Bruichladdich Octomore X4+10 Concept_0.2 Quadruple Distilled

70% alc./vol.
Quadruple distillation à 89% d’alcool, fruit d’une combinaison d’Ex-Bourbon, Sweet Wine et Sherry casks vieilli pendant 10 ans, orgé maltée tourbée à 162ppm. Édition limitée de 3000 bouteilles de 500ml. Vu leur haut taux d’alcool, les bouteilles ont dû être, par sécurité, expédiées hors de l’Ile d’Islay par ferry… Le whisky avec le plus haut taux d’alcool embouteillé par la distillerie.

André 88%
La patience est de rigueur ici… Puis un bon 20 minutes après avoir versé, l’alcool s’est dissipé un peu et les notes d’oranges, de bananes et de fruits tropicaux émergent. L’onctuosité de la vanille adoucit la tourbe crasseuse qui sert de canevas. Encore 10 minutes et les fruits rouges séchés se joignent à la valse. La texture étonne avec sensation grasse et très huileuse. L’alcool est puissant certes, mais tolérable. En bouche, oranges sanguines, fruits rouges, miel, vanille et sirop de poires, grosses bananes bien mûres, framboises. La conjonction des épices et de l’alcool est foudroyant en bouche. J’ai l’impression que l’on m’a planté des clous chauffés à blanc dans la langue. La fumée de tourbe crasseuse et terreuse enrobe le tout. La finale est hyper longue, très épicée et fumée, oscillant entre les fruits tropicaux et les fruits rouges séchés. J’ai les oreilles rouge en maudit…lol

Bruichladdich Rare Cask Series « The Untouchable » 1988/30

46.2% alc./vol.
Maturation en Refill Bourbon Cask et Refill Hogshead, édition limitée de 6000 bouteilles.

André 89%
Belles notes d’abricots et de citron au nez, puis de chocolat blanc, de sirop de poires, vanille et de coconut râpé et séché. Après quelques minutes, notes de marshmallow caramélisé. La bouche est à la fois duveteuse et moelleuse, très ample et généreuse. Vanille intense, abricots, ananas et poires, fruits tropicaux, miel avec des accents d’embruns maritimes comme toile de fond. Finale moyenne en longueur, plus sèche que la bouche en général, où les fruits à chair continuent de se développer. Légère astringence et off-key minime en finale.

Patrick 85%
Un très bon whisky… Mais j’ai souvent vu mieux pour moins de 100$. Bref, simplement l’un des pires rapports qualité-prix que je n’aie jamais vu. Nez: Un parfum floral avec quelques agrumes, du caramel, des pommes mûres, des pêches, et de la crème glacée à l’orange. Bouche : D’une belle intensité, avec des agrumes, des mangues, de l’eucalyptus, et du malt, une goutte de vanille et un peu d’épices venant du chêne. Finale : D’une longueur moyenne, légèrement boisée et accompagnée d’agrumes.

Bruichladdich Black Art 29 ans 1992 Edition 09.1

44.1% alc./vol.

André 90%
Ouf, quel nez gourmand! Framboises et fraises, cerises marasquin et caramel, touche d’ananas flambé sur le feu de camps. La bouche est liquide et manque légèrement de support gras. Ananas et vanille, poires flambées, fruits secs et cerises, raisins secs, des prunes peut-être. Côté épices, de la cannelle et du poivre broyé le tout sur fond maritime iodé et de chocolat noir. Très longue finale, de fruits rouges gorgés de sucre et de bois de chêne, fruits tropicaux assaisonnés de cannelle poivrée.

Patrick 92%
Un scotch qui est en fait du pur bonheur liquide. Nez : Fruits mûrs très riches, du sucre brun, une touche de vieux cuir, du caramel réchauffé et des raisins trempés dans le chocolat. Bouche : Savoureux, avec des fruits mûrs, du bois brûlé, du caramel chaud, de la vanille, du miel et de belles épices. Finale: D’une belle longueur, riche et délicieuse.

