Single Cask Nation Bowmore 11 ans

57.4% alc./vol.
Cask #160490, 1st Oloroso Sherry Hogshead, Distilled January 2013, Bottled March 2024, 307 bottles. Maturation initiale en Ex-Bourbon cask et affinage de 39 mois en Ex-Oloroso Sherry.

André 89%
Étrangement muet au niveau des saveurs maritimes et tourbées. Fruits macérés et fruits séchés, oranges sanguines, chocolat, caramel et raisins secs, dates. Fumée de tourbe discrète sur fond minéral. Pour le haut taux d’alcool, la texture est hyper moelleuse, l’alcool pleinement intégré, aucun ressenti. Prunes, cerises, raisins de Corinthe, réglisse, fumée de tourbe salée et minérale, chocolat, oranges, ananas et citron. Finale un peu courte, sur un mélange de fruits tropicaux et de fruits rouges séchés, de fumée docile et de sel de mer.

Ardbeg 17 ans Committe Exclusive The Legend Returns

40% alc./vol.
Ardbeg ressuscite son emblématique whisky de 17 ans d’âge du début des années 2000 et discontinuée en 2004. Cette édition limitée est réservée aux membres du comité Ardbeg. L’équipe de création de Ardbeg, composée du Dr Bill Lumsden et de Gillian MacDonald, a suivi de près les éléments qui ont rendu l’original si légendaire auprès des amateurs d’Ardbeg afin de créer cette réplique.

André 86%
Pour avoir eu 2 bouteilles de l’édition originale du début 2000, cette version est loin de l’original, surtout au niveau de la texture en bouche. Embruns maritimes, zeste de citron, melon et miel et ananas flambés sur le feu de plage, pommes vertes, iode, fumée de tourbe herbacée très discrète. Hyper doux en bouche, bien fraiche, la fumée de tourbe apparaitra seulement après quelques secondes en bouche. Beaucoup de fruits tropicaux – ananas, citron, melon au miel – puis les saveurs trahissant l’origine apparaissent; seaspray, anis, fruits de mer, tourbe médicinale feutrée, touche d’eucalyptus accompagné de minéralité. La tourbe se marie ensuite aux fruits tropicaux. La texture est un peu quelconque. Finale un peu courte, avec des notes de tourbe mentholée, l’esprit maritime au menu, une bonne minéralité, des fruits tropicaux omniprésents et des notes de bois brûlé.

Patrick 91%
Un « whisky de semaine » de luxe! Oui, j’ai été amèrement déçu d’apprendre qu’il avait été embouteillé à 40% et filtré à froid : Adieu la texture en bouche! Oui, ça a teinté ma première dégustation qui m’a (un peu) déçue. Mais, il est tellement facile à boire et agréable à boire que je m’en suis procuré une deuxième bouteille. Danger : Le plaisir croit avec l’usage! Nez : Oui, nous sommes sur Islay! Un superbe parfum maritime, salin, avec des fruits de mer, des algues, de la fumée de tourbe terreuse et de discrets fruits tropicaux. Bouche : Bon, fallait s’y attendre, la texture en bouche est décevante. Mais une fois qu’on en a fait notre deuil, on réalise qu’on a tout de même affaire à un dram de compétition! Du beau sel, de la fumée de tourbe, des fruits tropicaux, tout y est! Finale : D’une belle longueur, salée et fumée.

Kim 80%
Nez : tourbe vive et citronnée, salicorne, livèche écossaise, bref ça évoque un feu de camp sur la berge quelque part sur la Côte Nord. Bouche : je ne m’attendais pas à autant de sucrosité à l’attaque, c’est surprenant. Pain grillé, presque brûlé, légumes verts (zucchini, haricots) poêlés au beurre. Sympathique, mais sans plus.

That Boutique-y Whisky Company Islay #3 – 13 ans – Batch 4

48.6% alc./vol.
Islay Single Malt Scotch Whisky – Ce single malt mystère d’Islay, proviendrait de la distillerie Laphroaig. 1479 bouteilles.

Patrick 89%
Un très bon whisky – Bon, pas pour rien que les gens de la TBYWC ont laissés « fuir » l’info qu’il s’agissait d’un Laphroaig, c’est (presque) toujours un gage de qualité! Nez: Délicieuse fumée de tourbe légèrement aromatisée de fruits tropicaux bien mûrs et de vieux cuir. Bouche : La fumée de tourbe est intense et enrobée de saumure, avec des fruits tropicaux nappés de miel cuits au BBQ, du thym et autres herbes et une subtile touche de menthe. Finale : D’une belle longueur, fumée, cendreuse et avec une touche de tabac et de menthe.

