Glenturret Peated – Batch #2

43% alc./vol.

André 81%
Ouf, c’est de la tourbe bizarre ça, genre pleine de racines et de terre grasse et herbeuse. Le nez est crémeux, genre caramel brûlé et petits gâteaux au chocolat au lait, les pommes rouges bien mûres. Cette tourbe rappelle peut-être certains Benriach Peated ou même quelques saveurs qui pourraient rappeler les virgin oak casks, genre petits bas qui puent, grains de café bon marché. La bouche offre une texture correcte, les saveurs sont plus fondues, les notes de fruits plus présentes. La tourbe est toujours aussi bizarre mais légèrement plus campée et affirmée, mais entourée d’une ceinture de chocolat au lait et de caramel un peu surchauffé dans le fond de la poêle. La finale est comme un feu de plage mal éteint sur lequel on fait chauffer des guimauves nappées de caramel. Très bizarre et pas vraiment dans ma palette de goût également, mais un embouteillage à ajouter à son tableau de chasse pour le trip de la découverte.

Patrick 80%
Un superbe parfum, et un whisky qui pourrait sembler complexe, mais qui a été beaucoup trop dilué. Ou encore, embouteillé trop jeune? En tout cas, dommage, car ça semble avoir un potentiel prometteur, mais on a décidé de travailler en cheap. Nez : Belle tourbe savoureuse, sucrée, crémeuse et chocolatée avec des notes fruitées. Bouche : Portée sur une texture malheureusement très aqueuse, on trouve de la fumée de tourbe, de la vanille, du poivre, du chêne, un peu de chocolat et quelques épices. Finale : Un peu courte, surtout pour un whisky tourbé.

Ardnamurchan Spirit 2016 AD 1 an 1st fill Sherry Cask

53% alc./vol.
Édition limitée de 2500 bouteilles, fruit de new make peated et unpeated, provenant de 29 First Fill Oloroso casks et Pedro Ximenez Sherry octaves (80L casks) mis en fût entre juin 2015 et Octobre 2014 avant d’être mariés pour une période de 3 mois en fûts Ex-Pedro Ximenez Butts.

André 86.5%
Évaluer le premier embouteillage d’une nouvelle distillerie est toujours thrillant. Nez brut, légèrement tourbé, fruité avec abondance, tout comme le rendu des épices, direct mais camouflé sous l’édredon fruité et la texture du nez et de la bouche à la sensation crémeuse et ronde. On ressent bien le jeune spirit derrière toutes les saveurs, la vivacité et la fougue des jeunes ‘’whiskies’’, la bouche dégage des saveurs de framboises et de xérès, céréales et miel, tourbe délicate, dattes, chocolat noir, et céréales fumées. La finale est fruitée et passablement épicée et l’alcool vraiment bien cachée derrière la texture huileuse et fruitée. Pour un premier embouteillage, je suis agréablement surpris. L’équilibre général est réussi et les saveurs agréables. Même si cela demeure un spirit et non un whisky, le savoir-faire est définitivement au rendez-vous. On a aussi réussi à ne pas cacher complètement l’épine dorsale du jeune spirit mais fait en sorte que celui-ci ne livre pas des saveurs rectilignes et de l’alcool brut, C’est un beau tour de force.

Patrick 88%
Il est toujours émouvant de goûter le premier spiritueux d’une nouvelle distillerie. Surtout lorsqu’il est aussi bon! Impressionnant, intense, savoureux, complexe et bien balancé. Ça regarde bien pour l’avenir! Nez : Caramel salé, avec de bonnes notes maritimes, du miel, un peu de tourbe et des fruits subtils. Intéressant. Bouche : Belle arrivée salée, tourbée et fumée, couvrant des notes fruitées, du chocolat noir, du miel et des céréales. Finale : D’une belle longueur, fumée et salée.

SMWS 121.77 Isle of Arran 19 ans

53.4% alc./vol.
« Dunnage warehouse orange boxes » – Distillé novembre 1995

Patrick 93%
Un excellent whisky, riche, complexe, superbement balancé et facile à boire. J’adore, l’un des meilleurs Arran que j’aie jamais goûté (au moment de la rédaction de ces lignes, #5 sur 44 !) Nez : Vanille, orange, caramel, figues, chocolat au lait et Corn Flakes. Bouche : Orange, vanille, épices du bois, touche de fumée, chocolat noir, bonbons au miel, guimauves et amandes. Savoureux ! Finale : D’une belle longueur, tout en fruits, sucre et bonbons !

