presque licoreuse, des bananes nappées de caramel et de crème à saveur de vanille, de miel et de sucre à glacer, de poires, saveurs qui rappellent le bourbon cask un peu tweaké… Après deux petites lapées et un peu de temps passé dans le verre, notes d’oranges, de pâtisserie à la vanille et amandes, pommes vertes fraiches, poires dans leur jus et des notes festives de citron nuancées par de gros grains de poivre frais broyés et du gingembre râpé. L’alcool est plus ressenti en finale de bouche surtout avec les ponctuations d’épices en ajout. C’est salement bon cette bouteille, à la fois simple mais qui cache une complexité surprenante et un hyper bon challenge de dégustation.

Martin 92%
Nez: Arômes vifs, verts et frais. Pomme croquante, cidre pétillant, caramel, fleurs blanches et céréales. Touche de sucre en poudre. Poire et vanille sur fond de cèdre. Bouche: Céréales et planche de chêne, orange, citron, herbe, crème, vanille et légère vague de cuir. Salade de fruits frais saupoudrée de sucre à glacer. Les épices, surtout la cannelle, enveloppent le tout sans toutefois éclipser le reste du tableau. Finale: Franche, juteuse et épicée à point. Une agréable amertume probablement reliée au tonneau de bière utilisé nous fait un petit coucou. Bois, crème, vanille et Poivre noir, l’ensemble ponctué par le pétillant de ce petit cidre décelé au début. Équilibre: Un embouteillage superbement balancé, dans lequel le taux d’alcool est juste assez bien dosé pour faire briller ses saveurs particulières. Une autre licorne…

Bruichladdich 25 ans 1991 Yellow Submarine WMDIII

46% alc./vol.
Bouteille #1418 de 1991. Troisième embouteillage dans la mini-gamme WMD (weapons of mass destruction), ce Bruichladdich millésimé 1991 est âgé de 25 ans. Le nom de Yellow Submarine vient tout simplement de la découverte d’un sous-marin jaune de la Deuxième Guerre Mondiale par un pêcheur local au large d’Islay, non loin de la distillerie de Bruichladdich. Le nectar a été distillé en 1991 après une maturation en fûts de bourbon et une finition en fûts de Rioja, un vin rouge espagnol, sans doute le plus réputé du pays.

André 91%
Purée de bananes et de noix de coco, poires, melon au miel, papaye et mangue, abricots, ananas, une touche de sherry bien discrète en arrière-plan. On perçoit l’onctuosité du whisky autant au nez qu’en bouche, le mélange de salade de fruits est onctueux et juteux, très alléchant, on a tout de suite envie de prendre une sip. La bouche est légèrement plus corsée avec une pinsée de gingembre et de poivre broyé qui nagent dans le jus de salade de fruits exotiques. Aspect tropical et festif avec une touche maritime qui s’exprime au travers de salves de sel de mer séché sur les galets. Poires, abricots, bananes, melon au miel, cerises, ananas. Délectable… La finale est tout aussi fruitée, assaisonnée d’une touche boisée un peu épicée, moyenne-longue.

Patrick 93%
Je dois admettre que j’étais curieux d’essayer ce whisky depuis bien des années (merci mille fois Stéphane pour l’échantillon!). Ma patience a été bien récompensée par ce nectar qui nous présente le meilleur de Bruichladdich. Wow, j’adore, j’en veux encore! Nez: Oh que ça sent bon… Si chocolat au lait avec des petits fruits mûrs et de la salade de fruits Del Monte. Bouche: Le xérès est plus présent ici, avec du beau chêne sec et épicé, alors que la salle de fruits de fait toute discrète. Vertes la troisième gorgée, je vous aussi apparaître des notes salées qui prennent de plus en plus de place. Finale: D’une longueur moyenne, fruitée, épicée et salée.

Bunnahabhain 25 ans 1990 Lady of the Glen

48.9% alc./vol.

