Scapa Glansa – Batch GL01

40% alc./vol.
GLANSA signifie « ciel orageux étincelant » en langue nordique. Vieilli dans des fûts de chêne américain, ce Single Malt est ensuite fini en fûts de whisky tourbé. Batch GL01, embouteillé 08/16.

André 83%
Nez très challengeant de poires au miel, agrumes, ananas, un filin de fumée tellement fin et discret avec une touche de sel. Le nez est soyeux, très vanilla, crémeux à souhait. J’ai en tête le pli qu’avait provoqué la degustation du Balvenie Islay Cask, la sensation d’avoir de la fumée bien présente mais presque effacée, bien j’ai la même impression ici, les odeurs de feu de plage mal éteint que transporte les embruns maritimes. Ces odeurs et saveurs de fumée se mélangent avec les notes de caramel, ce qui fait un couple fort intéressant au palais. La bouche poursuit la lancée de la poire passée à la poêle, notes de miel, de vanille et de caramel, puis fumée persistante et notes maritimes. Le fût apporte aussi de belles notes d’ananas et de vanille bien crémeuse, les bananes peut-être et des amandes non-salées. La finale est fumée, très douce, la poire et le miel, trop rectiligne et prudent. Sans être un whisky ayant des défauts, ce Scapa est peut-être à l’image des anciennes versions; ambivalentes et sans juste aucun facteur wow. Ceci étant dit, ce whisky peut devenir une alternative intéressante pour les amateurs n’ayant pas encore fait l’expérience des whisky tourbés, les notes de fumées douces et dociles permettront de mettre un pied dans la marre sans se mouiller complètement.

Patrick 83%
Mieux que les dernières éditions que j’ai vu de cette distillerie, mais qui n’est pas vraiment renversant non plus. A vrai dire, en général il ne faut pas s’attendre à grand-chose d’un whisky embouteillé à 40% d’alcool : On voit que les comptables de la compagnie ont eu plus leur mot à dire que ceux qui savent comment plaire aux trippeux. Bref, un whisky qui ne fera que passer et qui sera vite oublié. Nez: Parfum présentant un étrange mélange de tourbe, de miel et de fleurs pourries. Bouche: Fumé, tourbé et poivré. Puis, des notes de bois brûlé.
Finale : D’une belle longueur, marquée par le bois brûlé.

Tobermory 20 ans Spanish Sherry Cask Finish

56.1% alc./vol.
Distillery exclusive, limited edition of 600 bottles.

André 85.5%
Dès les départ, le nez offre les effluves de tourbe singulières typiques de la distillerie, cette tourbe grasse et verdâtre avec des accents biologiques très particuliers. Beaucoup de sherry au nez également, gâteau aux fruits, les prunes séchées, miel. Bien que l’ensemble de saveurs soit agréable, j’y retrouve également un petit quelque chose qui m’accroche un peu au nez. Après quelques gorgées, quelques notes sulfureuses et tanniques. La bouche est franche et épicée, poivrée aussi, le sherry est à l’honneur, au départ de cerises noires épicées, puis très poivrées, tourbe terreuse mouillée, prunes et fruits séchés se terminant par une pincée de sel. Plus le whisky respire dans le verre, plus le côté sirupeux de celui-ci prend forme au niveau de la texture en bouche mais la force des épices et du poivre tranche elle-aussi avec le temps. La finale est longue, bien épicée et généreusement poivrée, fruitée et tourbée. Bien que ce whisky livre une expérience de saveurs agréables, le type de tourbe utilisée ne me rejoint pas aucunement. Je ne pourrais pas expliquer nécessairement pourquoi. J’ai la même sensation avec le tourbe que l’on retrouve dans les Armorik, ce côté terreux et campagnard agricole un peu weirdo si unique à cette distillerie. Mais bon, si vous aimez le style de la maison, version fruitée au sherry de surcroit, vous découvrirez certainement une variante insoupçonnée de cette distillerie.

Patrick 88%
Un appétissant mélange de saveurs offrant aussi une belle intensité grâce à son taux d’alcool. Efficace. Nez : Appétissants fruits frais sucrés à la vanille et une note boisée très subtile. Alléchant! Bouche : Toujours les fruits appétissants, mais avec des notes épicées plus intenses, tout autant que le goût de bois brûlé. Finale : Longue, très longue, sucrée, fruitée et légèrement épicée.

