Noah’s Mill Small Batch Bourbon

57.15% alc./vol.
Batch QBC #15-92. Assemblage sélectionné parmi une vingtaine de fûts (small batch) qui ont vieillis entre 4 et 20 ans provenant de diverses petites distilleries artisanales. Il est embouteillé par la distillerie Willett à Bardstown (Kentucky Bourbon Distillers).

André 94%
Some kind of monster… Fruits secs, caramel collant, toffee. Le nez est liquoreux et hyper fruité, quelques épices bien douces. Pâte de fruits, coffee beans dans le chocolat noir. La texture en bouche est hallucinante, c’est goulu, rond, amoureux, compact, entier. Les saveurs en bouche sont les même qu’au nez mais le miel, la réglisse et le sucre brun s’additionnent à l’ensemble. Encore une fois, la texture est juste …wow.. Gâteau aux fruits, poivre, bananes, réglisse, chocolat noir sur une sensation légèrement astringente et une texture cireuse. La finale est moyennement longue, fruitée, oranges, sensation cireuse et sucrée à la vanille, au miel. J’adore!

Patrick 91%
Tout comme pour la bouffe de la belle-mère, la meilleure preuve qu’on aime un whisky est d’en réclamer une seconde portion sitôt la première finie! Si j’en veux encore, belle-maman? Laissez-moi la bouteille ici à côté de moi, ça va être plus simple! Nez : Succulent parfum d’épices fruités, chaleureux, légèrement sucrés et vanillés. Après quelques minutes à respirer, on sent aussi le bois brûlé. Bouche : Wow! Pour ceux qui aiment les desserts épicés : Sucre brûlant, épices BBQ, fruits chaleureux et bois brûlé. Bref, tout ce que j’attends d’un whiskey américain! Finale : Longue, chaleureuse, épicée et marquée par le bois brûlé.

Martin 92%
Nez: Caramel maison, écorce d’orange, noix grillées, sucre confit avec une pointe de tabac aromatisé. Bouche: Texture incroyable, dense et tendue, sur le toffee, la cannelle, le mûrier sec, le malt toasté et un vent de noix grillées. Finale: Longue à souhait, boisée, sèche, avec des relents de sel marin et d’épices de boulangerie. Équilibre: Un dram ambitieux et riche, à la fois classique et puissant. Un bourbon qui séduira les connaisseurs à la recherche de profondeur et de caractère. Allez, je m’en sers un autre…

Templeton Rye Small Batch

40% alc./vol.
Mashbill: 95% rye 5% barley. Fabriqué selon la recette utilisée pendant la prohibition, ce rye est une légende. Whiskey préféré d’Al Capone, on raconte que des bouteilles ont été retrouvés dans la prison d’Alcatraz. En fait, ce whisky est une réplique sans fondement, la recette est inventée, le liquide est distillé par MGP, embouteillé en Iowa et aromatisé avec de la saveur artificielle. Templeton Rye Spirits a même perdu un recours collectif mettant en doute le labeling douteux et la publicité mensongère entourant son produit.

André 81%
Nez attrayant, typique et sans trop de fla-fla. Pommes rouges, cannelle, un peu d’épices du rye cireuses, oranges, réglisse rouge, clou de girofle. En bouche, l’approche du whisky est douce et cireuse, très rye whisky dans le style et la livraison. Avec les gorgées, les épices du rye (clou de girofle, cannelle) gagnent en importance et combattent avec de fortes nuées d’oranges mûres et de réglisse rouge. Jusqu’ici, le whisky est agréable et facile à apprécier mais aucunement innovateur ou singulier. La finale est douce, poivrée, la cannelle et le clou de girofle poursuivent leur signature. Petite sensation cireuse et poreuse en finale de bouche, encore la réglisse rouge et la pomme vendue à Expo-Québec et dans les fêtes foraines. Malgré la polémique entourant le produit, force d’avouer que ce whisky est simple et se savoure sans prétention.

Patrick 87%
Un whisky complexe et bien balancé qui saura réjouir l’amateur de rye. Assez surprenant aussi, présentant un nez plutôt frais, contrastant avec un goût des plus chaleureux. Nez : Parfum floral avec des notes de céréales et de sciure de bois. L’ensemble est frais et légèrement sucré. Bouche : Sève de bois, jus de fleurs et chêne brûlé, l’ensemble étant très chaleureux. Aussi, quelques agrumes et une touche de fruits rouges subtils. Finale : D’une longueur moyenne et complexe.