Tomatin 12 ans (nouvel embouteillage 2016)

43% alc./vol.

Patrick 87%
Ce nouvel emballage de Tomatin va gagner à être connu ! A chaque gorgée, je l’apprécie de plus en plus. Venant d’une distillerie dont les scotchs ne m’ont jamais impressionnés, c’est une belle surprise, à un prix raisonnable. J’aime ! Nez : Beau parfum légèrement sucré, avec des fruits très subtiles et une vanille évanescente. Quelques notes de biscuit à l’avoine viennent compléter le tout. Bouche : Sucré et toujours marqué par les biscuits à l’avoine, la vanille étant ici moins discrète. Quelques petits fruits et une impression fugace de fumée viennent compléter agréablement le tout. Finale : D’une belle longueur, avec des notes d’épices et de fumée délicate.

Martin 86.5%
Nez: Miel, vanille et fruits des champs. Fleurs blanches et légère fumée accompagnent un petit bol de gruau. Bouche: Léger miel, un peu de melon, de fruits tropicaux et de crème vanille. Chêne à peine épicé. Finale: Agréable quoique courte, sur des accents de bois sec, de vanille et de céréales fruitées. Assez délicat. Équilibre: Depuis la nuit des temps bien peu d’importance a été accordée à la distillerie Tomatin, mais peut-être devrait-on sur la base de cet embouteillage leur prêter un peu plus de crédibilité.

Deanston 7 ans Red Wine Cask

59% alc./vol.
Hand Filled – bottle your own at the distillery, bouteille #48

André 93%
J’aurais mis au défi n’importe lequel amateur de whisky de trouver la provenance de ce whisky sans avoir en tête Aberlour Abunadh, car c’est sa petite sœur illégitime que l’on retrouve dans cette expression bold and heavy, très fruitée et aux notes de chocolat noir et de moue de café frais. Le nez est intense, la force latente de l’alcool perceptible sous l’édredon de fruits séchés, de chocolat noir et de gâteau forêt noire. On pourrait facilement confondre le red wine cask avec le sherry, seule indication (et encore) c’est la finale un peu tannique de la bouche. La bouche offre également des saveurs de noix et de miel, céréales Raisins Bran, chocolat noir, la texture est hyper soyeuse et douce, un peu vieillotte avec une fine touche poivrée qui accompagnent le bol de cerises noires bien mûres et des notes de gâteau aux bananes. La finale est très soutenue, sans être puissante à l’excès. L’intensité des fruits apportés par le wine cask permet au généreux taux d’alcool de se nicher dans des bras de fruits rouges et de raisins séchés afin de s’endormir doucement dans des ronflements de satisfaction. Définitivement une des meilleures expressions de cette distillerie. Du savoir-faire et de l’exactitude dans l’intensité des arômes et des saveurs. Pour un whisky de 7 ans d’âge, la preuve que l’on peut faire du maudit bon stock, avec du jeune whisky et des fûts habilement sélectionnés.

Patrick 90%
Le meilleur Deanston que je n’ai jamais goûté (à ce jour du moins !) et ce, malgré que ce soit aussi le plus jeune que j’aie bu ! Impressionnant ! Nez : Superbe parfum de vin sucré et vanillé. Le tout avec des notes de chocolat au lait. Bouche : Toujours le vin, mais ici plus porté par les épices du bois et accompagné de chocolat noir, de cerises et gâteau aux bananes. Finale : D’une belle longueur, vineuse et marquée par des notes de caramel.

Wemyss Malt « Applewood Bake » Invergordon 26 ans 1988 Single Grain

46% alc./vol.
Fût #86239, 697 bouteilles.

