Old Malt Cask Laphroaig 14 ans

50% alc./vol.
Distilled April 2000, Bottled April 2014, from Refill Sherry Butt HL REF10432, 731 bottles

André 90%
Tout l’inverse du 12 ans 2006 du même distributeur. Un nez hyper doux mais une bouche plus féroce. Prenez le temps de laisser le whisky respirer un bon 30 minutes avant de fixer votre avis. Le nez est vanillé et tourbé, plus lointaine comme fumée camphrée, notes de fruits rouges et de raisins, cerises noires qui s’accompagnent de notes de sulfure en arrière-plan. Les notes tanniques du bois de chêne sont elles aussi présentes, arrondies par les tonalités de vanille. En bouche, j’ai une légère impression de violette dans la tourbe qui rappelle celle de la distillerie Bowmore, de bon fruits rouges sauvages, cerises noires, raisins secs, tourbe terreuse au camphre plus docile, le poivre broyé et la réglisse noire. La finale est moyennement longue, fruitée et tourbée avec une sensation de poussière de pierre qui colle aux dents. Rétro-olfaction de xérès un peu sulfureux et de tourbe grasse et maritime.

Patrick 94%
Le whisky que je voudrais apporter sur une ile déserte : J’y retrouve tout ce que je désire d’un whisky. À classer malheureusement dans la catégorie « avoir su, j’aurais acheté la caisse au complet » – Bref, si vous avez un jour la chance de tomber sur cette bouteille, oui, elle en vaut le coût. Nez : Parfum avec de beaux fruits mûrs, de la vanille, du bois brûlé et une belle dose de fumée de tourbe. Bouche : Un beau xérès rempli de fruits mûrs, avec du bois brûlé, de la fumée de tourbe, de la vanille, une touche maritime et de belles épices. Finale: D’une superbe longueur, chaleureuse, enveloppante et presque magique.

Martin 92.5%
Nez: La tourbe, le cuir, la mer, le vague à l’âme. Assez incroyable comment l’odorat peut nous faire voyager. Vanille, chêne et raisins, avec une touche de soufre, comme si on venait de craquer une bonne vieille allumette en bois. Bouche: Une tourbe camphrée, mais aussi florale à la fois. Poivre et cannelle, fruits rouges, raisins juteux, cuir et tabac à pipe. Superbe. Finale: Iodée, fruitée, chaude et épicée. Saveurs restantes de cerise, de bois brûlé, de fleurs et de poivre rose. Équilibre: Un grand embouteillage, un truc à ne pas sortir avec n’importe qui. Ça prend un bon ami qui apprécie.

Old Malt Cask Laphroaig 12 ans 20th Anniversary Edition

50% alc./vol.
Distilled March 2006, Bottled August 2018, 485 bottles

André 86%
Ouf… Puissant et médicinal, coupé à la scie à chaine… Tourbe puissante camphrée et médicinale, aspect crasseux, bananes flambées nappées de miel, pommes vertes, herbe mouillée, terre humide et grasse, bonbons casse-grippe au menthol. Après ce nez si puissant, la douceur de la bouche désarçonne un peu, surtout à 50% d’alcool, le whisky semble dilué et perd de sa ‘’grip’’. Côté saveurs par contre, on nous livre quelque chose de très intéressant; poivré et fumé, huile à moteur et bitume chauffé au soleil après une pluie abondante, camphre et menthol, sensation de galet de plage séché au soleil, sel de mer, tourbe verdâtre remplie d’herbe mouillée, dernière sensation cendreuse, genre cendre de feu de foyer refroidi, citron. Finale de tarte lime et citron dans un nuage de fumée graisseuse, un peu trop courte en bouche à mon goût. Une expérience en dent de scie pour ce jeune Laphroaig au nez de fer mais la bouche de velours.

Patrick 93%
Nez : Ayoye! Wow! Impressionnant! La superbe fumée de tourbe est intense, avec du poivre, des épices, du goudron et du bois brûlé. Laphroaig comme je l’aime! Bouche : Une tonne de fumée de tourbe, des épices, du bois brûlé et du goudron. Wow, sale comme j’aime mon Laphroaig! Finale: D’une superbe longueur, poivrée, salée et fumée.

Elements of Islay LP9

54.3% alc./vol.
Comme le laisse deviner son nom, ce whisky provient de la distillerie Laphroaig. Il a été distillé en 1998 puis vieillit des ex fût de Pedro-Ximénez pour une période de 20 ans. Seulement 714 bouteilles produites.

