Bowmore 18 ans Sherry Oak Cask

43% alc./vol.

Patrick 90%
Je m’en serais acheté une bouteille sur le champ… S’il n’était pas si cher. Nez: Le xérès est au premier plan, avec une petite pointe salée-sucrée bien agréable. La fumée de tourbe est ici trèèèès discrète. Bouche: Un beau mélange intense de xérès et de sel, avec une belle lune de fumée très agréable. Finale: D’une belle longueur, marquée par le chêne brûlé, le sel et le xérès.

Bowmore 15 ans Sherry Oak Cask

43% alc./vol.

André 82%
Moins catastrophique que la nouvelle l’édition de 12 ans d’âge, mais sérieusement en dessus des dernières éditions. Nez de réglisse rouge et de cerises éventées, l’essence géographique de la distillerie est plus évidente. Sel de mer, chocolat fourré de caramel, fumée plutôt effacée, oranges, raisins secs et bois de cerisier. La bouche est plus épicée et parfumée d’épices du chêne. Chocolat au lait, cannelle diffuse, fruits secs, oranges, raisins, fumée lointaine, sel de mer, touche de menthol. Texture ordinaire. Finale précipitée, sur les vieilles cerises et la fumée et l’iode diluée. À 170$ la bouteille, y’a moyen de trouver pas mal mieux sur les tablettes.

Patrick 87%
Un très bon Bowmore comme je les aime, me rappelant un peu le stock « du bon vieux temps! » Nez: D’abord le sel et le xérès, puis du caramel et enfin une touche de fumée et de chêne. Bouche: Une belle arrivée salée et fumée en bouche, supportée agréablement par le xérès et le chêne. Finale: D’une longueur moyenne, marquée par le sel et le xérès.

Bowmore 12 ans Sherry Oak Cask

40% alc./vol.
Un mariage de Bowmore élevé en fûts de sherry Oloroso et en fûts de chêne américain ex-bourbon, affinés en fûts de sherry Oloroso en chêne espagnol de premier remplissage.

André 77%
Dans les compagnies vivant une descente aux enfers niveau qualité-prix, Bowmore suit Macallan de près. Je me rappelle lorsque j’ai commencé mon exploration des whiskys voilà près de 25 ans, Bowmore m’avait séduit pour l’équilibre de ses saveurs et arômes, sa texture et ses références typiques à ses origines géographiques. Maintenant, ses éditions sont ternes, sans attrait, délavées. Nez de bois de chêne teinte de timides cerises, sel de mer lointain, fumée diaphane, caramel. C’est terne et triste. La bouche est ennuyeuse, morne. Mélange de cerises délavées, chocolat, fumée de tourbe terreuse crissement lointaine, caramel, iode. On ne parlera même pas de texture qui est inexistante tout comme la finale, qui tombe aussi rapidement qu’un Stuka en plongée. C’est à croire que personne goûte au stock avant de distribuer. Tristesse.

Patrick 84%
Un très bon whisky trop dilué. Nez: Un beau parfum de xérès avec une touche de sel de mer et de très discrète fumée de tourbe. Oui, nous sommes à Bowmore! Bouche: Sel, vous brûlé, fumée et un peu de xérès. La texture est un peu mince, mais sinon l’ensemble de saveurs est bien réussi. Finale: D’une longueur moyenne, marquée par le sel et le xérès.

Bowmore 21 ans Aston Martin – 4ème édition

51.4% alc./vol.

Il s’agit de la quatrième et dernière édition de la sélection des maîtres Bowmore Aston Martin. Ce Bowmore de 21 ans d’âge a été mis en bouteille à 51,4 % après avoir mûri dans des fûts de chêne américain de type porto Tawny et dans des fûts de sherry.

Patrick 82%
Les saveurs y sont, mais j’ai l’impression de goûter un whisky un peu trop dilué et ce, malgré que la force de l’alcool soit bien présente. Nez: Le superbe mélange de sel marin et de légère fumée de Bowmore et une note huileuse que je ne peux m’empêcher d’imaginer. Bouche: Du beau gros sel, du xérès d’une belle intensité et de la fumée de tourbe toute en retenue. Finale: Un peu courte, salée et fumée.