André 78%
Un coup au cœur du grain, ligne directe sur les céréales, beaux arômes de pommes vertes cuites, de poires poêlées, de cannelle, sucre blanc, avec une pointe sèche qui rappelle grandement les céréales séchées. J’adore habituellement la quiétude des whiskys de grains, ce calme et cette quiétude générale et posée comme présentation qui laisse beaucoup de place à l’expression des saveurs qui sont tirées du fût. Mais ici, ce whisky laisse une impression paradoxale de la sensation crémeuse de la vanille (qui me fait penser à certains Balvenie) qui tranche farouchement avec le petit edgy pointu des céréales séchées. La bouche est aiguisée et poivrée, limitée au niveau des saveurs – comme bien des single grain – mais en plus, quand la texture laisse à désirer… La finale est douce en texture mais pointue en saveurs, beaucoup de poivre moulu et de céréales séchées. Ce whisky me laisse plutôt indifférent malgré sa ligne directrice juste en tant que single grain. La variété de saveurs est limitée, son ambiguïté au niveau des variances de textures déstabilise la dégustation. Ceci étant dit, si vous aimez le style de ce type de whisky…

Patrick 89%
Un whisky unique, savoureux… En fait, j’aurais aimé en avoir plus qu’un échantillon pour pouvoir rendre justice à subtile complexité et son petit côté pas trop orthodoxe. Une autre raison de courir après les curiosités du monde du whisky! Nez : Oh… Un parfum unique, comme je n’en ai jamais senti. Des pommes vertes cuites, nappés de sucre blanc, de farine et de beurre à pop-corn. En fait, plus je laisse respirer mon whisky, plus le beurre semble vouloir prendre toute la place. Au point où j’ai été validé dans la cuisine si quelqu’un ne faisait pas fondre du beurre… Bouche : Un mélange intéressant de bois sec, de vanille, d’épices à BBQ et un soupçon d’herbes aromatiques. La texture en bouche est bien agréable. D’une très belle longueur, marquée par le bois brûlé et épicé.

Glen Garioch 16 ans – The Renaissance 2nd Chapter

51.4% alc./vol.

André 77.5%
Très dénaturé, on a peine à deviner le whisky sous l’étoffe fruitée très intense. Avalanche de raisins, Kool Aid aux raisins en poudre, pruneaux séchés, petits fruits séchés, dattes, chocolat noir. La bouche est plus épurée, texture un peu floue et malhabile, plus crémeuse que le laissait supposer le nez, plus épicée aussi avec les pointes de gingembre de bonne force. Les fruits secs et le raisin prédominent et se drapent d’écharpe d’épices un peu frivoles, quelques cosses d’oranges au passage avec de savoureuses notes de toffee, de céréales maltées et de crème brûlée. La finale de bouche livre les secrets du taux d’alcool qui demeurait très discret jusqu’à cette étape de la dégustation. Outre le fait que ce whisky verse dans l’excès de saveurs qui le dénaturent, ce whisky offre une mauvaise pléiade de saveurs dont l’agencement laisse à désirer. Pour un Glen Garioch c’est le dépaysement total, définitivement du jamais vu. Ça bouscule comme présentation. Ce whisky trouvera probablement un public cible mais à mon avis les omniprésentes saveurs de raisins et de fruits cachent toutes les nuances qu’aurait pu présenter les saveurs.

Patrick 83%
Un bon whisky, d’un style très différent de ce que je suis habitué de voir venant de Glen Garioch. La balance laisse toutefois un peu à désirer. On dirait qu’on a utilisé un fût qui n’était pas au top dans le mix… Le Glen Garioch que j’ai le moins aimé depuis qu’on a revampé la marque. Nez : Parfum très fruité, avec un mélange de fruits frais et de fruit mûrs, avec une touche de caramel réchauffé et quelques fleurs. Bouche : Très chaleureux, fruits très mûrs, caramel, miel, bruyère, abricots, céréales et quelques notes de bois brûlé. Finale : Longue, marquée par les fruits mûrs et un sucre très chaleureux.

Old Particular Dalmore 17 ans

55.5% alc./vol.
Distillé en mai 1997, embouteillé en août 2014 depuis le fût #DL10247 Refill Hogshead, 237 bouteilles.

