Kilchoman Sanaig Cask Strength 2024 Edition

57.8% alc./vol.
Un mariage de whisky tourbé, mûri et affiné en fûts de Sherry Oloroso.

André 88%
Solide expression de la distillerie. Le nez s’ouvre sur les fruits foncés de style prune, figues et raisins secs, cerises noires baignant dans le caramel chaud et s’accompagnent d’une fumée de tourbe médicinale intense. En bouche, notes de Kirsch, d’oranges sanguines, de raisins secs, gâteau aux fruits dans son jus saupoudré de cannelle, de tourbe médicinale et maritime, chocolat noir légèrement amer. La texture en bouche est huileuse et collante, superbe. Finale poivrée, cendrée et médicinale avec une sécheresse importante s’installant rapidement. L’abrupte finale lui ampute quelques points qui le feraient passer au-dessus des 90%.

Patrick 92%
J’ai goûté ce dram en parallèle avec des « sherry cask » de la même distillerie de 14 et 15 ans, et je trouve celui-ci supérieur. Toutes les saveurs s’expriment sans ambages et avec une superbe balance. J’adore. Nez : Fumée de toure avec délicieux petits fruits rouges, caramel, cuir et chocolat noir. Bouche : Fumée de tourbe, sel de mer et délicieux petits fruits rouges, avec aussi un peu de chocolat noir et une pincée d’épices à steak. La texture en bouche est « sur la coche »! Finale : D’une très belle longueur, fumée, épicée et fruitée.

Martin 89%
Nez: Tourbe grasse, raisins noirs macérés, cacao amer, fumée de feu de grève, cuir humide avec un soupçon de framboise en purée. Bouche: Attaque explosive, malt grillé, marc d’espresso bien tassé, bacon fumé, agrumes, et une texture dense, presque goudronneuse. Finale: Longue, saline, sur la cendre froide, le chocolat noir, la prune, et un petit poivre qui chatouille. Équilibre: Un dram puissant mais cohérent, le sherry arrondit la tourbe sans l’étouffer. Une ou deux gouttes d’eau révèlent un caractère beaucoup plus fruité.

Caol Ila 11 ans « Ambrosial Feast » Special Release 2024 Unpeated

57.3% alc./vol.
Insolite pour une production Caol Ila, cette version non tourbée a vieilli 11 ans dans une sélection d’anciens fûts de vin, de fûts remis à neuf et de fûts de second remplissage. Cette édition spéciale 2024 est également atypique, car elle est élaborée à partir de « moûts troubles » et d’une fermentation courte.

André 87%
Intéressant, très singulier, unique pour sûr. Nez très réservé, sur la vanille et le bois, le miel et les poires dans leur sirop, l’abricot. En bouche, des céréales au miel, de la poire, des amandes grillées, une touche de vanille et d’iode, un peu de zeste d’orange et une pincée de gingembre. Aux gorgées suivantes je détecte quelques timides notes de fruits rouges séchés qui pourraient vraiment passer inaperçue. La texture est vraiment superbe, tendre et moelleuse, sensation de beurre température pièce. Finale sur les biscuits à l’avoine, la poire, le miel et la vanille sous un couvert de pluie iodée. Je cherche les influences apportées par le wine cask. Travail remarquable pour cacher le taux d’alcool, ça se boit comme de l’eau, c’est très impressionnant ! Impossible d’associer ce whisky à Caol Ila à l’aveugle.

Patrick 88%
Un très bon Caol Ila. Les versions non tourbées de cette distillerie sont inégales, mais ici, je retrouve ce qu’ils font mieux. Nez : Parfum frais et léger avec de la vanille sucrée, du bois frais et humide, des noix et des pommes jaunes. Bouche : Belle arrivée en bouche savoureuse et portée par une texture huileuse. J’y retrouve des saveurs de pommes jaunes, d’amandes, de vanille et de bois grillé. Après quelques gorgées, jai aussi l’impression d’y retrouver un bouquet de fleurs séchées. Finale : D’une belle longueur, s’étire sur une belle note boisée et épicée.