Ardbeg Anthology: The Unicorn’s Tale 14 ans

46% alc./vol.

Cet Ardbeg, le « Unicorn’s Tale », a été élevé dans un mélange de fûts de madère et d’anciens fûts de bourbon.

Patrick 94%
Un Ardbeg qui coche toutes les cases, ce qui n’est pas peu dire! Nez: Parfum De fumée de tourbe mélangée avec une touche sucrée et discrètement fruitée. Bouche: La belle fumée de tourbe intense et marquée par la créosote, avec une pointe fruitée très discrète. Le tout porté par une superbe texture huileuse. Finale: D’une belle longueur, fumée et légèrement crasseuse comme j’aime tant!

Kim 90%
Nez : typique Ardbeg, poivron vert grillé, caramel salé. Bouche : charbon, presque créosote, un peu astringent, finale douce et sucrée.

Alexander Murray & Co. Bruichladdich 12 ans 2005

56% alc./vol.
From Refill Bourbon Barrel

André 76%
C’est un peu bizarre comme nez (et bouche) et pas dans le bon sens du terme. Un mélange de fermette et de fromage pas mal vieilli, de citron et vanille et de terreau d’empotage. À la seconde gorgée, j’ai l’image de fourrure d’animal mouillée et des notes herbacées. Heureusement la texture en bouche est huileuse et bien charnue. Céréales séchées, fumée de tourbe dosée, notes de chêne sec, iode. C’est plutôt rectiligne et prévisible comme dégustation. Finale plus ressentie sur l’alcool et le bois de chêne, les fruits tropicaux et des notes de fermette. Passez go, réclamez votre 150$.

Patrick 90%
J’ai trouvé cette « dusty » (bouteille sold out partout, mais dont certaines subsistent dans la « nature ») dans un liquor store d’un village perdu du Massachusetts. L’étiquette indique qu’il s’agit d’un Bruichladdich (donc, non tourbé), alors qu’en fait, dégusté en parallèle avec un Port Charlotte, je peux confirmer qu’il s’agit du même jus! Bref, une belle trouvaille!  Nez: Fumée de tourbe savoureuse, avec du beau sirop de sucre et du chêne subtil. Bouche : De la fumée de tourbe d’une belle intensité, du chêne frais, un peu de sucre blanc et une petite pincée de sel. Finale : D’une superbe longueur, fumée, sucrée et salée.

Martin 86%
Nez: Céréales chaudes, citron confit, melon mûr et coquille d’huître. Un petit vent funky à la Lowlands tente de gâter la sauce. Bouche: Texture qui manque un peu à l’appel, sur le biscuit au beurre, la poire pochée, le poivre blanc et une note marine marquée. Finale: Moyenne à longue, légèrement iodée, avec une touche de vanille épicée et d’orge maltée. Équilibre: Un whisky qui va droit au but, et qui laisse exprimer la fraîcheur d’Islay, avec une pointe de tourbe bien ciblée.

Port Charlotte 7 ans Islay Barley 2014

50% alc./vol.
Ce millésime 2014 a été élaboré à partir d’orge concerto et propino d’Islay récoltés dans huit fermes de l’île, tourbés à 40 ppm. La majeure partie du whisky (84 %) a été élevée en fûts de bourbon de premier remplissage, le reste étant réparti équitablement entre des fûts de chêne vierge de deuxième remplissage et des fûts de vin de Bordeaux
de deuxième remplissage provenant de la maison Pessac-Leognan.

André 85%
Bel équilibre au nez qui affiche ses origines maritimes. Céréales fumées au feu de tourbe, iode, raisins verts, crème à la vanille, poires, abricots. Superbe texture. Cendre froide, fumée de tourbe camphrée et médicinale, sel de mer, vanille et fruits à chair; citron, melon au miel, poires, abricots. Impression de foin séché et de fermette, touche agricole. Finale minérale et maritime, salade de fruits en conserve dans son jus, vanille onctueuse se mêlant aux notes de fumée de tourbe organique et médicinales. Belle expression, même si elle manque d’un peu de caractère et de singularité.