André 93%
Plénitude d’une journée d’été. On mange de la salade de fruits tropicaux et de la compote de pommes vertes et rouges bien assis les pieds nus dans l’herbe, un bol rempli de tranches d’ananas et de bananes fraichement coupées taquinent nos narines de son parfum. Rien à voir avec la mer ou un côté maritime, on a plus l’image d’une prairie en plein été. Fleurs blanches. La bouche est envahie par les notes d’ananas et de jus de salade de fruits, de poires baignant dans leur jus auquel on a ajouté un peu de zeste de citron. La texture est exquise, huileuse et grasse en support aux éléments. L’alcool est jusque là passé complètement sous le radar. Les quelques lapées supplémentaires confirment les divers fruits tropicaux et dévoile le taux d’alcool qui commence sournoisement à piquer sur la langue. Tout comme le Hazelburn 10 ans, j’ai encore des notes de coconut séché en finale de bouche et de bonne notes pointues de chêne sec et de poivre également. Deux années après avoir goûté ce whisky, j’y reviens avec le même engouement, quelle expression, totalement hors du spectre habituel de la distillerie.

Bunnahabhain 12 ans Moine PX Finish Fèis Ìle 2016

54.6% alc./vol.
Limited edition of 833 bottles. Distillé en 2004 et vieilli pour une période de 9 ans en ex-bourbon cask dans le warehouse #7, puis transféré pour une période d’affinage de 3 ans en PX Sherry Cask.

André 89%
Belles tranches d’ananas roulées dans la crème à la vanille sur le coin du feu. Oranges et raisins verts sechés, sensation de fumée de tourbe un peu crasseuse très diffuse, abricots et poires. La bouche est poivrée et tourbée, savoureuses notes de citron et d’agrumes, de raisins verts, la tourbe est remplie d’éléments verdâtres comme l’herbe mouillée. Je trouve le sherry cask pas mal discret, voir absent, surtout après avoir passé 3 ans en finition. La vanille s’est transformée en caramel, la texture est à la limite huileuse, mais un peu diffuse. Canne à sucre et cassonnade, tarte au citron, fumée de tourbe herbeuse. Longue et douce finale poivrée, pincée de sel de mer, assortie de tourbe huileuse. Bien que cette édition est de super calibre j’ai tout de même une petite déception, je m’attendais à un facteur wow et je suis resté sur ma faim. Où est le sherry?

Martin 91%
Nez: Tourbe poussiéreuse, malt grillé, miel et caramel. Cuir. Orange, raisin rouge et bois. Superbe. Bouche: Tourbe et caramel onctueux. Vin fortifié, vanille et épices. Le taux d’alcool supporte admirablement bien l’expérience. Finale: Cuir et tourbe sur chêne carbonisé. Le tout flottant sur un lac de xérès. Équilibre: Une solide édition spéciale que ce Bunna. On dirait que depuis qu’ils commencent à prendre les choses plus au sérieux, ils deviennent un joueur de taille sur Islay.

Caol Ila 35 ans

58.1% alc./vol.
Distilled 1982, Bottled 2018, Bottle #3036 of 3276. Combinaison de refill American-oak hogsheads et de refill American et European-oak butts casks.

André 94%
On dit que les femmes de 40 ans sont les plus belles, les whiskies dans la trentaine sont leur équivalent alcoolisé. Un mélange d’expérience accumulée et de maturation, des qualités affirmées et un pouvoir caché avec adresse. Au nez, on a rapidement la ligne directrice de la distillerie. La fumée est camphrée et généreusement salée, mentholée peut-être aussi, le feu de plage dans un début de tempête, de belles vagues de citron fraiches et d’ananas, d’abricots et d’agrumes, de pommes vertes et de vieux bonbon à la menthe. Le premier nez est légèrement agressif mais avec de la patience, un équilibre exquis conquiert nos narines en un tourne-main. La tourbe flotte comme les gros flocons de la première neige d’hiver et se dissolvent comme par magie sur la langue. On retrouve tout de même en fond de scène la tourbe industrielle un peu carrée auquelle la distillerie nous a habitué mais le tout poli et attendri par les décennies passées en fût. J’ai maintenant l’image d’une pomme verte assaisonnée de sel de mer et de poivre. Des notes d’oranges sont aussi apparues au travers des nuages de fumée de tourbe industrielle et maritime, terreuse aussi. On a toujours droit au mélange de fruits tropicaux (orange, poires, ananas, abricots, melon au miel) qui se fondent aux autres saveurs en s’appuyant sur de belles tonalités de bois de chêne vanillé. La texture est hyper huileuse et sert bien de canevas aux arômes et saveurs hyper bien définies mais fondues aussi. Le tout est recouvert en finale par un long ressac de tourbe terreuse, poivrée et maritime où l’alcool se révèle enfin avec diplomatie. Un whisky avec beaucoup de caractère et des saveurs raffinées qui demande du temps et de la délicatesse dans sa dégustation.

