Highland Park Ragnvald

44.6% alc./vol.

André 89%
Vague d’orange bien mûres au nez, pelures de pommes rouges, cerises au marasquin, le sherry goulu nuance par d’étonnantes épices, vanille crémeuse et bananes en purée. La bouche dévoile ses origines maritimes avec ses saveurs d’agrumes rafraichissantes, les cosses d’oranges se mariant avec les notes de sherry un peu vieillottes, duo de vanille et de miel et d’ananas, une touche de fumée et un sherry poussiéreux et vieillot en finale de bouche. Je m’attendais à une présence plus affirmée des fûts de xérès mais les épices tirées des fûts de chêne Européens nuancent très bien les saveurs avec leur apport d’épices. La finale est épicée, chocolatée et fumée avec le sherry bien en évidence. Pour le prix déboursé, sans être un mauvais whisky, il manque un petit hook supplémentaire qui lui permettra de franchir la barre des 90%.

Patrick 88%
Un très bon Highland Park, avec des notes chocolatées surprenantes et savoureuses. Parfait pour votre samedi soir au coin du feu. Toutefois, il ne s’agit définitivement pas de la vedette que l’équipe de marketing essaie de nous vendre. Nez : Intrigantes pelures de pommes rouges, accompagnées de zeste d’orange, de xérès, de bois, de vanille, de bananes et d’une pointe très discrète de fumée. Bouche : Belle fumée délicate, mais tout de même épicée. Le tout est complété par une subtile touche salée, des fruits mûrs savoureux, du miel, de la vanille et des notes de chocolat au lait. Finale : D’une belle longueur, épicée, fumée et chocolatée.

Martin 90%
Roux riche et profond du chêne européen. Nez: Tourbe de bruyère alliée à une bombe de xérès. Fumée, cuir, raisins, tabac, fruits tropicaux et chêne. Extrêmement alléchant. Bouche: Miel et raisins, épices et orange, cannelle et chêne. Chocolat noir. Beaucoup de saveurs riches et subtiles à la fois. Finale: Longue et suave, elle nous transporte sur la ligne directrice de HP avec succès. Cuir et épices, raisins et quercus robur. Équilibre: Un vrai scotch de viking. Un excellent Highland Park, quoique encore une fois trop cher à 675 bâtons.

Gordon & MacPhail Collection Highland Park 8 ans (43%)

43% alc./vol.

André 83%
Le nez est doux et mielleux, la paille séchées, la vanille, poires, mangues et nappé d’une fine fumée de tourbe très discrète. On a su conserver l’épine dorsale de la distillerie au niveau olfactif et c’est très bien. En bouche, le miel et les fruits sont bien assortis, la présence de sherry est indéniable, le miel est onctueux. Les grains de céréales trempées dans le miel montent en crescendo au fil des gorgées et les bouffées de fumées de tourbe s’accumulent aussi en strates à chacune des lapées. Le 3% d’alcool supplémentaire ajoutée à l’ancienne version fait toute une différence au final sur ce whisky. La finale est moyenne-courte, très portée sur le sherry et les céréales au miel avec une rétro-olfaction de fumée. J’aime la version revampée à 43% et pour le prix, intéressant de voir un HP en cours de maturation. Meilleur que le HP 10 ans mais n’a pas encore la maturité et l’équilibre du magnifique 12 ans.

Patrick 80%
Belle apparence, mais il y a un bug au niveau du contenu. Probablement qu’avec quelques points de pourcentage de plus au niveau du taux d’alcool, j’aurais un autre discours. Nez : Un beau mélange de miel, de poires, de mangues et une touche subtile de fumée de tourbe et de caramel. Bouche : Arrivée en bouche marquée par la fumée de tourbe, le miel et des fleurs. Le tout est complété par des notes épicées et poivrées. Un bel ensemble de saveurs ruiné par une texture en bouche très aqueuse et poussiéreuse. Finale : D’une longueur moyenne et fumée.

Martin 84%
Jaune pâle avec une goutte diffuse de rosé. Nez: L’orge fumée au bruyère classique de HP nous accueille dès le départ. Miel, fleurs blanches,bois et légers fruits. Un peu de sel marin complète le tout. Bouche: Mielleux, sucré et fruité à souhait. Le petit côté orge fumée nous rattrape rapidement, accompagné d’épices, de cuir et de bois sec. Finale: Très courte, sur une avalanche de cuir et d’épices. Trop courte, diront certains. Équilibre: Bravo à Gordon & MacPhail pour leur respect de la ligne directrice de la distillerie. On commence très fort au niveau du nez, mais l’expérience s’essouffle rapidement. À 90$ c’est surévalué!

