Balblair 1983 1st Release 32 ans 2015

46% alc./vol.

André 89.5%
J’entretien une relation amour-haine avec Balblair que j’ai bien de la difficulté à expliquer. Les jeunes embouteillages vintage 1998 à 2003 me laissent généralement indifférents, pas mauvais mais rien pour casser la baraque aussi mais leur vieux vintage 1975/1983/1988 sont extraordinaires. Les whiskies de cette maison m’ont toujours donné l’impression qu’ils atteignaient leur ‘’meilleur’’ en étant vieillis plus longtemps. Nez sublime, la douceur et la sérénité des arômes nobles. L’intensité de la vanille au nez est apaisante, celle-ci nappe une belle salade de fruits et des bananes coupées, des nectarines, des agrumes pulpeuses. En bouche, ces arômes se développent lentement après la vague d’épices, S’additionnent ensuite les notes sucrées, le toffee, le melon au miel, l’ananas, les poires. Petite morsure sèche apportée par le bois de chêne. Finale raffinée, oscillant entre les fruits et les épices. Une belle escapade aromatique.

Tomatin Cask Strength

57.5% alc./vol.
Fûts de bourbon et de xérès oloroso de premier remplissage, édition limitée à 15000 bouteilles.

André 82.5%
Pommes vertes, oranges, fruits séchés, gingembre, poivre. Saveurs opposées mais harmonie parfaite, balance exacte de l’intensité des saveurs. Ouverture sur la vanille en bouche, texture duveteuse agréable, les saveurs tirées du bourbon cask gagnent sur celles du sherry cask, les fruits séchés sont par contre plus apparents en finale de bouche ou le tango d’épices par en une envolée poivrée surprenante. Le taux d’alcool est lui aussi perceptible, ce qui était au nez presque une brise alcoolisée se transforme en vague soutenue de poivre et de gingembre râpé. Après environ 15 minutes à respirer, pulpeuses notes de poires et de caramel, légère astringence apportée par le fût de sherry. La finale est sèche, poivrée et épicée. Tout le velouté du nez est disparu, mis chaos par les épices et le poivre.

Patrick 89%
Un whisky dangereux pour 2 raisons: 1) Je n’ai pas senti la force de l’alcool (ou si peu) et 2) j’ai été incapable de résister à la tentation de m’en servir un autre verre (et un autre, et un autre et ainsi de suite…). Nez : Doux parfum de caramel recouvrant des morceaux de pomme rouge bien sucrée, ainsi que quelques gouttes de vanille. Bouche : La douceur du sucre fait qu’on sent à peine la force de l’alcool. Bref, caramel, vanille, épices et un peu de pomme rouge. Finale : Longue, épicée et sucrée.

Royal Lochnagar Distiller’s Edition 1998-2011

40% alc./vol.
Lot RL/98-11V

Patrick 82%
Un bon whisky avec un brin d’originalité qui a malheureusement été trop dilué. C’est quoi l’idée d’embouteiller un tel whisky à 40% d’alcool, surtout pour le vendre à un prix si dispendieux? Faut croire qu’il y a des poissons prêts à payer parce que c’est écrit « Royal » sur la bouteille. Nez : La tomate typique de Royal Lochnagar, mais plus subtile que d’habitude, enveloppée par quelques fruits mûrs, de la vanille et un chêne discret. Bouche : Une boîte de bois brûlé, remplie de fruits et de tomates, avec quelques épices saupoudrés en surface. Finale : Un peu courte et fruitée.

A.D. Rattray Ledaig 9 ans

57.9% alc./vol.

André 87%
Nez de tourbe intense, de massepain et de vanille, notes de pain et de céréales grillées, d’huile à chauffage et d’herbe verte. Un peu bizarre comme saveurs mais challengeant pour le dégustateur. La bouche est huileuse et offre de solide notes d’herbe verte, d’eucalyptus, très médicinales. Quelques tonalités de plastique fondu, l’amertume du café et d’un feu de plage mourant sur la plage, léger twist citronné astringent en finale de bouche. Finale médicinale, notes d’eucalyptus et de tourbe terreuse parsemée d’herbe verte mouillée. Belle texture encore une fois, notes de tabac assaisonné d’un léger salé maritime.

Lost Distillery Serie No3 – Jericho

46% alc./vol.
Située dans l’Aberdeenshire, la distillerie Jericho fut fondée en 1822. Elle ferma ses portes en 1913. En Ecosse, au cours du 20ème siècle, plus de 100 distilleries connurent le même sort. Faire revivre gustativement toutes ces distilleries en se plongeant dans le passé pour mieux se projeter dans le futur, telle est la philosophie des fondateurs de The Lost Distillery Company. En tous points remarquable, Jericho issu de la gamme Archivist ne peut que donner envie de partir à la découverte de Stratheden, Auchnagie, Gerston, Lossit ou encore Towiemore, les autres distilleries que The Lost Distillery fait revivre.