Patrick 83%
Un très bon whisky, mais il va sans dire que je m’attendais à plus. Je ne sais pas, le scotch « feel » beaucoup plus jeune que 35 ans… Et c’est loin d’être un chef d’œuvre de balance. Me fait penser au vieux mononcle qui est sympathique… Tant qu’il ne prend pas un verre! Nez : De la fumée de tourbe fraîche, salée et avec des ananas et quelques agrumes. Bouche : Toujours la fumée de tourbe, mais aussi de beaux fruits qui se cachent derrière, tels des pommes vertes, des ananas et des agrumes, ainsi qu’une belle touche salée. Finale : D’une belle longueur, plutôt salée et évidemment fumée.

Bowmore 15 ans Fèis Ìle Collection 2018

52.5% alc./vol.
First Fill Oloroso Matured, Bottle #1998 of 3000

André 90%
Une bombe de sherry qui cache ses origines maritimes. Le nez est goulu et entier, la pâte de fruits et le gâteau aux fruits, cerises noires, oranges, rhum brun, raisins secs, dattes, fond salé maritime et le bois gorgé de xérès dans un lointain nuage de fumée de tourbe presque réservée. En bouche, c’est le bon taux de sucre qui étonne et qui arrondit passablement l’effet de l’alcool. La tourbe a un aspect un peu terreux, la fumée est plus présente, tout comme les notes de poivre assez soutenues et le chocolat noir fourré de fruits secs. Sensation licoreuse aussi avec un arrière-plan légèrement tannique. J’ai aussi des notes de compote de pommes saupoudré de gingembre passé au congélateur puis râpé, en finale de bouche. Finale tannique, chocolat noir et café expresso, dattes et fruits secs. J’adore la délicatesse un peu brute de cette édition. Tant que tu est amateur de sherry intense, you’ll get your fix.

Patrick 95%
Ça, c’est exactement le style de whisky que je préfère! Ça ne se peut presque pas quelque chose d’aussi bon! Nez : Du chocolat, des fruits mûrs et sucrés, du sel… J’imagine que ça doit sentir un peu comme ça aussi au Paradis. Bouche : Du xérès chaleureux, des fruits mûrs, du chocolat noir, du sel et une pointe de fumée. Tellement bien construit, j’adore! Finale: D’une belle longueur, salée et fruitée.

Ardbeg 19 ans Traigh Bhan – Batch TB/01-15.03.00/19.MH

46.2% alc./vol.
Batch TB/01-15.03.00/19.MH. Pourquoi Traigh Bhan? Ardbeg aime bien rappeler la géographie locale dans ses bouteilles de son “core range”. On n’a qu’a penser au Uigeadail (la source d’eau de la distillerie), Corryvreckan (un puissant et légendaire tourbillon entre Jura et Scarba au nord-est d’Islay), et plus récemment An Oa (la péninsule au sud-ouest d’Ardbeg sur Islay). Traigh Bhan est le nom sur la carte du Ordnance Survey (l’agence cartographique de la Grande-Bretagne) qui désigne la plage bordée de pierre volcanique mieux connu localement sous le nom de Singing Sands, à une centaine de mètres du légendaire phare de Port Ellen, Caraigh Fhada. Admettons que Ardbeg Traigh Bhan sonne mieux pour un whisky que Ardbeg Singing Sands…’’ Merci Rather be on Islay pour la description du produit! Cette édition ‘’core range’’avec mention d’âge est la première à paraître depuis 20 ans. Maturation en American oak et Oloroso Sherry casks.

