Glen Deveron 10 ans 1990

43% alc./vol.
MacDuff Distillery.

André 78%
Grains d’orge et bananes vertes pas mûres, un peu d’herbe ou de foin mouillé peut-être. Belle texture en bouche; oranges et zeste de citron, un peu d’épices, principalement la cannelle. Très sec en bouche… le grain, le bois ou les épices, on ne saurait trop dire, peut-être même le jumelage des trois. Les épices prennent de la force en finale, ce qui fait taire les autre arômes, précipitant la tombée de l’évolution (déjà pauvre) des divers éléments dans une finale monochrome, sèche et poivrée.

RV 83.5%
Au cœur de prolifique Speyside, anonyme en milieu de parade, vaut mieux attendre qu’il enlève son déguisement. De l’ouverture de sherry et de grain beaucoup trop mûr, l’arrivée est très aqueuse, froide, de caramel foncé un peu trop habillé. Mais d’une bouche très ronde, on avait gardé du merveilleux trèfle pour la finale habile. Inaperçu mais efficace.

Deerstalker 12 ans

46% alc./vol.

RV 77%
Sent le poil de mouton, la terre et l’humus. Bizarre. En bouche : Rien, malt, rien, rien, rien, rien, sherry, rien.

Patrick 77%
Malt sans grande personnalité, mais pas mauvais. Malt, miel, plutôt doux. Un whisky pour mononcles.

Deerstalker 10 ans

46% alc./vol.

André 75%
Aussi ordinaire que monsieur tout le monde, le genre de scotch qui se fonds dans la masse et qui passe inaperçu. S’il est peut-être apte à se révéler tel quelqu’un à son ami(e), celui-ci ne m’a jamais voulu dans sa gang… une amitié qui n’a jamais (heureusement peut-être) aboutie. Bon débarras !

Deanston 12 ans (ancien embouteillage)

40% alc./vol.
Highlands, 1966. Les bâtiments datent de la fin du XVIIIème siècle, lorsque Deanston était une filature de coton ; ils furent conçus par Richard Arkwright, capitaine d’industrie ambitieux et personnage plutôt controversé parmi le monde ouvrier, à l’aube de la révolution industrielle. En 1966, les locaux furent rénovés et transformés pour devenir la distillerie ; on considérait que les besoins en eau des deux activités étaient sensiblement les mêmes, de plus la température et l’humidité constantes des caves voûtées permirent aisément leur reconversion en chais. Achetée par Invergordon Distillers en 1972, Deanston fut mise en sommeil une décennie plus tard. Sa réouverture intervint en 1990, lors de son rachat par l’actuel propriétaire : Burn Stewart Distillers. La distillerie possède 2 paires de larges alambics en forme d’oignon, effilés dans leur partie supérieure ce qui confère au whisky sa légèreté. Des turbines mues par le courant de la rivière fournissent l’électricité à l’entreprise.

André 77%
Des fois vaut mieux rien dire…

RV 79%
Sent l’orge, le citron, manque de profondeur au nez. Au goût, citron. Scotch de débutant. Nutty. Léger.

Patrick 74%
Nez: Graines de lin, citron, orge, léger sherry. Léger tout court. Plutôt ordinaire, en tout cas. Pas agréable pantoute en fait. Goût: Sherry poussiéreux. Sec. Meilleur toutefois que le nez laisse deviner. Global: Ouch! Je ne mettrais pas mon nom là-dessus à leur place! Laisse un arrière goût de poussière en bouche.

Dalmore Black Pearl 12 ans 1992

40% alc./vol.
Vieilli dans d’ex-fûts de vin de Madeire Malmsey. Ce whisky ne nous a pas laissé indifférent, voici en lieu et place des notes de dégustation le dialogue qui a eu lieu de lorsque nous l’avons essayé:

RV: Repoussant, il sent le Gold Bond (poudre pour les pieds, ndlr). Il sent les vieux bas.
André: Moi je trouve qu’il sent plutôt bon!
RV: !!!???
André: Il sent frais, citronné…
RV: Pas du tout! Il sent le vieux fromage! Au goût, il est herbeux? Dégueulasse!
Patrick: Sent le sherry, le malt, le raisin. Bof…
André: A la première approche, il est fruité: fraise et framboises, suivi par un goût désagréable. Raisin. Très fruité. Le nez ne prédispose pas à ce que l’on goûte. Le nez est rébarbatif. Petit fumé à la fin. Chocolat noir aussi. Amer à la fin.
Patrick: Sec, fumé à la fin. Je suis d’accord avec le chocolat hyper amer, genre un gros pourcentage de cacao! Il y a vraiment un gros écart entre nez et le goût. La finale ne reste pas en bouche.
RV: Oui!
André: Comme une amie moderne. Elle vient puis elle s’en va. Ne se distingue pas. (…) Très sherry à la fin, chocolat… C’est vrai qu’il y a un petit fromage qui pue dans l’après goût.
Patrick: Oui, un St-Paulin, quand même doux, molletonné…

André 79%
RV 75%
Patrick 78%

Et vu qu’il ne fait jamais comme les autres…

Martin 80%
Un beau lingot bien affirmé. Nez: Le verre est loin sur la table et déjà le miel nous atteint. Céréales, vanille et fleurs. Légère fumée, accompagnée de fruits rouges et de raisins. Honnête. Bouche: Fraises et cassonade, vanille et chêne, épices et miel. Petit cuir rançi vers la fin. Finale: On se laisse en longueur sur du cacao, des fruits, du xérès et une planche de chêne un peu moisie. Équilibre: Le nez nous laissait un peu indifférent, au goût un peu d’espoir revient mais on se fait prestement ramener sur terre avec une finale décevante et inégale. Comme quoi les finitions particulières ne vont pas à tous les malts.