Martin 87%
Nez: Fumée dense, algues séchées, caramel salé et une pointe de poivre citronné. Bouche: Belle texture huileuse, sur la cendre froide, le chocolat noir, le poivre noir et une note iodée marquée. Finale: Longue, saline et légèrement amère, avec un retour de malt grillé et de braise. Équilibre: Un Islay authentique et bien structuré, un dram à la fois puissant et équilibré, où la tourbe se marie adéquatement à la douceur du vieux bois.

Kim 90%
Nez : Charbon de bois, zeste de citron flambé voire même calciné, pétrichor et feuilles fraichement tombées au sol après une averse d’automne, smoked meat sur pain de seigle. Ce mélange un peu hétéroclite n’est cependant pas déplaisant, pour peu qu’on aime le côté terreux et empyreumatique. Bouche : Fidèle au nez, mais avec une touche de sucre épicé. La finale est loooongue et délicieuse, s’étirant sans fin sur une fumée riche et de l’humus (le sol, pas la trempette de pois chiches).

Seaweed & Aeons & Digging & Fire & Sherry Casks & Cask Strength – 10 ans

56.4% alc./vol.
Batch 03.

Patrick 94%
Cette bouteille, avec son étiquette si particulière, m’intriguait depuis longtemps. Et bien, je n’aurais pas dû attendre, me fier à mon instinct et sauter dessus! Nez : De beaux fruits mûrs à la perfection et sucrés, du chocolat au lait, du sel de mer et le tout discrètement enveloppé d’une belle fumée de tourbe évanescente. Bouche : La fumée est ici plus présente, mais se présente tout de même bras dessus – bras dessous avec un beau xérès fruité et sucré (mais pas trop, juste assez!) et du chêne brûlé. Le tout est complété par de belles notes de cannelle, une touche poivrée et un peu de chocolat. Finale : D’une très belle longueur, débordante de fruits mûrs, et avec une touche salée et fumée.

Martin 89%
Nez: Braise humide, chocolat noir, algue séchée, datte et une pincée de cuir mouillé. Bouche: Huileuse et percutante, sur la tourbe grasse, la confiture de prune, le caramel brûlé et une touche de café torréfié. Un vent de fruits tropicaux conclut cette étape de la dégusttion. Finale: Longue, saline et cendrée, avec un retour de fruits secs et d’épices. Équilibre: Un dram tourbé-fruité puissant, profond, légèrement sauvage, mais habilement structuré, avec un caractère maritime assumé.

Kim 88%
Nez : Pâte de coing et papaye séchée apparaissent sous l’alcool proéminent, jus de citron, cassonade. Je capte quelques arômes, puis une vague d’alcool vient submerger le tout. Bouche : Encore ici les fruits tropicaux aux saveurs concentrées, fleurs de mélilot séchées, poivre blanc et sucre de palme. L’alcool offre une belle trame structurée pour ces saveurs qui, sans être très complexes, me plaisent bien.

Aerolite Lyndsay 10 ans

46% alc./vol.
Islay Single Malt Scotch Whisky – The Character of Islay Whisky Company – Aerolite Lyndsay est en fait une anagramme des mots « ten year old Islay » (Islay de dix ans d’âge) !

Patrick 90%
C’est souvent la « finale » d’un whisky qui fait qu’il perd des points, mais ici, c’est tout contraire. La finale s’étire tellement longtemps et est tellement délicieuse que j’ai ajouté quelques points à la note que je prévoyais initialement donner. Bref, un superbe whisky de dégustation. Nez: Fumée de tourbe maritime, avec une touche de miel sucré, de paprika, de caramel salé et de vieux papier journal (je trahis ici mon âge!). Bouche : Une délicieuse fumée de tourbe bien salée, du chocolat noir, du cuir, du miel et une touche fruitée extrêmement discrète. Finale : D’une très belle longueur, fumée et cendreuse, salée et sucrée. J’adore le goût qui me reste en bouche.

Martin 85%
Nez: Fumée sèche, caramel salé, citron confit et une pointe de vanille. La tourbe est bien présente mais elle se laisse désirer. Bouche: Texture fine mais expressive, sur la cendre froide, le miel, le malt toasté et une touche d’épices. Finale: Moyenne à longue, légèrement saline et cendrée, avec un retour sucré-fumé. Équilibre: Un Islay quand même bien construit, offrant une tourbe modérée et une texture harmonieuse, parfaite pour faire découvrir le style de l’île à un apprenti.