Highland Park Ingvar Cask Strength

60.5% alc./vol.
Special Edition for Taiwan

André 91.5%
Étonnant et singulier… Nez d’ananas et de vanille, d’oranges et de tourbe saupoudrée de poivre noir moulu. Définitivement déboussolant pour un Highland Park, spécialement le mélange de tourbe, de poivre et d’épices. La bouche est puissante, supportée par le taux d’alcool, on a l’impression que le poivre explose littéralement en bouche. Heureusement, une fois la tempête poivrée et épicée passée, on assiste au développement des notes d’agrumes et d’oranges qui seront à leur tour masquées par la tourbe étonnamment puissante. Pendant ce temps, le nez s’est passablement arrondi et la vanille féminise le tout gracieusement. La finale est longue mais sans surprise, le poivre et la tourbe sont omniprésents, quelques notes de terre mouillée encore, nuancées par des salves de vanille et d’agrumes. Intéressant de voir un Highland Park version Cask Strength. La douceur et le moelleux du miel et du chocolat me manquent un peu mais le taux d’alcool et la présentation singulière apportent définitivement une autre facette méconnue à cette distillerie fétiche. Une édition telle que celle-ci trouverait facilement sa place dans le portfolio régulier de la distillerie.

Patrick 92%
Highland Park comme on l’aime, intense, fumé, fruité et savoureux à souhait! Il nous fait se demander à quand une édition régulière à force du fût (cask strength) de cette distillerie – et ce, à prix raisonnable, évidemment? En espérant qu’ils se souviennent qu’ils doivent leur réputation actuelle à leurs fans, pas à leur comptables : Sauront-ils se souvenir de ce que signifie le concept de « prix raisonnable? J’en doute! Nez : Aaaaah, le parfum inimitable d’un Highland Park cask strength vieilli dans des fûts de xérès. Bref, en plus des traditionnelles notes de miel, de fumée, d’agrumes et d’épices, on y retrouve aussi des notes d’ananas et des pommes rouges. Bouche : Wow! Fumée, épices, caramel, miel et une bonne dose de fruits mûrs. C’est bon, c’est complexe, c’est intense et c’est présenté sur une belle texture huileuse quasi-parfaite. Finale : Longue, poivrée et fumée.

Martin 91%
Ambre doré franc et racé. Nez: Orge et bruyère forment le fer de lance du nez, tel qu’attendu. On sent le build-up des épices et de l’alcool tel un Rasengan. Miel, terre et vanille. Bouche: Riche et onctueux, miel et poires, orange sanguine, cassonade, caramel et raisins. Le feu roulant des épices se laisse désirer. Finale: Cuir, chêne et épices. Un sentiment de bien-être nous envahit. Équilibre: Un Highland Park cask strength, ça court pas les rues. D’une douceur déconcertante en bouche, c’est une expérience épique.

Highland Park Ambassador’s Choice 10 ans

46% alc./vol.
Édition destinée au départ pour le marché Suédois et spécialement sélectionnée par l’ambassadeur Danois Martin Markvardsen, cet opus de la distillerie est une combinaison de 70% de American oak bourbon barrels et de 30% oloroso sherry casks.

André 85%
Nez de fumée de tourbe mielleuse bien prononcée, de caramel et de vanille, motte d’herbe verte et de terre mouillée. Nez définitivement dans la ligne de la distillerie avec ses saveurs de miel typique. La bouche surprend un peu de par sa force inattendue et surtout par la sécheresse de sa finale fortement influencée par le chêne. Belle présence de miel et d’oranges, grains de céréales concassées, tourbe et terre mouillée, un peu herbeux aussi et la finale de bouche est épicée et poivrée et tracera la ligne directrice de la finale un peu courte. L’équilibre de l’ensemble est bien sauf en finale de bouche ou le whisky est trop dominé par le bois de chêne. Cela se traduit par des forte notes poivrées, sèches et épicées avec une rétro-olfaction astringente sur le bois sec. Une édition définitivement supérieure au 10 ans régulier de la distillerie mais qui n’a aussi certainement pas la prestance et l’équilibre divin du 12 ans. Mais tout de même une belle pièce de collection à ajouter à son tableau de chasse.