André 93%
Fruits sauvages, cerises noires, tourbe médicinale adoucie, cosses d’oranges, figues, chocolat noir fumé, raisins secs, caramel et réglisse rouge, le tout avec des accents minéral et un souvenir maritime. Le tout est recouvert d’un gros édredon de sherry réconfortant. La texture en bouche est renversante, soyeuse et très texturée, presque huileuse. Le mélange de saveurs est lui aussi écoeurant; fumée de tourbe aromatisée aux fruits secs, cerises noires et raisins, accents terreux et médicinal, une pincée de poivre, chocolat noir fourré de confiture d’orange, caramel chauffé sur le poêle, réglisse et cendre de foyer refroidie. On s’étonne de l’équilibre exceptionnel à chaque gorgée. Wow! Belle finale, douce et fruitée, tourbée et terreuse avec une touche maritime, moyenne en longueur.

Patrick 91%
Les gens de Laphroaig semblent être incapables de faire de mauvais whiskys. Que c’est bon! Nez : Parfum de fumée de tourbe bien mélangée avec une petite touche de xérès, de vanille et de chocolat au lait. Bouche : Du caramel, du chocolat et surtout de la fumée de tourbe, du bois brûlé et des épices. Finale : D’une belle longueur, fumée et épicée.

Elements of Islay CI11

55.4% alc./vol.
Ce whisky, distillé en 2008 à la distillerie Caol Ila, a subi un finish de 18 mois dans deux Oloroso Sherry Butt provenant d’une solera. Seulement 1206 bouteilles produites.

André 77%
Nez franc sur les fruits sauvages et le chocolat noir, le bois brûlé, les cerises noires, fumée masculine. En bouche, le xérès est calissement sulfureux, pas agréable du tout, notes de chocolat noir et de confiture de fruits, réglisse et cannelle, sel de mer, raisins secs, poivre concassé, oranges. Dommage que ces belles saveurs soient omnibulées par le sherry sulfureux. En respirant, le tout s’équilibre et des notes de caramel calment un peu l’ensemble mais des saveurs de chlore à piscine réémergent en finale de bouche. Ça a mal terminé les évaluations des 2 tasting kits…

Patrick 89%
Ça, ça répond aux attentes! Riche et complexe, très bien balancé, et avec une belle intensité. Nez : Beau parfum de xérès sucré, avec une subtile fumée de tourbe et une touche de caramel. Bouche : Fumée de tourbe, beau xérès sucré, un peu de caramel et quelques épices provenant du bois brûlé. Finale : D’une belle longueur, avec de la fumée et de belles épices.

Elements of Islay Peat

45% alc./vol.
La gamme Elements of Islay de Speciality Drinks dépeint à merveille le paysage gustatif des distilleries de cette île écossaise iconique. Pour donner suite au succès de l’édition permanente Peat Full Proof, la marque vous propose une édition permanente embouteillée a 45 degrés, intitulée Peat Pure Islay, un blended malt. Chaque Batch contient une soixantaine de fûts en provenance de distilleries du nord et du sud d’Islay.

André 83%
Viril et brut en approche aux premières humées, puis l’alcool s’évaporant, fraicheur à saveur de citron assortie d’un bel amalgame d’agrumes et d’oranges, de chocolat noir, embruns maritimes, tourbe médicinale camphrée et iodée, de cendre de feu de foyer refroidie. La bouche confirme l’origine du liquide; agrumes, citron, oranges, fumée de tourbe, terre mouillée, sel de mer, camphre médicinal, poivre. Côté texture par contre, c’est un peu trop dilué malgré un aspect légèrement huileux très agréable. Pour les hardcore fans de tourbe, le liquide paraitra un peu insipide mais pour l’amateur en recherche et exploration des whiskys d’Islay, la présentation sera très attirante. Finale courte pour un whisky tourbé, note de chocolat noir fumé et d’oranges. Un bon malt d’introduction pour les non-initiés à la tourbe.

Patrick 82%
Un beau whisky tourbé, mais définitivement très jeune. Nez : Avec un tel nom, sans surprise, de la fumée de tourbe, mais aussi des agrumes, des fleurs, le tout cachant plus ou moins efficacement ce qui semble être un jeune spiritueux. Bouche : Une bonne dose de fumée de tourbe, des épices de bois brûlé et des agrumes. La texture en bouche trahit un whisky assez jeune. Finale : Plutôt courte, et fumée.

Elements of Islay BN7 Bunnahabhain 16 ans

55.7% alc./vol.
Distillé en 2001 et le fruit d’une maturation pendant 16 ans dans deux fût Oloroso Sherry Butt. Édition limitée de 1620 bouteilles.