André 89%
Quelle belle douceur fumée qui nappe un savoureux mélange d’ananas, de poires et d’oranges couronnées de crème à saveur de vanille, notes verdâtres de bonbons casse-grippe à l’eucalyptus, d’herbe mouillée. Toujours ce rappel de fruits tropicaux et de citron frais qui nous font ouvrir les narines pour une bonne dose d’air frais parcelé de sel de mer transporté par le vent du large. En arrière-plan on a la fougue latente de l’épine dorsale des jeunes Ardbeg qui dors en retrait, genre de bitume chauffé par le soleil après un orage ou d’huile à moteur souillée. Dans l’expectative de quelque chose de soutenu j’ai les gencises gorgées de salive mais dès son entrée en bouche, le manque de profondeur et de complexité du whisky frappe comme un 10 roues rempli de bois en pleine face. Mélange de fruits tropicaux (ananas, poires, citron), de vanille et de miel, tourbe camphrée et salée, un pincement de bois de chêne sec et d’épices. La texture manque de structure et de support, je m’attendais à quelque chose de plus rond (pas licoreux mais plus huileux disons). Pour être honnête, je cherche encore les notes de fruits rouges… Les saveurs de tourbe se gonflent à chaque gorgée et celle-ci devient très cendreuse et encore plus terreuse après 45 minutes. La finale est tourbée et poivrée, camphrée et boisée, pas hyper longue, mélange de chocolat et de fruits tropicaux. Bien des distilleries aspirent à n’avoir qu’un seul whisky tourbé de cette qualité. Mais avec le temps, Ardbeg est devenu son pire ennemi, on ne peut que le comparer qu’avec lui-même et il faut avouer que cette édition n’est pas stellaire comme des précédentes parutions.

Patrick 90%
Un délicieux Ardbeg, où toutes les saveurs que j’aime sont présentées avec retenue, ce qui nous permet de les savourer comme jamais. Nez : La délicieuse fumée de tourbe d’Ardbeg tout en douceur avec une note salée et quelques agrumes. Bouche : La fumée de tourbé d’Ardbeg, du poivre, un peu de sel marin et de discrètes agrumes. Finale : D’une belle longueur, marquée par la fumée de tourbe et les épices du bois brûlé.

Martin 91.5%
Nez: Des steaks sur le bbq aux briquettes. La plage en fin de soirée. Un peu de sel, un peu de fumée de tourbe. Céréales et fruits tropicaux. Le tout est dosé d’une manière à ce que rien ne prenne le dessus sur les autres. Une belle complexité mariée à une aussi gracieuse délicatesse. Bouche: Tel qu’attendu, la tourbe ouvre le bal, pour ensuite nous laisser voir fruits tropicaux, bois sec, poivre blanc, chocolat noir, sel marin et touche de pierre lavée. Brin d’asphalte, comma Ardbeg sait si bien nous le servir. Finale: C’est chaud, c’est fumé. Bien poivrée et boisée, la finale nous laisse sur des notes agréables de fruits et de chocolat. Équilibre: Un excellent Ardbeg, qui nous laisse sur une grande douceur et complexité pour un malt qui se veut habituellement si impétueux.

Lagavulin Distiller’s Edition 2002-2018

43% alc./vol.
PX Sherry Cask, Batch LGV 4/507

André 88%
Un trip à trois de saveurs… Avec une belle femme aux cheveux noir de tourbe terreuse et une aux cheveux roux de xérès. J’ai toujours adoré la conjonction de la tourbe puissante et de l’utilisation de sherry cask, deux saveurs que j’apprécies énormément. D’avoir toutes ces saveurs dans une seule gorgée c’est le ciel version whisky. Le nez nous offre une bonne dose de fruits rouges et de fruits séchés, raisins secs, xérès, une belle tourbe musclée mais ronde, un aspect maritime materné par de bons bras bien grassaouillets de sherry amoureux. On a même droit à de beaux accents d’oranges qui dansent dans un nuage diaphane de tourbe huileuse. La bouche dégage des saveurs de cendres froides et de tourbe terreuse phénolique, de raisins et fruits secs, de cosses d’oranges trempées dans le chocolat noir, de sel de mer séché sur les lèvres, de caramel chaud avec une fine touche de poivre broyé. La texture est à la limite liquide et huileuse mais les saveurs tellement bien équilibrées. Ensemble très aromatique comme Lagavulin sait bien le faire. Finale douce, tourbée, fruitée et de chocolat poivré. Un Lagavulin avec une pointe d’exotisme mais qui n’a pas perdu sa vraie personnalité.