Martin 89%
Nez: Pomme verte fraîche, noisette grillée, brioche légère avec une subtile touche de vin et de vanille. Bouche: Ronde et crémeuse avec des notes de poire au sirop, d’ananas, de poivre blanc et d’amande douce; la tourbe est quasi absente, laissant place à une texture fruitée et un beau boisé fin. Finale: Moyenne à longue, sur la cire d’abeille, le cacao amer et un brin d’iode léger qui rappelle discrètement son origine tourbée et insulaire. Équilibre: Un dram différent, affichant une signature douce, harmonieuse et non conforme à l’ADN tourbé habituel de la distillerie, mais superbement maîtrisée dans son concept.

Kim 84%
Un Caol Ila non tourbé… hérésie? Avec un nom comme « Ambrosial Feast », les attentes sont élevées. Nez : Du sake à pleines narines! Cet alcool m’a toujours fait penser à une sorte de solvant mélangé à du riz, et c’est ce que j’ai là. S’ajoute de la mie de pain de blé, un soupçon de sucre d’érable et des asperges un tantinet trop cuites. Bouche : J’ai l’impression que la céréale est vraiment mise en valeur. Je trouve souvent que les whiskys trop sur le grain sont moches, mais celui-ci sort quand même du lot. Retailles d’hosties, pain de seigle (même sans rye), pâte brisée, on est dans le céréalier à fond. Intéressant sans me jeter à terre.

Laphroaig The Cask Lore

48% alc./vol.
Cette édition est le résultat d’un mélange de whisky vieilli dans un mélange de fûts de sherry de premier remplissage, des quarter casks et de fûts de bourbon.

André 83%
Profil typique médicinal de la distillerie. Beaucoup plus sur le fût de bourbon, en fait je cherche l’influence sherry au nez. Confit de citron, abricots, ananas flambés, légère minéralité (que l’on retrouvera plus en bouche), cendre froide, poussière de pierre. Pas super complexe autant au nez qu’en bouche, la texture est moche même à 48%. Iode, antiseptique d’hôpital, mélange de poires et d’ananas, zeste de citron, cendre, poussière de pierre, sucre en poudre, pomme verte suivi d’un crescendo poivré mélangé de piment de cayenne. Finale astringente, salée et médicinale, fruits à chair et beaucoup d’épices. Un genre de Laphroaig Select sur les stéroïdes. Triste.

Patrick 79%
Déception. J’ai acheté ce whisky en pensant qu’il s’agissait d’un simple « réemballage » du Lore, que j’aime de plus en plus (et titrant aussi 48% d’alcool). J’ai donc écrit cette évaluation avec les deux whiskys côte-à-côte, ce qui m’a permis de vivre une étrange expérience : Oui, le goût est presque pareil, mais au niveau de la texture, on n’est définitivement pas dans la même ligue, genre NHL versus pré-novice (ça, c’est plus jeune que des Pee-Wees). Si vous avez la chance de pouvoir faire vous-même cette comparaison, vous comprendrez l’importance de la texture d’un whisky : Celle du Cask Lore est atroce, ruinant totalement le plaisir de dégustation. Je suis indigné, j’ai l’impression de m’être fait voler. Laphroaig, vous m’en devez une. Nez : La fameuse fumée de tourbe médicinale, maritime et goudronneuse de Laphroaig, avec une goutte de vanille, de l’abricot saupoudré de sucre blanc et peu de poivre. Bouche : Sel de mer, fumée de tourbe médicinale, goudron, ananas, zeste de citron, cendres, caramel, bois carbonisé et poivre. La texture en bouche est exceptionnellement aqueuse pour un whisky titrant 48%, semble que quelqu’un chez Laphroaig ait bâclé son travail… Finale : D’une longueur moyenne, ce qui veut courte par rapport à d’autres Laphroaig. Légèrement fumée, salée et boisée.