Edradour Straight from the Cask 10 ans

58.9% alc./vol.
Distilled 24th November 2006, Bottled 6th November 2017, Matured in sherry butt #385, limited edition of 973 bottles.

André 85%
Céréales au miel, vanille crémeuse, raisins secs, oranges confites et confitures, gâteau aux fruits. La bouche dévoile plus d’atours épicés mais les l’apport des fruits est important. Le sherry est plus tranché et épicé que l’autre version Natural Cask et je dois avouer que cette présentation me plait moins personnellement. Même si cet embouteillage est en fût de sherry je lui trouve des similarités entre le bourbon et le sherry, entre les deux… Un amalgame de céréales Sugar Crisp au caramel et de sherry goulu et collant, de raisins secs et de pâte de fruits. L’apport d’épices semble faire gonfler le taux d’alcool, ce qui enlève beaucoup de nuances aux saveurs. La finale plus franche et parcellée d’épices aiguisées. Entre cette édition et l’autre de 14 ans Natural Cask Strength, je n’ai aucune hésitation, mon cœur penche vers la seconde édition.

Patrick 92%
Un excellent whisky ou je dirais plutôt, mon genre de dessert! J’adore! Nez : Les beaux fruits mûrs du xérès, de la vanille, un peu de chocolat au lait, l’ensemble donnant l’impression d’un écrin de velours! Bouche : Wow! Du chocolat aux fruits, de la vanille et quelques épices vraiment subtiles. Du vrai dessert, surtout qu’on ne ressent pas la force de l’alcool. Finale: Longue, chocolatée, sucrée et fruitée.

Edradour Natural Cask Strength Sherry Cask Matured – Vintage 2002

54.7% alc./vol.
Distilled 28.08.02, bottled 06.02.17 from sherry cask #1406, limited edition of 696 bottles.

André 90%
Savoureux, pâte de fruits, dattes, raisins secs, gâteau aux fruits, raisins séchés, chocolat noir, pâteux et compact. Très direct sur le sherry mais l’équilibre est parfait. À l’aération les notes de piment de cayenne apparaissent, le chocolat noir aussi, ce qui apporte une belle amertume afin de tabler les saveurs. Ces mêmes saveurs du nez poursuivront leur développement en bouche en se nappant d’une couverture très épicée, le gingembre et le bois de chêne séché. Le mélange de sherry collant très pâteux et de chocolat noir est définitivement pour les amateurs de whisky gourmands. Le côté pâteux est toujours présent et se confirme en bouche au niveau texture. Finale épicée et astrigente, belle sécheresse contrôlée, beaucoup de fruits, les raisins secs, les dattes et les fruits rouges en particulier. Il faut être un peu plus motivé pour acheté cette bouteille, mais elle vaut largement les 170$ demandés.

Patrick 89%
Un très bon dram pour l’amateur de whisky vieillit en fût de xérès. Sans être exceptionnel, on ne peut qu’aimer! Nez: Notes de beau fruit mur, avec une bonne dose de chocolat, un peu de vanille et un bois subtil. Bouche: Fruits mûrs intenses et chaleureux, subtil chocolat au lait, chêne brûlé et épices enveloppantes. Finale : Longue, s’étire sur les notes de fruits mûrs et boisées.

Edradour Natural Cask Strength Bourbon Cask Matured – Vintage 2006 First Release

60.2% alc./vol.
Distilled February 2006, bottled 15th July 2016, limited edition of 1772 bottles.

André 89%
Nez au départ très fermé et discret, hormis l’alcool qui est perceptible. Miel, oranges, agrumes, céréales Sugar Crisp, cannelle, beaucoup de caramel. La bouche est franche, bien alcoolisée, très portée sur les céréales et les fruits séchés, miel chaud onctueux, épices, bois de chêne, le tout ceintré de vanille. Finale longue, un peu sèche, mélange d’épices et de céréales. Sans être le whisky avec la palette aromatique qui occupera votre palais pendant 4 heures, ce whisky offre définitivement une structure intéressante et une exploration sur les céréales et les saveurs découlant du vieillissement en bourbon cask. Avec le taux d’alcool, la notion d’édition limitée de surcroit, vous ne regretterez pas votre achat.