Bruichladdich Octomore Edition 12.3 Ochdamh-mòr 5 ans

62.1% alc./vol.
Millésime 2015 qui a été élaboré à partir d’orge récoltée en 2014. L’orge est cultivée à Church Field, (variété concerto) par l’agriculteur James Brown, dans un champ de la célèbre Octomore Farm situé à seulement 3km de la distillerie. Le whisky (mesuré à 118.1 ppm – phenols par million) a été mis en vieillissement durant 5 années dans des fûts de chêne américain ex-bourbon (à 75%) et des fûts de Pedro Ximenez Solera de Jerez bodega Fernando de Castilla (à 25%).

André 84%
Mélange de fruits rouges et de fruits à chair, cerises, figues, melon au miel, mélange aussi de caramel et de miel, sur fond terreux et de céréales fumées. La bouche exprime des notes d’ananas flambés sur feu de bois, de charcoal, citron, melon au miel, abricots, oranges et cerises. J’ai des notes off-key en bouche associées à des vagues iodées et beaucoup de poivre et d’épices. La fumée de tourbe est vraiment crasseuse. Finale amère, le sherry devient de plus en plus évident, pointe de soufre alliée de poivre et de sel de mer.

Patrick 93%
Oh, c’est une belle réussite ça! Incroyable comment un whisky si intense en tourbe et en alcool peut paraître si délicat et complexe. Nez : Fumée pleine de cendre avec du chêne et un peu de vanille. Appétissant. Bouche : De la belle fumée de tourbe chaleureuse et subtilement sucrée, avec du chêne avec de belles épices, une touche de vanille et de discrets fruits des champs. Le tout est porté par une belle texture. Miam! Finale: D’une belle longueur, complexe et savoureuse.

Ardbeg Ardcore Committee Release

50.1% alc./vol.
Ardcore est une vraie innovation dans le monde des Single Malts tourbés. Vieilli en ex-fûts de Bourbon, ce nouveau Single Malt Ardcore résulte de la distillation d’un malt noir (black malt) : la céréale est chauffée à température très forte pour que le malt devienne torréfié, un peu comme un grain de café ou de cacao. Une opération de séchage sous surveillance… Si la température dépasse les 250°C, le malt peut se transformer en charbon et prendre feu. Un procédé de fabrication qu’on retrouve notamment chez Glenmorangie Signet, mais encore jamais avec un whisky tourbé. Il rappelle le passé oublié de “Punk Ellen”, surnom donné au port de l’île d’Islay dans les années 1970. Édition réservée aux membres du Ardbeg Committee.

André 87%
Notes de citron aérien et maritime au nez, s’accompagnant de langoureuse fumée cendreuse et légèrement crasseuse. Vraiment très doux et évoquant des notes de crème à la vanille et de biscuits au citron. La bouche est herbacée et citronnée, à la fois maritime et tropicale. La texture est hyper douce, très moelleuse mais pas sirupeuse. Cendre froide, citron, herbe verte, légère sensation minérale, fruits tropicaux, miel. Les tonalités de phénols sont amadouées et très approchables, l’alcool tellement discret que l’on serait porté à dire que c’est une édition régulière et non cask strength. La finale est un peu courte mais d’une belle douceur, entre le citron et la fumée de tourbe et à mi-chemin entre la mer des Caraibes et la mer du Nord.

Patrick 87%
Un très bon Ardbeg, mais je suis déçu de ne pas avoir remarqué de différence notable en lien avec l’utilisation de malt torréfié. Certes, mes attentes étaient élevées… Mais je souhaitais seulement quelque chose de différent. Bref, une bouteille à passer sur le marché noir de la revente au meilleur prix possible pour vous payer en retour le range complet des scotchs réguliers d’Ardbeg! Nez: Ce n’est pas le parfum que j’attendais d’un whisky fait avec du malt noir… Malt jeune, agrumes, fumée de tourbe et autre marin. Un nez plutôt réservé pour un scotch avec un tel C.V. Bouche : Aaaaah, c’est mieux ici, avec du sel, du bois brûlé de la fumée de tourbe, quelques fruits tropicaux, des agrumes… Le tout porté par une belle texture huileuse. Finale: D’une belle longueur, fumée, salée, boisée et avec de beaux agrumes.