Martin 83%
Nez: Seigle savonneux, vanille légère, miel clair avec une touche de céréales grillées. Bouche: Texture souple, sur le caramel doré, la gomme balloune, le pain de seigle, un brin de cannelle et une note florale assez discrète. Finale: Courte à moyenne, maltée, légèrement sèche, avec un retour doux de bois sec. Équilibre: Un dram honnête et facile à boire, idéal pour la mixologie ou une dégustation simple, mais il manque de profondeur pour séduire les amateurs de rye riche et complexe.

Booker’s « Booker’s Bluegrass » Batch #2016-01E

63.85% alc./vol.

André 87.5%
Effectivement pas le meilleur Booker’s de la série mais encore une fois cet embouteillage démontre comment ce bourbon déclasse la plupart de ses colistiers. Le nez est fruité et épicé mais avec beaucoup d’influences du fût carbonisé, la réglisse rouge et noire, poivre et toute-épice. La bouche est musclée, gomme Dentyne, fruits sauvages, éclisses de bois, poivre moulu et toute-épice. Après 10 minutes passées dans le verre à s’aérer, sensation cireuse au nez, ça me rappelle la texture des enrobages rouges de fromages Babybel, puis montée du caramel brûlé et de la vanille et du sucre tiré du maïs. La finale est longue mais tranchante, épicée et poivrée. Un Booker’s un peu trop porté sur le bois mais agréable à savourer.

Patrick 89%
Super bourbon, complexe et intense comme on aime nos Booker’s! J’ai toutefois déjà vu mieux comme balance pour un Booker’s, mais ça demeure tout de même largement au dessus de la moyenne des bourbons. Bref, je suis bien content de l’avoir acheté, il va être parfait sur le patio durant les chaudes soirées d’été. Nez : Parfum des plus sucrés, jus de fruits, un peu de bois brûlé et épices. Bouche : Bois brûlé, épices intenses, cerise brûlante, poivre et surtout, encore le bois brûlé. Finale : Longue et savoureuse, bois brûlé et touche de poivre.

Old Overholt 4 ans Straight Rye Whiskey

40% alc./vol.
Rye whiskey produit à Jim Beam Distillery, Clermont, Kentucky

André 82%
Gingembre, cannelle et clou de girofle au nez, fruits rouges et odeurs typiques du rye. Belle douceur apportée par le taux d’alcool à 40% et probablement une bonne part de maïs. Le nez demande un peu de temps pour s’ouvrir et celui-ci est plutôt neutre en approche. La bouche est un peu diffuse (je suis un peu déçu) mais les saveurs sont au rendez-vous ; ça goûte les petits bonbons rouges en forme de cœur, poivré savamment, épices diverses, pommes rouges, un brin de vanille et brûlé. La texture est vraiment pauvre et laisse pratiquement aucune longueur en bouche. C’est dommage car les belles saveurs auraient mérité un canevas de meilleure qualité. C’est comme si on avait peint un tableau de Salvador Dali sur une boite en carton. En respirant, le whisky offre par contre de superbes saveurs de chocolat poivré. Finale courte et astringente, un peu sèche, poivrée et épicée. Pour 13$us, ça meuble bien une soirée.

Patrick 78%
Décevant, un whiskey beaucoup trop dilué qui semblait toutefois bien prometteur au nez. A boire uniquement s’il n’y a pas d’autre choix. Nez : Panier de fruits (avec vraiment plein de fruits différents), épices et vanille. Bouche : Autant le nez me semblait riche, qu’en bouche on retrouve en fait un whiskey malheureusement beaucoup trop dilué. Dommage. Bref, eau, épices, eau, chêne, eau, un peu de fruits et eau. Finale : Courte, eau, épices et eau.

Martin 82.5%
Nez: Beau vent reconnaissable de rye whisky. Vanille, fruits rouges, avec une touche d’aneth ou de fenouil. Bouche: Texture lourde et aqueuse à la fois. Légères épices du seigle, sucre et cannelle. Vanille et réglisse noire. Finale: Rye et réglisse, épices et vanille. Pas extraordinaire, un peu maladroit sans être trop déplaisant. Équilibre: Rudimentaire, mais si j’habitais aux States, pour le prix, je tomberais en bas de ma chaise.