Patrick 94%
Un autre whisky extraordinaire de Lagavulin. Oh que c’est bon. Et je suis bien content d’en avoir une bouteille pleine! Nez : Oh oui oh oui oh oui! Ça sent bon, ça! La belle fumée de tourbe de Lagavulin, du sel de mer et du délicieux xérès fruité et sucré. Bouche : Toujours la superbe fumée, le sel et le xérès, le tout dans une balance sublime. Oh que c’est bon. Finale : D’une belle longueur, salée, fruitée et sucrée.

Bunnahabhain 13 ans Distillery Manager’s Choice Palo Cortado Sherry

55.5% alc./vol.
Distilled February 16th 2005, Bottled April 26th 2018, Bottle #109 of 624. Distillery Exclusive.

André 87%
Hyper syngulier ce Bunna. Cerises noires trempées dans le miel, bel ensemble crémeux, vanille douce, abricots, poires, crème glacée à la vanille. Étrangement, je lui trouve des similitudes avec le Glenmorangie Nectar d’or au niveau texture. En bouche, les notes de fumée de tourbe lointaine apparaissent auxquelles s’additionnent de pétillantes notes de poivre broyé. On a toujours droit aux notes d’abricot et de poires, de miel et vanille aussi et les cerises gagnent elles aussi en importance. J’ai malheureusement quelques notes persistantes de souffre qui m’agacent. La finale est très poivrée, longue et parsemée de fruits rouges.

Bunnahabhain Moine Bordeaux Red Wine Cask Matured

58.1% alc./vol.
Distilled 18/12/2008, Bottled 26/02/2018, Bottle #4444 of 4536

André 92%
C’est comme si toutes les planètes du système solaire étaient bien enlignées précisément dans le ciel, cette conjonction de saveurs fruitées hyper intenses et cette écharpe dorlottante de fumée de tourbe terreuse puissante, un genre de tango de saveurs endiablé. Au départ, beaucoup de fruits séchés dont une grande part de raisins mauves, les cerises, la compote de pommes, une tourbe très intense bien terreuse, presque agricole, le caramel cramé. Déjà au nez, on perçoit rapidement une belle onctuosité, presque veloutée aussi couvrant les notes de tourbe terreuse offrant presque des notes de chocolat noir et d’expresso. La bouche est très texturée. J’adore la mixture de saveurs; avalanche de fruits secs, raisins mauves, caramel, sel de mer, fumée de tourbe terreuse, cerises noires, prunes, café expresso, le tout saupoudré de poivre. Sensation crémeuse et épicée à la fois, très singulière. La finale est légèrement sèche surtout de par les notes de poivre. La fumée de tourbe se disperse lentement en laissant progressivement la place aux fruits secs, raisins et prunes. Légère amerture et une rétro-olfaction finement salée. Du GRAND Bunnahabhain, je craque.

Martin 91%
Nez: Doux raisins fumés et fruités, vanille, oranges. Fruits au sirop, chêne, tourbe et terre humide. Miel et poivre. Bouche: Belle texture, fruits, miel, tourbe et bois. Oranges, poivre noir, sel de mer, terre et cannelle. Dattes et café. Finale: Puissante et unique, Fumée de tourbe restante dans un fond de baril encore humide de jus de pruneaux et de vin. Équilibre: Un solide scotch d’Islay, à l’image des whiskys d’antan. Cask strength, vieillissement en fûts de bordeaux, un mariage on ne peut plus réussi.