Patrick 85%
Un scotch très agréable qui nous permet de découvrir le style « pur » de cette petite distillerie méconnue. Nez: Frais, avec des notes de tangerines, de vanille et de noix de coco. Bouche: Toujours frais et semblable à ce que j’avais trouvé au nez, soit la tangerine, la vanille et la noix de coco, mais aussi quelques notes de bois fraîchement coupé. Finale: D’une belle longueur, marquée par le bois et la vanille.

Ledaig 1996/2015 Vintage 19 ans Oloroso Shery Finish

46.3% alc./vol.

André 88%
Au nez, immédiatement la tourbe bizarre de Ledaig, mélange de terre et de sphaigne humide un peu ‘’racineuse’’, qui se mélange avec les odeurs de raisins secs, d’ananas, d’agrumes et d’oranges, fruits séchés et raisins secs. En respirant cela tourne aux saveurs de noisettes grillées et une bonne rasade de fumée terreuse et grasse. Pas le genre de nez qui me rejoint mais une présentation bien ficelée. La fumée en bouche surprend par son intensité, insoupçonnée au nez. Le sherry presque liquoreux ouvre la marche, suivi des fruits séchés et de la tourbe puissante, maritime qui offre des relents salés et poivrés en toute finale. Finale de feuilles vertes et d’herbe mouillée, tourbe grasse et humide, terre battue, confiture de fruits, pommes rouges, fruits séchés. Signature unique pour ce Ledaig comme beaucoup de leurs parutions. Ce type de tourbe n’est définitivement pas à la portée de tous mais les amateurs de whisky tourbés seront ravis. Ce whisky serait peut-être plus dans sa famille avec les whiskies des Highlands tourbés que sur les Iles Écossaises.

Patrick 90%
Aaaaah, Ledaig! Une marque qui gagnerait à être beaucoup plus connue. Ceci étant dit… Non! C’est probablement la seule chose qui empêche le prix de ces embouteillages d’exploser : Chuuuuuut, c’est notre secret, n’en parlez pas à personne! Nez : Fumée de tourbe fruitée, sucrée et légèrement salée. Je salive! Bouche : Épices fumées, chêne, tourbe et un peu de fruits. Et aussi de la fumée, encore et encore. Finale : Longue, superbe, marquée par la cendre, le bois brûlé et les fruits sucrés du xérès.

Douglas Laing Premium Barrel Highland Park 13 ans

46% alc./vol.
Limited edition of 319 bottles.

André 78%
Nez frais et fruité; agrumes, poires, vanille, léger citronné, filin de sel de mer et fine fumée efface. Ce whisky est plutôt anonyme au nez en plus d’être volatile. La bouche offre les mêmes fruits tropicaux et beaucoup de poires et de saveurs un peu citronnées, une fumée de tourbe un peu plus présente s’étiolant dans des notes de miel et de sel de mer saupoudrés d’épices. La texture est un peu fade et diluée, l’ensemble manque de profondeur sans ne pas être équilibré par contre… La finale est douce et épurée, portée sur les épices et le bois de chêne. Une édition peut-être trop jeune et qui manque du caractère donné par les fûts de xérès. Si l’on compare avec la plupart des éditions Douglas Laing Old Particular, qui sont elles aussi des single cask, on pourrait aussi blâmer rapidement le taux d’alcool. Coudonc, la présentation dans la cruche était kick-ass, c’est déjà ça de pris…

Patrick 82%
Un bon whisky, mais définitivement sous la moyenne des Highland Park. Je comprends que la distillerie ait acceptée de vendre ce fût… Nez : Miel, bois, quelques noix et une touche de fruits très subtils. Bouche : Miel, chêne brûlé, fruits, fumée et une bonne dose d’épices. Finale : D’une longueur moyenne, sucrée, et avec un petit peu de bois.

AnCnoc 18 ans

46% alc./vol.
Issu de l’assemblage de fût de chêne américain (ex-fût de bourbon) de premier remplissage et de fût de chêne espagnol (ex-fût de xérès) de second remplissage.