André 88%
Nez bien vanillé parsemé de pommes vertes et de gingembre rapé, noisettes concassées, céréales, pain grillé, fleurs blanches. En respirant, le sherry devient plus exubérant et des notes de pêches émergent gentiment. La bouche quant à elle offre des saveurs de sous-bois et de feuilles mortes, notes de sherry bien rond, qu’assaisonnent des grains de poivre et une pincée de gingembre. Belle texture huileuse, oranges, chocolat noir, beurre et céréales Sugar Crisp. Début de finale amoureusement épicée, fruits secs et encore le poivre et le gingembre. Pâte à biscuit et massepain, Baklavas, dessert à la pâte d’amandes et de dattes.

Gordon & MacPhail Highland Park 21 ans

56.1% alc./vol.
Distillé le 09-09-1992, mis en bouteille le 14-01-2014.

André 88.5%
Nez qui rappelle le HP Ice; Fruits tropicaux, bananes, ananas, toffee, caramel. Notes d’agrumes et de citron, avec une morsure d’épices et d’alcool. La bouche est fluide et offre une belle texture grasse et collante ; saveurs du nez qui maintenant s’expriment en bouche. Les fruits tropicaux et l’ananas en avant plan et ensuite mixture un peu acérée d’épices, d’alcool fougueux, un peu d’herbe verte et de bois de chêne, avec une finale très prononcée sur la tourbe terreuse, salée et poivrée. La finale est longue, je ne sais pas si je donne le crédit à l’alcool ou aux épices et au poivre mais l’ensemble est harmonieux et les saveurs diversifiées. Un Highland Park atypique mais qui a tout de même l’épine dorsale de la distillerie (le miel en moins).

Jura 1984

44% alc./vol.
Embouteillé le 23 avril 2014 depuis le fût #1553, 1984 bouteilles.

André 87.5%
Tsé quand tu rencontré quelqu’un pis que les premières baises sont vraiment bien mais qu’au bout de 3-4 fois c’est déjà ennuyeux… Nez très fruité, liquoreux, raisins secs, bananes flambées, miel, cerises noires, oranges. Caramel brûlé assez fort. Le nez est onctueux et capiteux, c’est challengeant mais généreux d’odeurs et de saveurs. La bouche est goulue, belles notes de chocolat noir, de cerises noires, une touche de marmelade d’oranges, poignée de dattes agrémentée d’une pincée de gingembre et une sensation de cire d’abeille ainsi que des notes légèrement tanniques en finale de bouche; poivre noir, gingembre râpé, ensemble très épicé. La finale est légèrement débalancée. Il ne faut pas se laisser impressionner par l’embouteillage et le prix. Si on prend le temps de savourer quelques gorgées, plus l’on poursuit, plus la finale dévoile quelques notes qui détonnent un peu. Mais dans l’ensemble, un superbe whisky, ou l’histoire côtoie la passion et le souci du détail.

Patrick 93%
Un whisky exceptionnel pour une œuvre qui l’est tout autant. D’ailleurs, je ne peux qu’imaginer le plaisir que j’aurais à relire cet ouvrage avec un verre de ce whisky à la main! Nez : Riche xérès, fleurs, vanille et chocolat. Très appétissant! Bouche : Épices et sucre brûlant, fruits mûrs, chocolat noir, fleurs. L’ensemble est très chaleureux, riche, complexe et savoureux. Finale : D’une belle longueur, fruitée, légèrement épicée et chaleureuse.

Edradour 15 ans The Fairy Flag

46% alc./vol.
Cette version d’Edradour bénéficie d’une double maturation en fût de bourbon puis en fût de sherry.

André 79%
Première chose, la présentation et les étiquettes de ce whisky sont définitivement en liste pour le « worst packaging of the year award ». Ouf, puissant et prononcé. Nez de gâteau aux fruits baignant dans son jus, fruits secs, prunes & dattes, réglisse rouge, épices séchées, léger liquoreux avec une touche de caoutchouc, genre plastique de boutique du dollar. Le sherry est si puissant que ça donne presque l’impression que l’on a cherché à cacher quelque chose. La bouche est concentrée, fruits séchés et noix, gâteau aux fruits, jus de prunes et dattes dans leur emballage de cellophane. La sensation goulue du départ en bouche migre vers un fin filtre de tannins comme dans certains vins rouges et une montée de la cannelle et des épices genre de bouffe de la Louisiane ou des Caraïbes. À cette étape, le sherry est selon moi trop puissant et présent tant au nez qu’en bouche. La finale est bien épicée, sèche avec des notes de chocolat noir amer et de fruits secs.