Martin 89%
Nez: Une belle tourbe crasseuse digne de nos plus beaux chantiers de construction estivaux. Citron et air salin, malt grillé et vanille. Bouche: Belle texture qui nous transporte sur des accents de tourbe, de charbon, de miel, de poires et de sucre. Le citron et le sel de mer resent avec nous. Aucune morsure du degré d’alcool. Finale: Longue, avec une texture qui s’essouffle un peu ici. Les notes de saveurs exprimées auparavant tiennent la route ici. Équilibre: Un excellent Islay, un scotch d’exception, mais le fait qu’Ardbeg mette constamment la barre à une hauteur insoutenable fait que parfois ils peuvent rater la cible d’excellence qu’ils se fixent eux-mêmes.

Kim 86%
Nez : gâteau aux fruits nappé d’une couche de caramel salé au beurre, crème anglaise à la vanille, bien entendu de la tourbe, si joliment intégrée dans ce dram en mode dessert.
Bouche : l’onctuosité demeure en trame de fond, mais j’ai maintenant des grains de poivre noir, du carvi, de la nigelle et du cumin. Le gâteau a cédé la place à un plat du moyen orient, en version Islay, avec sa tourbe pleinement assumée qui ne fait pas dans la dentelle.

Duncan Taylor Octave Bunnahabhain 7 ans 2014

53.9% alc./vol.
Cask #3814010803 – Distillé en octobre 2014, embouteillé en février 2022 – 574 bouteilles

André 86%
Fumée de tourbe végétale et minérale, notes maritimes aussi, petits accents citriques. À 574 bouteilles, si ça provient d’un sherry cask, y’a rien dans le nez qui le confirme. La bouche apporte une belle texture, notes d’ananas flambés sur le feu de camps, galets chauffés par le soleil, tourbe végétale et terre grasse humide, agrumes et vanille. La finale est très sèche, la tourbe explose en envahi la bouche avec des notes de terre grasse, de sel de mer et de fumée crasseuse.

Patrick 90%
Un whisky vraiment délicieux et bien construit, reflétant superbement le style de la distillerie à son meilleur. Nez : Un beau parfum légèrement sucré, légèrement fumé et légèrement fruité. Bouche : La fumée est ici beaucoup plus présente et savoureuse, avec du bois brûlé, quelques épices et des fruits tropicaux. Le tout est porté par une belle texture huileuse. Finale: D’une belle longueur, fumée, complexe et savoureuse.

Martin 87%
Nez: Salade de fruits, sucre blanc, légère fumée de tourbe. Quand même assez classique. Bouche: Fruits rouges, le sucre s’assombrit, épices et bois. Le xérès se manifeste un peu plus ici qu’au nez. Finale: Chaude et longue, elle s’étire de façon plutôt plaisante sur des notes de bois de poivre et de sel de mer fumé à la tourbe. Équilibre: Bien que ses éléments principaux soient assez discrets dans l’ensemble, ce jeune dram demeure une belle découverte.

Laphroaig Càirdeas 2022 – Warehouse 1

52.2% alc./vol.
First Fill Ex-Maker’s Mark Bourbon cask.

André 88%
Centre citronnée et feu de tourbe lointain, iode, esprit maritime mais dans le sens calme du terme. Très feutré et raffiné comme approche, jusque là, j’adore. Les notes médicinales sont plutôt fines et douces comme dans les éditions beaucoup plus âgées. La bouche est plus ferme qu’attendue, mariage de vanille et de zeste de citron. Les tannins du bois sont très présents, puis mélange d’herbe et de pommes vertes, cendre froide et accents terreux et de varech. Plus on avance dans la dégustation, plus le côté médicinal se solidifie. La finale, un peu courte, est sèche, le bois de chêne est hyper présent et s’accompagne de fumée de tourbe malpropre et industrielle, de fruits tropicaux et de sel de mer.