Mortlach 75 ans 1939

44.4% alc./vol.
Je dois dire que je me sens très privilégié de pouvoir savourer et analyser ce whisky. À 50,000$ la bouteille, ce n’est pas le genre de bouteille que je peux seulement même penser me payer. En tant qu’évaluateur, j’ai accès à nombre d’échantillons provenant de contacts et de passionnés qui, tout comme moi, partagent et échangent des samples de ce précieux alcool. J’ai en plus ici la conjonction de deux passions ; celles du whisky et de l’histoire, la 2eme guerre mondiale plus particulièrement. D’avoir à évaluer un whisky distillé au début de qui serait un des plus grands conflits du XXeme siècle est un événement en soi, surtout quand on sait que la quasi-totalité de la production de whisky Écossais serait stoppée afin d’aider à l’effort de guerre. Je me lance donc dans l’évaluation de ce whisky emblématique avec une grosse part d’admiration, de respect mais aussi un fond de peur. Avec un échantillon de 15ml, je n’ai pas droit à un deuxième essai… Alors d’avoir ce whisky dans mon verre, de penser qu’il y a des gens qui l’on distillé en 1939 en Écosse et que moi, aujourd’hui, je suis à évaluer ce whisky par une chaude journée d’été frôlant les 30 degrés bien assis sous la pergola de ma maison de Québec, me tire presque quelques larmes.

André 94%
Pour un whisky, de passer 75 ans dans un fût sans se faire assimiler par les saveurs du fût lui-même, c’est comme un vieux couple qui après 50 ans de mariage n’ont seulement tirés le meilleur de leurs partenaires sans chacun perdre sa personnalité. Nez délicat mais avec passablement de caractère, les notes de sherry sont sans ambiguïté ; raisins secs, gâteau aux fruits, prunes, confiture de fruits. Bonnes effluves boisées, mais le sherry domine le bois et je dois avouer que j’avais quelques craintes sur l’équilibre général après 75 ans dans le fût. Oranges sanguines, épices douces, un peu comme les bâtons d’ensens qui brûlent dans les vieilles églises. En bouche, l’approche est fruitée sur le xérès, encore ce mélange de fruits secs, de prunes, gâteau aux fruits, pâte de fruits séchés, vieille ceinture de cuir mouillée. Le whisky change passablement en bouche après 5-10 minutes après l’avoir avalé, il laisse une sensation sèche, poussiéreuse, on dirait du sherry en poudre. La finale est hyper longue et fruitée avec passion, les épices rehaussent un peu la tranquillité noble du whisky. Avoir été dégusté à l’aveugle je n’aurais probablement pas donné la même note à ce whisky. Mais comme déguster un whisky est étroitement lié avec l’expérience que l’on en retient, je ne peux pas m’empêcher d’y ajouter quelques points supplémentaires pour le souvenir que j’en garderai. Merci Johanne pour l’échantillon.

Jefferson’s Reserve Groth Reserve Cask Finish

45.1% alc./vol.
Affiné en fût de chêne Français ayant préalablement servi au vieillissement de vin Cabarnet Sauvignon Groth de la vallée de Napa.

André 88.5%
Nez singulier, hyper challengeant. Douceur du blé, sucré du maïs, fruité du Carbarnet, épices du chêne… c’est la totale. Belle gamme de nuances de caramel, de toffee. La bouche elle aussi étonne aussi et nous amène dans des sentier méconnus. Texture vraiment moelleuse et douce, l’épine dorsale de Jefferson’s est bien là, puis les épices et les fruits rouges, les cerises, la sauce à fondue bourguignonne, le chêne, s’installent progressivement. Les saveurs les plus douces servent d’édredon aux épices du fût et du rye qui sont plus relevées. J’adore l’intégration du cask finish avec les saveurs moelleuses qui me rappellent le blé, surtout le fait que la cask finish ne masque pas trop les autres saveurs. Mélange de cannelle, gingembre, sucre, vanille et caramel-toffee avec une finale ou le rye et la cannelle sont plus puissants. J’adore le mélange de saveurs et la singularité de l’ensemble. Belle présentation, soucis du détails et présentation inusuelle. Bon voyage au pays des saveurs!