André 89%
Le raffinement habituel de la distillerie, cette édition suit celle de 12 ans d’âge mais est plus portée sur les fruits. Nez exquis; fruits séchés, bon taux de sucre qui rappelle une liqueur, épices en background, notes d’oranges et de raisins de Corinthe, miel et vanille, gâteau aux fruits, une touche florale aussi qui rappelle l’édition de 12 ans. On fait dans la dentelle de saveur et la légèreté des saveurs, aucun excès, de la justesse liquide. La bouche est sucrée avec un arrière-plan tannique; sherry, fruits séchés, ananas, abricots, poires, pelures d’oranges, texture ayant beaucoup de corps et de structure. Wow… Les épices prennent le relais en finale en seconde ligne, l’ensemble gagne en intensité, sensation tannique et légèrement vieillotte et amère. Finale moyenne logue mais satisfaction garantie. Pour le rendu qualité-prix, le 12 ans a une longueur d’avance sur celui-ci mais dans les 2 cas, cette distillerie vous étonnera de par la justesse de sa présentation pratiquement irréprochable. Je fais de nouvelles découvertes avec chacune de leurs parutions.

Patrick 88%
Un très bon whisky, très complexe, offrant une belle intensité et un bel exemple de la qualité que peux offrir cette distillerie. Nez : Subtile tourbe épicée, avec des fruits séchés, du chocolat, des oranges et du cuir. Bouche : Tonne d’épices avec une belle fumée subtile, à moins que ce ne soit simplement le bois brûlé. Le tout avec du gâteau aux fruits, des agrumes, du miel et une discrète note de vanille.

Wemyss Malts Marmalade Appeal Glenrothes 27 ans 1988 Sherry Butt

46% alc./vol.
Cask #5376, 629 bottles

André 87%
Définitivement le chocolat au lait rond que le frappe sur la table et qui s’ouvre; oranges, chocolat au lait, agrumes et fruits tropicaux, puis, notes de tarte au citron avec crème fouettée. Superbe texture en bouche, alcool discrète et saveurs alléchantes; beaucoup d’oranges encore une fois, marmelade de fruits rouges, mélange de vanille et de toffee, agrumes juteux. La texture est presque liquoreuse, très visqueuse et collante en bouche, s’emmourache des papilles de la langue et se fait langoureuse en finale de bouche, presque horny avec une touche d’épices savamment contrôlée adoucie par les draps de miel onctueux, fruits en conserve, ananas. Finale lente et langoureuse, épicée et très fruitée. Une expérience de texture et d’agencement de saveurs fruitées. Un whisky dessert invitant et rassasiant.

AnCnoc Barrow

46% alc./vol.
13.5ppm de phénols

André 83%
Beau nez, sérieux superbe présentation; mélange de tourbe terreuse un peu volatile, de pommes vertes, d’oranges, d’herbe verte, une touche de caramel. Les effluves de tourbe ressemblent beaucoup à un feu de camp creusé dans la terre battue, cette sensation d’herbe mouillée dans la bruine du matin autour du feu de camp mourant dans les dernières minutes de la nuit. Très contextuel comme nez. En bouche, le whisky est un peu farouche, timide et moins affirmé. Les saveurs de fumée de tourbe sont peut-être un peu trop diluées malgré le 46% d’alcool. La texture ne reflète pas le unchillfiltered, la texture étant un peu trop fanée et anonyme malgré la belle performance de danse des épices. Heureusement, au fil des gorgées, la force du whisky prend de l’ampleur et se campe en bouche avec assurance. Bonne sensation de menthol et de bonbons casse-grippe un peu éventé à saveur de chlorophylle. Finale mélangée de tourbe un peu diffuse, d’herbe verte et d’épices avec une fine sensation un peu sèche tirée du chêne en toute finale. Un parallèle indéniable avec les autres éditions tourbées de la même distillerie mais qui perd tout son charme de par son manque de texture un peu trop dilué.

Patrick 86%
Un whisky riche, complexe et savoureux, dont la tourbe sait se retenir juste assez pour les laisser les autres saveurs s’exprimer. Nez : Cendres, pomme verte, agrumes, vanille et caramel subtil. L’ensemble est enveloppé dans un nuage de tourbe. Bouche : Belle fumée de tourbe, sel, épices, chêne brûlé et un je-ne-sais-quoi de sucré. Finale : Longue, fumée et tourbée, une bonne dose de poivre.