Martin 85%
Nez: Tourbe saline et cendrée, embruns marins, vanille légère, brioche grillée et une pointe d’agrumes confits. Bouche: Riche et bien construite, sur la fumée iodée, le caramel pâle, la réglisse noire, le poivre blanc et une touche médicinale qui traverse l’ensemble. Finale: Moyennement longue, saline, épicée, tout en laissant paraître le malt grillé et la fumée douce. Équilibre: Un Islay typique mais bien équilibré. Par contre même si la puissance de la tourbe s’harmonise assez bien avec la douceur du malt, cela reste un Laphroaig sans mention d’âge plutôt plat et commercial.

Laphroaig Elements 3.0

55,3% alc./vol.
Son inspiration lui vient d’un accident de four à tourbe qui a provoqué une combustion plus intense et prolongée. Distillé à partir de ce malt exceptionnellement fumé et vieilli en fûts de chêne américain ayant contenu du bourbon.

André 89%
Le nez n’annonce rien de Laphroaig. Les fortes notes de brûlé cachent la surprise à merveille. On débute l’expérience les narines remplies de grains de céréale séchés, hyper fumés et tourbés, sensation à la fois de suie, de cendre et de bois carbonisé sur fond de sel de mer et de citron. L’aération apporte son lot de fruits tropicaux ; ananas, abricots, citron, abricots et poires. Surprise en bouche où les notes de fumée de tourbe médicinales typique se pointent le nez. Bandelettes nappées d’antiseptique, grains secs fumés, marc de café au bodum, pointe de poivre et de sel de mer. Étonnamment, la texture demeure souple et moelleuse. La finale marie minéralité et un côté de cheminée ramonée, le chocolat noir amer également. Crissement intense. Si la bouche n’est pas Laphroaig, la bouche elle l’est. J’espère juste que Laphroaig ne commencera pas à nous vendre du stock Ardbeg-alike d’accidents de production qu’on nous fait payer plus cher. On a parfois l’impression que le groupe marketing travaille plus fort que les employés des distilleries.

Patrick 94%
Je me suis amusé à déguster ce scotch en parallèle avec le Laphroaig 10 ans Cask Strength Batch #15, que j’avais noté 93%. L’ayant trouvé supérieur, je n’ai eu d’autre de faire en sorte que ma note reflète cet état de fait! Ma seule déception, bien insignifiante, est que ce n’est pas vraiment différent d’un Laphroaig « régulier ». Bref, pour le côté expérimental, on repassera. Nez : Ça a beau être un whisky expérimental, ça sent tout de même le Laphroaig à plein nez! Bref, fumée de tourbe, air marin, bois calciné, vanille, café, noix de coco grillée, herbe brûlée et un peu d’agrumes. Bouche : Délicieuse texture en bouche, apportant de la fumée de tourbe médicinale et maritime à souhait, des agrumes, de la vanille, du poivre, du caramel, du chocolat, des épices et de discrets fruits tropicaux subtilement sucrés. Finale : D’une superbe longueur, fumée, salée, avec un peu de bois brûlé et une goutte d’agrumes sucrés.

Kim 88 %
Nez : Typique Laphroaig, qui aux premiers abords me donne l’impression de me promener dans la section des pneus du Canadian Tire, une tranche de pizza garnie à la main. Je sais, l’image sort de l’ordinaire. Ananas encore trop vert, gousse de vanille, caramel au beurre, retour de la pizza garnie fraichement sortie de sa boite. Bouche : Poivron vert grillé, pomme rôtie au miel, noix de Grenobles, herbes de Provence. Un classique Laphroaig bien agréable, avec un taux d’alcool idéal.

Bruichladdich Bere Barley 2013

50% alc./vol.
Le Bere Barley est la plus ancienne variété de céréale cultivée en Grande-Bretagne. Plus difficile à travailler, mais offrant des résultats plus intéressants. Ce whisky est issu d’un vieillissement de 10 ans en fûts de bourbon de premier remplissage (80 %) et en fûts de vin Pauillac de second remplissage (20 %). Les céréales proviennent des fermes suivantes ; Weyland et Watersfield, Muddisdale et Quoyberstane, St Ola, Westermill et Northfield, Burray. Bruichladdich a récemment modernisé le design de ses bouteilles (réduisant ainsi son impact environnemental) et ce Bere Barley 2013 est le premier à être présenté dans cette nouvelle bouteille. La nouvelle étiquette mentionne même la température moyenne, les précipitations et l’ensoleillement durant la saison des vendanges !