André 82%
Nez invitant de compote de fruits et de cerises, les fruits secs nappés de caramel, prunes, abricots, gâteau aux cerises ou aux fruits. La bouche est un peu molle, la texture est hyper fluide. Côté saveurs, on a droit à un gros panier de cerises fraiches qui s’accompagne de prunes et de raisins secs nappés de cannelle et de gingembre, de cosses d’oranges. Après quelques instants, sensation tannique et montée fulgurante des épices presque poivrés et fumée de tourbe sur encore cette sensation tannique. Puis notes de chocolat noir et de moue de café percolateur. L’équilibre général vient d’en prendre un coup. La finale est puissante, poivrée et épicée.

Patrick 83%
Jeune, robuste, voire même agressif. Bref, si vous êtes en manque de fumée de tourbe, ok, mais pour la subtilité, on repassera. Nez : New make, vin de vinier cheap et quelques volutes de fumée. Bouche : Ooooooh, c’est ici que ça se passe! De la grosse fumée intense, une tonne d’épices de bois brûlé et une trace de vin rouge. Robuste! Finale: D’une belle longueur, fumée, épicée et fruitée.

Kilchoman 2012 STR Cask Matured 2019 Edition

50% alc./vol.
Une édition produite en utilisant le processus STR inventé par le Dr Jim Swan (Shaved, toasted & re-charred casks). Le mélange est composé de 43 fûts ‘’red wine hogsheads’’. Embouteillé à un taux de phénol de 50ppm. Édition limitée de 14500 bouteilles.

André 86.5%
Première surprise, la couleur du whisky qui rappelle presque un Kir. Au bas de verre, celui-ci est presque translucide et au haut du verre, là où il est le plus large, le whisky est beaucoup plus foncé. Cela lui donne un dégradé assez prononcé impressionnant. Le nez est un puissant mélange de fruits rouge et de tourbe terreuse et crasseuse. On reconnait le nez typique de la distillerie avec une touche funky indéfinie. Petits fruits sauvages et notes de caramel brulé, tourbe terreuse et fumée relativement puissante. La bouche est soyeuse au départ et confirme les odeurs humées; mélange de fruits rouges, petits fruits sauvages, prunes, caramel brûlé, éclises de bois secs, oranges. J’ai aussi l’image de bleuets sauvages cueillis à l’orée de la fôret. Un nez au mélange de champs de fruits sauvages et de bord de mer déchainé. La finale est une symphonie d’épices et de poivre puissant, de tourbe endiablée sur une texture franche et sèche, un peu trop dominée par le bois à mon sens. Pas convaincu de la valeur ajoutée du STR mais bon, c’est du Kilchoman alors déjà au dessus de la moyenne dans le style.

Patrick 84%
Un délicieux scotch, mais la finale est un peu rough à mon goût. Il semble que les fûts STR soient efficaces pour les jeunes whiskys qu’on veut mettre sur le marché le plus tôt possible, ou peut être en les mêlant avec d’autres fûts. Mais pour une distillerie telle que Kilchoman qui fait déjà d’excellents whiskys, ce n’est définitivement pas une bonne idée. Nez : Un beau mélange d’épices, de fumée de tourbe et de fruits des champs, sans qu’aucun de ces trois aspects ne prenne le dessus. Bouche : Une belle grosse dose de fumée de tourbe et de cendres, quelques fruits secs, de la cannelle, une touche de citron et du bois brûlé. Finale : D’une belle longueur, marquée par le vin brûlé?

Martin 88%
Un beau petit verre qui rappelle le visuel des meilleurs Port Finishes. Nez: La tourbe prend une place à l’arrière-plan pour laisser briller des volutes de fruits rouges, de cuir, de terre, de caramel et de poivre. Bouche: Belle texture, épices, cannelle, fruits, chêne, pincée de poivre, tourbe et cuir. Encore ici, la tourbe laisse briller le reste. Finale: La tourbe qui semblait timide au départ semble vivre un regain ici, tassant des vagues de chêne, de sucre brun, de cannelle et de cuir fruité pour s’affirmer pleinement. Équilibre: C’est vraiment un solide produit, un de ses seuls caveats étant le fait que la cure STR aura un peu étouffé la classique tourbe de Kilcho. Perso je ne déteste pas ce traitement, mais les purs et durs de tourbe crasseuse resteront sur leur appétit.

Old Particular Bunnahabhain 12 ans

48.4% alc./vol.
Refill Hogshead cask #DL12545, Distilled October 2005, Bottled May 2018, 355 bottles.