Old Malt Cask Aberfeldy 14 ans

50% alc./vol.
Distillé en juin 1994, embouteillé en mars 2003, tirage de 338 bouteilles.

André 83%
Fortement sucré et subtilement salé. Plus vanillé en bouche ou le sucre est toujours aussi présent mais s’accompagne d’un brin d’épices. Le sucre se change en toffee en finale ainsi que du miel floral. Le taux d’alcool n’est pratiquement pas détectable tellement il se présente de manière douce et posée. Le genre de whisky plaisant sans pour autant que l’on soit capable de dire précisément pourquoi.

RV 87.5%
Une large palette de parfums floralement distribuée et peu agressive qui met à l’aise. En bouche, le sucre explose en compagnie du grain vert lui aussi bien doux. L’expérience est conclue par le retour du parfum floral qu’habituellement je trouverais trop fortement austère, mais qui dans cette recette fonctionne à merveilleuse. Un parfum excessivement doux, or comme j’ai toujours eut horreur d’avoir à traverser le nuage du rayon cosmétique chez La Baie…

Connoisseurs Choice Gordon & MacPhail Aberfeldy 1991

43% alc./vol.
Distillé en juin 1991 – embouteillé en octobre 2011, à partir de fûts de xérès.

André 80%
Compote de fruits, banane, vanille, yaourt. Dommage qu’il soit si insipide et volatile en bouche et que toute ces belles arômes soient effacées par le malt enrobé de vanille qui est somme toute la seule chose qu’il nous offre. La finale est une lente pente descendante, une sorte d’agonie pour ce whisky qui au départ avait un nez intéressant.

RV 79%
Passer au suivant, pas dans le sens généreux de l’expression. En se forçant vraiment un peu de fraise au nez qui disparaissent en bouche. Le grain (un mélange de Cheerios et de Fruit Loops défraîchi) et le plomb termine l’expérience ordinaire et court. Conclu par un arrière-goût aigre-moisie, ce whisky n’est pas ordinaire; il est très ordinaire.

Patrick 82%
Étrange mélange de compote de fruits et de pain moisi. En bouche, de douces céréales huileuses et chaleureuses, aromatisées avec une goutte de vanille. La finale, relativement courte, prolonge la sensation du goût de façon assez agréable. Un bel ensemble, que j’aurais aimé voir embouteillé au bon taux d’alcool.

Aberfeldy 21 ans

40% alc./vol.

André 90.5%
On ne renversera pas la planète whisky avec ce nez construit d’éléments prudents et connus – miel, amandes, noix, les oranges chocolatées, les céréales maltées – mais l’ensemble a le mérite d’être bien ficelé et de faire preuve d’un équilibre certain. La bouche est douce et bien balancée; le miel encore, la vanille, le zeste d’orange sera plus prédominent à mesure que l’alcool s’évaporera et se mélangera a perfection avec les accents fruités apportés par le fût de xérès. Je lui trouve beaucoup de ressemblances avec certains Balvenie – le sherry en addition – les saveurs de grains de céréales, le miel et la vanille appuyés d’un soupir d’épices… La finale est un peu molle mais fait encore preuve d’équilibre autant dans sa présentation que dans son évolution, le sherry mélangé d’orange est superbe et ceux-ci mourront dans des draps de miel et de vanille. Un superbe whisky, qui demeure dans les sentiers connus et vendu à un prix raisonnable.

Patrick 88%
Nez : Oranges sanguines, amandes et hickory. Bouche : Noix et chêne, vanille sucrée et marmelade de fruits. Finale : Marquée par la marmelade et la vanille mais malheureusement trop courte. Balance : Sublime complexité, quel whisky! Mais pourquoi avoir laissé les comptables décider du taux d’alcool. À 46, voire 43%, ce whisky serait absolument exceptionnel.

Martin 89%
Très riche et bien doré. Nez: Caramel lourdement malté. Noix et oranges. L’influence du bois est marquée, mais sans trop vouloir prendre toute la place. Bouche: Miel sucré et juteux, beau poids en bouche, marmelade un peu amère, fruits et délicieux toffee. Raisins. Doux et suave, malgré qu’on voudrait un tout petit peu plus de personnalité. Finale: Assez courte sur de fortes notes de vanille et de chêne grillé. Équilibre: Un excellent nez, mais la tranquilité du reste de l’expérience fait patate. Donnez-nous un peu plus de teneur en alcool. Avec un nez et un énoncé d’âge pareil, je m’attends à plus de cette distillerie.

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