André 82%
Céréales séchées nappées de miel et de vanille, tarte au citron, poires, jus de pêches. En laissant respirer, des notes de fromage qu’on pourrait associer au wine cask? La bouche est huileuse et sucrée, belle texture, fond de poussière de pierre et de minimes traces d’iode. Salade de fruits tropicaux (poires, oranges, citron, mangue et melon au miel) en conserve, sensation minérale, le tout parfumé d’une tonne de poivre de Kâmpôt moulu et de yaourt vanille et miel. Finale sèche et poivrée, grandement influencée par le bourbon cask avec un twist de wine cask. Belle conception, mais trop rectiligne à mon avis.

Patrick 85%
Un bon whisky frais qui présente Bruichladdich sans artifices. Nez : Orge légèrement sucrée avec de la vanille, du chêne frais et de subtils fruits tropicaux. Bouche : Le chêne est ici au premier plan et semble moins frais que ce que le nez laissait présager. L’orge sucrée arrive ensuite, avec un bonne dose de vanille et beaux fruits tropicaux bien juteux et une touche de noix de coco. Finale : D’une longueur moyenne, marquée par le bois frais et l’orge.

Kim 84%
Nez : Belle rondeur, macarons en chocolat à la noix de coco qu’on trouvait chez nos grands-mères, voire même l’étrange chocolat des M&M. L’alcool se manifeste déjà. Bouche : les macarons sont encore là, ainsi que des champignons rôtis. Il y a un côté presque viandeux, mais pas déplaisant. 

Single Cask Nation Caol Ila 8 ans

57.4% alc./vol.

Exclulsif au Kensington Wine Market – Distillé en septembre 2015, embouteillé en septembre 2024 – Cask # 904023 Refill Brazilian Rum Barrel Epris – 221 bouteilles

Patrick 90%
Un délicieux Caol Ila, avec de la belle fumée de tourbe « propre ». Je ne détecte pas directement le rhum, si ce n’est qu’une vague impression de douceur, surtout apparente au moment où la finale s’étire depuis au moins une ou deux minutes. A noter que j’ai dégusté ce scotch en parallèle avec le rhum qui était dans le fût utilisé pour la dernière année de sa maturation. Nez : Un beau parfum huileux et maritime, enveloppé de fumée de tourbe, de vanille et de noix de coco. Bouche : Porté par une belle texture huileuse, je goûte d’abord le sel de mer intense, puis la fumée de tourbe, des agrumes, des ananas, des noix de coco, des fruits de mer et du chêne épicé. Finale : D’une belle longueur, salée, fumée et avec un peu de caramel sucré.

Single Cask Nation Williamson 10 ans

56.3% alc./vol.
Distilled 09/2014, Bottled Winter 2025, from Refill Recharred Hogshead, Cask #191681, 281 bottles

André 86%
Nez typique de Laphroaig avec ses notes de citron et de sel de mer, mais une fumée de tourbe plus discrète que d’habitude pour un whisky si jeune. Tartelette au citron, mangue, lime, fumée médicinale, iode, abricot, vanille crémeuse. Encore une fois, la texture est réussie, ce qui, avec ce taux d’alcool est impressionnant. Fumée de tourbe médicinale à la fois salée et sucrée, sirop de fruits, abricots, fumée industrielle huileuse, accompagné d’éléments verdâtres et herbacés. Aux gorgées suivantes, sensation de cendre froide et de poussière de craie. Finale plus pointue, presque épicée, très saline et tourbée, crasseuse et exposant encore de beaux fruits tropicaux à chair saupoudrés de chili flakes. Le whisky est malheureusement très volatile et seulement après une dizaine de minutes dans le verre, le nez s’étiole et perd énormément de son éventail de saveur.