Patrick 79%
J’adore le cabernet sauvignon, mais on y a été un peu fort ici. Le vin camoufle en effet la complexité du whisky et en vient presque à nous lever le cœur par son intensité. Dommage, c’était prometteur comme concept. La prochaine batch sera peut être mieux? Faites-moi signe si c’est le cas! Nez : Pas de surprise, le nez est marqué par un vin chaleureux et épicé. Quelques clous de girofle, du chêne brûlé, de la vanille et une note de feuillue viennent compléter le tout. Bouche : L’arrivée en bouche nous fait presque penser à un brandy! Ensuite, les épices et le chêne brûlé nous rappellent qu’il s’agit tout de même d’un whisky américain. Finale : Longue et chaleureuse, marquée par les notes du vin.

Martin 89%
Nez: Vanille, maïs de Neuville sucré, vin rouge et ses tannins. Chêne, fruits rouges, caramel, raisins secs et épices. Un amalgame auquel on est plus ou moins habitués, mais un hyper nuancé et vraiment séduisant. Bouche: Cerises, fraises et framboises, épices, vanille, caramel, cannelle, maïs et bois carbonisé. Une bonne douche poivrée s’abat sur le tout. Finale: Caramel, seigle frais, crème, bois et épices pour nous faire un beau portrait. Les tannins du Cab-Sauv nous bouclent le tout. Équilibre: Un beau whiskey bien construit, le caractère parfois austère du bourbon adouci par le profil suave et affirmé à la fois du cépage de ce Groth. Je suis converti.

BenRiach 16 ans 1992-2008 Pedro Ximenez Single Cask

53.9% alc./vol.
Hogshead Cask #5612, Bottled 08/2012, bottle 113 of 287

André 93.5%
Gâteau forêt noire… c’est ça… ce mélange de gâteau au chocolat, de cerises noires, de chocolat noir, la confiture de fruits rouges, raisins rouges séchés. On ressent rapidement au nez l’onctuosité de liquide, presque sirupeux et collant, l’opulence des arômes est désarmante, on fait dans le kitch raffiné pas subtil niveau intensité. Wowwwwwwwwww…. Quelle texture… Unique, vraiment. Sirupeux et hyper collant sur les parois de la bouche. Saveurs de cannelle, de gingembre, de poivre, les cerises noires, raisins séchés, chocolat noir, confiture de fruits. Finale lente et goulue, très texturée, beaucoup de fruits rouges, poivre, cannelle. Superbe!.

Creative Whisky Company Bowmore 13 ans

55.6% alc./vol.
324 bouteilles, distillé le 12 mars 2002. Édition pour le 10 anniversaire de l’embouteilleur.

André 94%
Ce Bowmore sans l’artifice du sherry, c’est comme de constater que Gisèle Brundchen est encore plus belle le matin sans maquillage que dans les magazines de mode. Un Bowmore tout à fait dans le style de la distillerie avec sa pléiade de saveurs fumées et tourbées, ces nuances de vanille, des saveurs d’agrume goulues, poire, ananas, sel de mer, goudron, saveurs médicinales habituelles. Je lui trouve beaucoup de ressemblances avec les dernières éditions Tempest, ce mélange de saveurs maritimes prononcées adoucies par les agrumes et les fruits exotiques. Le nez est aussi huileux, c’est bizarre à dire mais on a vraiment cette sensation d’huile à chauffage que l’on retrouvera aussi en bouche. J’ai encore ces notes d’ananas, de poires et d’agrumes qui tranchent avec les saveurs traditionnelles de tourbe, d’asphalte, d’huile à chauffage. La finale est soutenue, légère sensation de l’alcool qui picotte sur la langue. Les saveurs de la bouche s’étirent longuement laissant une sensation de galet sur la grève sur lequel le sel de mer aurait séché au soleil et les odeurs d’un feu de plage mourant dans la brume maritime du matin.

Patrick 95.5%
Le meilleur Bowmore que j’aie eu! Et on parle ici de ma distillerie favorite, alors ce n’est pas peu dire. Nez : Le superbe parfum maritime typique de Bowmore, marqué par le sel et les algues, avec une touche de fumée huileuse. Le tout est complété par une subtile note boisée ainsi qu’une goutte de vanille. Bouche : Arrivée en bouche épicée, avec un belle note de bois brûlé, le tout savouré au bord de la mer. Avec la touche de subtile de goudron, quelques savoureuses notes de vanille sucrée et une belle texture huileuse, difficile de faire mieux. Finale : Longue, huileuse, salée, marquée par le bois brûlé et une subtile note sucrée.