Patrick 86%
Un très bon whisky nous rappelant qu’Highland Park est une distillerie dans une classe à part. Complexe et punché, ça se boit bien en toutes occasions. Nez : Beau mélange de fumée, de fleurs et de miel, avec quelques petits fruits subtils. Un Highland Park très typique, au point qu’à l’aveugle, il est facile de deviner d’où vient ce scotch. Bouche : Belle fumée de tourbe épicée, avec aussi du chêne, du miel, et des notes d’orange. Savoureux et présente une belle texture huileuse. Finale : D’une longueur moyenne, boisée et épicée.

Martin 85%
Beau Highland Park doré, avec une touche de xérès rosé. Nez: Tourbe herbeuse et bruyère à la HP, bardée de raisins. de cuir et de xérès. Miel et terre humide. Bouche: Miel sucré, raisins et bois sec. Un peu de cuir et de tourbe. Les épices viennent faire le party vers la fin. Finale: Relativement longue, elle nous tient avec de fortes notes d’épices et de vanille. Le sherry devient ici un peu plus ranci malheureusement. Équilibre: Belle rondeur, comme la plupart des HP, mais sa finale vient nous décevoir un peu trop à mon avis.

Old Pulteney Vintage 1989

46% alc./vol.
Embouteillé en 2015. Fût légèrement tourbé.

André 92%
Wow… Ananas, miel, poires, pommes vertes, vanille, oranges, fin drap de soie tissé de saveurs maritimes, discret salin et fumée provenant de la cheminée d’un chalutier pêchant dans la mer. Notes citriques provenant des agrumes et du citron. Hallucinante texture crémeuse en bouche, de la vraie soie liquide. Approche feutrée en bouche, vraiment sexy ; saveurs de fruits tropicaux, d’ananas et de poires passées à la poêle et fumées, miel chaud, oranges, vanille. Légère acidité maritime en finale de bouche mais une texture amoureuse, des saveurs savoureuses et variées. Du grand Pulteney, typique et singulier.

Patrick 92%
Un excellent Old Pulteney, nous présentant ce que la distillerie sait faire de meilleur. Nez : Épices, pommes mûres et sucrées, miel, vanille et agrumes. Du sucre réchauffé vient compléter le tout. Bocuhe : Bel ensemble salé, avec du bois brûlé, du citron, du caramel, de la noix de coco, de l’orange et du cuir. Finale : Longue, salée et avec une bonne dose de cuir.

Dalwhinnie 25 ans 1989

48.8% alc./vol.
Embouteillé en 2015. Bouteille #5290 de 5616.

André 92%
Champs d’herbe, poires, fruits tropicaux, céréales maltées, nez frais et textural, touche citronnée. La bouche est grasse et huileuse, la pomme poire, avec une superbe texture et des saveurs de bloc de cire d’abeilles rempli de miel frais, d’oranges ainsi qu’une touche d’épices, de cannelle et de gingembre, de vanille et de crème brûlée. La finale est douce et longue mais hyper contrôlée, saveurs fraiches et fruitées avec un touche d’épices. Étant la situé la plus haute en altitude, ce whisky est frais et naturel, rafraichissant. Il représente tellement bien sa localisation d’origine et les 25 ans passés tranquillement dans les fûts.

Patrick 90%
Un superbe whisky, qui nous fait réaliser à quel point il est dommage qu’il y ait si peu de version des scotchs de cette distillerie… Ou qu’ils soient à un prix ridicule comme le présent flacon. Nez : La complexité incroyable de Dalwhinnie, avec des notes de fumée de charbon, des fruits tropicaux, du malt, du poivre, du miel et quelques herbes. Bouche : Wow, c’est ici que ça se passe! Fumée, bois brûlé, fruits, miel, une tonne d’épices et du poivre, le tout délivré avec une intensité incroyable. Finale : Longue, savoureuse et fumée.

Ledaig 17 ans 1998

56.5% alc./vol.
Sherry Butt Cask #35, 540 bouteilles.