Patrick 92%
Wow, du gros Laphroaig classique avec son petit côté bum, mais avec aussi une complexité aristocratique ! Nez : Du goudron, de la fumée de tourbe, du sel et des algues. Bouche : Une tonne d’algues salées, du goudron, du sel encore et de la fumée de tourbe. Finale : D’une belle longueur, fumée et salée.

Martin 89%
Nez: Vague de tourbe mi-crasseuse, mi-médicinale. Sel marin et goudron, avec un pourtour de citron et de sucre à glacer. Bouche: Citron sucré, vanille, tourbe sale bien sûr, et chêne sec sec sec. Sel de mel et poivre blanc. Finale: Longue, chaude, épicée et cendrée. Le bois sec et le poivre blanc nous déposent sur une plage où l’on tombe face première dans les cendres froides d’un vieux feu de plage. Équilibre: Solide solide solide dram. Un drame aussi que les fans se l’arrachent à ce point. Faut partager guys…

Bowmore 22 ans Aston Martin

51.5% alc./vol.

Patrick 90%
Un beau gros Bowmore, surprenant par l’intensité démontrée pour son âge. Wow. Nez : Le beau parfum maritime de Bowmore, avec une pointe de fumée et un peu de chêne. Bouche : Oh wow, du gros sel, de la grosse fumée, du gros chêne et plain de bonheur! Finale: D’une belle longueur, et dominée par le sel.

Mac-Talla Strata 15 ans

46% alc./vol.
Issue d’une combinaison de Ex-Bourbon et Ex-Sherry Cask, provenant d’une distillerie non-dévoilée. Produit par l’une des plus anciennes familles de whisky d’Écosse – la famille Morrison – qui étaient les anciens propriétaires de Bowmore, Auchentoshan et Glen Garioch. Mac-Talla signifie « écho » en gaélique écossais et reflète le lien de la famille Morrison avec l’île d’Islay. Du latin stratum, Strata fait référence aux nombreuses formations rocheuses ignées visibles le long des rives accidentées d’Islay.

André 83%
Beau mélange de fruits tropicaux, d’ananas, citron, de céréales doucements séchées au feu de tourbe accompagné d’un bon accent terreux et d’une pincée de sel de mer, vanille. Si utilisation de sherry cask il y a, son influence est minime. On vogue beaucoup sur la palette aromatique du Bourbon cask et non du Sherry cask. La bouche est cendreuse et terreuse, bien maritime, salée parfois, sur les fruits tropicaux et les enbruns et le sel de mer. Finale minérale et fumée, terreuse et cendreuse, relativement longue. Bien qu’intéressant, le whisky manque de structure et de profondeur.

Patrick 91%
Wow, ça faisait longtemps que je n’avais pas eu autant de plaisir avec un whisky qui n’est pas une licorne. Nez : Une discrète fumée de tourbe avec une pointe de sel. Bouche : Du sel, du bois brûlé et de la fumée de tourbe porte par une belle texture huileuse. Finale : D’une belle longueur, salée et fumée.

Martin 88%
Nez: Une légère tourbe maritime enveloppe cet assemblage d’ananas, de sel, de vanille et de cacao. Bouche: Miel et citron, vent du large et xérès. Très épicé, mais la tourbe garde bien toutes ces pointes agressives sous contrôle. Finale: Tourbe, chêne, fruits et sel. On garde longtemps en bouche cet amalgame, tout en douceur. Équilibre: Je ne sais trop quoi en penser. La tourbe est délicate et c’est elle qui adoucit le reste des saveurs qui elles-mêmes devaient être douces au départ. Je ne peux que saluer cette complexité qui nous égare un peu.

Smokehead High Voltage

58% alc./vol.

Patrick 89%
Un Smokehead qui réponds définitivement aux attentes, avec de la grosse fumée de tourbe délicieuse et intense comme je l’aime. Nez: Une belle fumée de tourbe intense et huileuse, avec une bonne dose de bois brûlé Bouche: De la fumée de tourbe aussi intense qu’on peut la souhaiter, avec de l’huile, des épices, du piment et du poivre. Le tout porté par une belle texture huileuse. Finale: D’une belle longueur, fumée et cendreuse.