Patrick 89%
Un beau gros Laphroaig comme je les aime, intense, avec à prime abord la subtilité d’un dix-roues dans un magasin de porcelaine mais, à notre grande surprise, une ballerine sort du dix-roues et commence à danser le ballet. Nez : Parfum de fumée de tourbe huileuse, avec du gros sel de mer, une note d’agrumes, des abricots juteux et une goutte de vanille. Bouche : Un délicieux mélange de gros sel de mer et de fumée de tourbe huileuse, des piments séchés, des agrumes, des abricots, de la vanille et les reste du feu de camp de la veille. Le tout est porté par une belle texture en bouche. Finale : D’une très belle longueur, fumée, salée et pimentée.

Martin 87%
Nez: Pas de doute possible, dès l’ouverture de la bouteille, les amateurs de Laphroaig ne se laisseront pas berner. Tourbe iodée, pansement frais, citron confit, algue séchée, vanille et une vague de cuir doux. On se rajoute une goutte de jus de pickle en fin de nez. Bouche: La texture est huileuse et sans compromis, sur de la cendre chaude, réglisse noire, caramel brun, malt poivré sans oublier la tourbe quintessentielle. Finale: Longue, saline et légèrement cendrée, avec un retour médicinal et boisé qui ne laisse aucune place à l’interprétation. Équilibre: Un Islay typé et percutant, franc et texturé. Un dram qui je dirais croise jeunesse fougueuse et profondeur maritime avec une certaine grâce et cohérence.

Kim 85%
Nez : Tourbe juteuse et fraiche, c’est généreux et sur les fruits jaunes avant de migrer vers des arômes évoquant un gin boréal après quelques minutes. Ananas, chair de citron, genièvre, grains de carvi moulus, myrique beaumier. Bouche : Salade d’asperge au pamplemousse, encore une bonne dose d’épices boréales, cèdre.

Ardbeg Smoketrail Côtes Rôties Edition 2023

46% alc./vol.
Batch FR/CR 2023/02-ST. Mariage d’Ardbeg fûts en ex-bourbon avec de l’Ardbeg vieilli dans des fûts de vin rouge Côte Rôtie de la région du Rhône dans le sud de la France. Disponible en boutique hors-taxe et à la boutique de la distillerie.

André 84%
La bleuetière a été passée au feu de tourbe? Bleuets enrobés de fumée de tourbe, caramel, iode, prunes et feu de plage mourant au matin. La texture en bouche est diluée et plate. Bonbons surs à la gélatine, bluets et prunes, fruits secs, cerises, cendre froide, iode, poivre moulu et minéralité asséchant la bouche. La finale est relativement courte, sèche, cendrée et minérale, la fumée de tourbe est éphémère, mais le wine cask plus évident. Notes verdâtres d’olives et d’herbe tout juste coupée, fruits rouges additionnée d’un soupçon de citron et d’ananas.

Patrick 86%
Sans être un chef d’œuvre, ça se boit rudement bien si on passe rapidement sur le parfum, et qu’on en prend une autre gorgée avant que la finale ne s’éternise. Ouin. Je n’assume aucune responsabilité pour votre mal de tête du lendemain. Nez : Ma première impression m’a laissé un peu dubitatif… Fumée de tourbe, embruns marins, mais aussi poivrons et artichauts grillés, ainsi qu’une touche de goudron et de chocolat noir. Bref, un peu bizarre. Bouche : Oh, c’est rudement mieux ici, et c’est tant mieux! Donc, fumée de tourbe et embruns marins, canneberges sucrées, discret caramel et chocolat noir. Finale : D’une belle longueur, fumée, avec un peu de camphre et de sel.