Patrick 82%
Un bon whisky, mais qui n’est pas très complexe. Ok, sans plus. Nez : Parfum marqué par le xérès, avec du gâteau aux fruits, des prunes et des dattes, le tout complété par une note subtile de bois brûlé. Bouche : Riche xérès poivré, avec des notes de bois brûlé, un peu de sucre et quelques épices. Finale : D’une longueur moyenne, avec des notes de bois brûlé, un peu de sucre et quelques épices.

Tomatin Cu Bocan Limited Edition Sherry Cask

46% alc./vol.
D’après la légende, Cù Bòcan a hanté les résidents isolés du village de Tomatin. Cette créature de l’enfer était présentée par son comportement de plus en plus imprévisible. Apercevoir le monstre ne se produit qu’une fois par génération et de manière terrifiante. Un employé de la distillerie, se promenant au coucher du soleil, fut un jour poursuivi par une imposante bête noire aux narines dilatées et aux crocs menaçants. Attiré malgré lui par le magnétisme de l’animal à la fourrure abondante, il s’arrêta et tendit sa main tremblante. C’est alors qu’il vit le fantôme – Cù Bòcan – s’évaporer devant ses yeux, ne laissant derrière lui qu’un nuage de fumée bleue dans un silence de mort …

André 83.5%
Un employé de distillerie qui voit des monstres en sortant de sa job le soir, me semble que ça sonne pas mal plus comme une histoire de bouesson ça… Au nez, étonnant combien le caramel est presque aussi puissant que le sherry. Vanille, caramel, prunes, sherry très rond et épicé, cannelle. Je cherche la tourbe… que je ne trouve pas. L’arrivée en bouche est veloutée, le sherry est puissant épicé et légèrement sec. Une fois la gorgée avalée, il y a un léger moment déséquilibré que j’attribuerais aux trop fortes épices avec que le whisky se restabilise. La tourbe se dévoile timidement en fin de bouche mais il est difficile de différencier la tourbe des épices plus pointues. Déstabilisant ce whisky… Les saveurs de sherry et de fruits reprennent un peu le dessus également en finale. La rétro-olfaction apporte de belles notes de chocolat au lait épicé. Un whisky intéressant à l’équilibre douteux. Je suis ambivalent quant au résultat final.

Patrick 92%
Un excellent whisky avec tout ce qu’il faut à la bonne place. Nez : Parfum de beaux fruits sucrés, avec un soupçon de fumée, un peu d’épices et une bonne dose de caramel. Un peu de bois, de vanille et d’orge complètent le tout. Bouche : Fumée et fruits mûrs et sucrés. Le tout est présenté avec une bonne dose de chocolat ainsi que des biscuits aux amandes. Finale : D’une belle longueur, fruitée, sucrée, épicée. On voudrait qu’elle ne finisse jamais !

Martin 85%
Nez: Un beau mélange de xérès et de caramel. Raisins, orange et fruits rouges. Doux et plaisant, caractère affirmé. Bouche: Raisins, feuille de tabac, compote de fruits des champs, épices, bois et caramel. Assez fort et audacieux. Presque maladroit dans sa puissance. Finale: Cacao, prunes et bois. La tourbe est extrêmement timide. Équilibre: Somme toute un sherry cask assez agréable, mais à un prix plus que déraisonnable.

Balblair 2005-2017

46% alc./vol.

André 78%
Un whisky « fast lane »… straight to the point, avec un amalgame de saveurs découlant de l’utilisation de fût de bourbon; vanille onctueuse à pleine bouche, agrumes, poires et pelures de bananes, miel, bois carbonisé et un peu industriel dans une approche huileuse, genre huile de garage souillée. La bouche est céréalée, parcellée de miel et d’agrumes, sirop de fruits en canne, bananes frites, raisins verts. Texture un peu diluée sauf pour les épices qui sont plus vivaces. Une touche verdâtre bizarre aussi qui rappelle l’herbe mouillée. Finale épicée et verte… Vraiment pas super comme présentation.

Patrick 85%
L’un des meilleurs jeune Balblair que j’aie bu! Une belle surprise. A un prix raisonnable, il serait recommandable. Ceci étant dit, les embouteillages de Balblair n’ont jamais été de bons rapports qualité/prix. Nez : Parfum typique d’un single malt vieillit dans un fût de bourbon : Bois frais, vanille et pointe d’agrumes. Bouche : Du bon bois frais, des épices, des agrumes mais surtout du bois! Finale : D’une longueur moyenne, fraiche et boisée.

Martin 84%
Nez: Malt mielleux et floral, raisins blancs et herbe fraîche. Agrumes et pommes vertes croquantes. Un peu de banane pas tout-à-fait mûre. Bouche: Bois sec et melon au miel, épices et crème fraîche. Raisins blancs et vin minéral. Salade de fruits au sirop. Finale: Bois vert et jeune, vanille et poivre noir, clémentine et cuirette. Belle longueur. Équilibre: Un classique malt des highlands, bien balancé, un peu jeune sur les bords, mais rien qu’un peu de vieillissement de corrigera pas.