Kim 83%
Nez : Brioche au sucre à la crème qui aurait fait un bref et bénéfique séjour dans le fumoir, cerises noires, poivrons vert grillé, noix de grenoble, son de blé. Bouche : Si un whisky et un muffin au son avaient fait un enfant, ça donnerait ça. Feeling de « brun » mais pas mauvais; gruau, son de blé encore, mélange de noix, raisins secs. Un beau petit whisky sympathique sans être flamboyant ni fabuleux.

Costco – A Whisky Tour of Scotland DAY #11 – Caol Ila 4 ans

46% alc./vol.
Hogshead 225-250l.

André 83%
Nez expressif, sur la fumée de tourbe terreuse et cendreuse, les fruits à chair, le citron et sel de mer. La tourbe en bouche est plus végétale et poivrée, d’aspect maritime avec sa livraison de sel de mer. Poires, ananas et citron, fond de crème glacée à la vanille intensément poivrée et d’iode médicinal. Sensation cendreuse plus discrète. Texture un peu liquide, sans trop de consistance. Finale de fumée de tourbe terreuse et médicinale, de cendre froide et de vanille.

Patrick 89%
Un très bon Caol Ila, surtout considérant son jeune âge. Impressionnant et savoureux. Nez : De la belle fumée de tourbe intense, bourrée de cendre et une touche maritime. Bouche : Si la fumée de tourbe très intense et la cendre sont au premier plan, il est difficile d’ignorer la tonne de sel présente! Le tout est porté par une surprenante texture pour un whisky si jeune. Finale : D’une belle longueur, fumée et salée.

Martin 88%
Nez: Tourbe vive, iode, citron frais et chêne humide. Rien ne laisse présumer sa jeunesse pour le moment. Bouche: On reste toujours sur la tourbe comme ligne directrice, sur la fumée de bois, le zeste de citron, les olives noires et une touche de sel marin. Une pincée de poivre noir scelle le tout. Finale: Moyenne à longue, salée, goudronnée, avec un rappel cendreux et végétal. Équilibre: Un dram jeune mais expressif, qui fait sortir le poète en moi, brut de bord de mer, qui claque comme un vent d’ouest sur les falaises d’Islay. À date je crois le meilleur du calendrier.

SMWS 10.264 Bunnahabhain 7 ans

58% alc./vol.
« Bacon Butter Butt » , Distilled 24-10-2013 from 1st Fill Ex-Oloroso Sherry Butt Finish, 481 bottles. Deux fûts de bourbon de 7 ans d’âge provenant de la distillerie Bunnahabhain sur Islay ont été combinés dans un fût oloroso de premier remplissage pour le reste de sa maturation.

André 84%
Lourdaud comme approche, sur une avalanche de fruits rouges dans un warehouse en terre battus un peu humide. Fond de caramel et de poivre moulu, prunes, pâte de fruits, tourbe médicinale. La bouche est musclée, très épicée et légèrement sèche, beaucoup de cannelle et de poivre, caramel chaud, terreux d’empotage et vieux chais humide, pommes, prunes accompagnées d’une touche de soufre. Finale sur les allumettes brûlées, la tourbe camphrée et terreuse et les fruits rouges très épicés.

Elements of Islay LP6

51.3% alc./vol.
Fruit du mélange de 4 fûts de type Ex-Bourbon Cask, distillés en 1998 et embouteillés en 2015.

André 90%
Une autre bouteille ouverte voilà plusieurs mois sur laquelle je reviens afin d’en faire l’évaluation. Flaveurs du bourbon cask bien en évidence dans un nuage de fumée de tourbe médicinal; ananas, zeste de citron, abricot et melon au miel, tourbe cendrée, sel de mer. La richesse de la bouche est impressionnante, la texture est duveteuse sans être huileuse, énormément de fruits tropicaux; ananas flambés, zeste d’oranges, sirop de poires, melon au miel, cendre froide, iode. Longue et douce finale, médicinale et maritime, fruitée avec générosité. Un délice.

Patrick 84%
Un beau scotch intense qui représente bien ce que j’aime sur Islay. Nez : J’y retrouve le nez de tourbe médicinale et maritime que j’aime tant dans les scotchs d’Islay, avec une touche terreuse et des cendres froides. Après quelques minutes, j’y retrouve aussi des agrumes et des ananas cuits. Bouche : Porté par une belle texture, j’y retrouve évidemment de la fumée de tourbe d’une belle intensité, mais aussi une tonne d’épices venant du chêne séché et brûlé, des cendres et de l’ananas cramé. Finale : D’une belle longueur, fumée et épicée.