The Whisky Agency Secret Islay Distillery 2017-2023

54.3% alc./vol.
De source sûre, il s’agit d’un Ardbeg – Agé dans hogshead – En collaboration avec Heads & Tails

André 71%
Nez presque muet, saveurs volatiles. Fumée de tourbe effacée, ensemble verdâtre mêlant le bois vert et l’eucalyptus, quelques goûtes de citron, de l’iode sous fond de cendre froide. En bouche, les cocotes de pin, la sève des arbres, le citron et la poire, vanille, du Tiger Balm, une tonne de cendre froide et d’épices à Chili, fruits tropicaux à chair. La texture est à chier mais note positive, aucune trace de l’alcool, même à plus de 54%. La tourbe est plus médicinale et mentholée en bouche qu’au nez, plus poivrée également. Finale épicée et mentholée, un peu courte, à la fois maritime, tourbée et médicinale sur fond de fruits tropicaux à chair fraiche. Rétro-olfaction de chlore très désagréable.

Patrick 93%
Le fait qu’il restait moins d’un pouce au fond de ma bouteille avant que j’écrive mon évaluation de ce whisky est une preuve éloquente que je l’ai adoré. Ça, et le fait que j’en aie acheté quatre bouteilles. Un Ardbeg rafraichissant assez différent des embouteillages officiels de la distillerie. Nez : Un beau parfum frais et vivifiant, où la fumée de tourbe maritime est presque égalée en intensité par les agrumes. J’y retrouve aussi de discrets fruits tropicaux. Bouche : Ici, la fumée prend toute sa place, mais se fait tout de même accompagner par du sel marin, des agrumes et un peu de bois sec. Le tout est porté par une belle texture huileuse. Finale : D’une très belle longueur, s’étire sur des notes de bois brûlé, de fumée et d’agrumes.

Martin 83%
Nez: Fumée sèche, sel marin, agrumes confits, vanille et un soupçon d’algue séchée. Un bon vent de mélasse du new make porte une petite ombre au tableau. Bouche: Puissante et droite, sur la tourbe minérale, le malt grillé, le poivre blanc, les fruits rouges mûrs et une pointe de caramel foncé. Finale: Longue, saline et légèrement cendrée, avec un retour de bois toasté et un vent iodé. Équilibre: Une expression brute et intense, un peu maladroite ou immature, fidèle aux signatures tourbées-marines d’Islay, qui met l’accent sur la profondeur aromatique et la vivacité en bouche malgré son jeune âge.

Kim 86%
Nez : Sur les fruits jaunes et tropicaux, comme la papaye, ananas, tangerine, avec une couche de crème anglaise à la vanille. Tout en douceur, c’est séduisant. En bouche il se révèle plus austère, avec des saveurs soutenues de torréfaction (café, chocolat noir), mais aussi une crème citronnée bien acidulée.

Bowmore 21 ans Sherry Oak Cask

46.8% alc./vol.
Ce nouveau Bowmore 21 ans a d’abord été élevé en fûts ex-Bourbon et Sherry avant d’être affiné en Sherry PX de premier remplissage.

André 90%
Belle intégration des éléments maritimes et fumés au xérès. Raisins et prunes séchés, fumée de tourbe maritime et légèrement phénolique, bois épicé. La bouche offre des notes prononcées mélangeant des raisins et du cassis, de l’iode, de la fumée de tourbe terreuse bien présente, de l’orange et du chocolat au caramel. La texture est vraiment mieux que bien des dernières éditions produites. J’ai une fine pointe de parma violet en finale de bouche, se mélangeant de petits fruits rouges et d’un mélange de fumée de tourbe crasseuse, maritime et terreuse, sur une sensation de poussière de pierre, le tout de très bonne longueur. La descente aux enfers de la distillerie serait-elle terminée?

Patrick 92%
Un superbe scotch dont j’ai apprécié chaque goutte, avec tout ce que j’adore chez Bowmore… Exception faite du prix! Nez : La délicate fumée de tourbe maritime de Bowmore est présentée ici tout en douceur, dans un écrin de fruits mûrs et séchés venant des fûts de xérès, avec une touche de chocolat et de bois épicé. Bouche : Sel de mer et xérès frais et généreux au premier abord, touche de fumée de tourbe, orange, chocolat au lait, caramel et chêne épicé. Belle texture en bouche. Finale : D’une belle longueur, salée, pierreuse, légèrement fumée et épicée.