André 78%
Tourbe terreuse enveloppée de sherry hyper fruité et bien épicé. Pâte de fruits, gâteau de Noël, tourbe organique bizarre, caramel, cerises et framboises. La bouche est moelleuse avec une légère sensation de terre mouillée en arrivée de bouche, que la vague de fruits enveloppe comme elle le peut… mais il y a quelque chose qui cloche avec le sherry cask. Beaucoup de poivre noir moulu et de sel de mer, de tourbe, de chocolat noir, oranges. Punch d’épices aussi. C’est débalancé et maladroit comme présentation. La finale est longue, mais pas nécessairement pour les bonnes raisons ; toutes les saveurs les plus pointues masquent presque complétement le sherry et les fruits tendres. Le whisky est trop franc et tranché, j’ai aussi un doute sur la qualité du fût de sherry, ou du mélange avec la tourbe particulièrement herbeuse de Ledaig que j’ai rarement aimé.

Inchmurrin 21 ans

46% alc./vol.

André 83%
Superbe nez, tout en douceur ; Honey Comb, miel, poires, vanille, oranges, fond d’agrumes, bananes. Soupçon d’épices éventées et ayant perdu de leur force. Ode au bourbon cask. La bouche est douce au départ, sur les fruits tropicaux et le melon au miel, les céréales Honey Comb, la vanille fraiche nappant des poires coupées en cube, tranches d’ananas. Les saveurs sont superbes mais il manque un p’tit hook pour ficeler le tout correctement. La finale est rehaussée de gingembre sans pour autant cacher les autres saveurs beaucoup plus douces.

Deanston 18 ans

46.3% alc./vol.
First fill bourbon cask finish.

André 83%
Nez d’une douceur superbe et agréable, très estival. Le champ de céréales au soleil, le miel bien chaud, le caramel, le toffee que nuance de belles pointes de gingembre un peu effrontées. Peut-être un peu trop conservateur au nez et peut-être plus un travail de nuances de saveurs du même acabit que des différences au niveaux de la palette aromatique. La bouche offre une surprise de taille avec son lot d’épices et de poivre. Je dois avouer que j’aurais plus misé sur le fût de chêne européen qu’un bourbon cask avec toute cette livraison épicée. La bouche confirme les saveurs du nez, mais dévoile aussi quelques notes fruitées de type fruits rouges et raisins secs, ce qui est encore une fois étrange pour ce type de fûts mais qui ne peut aussi renier ses origines avec ses notes de caramel et de miel. La finale livre des notes d’oranges et de céréales au miel, saupoudré de gingembre râpé et de poivre noir concassé. Les notes d’épices permettent au whisky de s’accrocher en bouche mais casse un peu le rythme lent et langoureux du caramel et du miel.

Patrick 82%
Un whisky typique des Highlands, mais pas si typique que ça d’un scotch de 18 ans : Vous êtes en droit de vous attendre à plus que ça! Bref, voici ce qui semble être un bon whisky lorsqu’utilisé comme base d’un blend car en single malt, il est plutôt sans grand intérêt. Nez : Chêne, vanille, miel avec une touche de gingembre. Léger et simple. Bouche : Une vraie planche de chêne liquide, avec une belle dose d’épices à steak, de gingembre et une subtile note poivrée et de discrets agrumes. Finale : Un peu courte, boisée et épicée.

Glengoyne Cask Strength Batch 03

58.2% alc./vol.
Vieilli en fûts de Xérès Oloroso et bien-sûr brut de fût.

André 76%
Muet avec quelques soupirs fruités. Raisins secs nappant des céréales au miel ainsi qu’une copieuse dose de vanille. La bouche est acérée et sulphureuse, problème avec le fût de sherry… caramel bien goulu, avant que n’apparaissent la tornade d’épices et de poivre. On oublie bien rapidement les notes fruitées qui se noient dans le sulphure du sherry qui a tourné et les épices tranchantes, le gingembre particulièrement. Quelques pauvres petits fruits sauvages, de sherry et de raisins secs en finale, très pointue et débalancée. Un Glengoyne dénaturé avec mauvais goût et maladresse.

Patrick 92%
Le meilleur Glengoyne que j’aie bu à ce jour, un sublime whisky pur, savoureux et délicieux. J’en veux encore un verre svp! Nez : Nez beaucoup plus fruité que le souvenir que je garde des scotchs moyens de cette distillerie. Un beau panier de fruits avec des pommes, des poires, des fruits des champs, le tout posé sur une table en chêne qu’on viendrait tout juste de sabler. Et aussi une goutte de vanille. Bouche : Très savoureux, toujours le panier de fruits, mais les épices du chêne brûlé sont plus présentes ici, ainsi que la vanille. On détecte aussi une subtile note de caramel. La texture en bouche est vraiment trippante. Finale : Longue, savoureuse et donne surtout le goût de s’en servir un autre verre.