Patrick 85%
Tout comme pour l’édition 2013, j’ai été déçu par ce whisky en ouvrant la bouteille, mais elle semble s’être grandement améliorée depuis!  Bref, ce n’est pas un superbe rapport qualité-prix, mais ça demeure tout de même bien plaisant. Nez : De la fumée de tourbe sucrée avec une touche de vanille avec une pointe de vanille.  Bouche : La fumée de tourbe est ici plus intense, sans être trop intense.  J’y retrouve aussi un peu de douce vanille ainsi que du bois brûlé. Finale : D’une longueur moyenne, avec de la fumée et du bois brûlé. 

Laphroaig Càirdeas 10 ans 2024 Cask Favorites

52.4% alc./vol.
Le Càirdeas 2024 est un Laphroaig de 10 ans d’âge qui présente une combinaison provenant des fûts de deux versions précédentes très appréciées : le Triple Wood de 2019 et le PX Cask de 2021.


André 92%
Définitivement un des meilleur Cairdeas depuis un bout. Équilibre et justesse, diversité de saveurs et d’arômes. La fumée de tourbe est feutrée au nez, dans un édredon de fruits rouges séchés, d’un feu de plage, d’iode porté par le vent du large. Belles notes de raisins de Corinthe et de cerises, figues, tourbe médicinale feutrée, citron. Texture moelleuse et huileuse en bouche portant bien les notes médicinales de la tourbe et les bonnes épices du bois. Prunes, figues et raisins de Corinthe, oranges, tourbe médicinale, sel de mer et poivre moulu, bois caramélisé. Longue finale, sur la pérennité et non la force des éléments; fumée de tourbe médicinale, éléments maritimes, fruits rouges séchés, caramel et chocolat. Belle palette de saveurs, variété des éléments, texture juste et respect de l’épine dorsale qui définit la distillerie.

Patrick 93%
Oh wow, nous avons ici l’un des meilleurs Càirdeas que j’aie eu, ce qui n’est pas peu dire!  Tout y est, les saveurs, la complexité, la balance…  Il m’en faut quelques bouteilles de plus !!  Nez : Alléchant, avec de la belle fumée de tourbe très aromatique, de délicieux fruits mûrs séchés et sucrés et une légère pointe de gingembre frais. Bouche : La superbe fumée de tourbe de Laphroaig, avec une pointe maritime, des fruits séchés et sucrés rappelant le porto, du bois brûlé et une touche de gingembre frais. Finale : D’une belle longueur, fumée, sucrée et fruitée.

Martin 93%
Nez: Ça part en douceur dans la fumée de tourbe pas trop agressive. On poursuit avec le feu de camp et les raisins secs, le bois et les agrumes. Gingembre et citron. Bouche: Le texture y est, la douceur aussi. Épices et tourbe sèche, bois poussiéreux et citron. Très bien construit. Finale: Bois sec, poivre et gingembre, tourbe très cendreuse. Un régal de longue durée. Un dram de grande qualité, Laphroaig était dû pour un petit Home Run depuis un bout. Un Cairdéas assemblé avec intention.

Kim 86%
Nez : Avant même que mon cerveau ne commence à démêler les odeurs, j’ai cette impression de complexité, d’être pratiquement submergée. Alors en vrac : caramel salé, panais braisé, noix de Grenoble, chocolat au lait, graines de carvi et de cumin. Bouche : Les graines de carvi sont encore très présentes, ce qui me déstabilise un peu. C’est terreux, cire d’abeille et grué de cacao.

Ardbeg Spectacular

46% alc./vol.
Ardbeg Spectacular lancée pour Fèis Ìle 2024. Une première pour Ardbeg, le whisky single malt écossais a été vieilli dans des fûts de vin de Porto avant d’être marié à des fûts de bourbon classiques.

André 85%
Fumée de tourbe mentholée et phénolique, sensation un peu crasseuse à la Caol Ila, caramel, iode, eucalyptus. Un peu réservé et prudent, la bouche est un peu flasque et diluée. Mélange de menthe et d’eucalyptus, pommes vertes, feu de plage, fruits séchés, bois calciné. Aux gorgées subséquentes, notes de bleuets nappés de caramel et de jus de raisins en poudre. Finale plus pointue, l’alcool semble s’être décuplé en bouche, beaux fruité et de puissants effluves de fumée parfumée de menthe et d’eucalyptus, un peu unidirectionnel.