Martin 90%
Nez: Ah, les parfums d’Islay, un trésor national… Goudron frais, algues séchées, miel foncé et pomme bien cuite. Bouche: Texture riche et vibrante, sur la fumée d’herbes, le caramel salé, le clou de girofle et une bonne dose de réglisse rouge. Finale: Longue, huileuse, saline, avec un retour hyper terreux et mentholé. Équilibre: Un Islay robuste et nuancé, qui jumèle intensité tourbée et gourmandise avec une belle maîtrise. Solide dram!

Bruichladdich Octomore Edition 14.1 Ochdamh-mòr

59.6% alc./vol.
Maturation de 5 ans en First-fill ex-American whiskey casks, fabriqué avec de l’orge de type Concerto provenant du «mainland » Écossais, tourbé à 128.9ppm.

André 89%
Incroyablement doux et muet au nez pour un whisky si alcoolisé et tourbé. Vanille crémeuse, sirop de poires, zeste de citron et melon au miel, pommes vertes, cendre froide. Ressemble étrangement au Lagavulin 12 ans Special Release 2024. Très étonnant en bouche. Pas mal straight forward, beaucoup de citron et de vanille, melon eu miel et miel d’acacia, fruits tropicaux, fumée de tourbe médicinale soutenue, grosses notes de sel de mer et de poivre en fond de bouche. Finale cendrée et maritime d’esprit tropical et parfumée de pâte à choux. Belle rétro-olfaction de citron fumé.

Patrick 90%
Dans le plus pur style d’Octomore, je demeure toujours surpris de la qualité, de profondeur, de la complexité et de la texture pour un si jeune whisky. Nez : Ça a beau être un Octomore, la première chose que j’ai senti, c’est les agrumes. Mais c’est vrai que ça n’a pas été long avant que la fumée vienne emporter toutes autres sensations! Bref, agrumes, fumée et, en faisant un effort, du caramel salé et des grains de café fraichement grillés. Bouche : Ok, ici, la fumée de tourbe, c’est aussi subtil qu’un coup de poing dans la face! Ceci étant dit, après quelques gorgées, je remarque si la fumée de tourbe est terreuse et salée, j’y retrouve aussi du de la vanille, du caramel, des agrumes, des pommes vertes, du café, des noix et une touche mielleuse très discrète. Le tout porté par une belle texture en bouche. Finale : D’une belle longueur, fumée, salée, sucrée et vanillée.

Martin 93%
Nez: J’ai peur de de Barad-Dûr. Tourbe terreuse et fumée grasse, caramel brûlé, vanille crémeuse, noix de coco, agrumes vifs, zeste de citron même, contrastant avec la signature fumée. Bouche: Texture dense et percutante, mêlant suie iodée, malt toasté, sucre caramélisé, fruits mûrs, café torréfié et épices chaudes. Wow. Finale: Très longue, persistante, marquée par la fumée, le chêne brûlé, le poivre noir et un léger retour salin-minéral. Équilibre: Un dram radical, intense, brut et cendré. Mais d’une étonnante complexité, où la puissance sert à l’expression d’un malt ultra-tourbé sans tomber dans la caricature.

Kim 93%
Nez : d’emblée, une chose me vient en tête : c’est vert et frais! Concombre extra juteux, jus de lime, chimichurri, salade d’asperge. Ça me donne envie de le marier avec un ceviche ou un tartare de poisson.
Bouche : la verdure cède place à une impression de… Noël, et je ne m’y attendais pas du tout. Orange confite, dulce de leche, noix de Grenoble et pacanes caramélisées, sucre à la crème. Juste wow!

Laphroaig 10 ans Cask Strength Batch #17

58.3% alc./vol.
Embouteillé en novembre 2023

Patrick 90%
Afin d’éviter d’écrire un texte trop long (voir n’importe quel texte d’André), tout ce que vous avez de savoir est : Laphroaig, cask strength. Nez: L’incomparable fumée de tourbe de Laphroaig, à mi-chemin entre le labo médical et le chantier routier d’asphalte. Genre, un hôpital sur le bord de la mer à Islay qui brûle de la tourbe pour chauffer, séparé par un champ de bruyère d’un feu de camp sur la plage, pendant qu’on mange une poignée de noix assis sur une couverture en cuir. Bon, ok, ça prend de l’imagination, mais je vous mets au défi de feeder ça à votre générateur d’image IA favori! Bouche : Porté par une superbe texture, j’y retrouve de la fumée de tourbe crasseuse et iodée, du cuir, du tabac, des agrumes, du miel, du sucre, des noix et un peu de vanille. Genre, pas mal toute ce qui faut pour que ce soit bon. Finale : D’une superbe longueur, s’étire sur des notes fumées et épicées.