Martin 92.5%
Nez: Tourbe maritime attendue de Bowmore. C’est rafraichissant de voir un de ces malts avec un peu moins de sherry. Bouche: Fumé, salé et mielleux. Tourbe et citron, épices. Finale: Longue, salée et tourbée, à l’image de la distillerie. Équilibre: Embouteillage qui rappelle les premières éditions du Tempest et fûts de bourbon. Comme quoi il est parfois bon de sortir de sa zone de confort.

Orphan Barrel Release #05 • The Gifted Horse

57.5% alc./vol.
Bouteille #31486. Mélange provenant de MGP et de Heaven Hill; 38.5% 17 yr Bourbon (Heaven Hill), 51% 4 yr Bourbon (MGP) et 10.5% 4 yr Corn Whiskey (MGP).

André 85.5%
Grains de maïs sucrés, fruits sauvages rouges, caramel brûlé, cire, rye épicé. Y’a une belle quiétude des vieux whiskies vénérables avec une fougue retenue en arrière-plan. Sécheresse épicée en toile de fond aussi et beaucoup de saveurs et de sensations du bois de chêne sec. La bouche est à la fois fruitée et sucrée avec une sensation épicée et sèche. Belle grosse pomme rouge cireuse trempée dans les épices dont la cannelle, le clou de girofle et une bonne dose de poivre noir moulu et de chêne. Personnellement je trouve le whisky un peu débalancé dans l’ensemble. Le bon point est que le taux d’alcool est vraiment bien caché et le whisky est facile à apprécier. La finale est aussi un peu courte et donne beaucoup trop de place aux épices et aux saveurs de chêne qui assèchent la bouche. Dans les éditions que j’ai goûtées de la série Orphean Barrel, celle-ci est celle avec le moins de singularité.

Patrick 89%
Pour un whisky âgé 4 ans, le m’a fait sursauter, mais bon, la qualité du produit et un taux d’alcool honnête font en sorte que je ne peux pas trop me plaindre (mais quand même un peu). Bref, un très bon whisky, mais on paie cher l’équipe de marketing derrière le produit. Nez : Épices, fruits mûrs, grain, vanille, caramel… Bref, un parfum alléchant. Bouche : Bois brûlé intense, épices, fruits mûrs, caramel, grain. Le goût est dominé par le bois brûlé et les épices. Finale : D’une belle longueur, marquée par le bois brûlé, le caramel et les fruits mûrs.

Martin 86.5%
Nez: Maïs et vanille sont les notes prédominantes quand on met le nez au-dessus du verre. Un peu de caramel et de fruits ferment le cercle. L’alcool est sournois… Bouche: Épices, fruits, chêne et maïs. Un peu de vanille, mais on se perd rapidement dans son degré d’alcool. Finale: Un peu déséquilibrée ici, on se fait donner un uppercut rendu ici par les épices, ou devrais-je plutôt dire qu’on se fait ruer par un cheval bien amanché. Équilibre: Ça commence bien, mais j’ai la triste impression qu’au cours de l’assemblage on a un peu perdu le contrôle.

SMWS B3.3 Rocktown 2 ans

54.3% alc./vol.
« Treacle buns in a sawmill » – Distillé le 7 novembre 2012, 221 bouteilles.

André 84%
Nez fougueux et vif, on sent que le whisky est jeune et alcoolisé. Sundae aux bananes, vanille en poudre, fruits rouges, céréales sucrées, poires, amandes au miel. En bouche, le whisky est sec et sucré, mélange d’alcool relevé, de vanille et de miel. Bel équilibre troublé par quelques notes de poivre. Je trouve que les influences du bois sont un peu trop prononcées, ce qui déséquilibre légèrement le whisky. Agréables saveurs de bananes nappées de miel et de vanille, de fruits rouges. L’éventail de saveurs est limité et je suis d’avis que l’on fait le tour du whisky rapidement côté saveurs. La finale est moyenne longue, bien sucrée mais n’offre que peu de surprises au niveau des saveurs.

Patrick 90%
Je m’attendais au pire, et j’ai eu le meilleur! Impressionnant, ça regarde bien pour cette jeune distillerie. Enfin, le genre de surprise qu’on souhaite trouver plus souvent quand on explore le fabuleux monde du whisky. Nez : Pop-Tart aux framboises nappé de miel. Très sucré et appétissant. Bouche : Le new make n’est pas loin. Les Pop-Tarts laissent la place aux graines de citrouilles, à la vanille, au maïs, aux bananes et aux crêpes dans le sirop… Un vrai petit déjeuner! Finale : Longue et savoureuse, avec de belles épices et des fruits surprenants.