Patrick 90%
Ardbeg nous a fait plaisir cette année pour l’Ardbeg Day! J’y retrouve la belle fumée intense si populaire pour les scotchs d’Islay mais aussi une superbe complexité et diversité de saveurs. Nez : Un délicieux parfum où dominent la fumée de tourbe et de petits fruits mûrs, mais aussi des notes de créosote, de chocolat noir et d’une petite pincée de sel. Bouche : La fumée de tourbe est bien présente, avec de la cendre de feu de camp, du chocolat noir, une pincée de sel, des fruits des champs bien mûrs, du charbon, du créosote, de la lavande et du cuir. Finale : D’une belle longueur, marquée par la fumée, la cendre, le chocolat noir amer et les fruits mûrs.

Martin 88%
Nez: Tourbe crasseuse et caoutchouteuse d’entrée de jeu. Charbon, vanille et chêne. Crème et touche de fruits rouges. Bouche: La tourbe devient végétale un peu ici. Poivre et chêne. Charbon et cendres du feu de camp. Finale: Poivrée, mentholée et sucrée à la fois. Boucane, bois et tourbe. Équilibre: Un superbe dram tourbé, doux, boisé et sucré à la fois. On se sent presque sale après être passés par cette expérience tourbée.

Kim 87%
Nez : Tourbe humide, pétrichor (ben oui, le fameux pétrichor), sinon c’est plutôt hermétique. Branche de céleri, chou-rave, bref c’est vert et ça fait penser à la pluie en forêt.
Bouche : Poivre blanc, chips de bananes plantain, l’alcool vient faire un beau kick sans traumatiser la papille. Vraiment sympathique quand on aime le vert.

Lagavulin 11 ans Offerman Edition Caribbean Rum Cask Finish

46% alc./vol.
Cette édition a mûri pendant 11 ans dans une combinaison de fûts de bourbon et de sherry puis a été affiné dans d’anciens fûts de rhum des Caraïbes pendant huit mois.

André 85%
Nez discret de crème brûlée et de sucre caramélisé, zeste de citron, ananas, poires dans leur sirop, compote de bananes, crème à la vanille et douce fumée lointaine dans l’air salin, flocons de coconut cuits au four. Ces mêmes saveurs s’exposent en bouche avec un accent sucré alléchant. Malheureusement, la texture manque de punch. Mélange de purée d’ananas et de bananes, cassonade, iode, feu de plage et poivre moulu, miel. Courte finale sur la fumée et l’iode, les poires, l’ananas et la banane.

Patrick 85%
Considérant que les trois premiers Offerman étaient excellents, alors le fait d’en trouver un simplement « très bon » est un peu décevant !  Nez : Fumée de tourbe sucrée, des agrumes, du miel subtil et une goutte de vanille.  Bouche : Fumée de tourbe légèrement salée, agrumes, vanille sucrée, miel, bois sec et un peu de cannelle et de poivre. Finale : D’une longueur moyenne, fumée et boisée.

Martin 87%
Nez: Tourbe grasse et saline en ouverture, rapidement suivie de banane mûre, de sucre d’orge et d’un soupçon de mélasse. Autres notes de cuir, d’algues et de caramel brûlé. Bouche: La texture est un peu huileuse mais demeure timide, marquée par la fumée de tourbe et les épices douces. Les saveurs de rhum brun, d’ananas rôti et de gingembre viennent ensuite, avec une touche iodée tenace. Finale: Longue, fumée et doucement sucrée, avec des échos de vanille épicée, de noix et d’écorce d’orange. Équilibre: Une édition audacieuse et bien exécutée, où le rhum amplifie la gourmandise sans étouffer l’âme tourbée de Lagavulin. Merci encore Ron Swanson…

Kim 84%
Nez : La première chose qui me vient en tête, c’est « crémeux », puis un côté vert et herbacé prend place. Ciboulette, basilic, zeste de lime, et bien entendu de la fumée (c’est un Lagavulin après tout). Bouche : La fumée s’impose d’emblée, mais le côté crémeux que j’avais au nez demeure, en plus d’une certaine astringence. Il y quelque chose de viandeux qui me curiose. La finale s’étire, semble ne jamais vouloir finir.