André 83%
Hors norme pour un Dalmore; tarte au citron, meringue flambée, toffee, vanille, petits fruits sauvages discrets. La bouche est soutenue, bien alcoolisée. Encore ces saveurs de citron et meringue, beaucoup d’influences du fût de chêne, la vanille est veloutée et crémeuse, le caramel agréable, ce qui cache bien les fortes épices. La finale est portée par les épices et les saveurs du bois de chêne, lit de saveurs citronnées et baffe d’alcool. Ce whisky offre une belle alternative au sherry opulent de habituellement préconisé par Richard Paterson, ce whisky riche à l’extrême, qui ne plait pas à tous. On a droit ici à une version plus posée et réfléchie, moins tape-à-l’œil qui revient peut-être même aux racines de la distillerie.

Patrick 80%
Je ne suis pas un fan de Dalmore (à cause de leur style « vendeur de parfums cheaps ») et ce whisky me conforte dans cette voie. Je ne comprends pas qu’on ait fait un single cask avec ce whisky, on aurait plutôt gagner à le noyer dans un blend quelconque. Nez : Agrumes, fudge, vanille et sciures de bois. Bouche : Belles épices boisés, citron et une touche de poivre. Finale : Belle finale sèche et épicée, avec une bonne dose d’agrumes.

Highland Park 15 ans Fire

45.2% alc./vol.
Fruit d’une maturation exclusive en port cask, édition de 28,000 bouteilles.

André 84%
La version sexy du HP Ice, on est dans la chaleur des arômes ici et non dans la froideur dépouillée du bourbon cask du Highland Park Ice. En ce sens, l’allusion des deux noms est parfaitement réussie. Mais ces 2 opus sont des versions tout aussi atypiques l’une de l’autre de l’habituel Highland Park tel qu’on le connait. Le nez est très goulu, soyeux et sexy, très rond et duveteux, les cerises fraiches, les prunes séchées, le chocolat noir, fruits rouges, sensation presque liquoreuse, étonnante… L’apport du port cask est notoire avec cette livraison de chocolat noir et de fruits rouges peut-être un peu trop forte d’ailleurs car on a l’impression de perdre en nuances et les saveurs se retrouvent pratiquement masquées par cet avalanche fruitée. La texture est hyper texturée, cela rappelle la confiture de framboise nuancé par quelques grains de poivre noir broyés et de cannelle moulue. Ce que ce whisky gagne en texture, il le perd en variété de saveurs. La finale est très douce, apaisante, fruitée avec une fine touche de fumée et de poivre. Pour l’expérience différente, un gros yes. De gros points pour la texture hallucinante, de gros points en moins pour la diversité des arômes et saveurs et le prix.

Patrick 80%
Ouch! Tellement sous les standards habituels d’Highland Park. Un whisky bien ordinaire, sans grand éclat. À acheter comme bibelot, pas pour boire. (Goûté à l’aveugle en comparaison avec le Magnus – d’une valeur de 50$!, celui-ci s’est révélé supérieur en tous points au Fire!) Nez : Chocolat, cerise, un peu de bois… Plutôt léger. Bouche : Épices du bois brûlé, cerises, caramel réchauffé. Très chaleureux, mais pas très savoureux. Finale : Un peu courte, un peu boisée.

AnCnoc Blas

54% alc./vol.

André 82.5%
Un méchant blast… pas de marde, mais plutôt d’alcool. Nez de céréales et de noix, la pomme et une touche de sherry fruité, miel et vanille, très influencé par le fût de chêne. Un apport plus important de sherry aurait arrondi beaucoup plus ce nez un peu vif. La bouche est singulière; poivrée, tarte au citron, alcoolisée, bois vert, céréales mouillées, notes vertes genre herbeuse. Ça tire un peu partout et dans toutes les directions ce whisky… La finale est épicée et poivrée, belles notes d’ananas malgré la texture astringente et l’amalgame de saveurs qui rappelle celles goutées précédemment. Embouteillage avec un ambivalence de saveurs, un peu trop dominé par le fût.

Patrick 88%
Riche et complexe mais aussi original ce qui fait qu’il ne devrait pas plaire à tous. Pour ceux qui cherchent quelque chose de différent. Nez : Parfum très complexe et surprenant, avec une touche de tourbe, des noix, des pommes, un xérès subtil, du miel et du chêne. Bcoueh : Arrivée massive de fumée poivrée, avec des agrumes, du bois vert et une tonne de gazon fraichement coupé. Finale : D’une belle longueur, marquée par du gazon brûlé.