André 80%
Retour aux origines avec ces notes herbeuses verdâtres et cette touche terreuse un peu bizarre. Dans l’ensemble, le nez est relativement discret et demandera du temps avant de se livrer, mais demeure principalement axé sur des notes de céréales séchées et de vanille, banana split, citron pressé. La bouche possède beaucoup plus de caractère; envolée poivrée intense, un brin de tourbe assaisonnée d’herbe verte mouillée et de tourbe iodée terreuse, vanille, mélange de cannelle et de clou de girofle, poivre broyé. Malheureusement, cet amalgame de saveurs est désordonné et difficile à suivre. La texture est agréable mais manque amèrement de profondeur et de nuances. Finale monopolisée par les épices de tout acabit, sans nuances et rectiligne. Décevant compte tenu de la capacité et de la complexité que l’on connait de la part de Bunnahabhain.

SMWS 10.121 Bunnahabhain 10 ans

62.8% alc./vol.
« Romantic moments at sunset », Distilled 06.10.2006 from Refill Ex-Bourbon Barrel, 199 bottles.

André 91%
Petit frère du SMWS 10.151, probablement de la même batch de distillation mais maturation dans un autre fût. Il sera intéressant de voir l’évolution distincte de chacun de fûts et du rendu des flaveurs… Au nez; ananas et sirop de maïs, sel de mer, terre mouillée, jus de salade de fruits, maritime mais hyper doux, genre ride de catamaran sur la mer bien calme. Encore une fois, les épices volent le show en bouche, mélange de sel et de poivre aussi. La texture est supérieure à l’édition 10.151, très ronde et amoureuse, elle colle en bouche avec passion et un rendu huileux hyper intéressant. L’alcool est beaucoup mois ressenti aussi (même si plus élevé). Touche florale aussi, de la bruyère peut-être. Superbe équilibre général, l’alcool est bien niché dans le cocon de saveur et ne se dévoile qu’en finale de bouche. Une belle découverte!

Patrick 77%
C’est rare pour un embouteillage de la SMWS, mais je n’ai pas eu grand plaisir à boire ce scotch. Nez : Un jardin de roses, puis le parfum évolue vers la gomme balloune de paquet de cartes de hockey de ma jeunesse (eh que je trahis mon âge ici!). Bouche : Des fruits mûrs, une tonne d’épices et du soufre. Finale : D’une belle longueur, très épicée et avec une touche quelque peu métallique.

Martin 87%
Nez: Herbe, terre et miel, touche d’eau de rose. Nez bien attirant, autres notes d’ananas et autres fruits tropicaux. Bouche: Crème, vanille, fruits tropicaux et épices. Une fois que le fût nous a rattrapé, on laisse passer la vague et on regarde derrière soi pour voir chêne, poivre et quelques fruits. Finale: Longue et poivrée, d’une longueur agréable avec des pointes de fleurs et de fumée épicée. Équilibre: Un Bunna assez plaisant, un SMWS sur la coche. J’aime bien.

SMWS 10.151 Bunnahabhain 11 ans

60.3% alc./vol.
« Reminder of the sea », Distilled 06.10.2006, Refill Ex-Bourbon Barrel, 188 bottles.

André 89%
Ananas et bananes flambées, sel de mer, fruits tropicaux, citron, crème glacée à la vanille avec une cuillerée de miel, feu de bois de plage. Les fruits en bouche tournent aussi sur les fruits sauvages rouges en plus des fruits tropicaux, beaucoup de citron et d’ananas, varech, embruns maritimes, bois sucré et vanillé. Le tout est balayé avec fougue par un tsunami d’épices et de poivre. Finale pointue et épicée, portée sur l’alcool dans laquelle baigne les fruits tropicaux et sauvages. Sensation calcaire et de poussière de pierre en rétro-olfaction.

Patrick 90%
Un agréable whisky maritime. Énormément de sel, tout un cocktail de saveurs! En fait, tellement de sel, que je recommande de le déguster en gardant un verre d’eau à proximité! Nez : La mer, où plutôt, la plage à marée basse, avec des algues en train de sécher. Le tout vient avec un peu de bois, de la vanille et des fruits exotiques. Bouche : D’abord le sel et les algues, puis de la vanille, du bois brûlé, des fruits exotiques et enfin, on échappe le pot d’épices BBQ sur le tout! Finale : D’une belle longueur, salée et épicée.

Martin 89%
Nez: Le degré d’alcool de se gêne pas pour nous envoyer un bon punch. Une fois apprivoisé, on y décèle pomme au four, cassonade, amandes grillées et sel marin. Bouche: Impression grasse et généreuse, sur les fruits compotés, le caramel brûlé, la vanille et une note saline marquée. Finale: Longue et vibrante, hésitant entre douceur pâtissière et fraîcheur marine. Il faut vite se faire une idée, car telle une tempête sur Arrakis, le poivre et les épices emportent le tout sans laisser de traces. Équilibre: Un dram puissant mais nuancé, qui combine avec élégance gourmandise et air du large. À essayer avec quelques gouttes d’eau.