AnCnoc 24 ans

46% alc./vol.

André 90%
De goûter à cette expression si douce et de comparer avec les Flaughter, Rutter… wow, la versatilité de cette distillerie est étonnante ! Petit gâteau aux fruits, les fruits secs, petit côté salé très délicat, vanille du fût, miel, toffee, fines oranges et chêne pas trop extraverti. Petite astringence d’agrumes, tartelette au citron et mousse de vanille fouettée. En bouche, hyper soft avec un kick d’épices vraiment surprenant, les fruits secs et les oranges confites. Finale fruitée à souhait, gâteau aux fruits de Noël, quelques épices disparates, raisins secs. Vraiment bien, surprenant et j’adore la présentation en fût de sherry plus affirmée. Entre le 12 ans et le 24, mon cœur balance, mais pour des raisons bien différentes.

Patrick 90%
Un excellent whisky, profond, chaleureux et complexe. Le cuir est prédominant, et la vache semble avoir eu chaud pas mal, car il est plutôt salé! Nez : Caramel, cuir, vanille, le tout avec une touche de fruits mûrs et d’épices. Bouche : Arrivée épicée, boisée, fruitée et surtout succulente! Des notes d’oranges, de miel et de cuir salé viennent compléter le tout. Finale : Longue, savoureuse, s’étire sur les notes de cuir salé. 2e dégustation (2020) 89%. Un beau whisky riche, complexe et d’une belle intensité. Nez : Du caramel salé, des fruits mûrs, de la cassonade et un peu de chêne. Un parfum envoûtant! Bouche : Toujours le caramel salé (très salé en fait), de l’orange, du bois brûlé et des épices. Finale : D’une belle longueur, poivrée et boisée.

Kilchoman Madeira Cask Matured 2011/2015

50% alc./vol.
Édition limitée à 6100 bouteilles.

André 86.5%
Singulier ce parfum de tourbe sucré au vin de madère. Le whisky est très sucré et fruité, peut-être trop fortement car même la tourbe robuste peine à filtrer au travers les arômes. Nez de fruits tropicaux, d’agrumes et quelques notes citriques mêlées de vagues sucrées et tourbées. On a vraiment l’impression de découvrir une facette totalement nouvelle de la distillerie. Je disais à Anthony Will que j’avais eu semblablement le même feeling avec le Madeira Cask qu’avec le Loch Gorm, cette surprise inattendue, ce sentiment de nouveauté inhabituelle. La pleine période de maturation en fût de Madeira dénature un peu le whisky et ne plaira pas à tous. Anthony Wills a d’ailleurs été assez honnête d’ailleurs pour nous confier que ce n’était pas son expérience préférée mais que le rendu final allait contribuer à aller chercher un nouveau public et faire découvrir le Kilchoman sous un regard différent. En bouche, le whisky est doux, liquoreux et sucré, fruité presque qu’à l’excès, les poires, les noix et le sucre mielleux, les agrumes. La fumée de tourbe est latente mais sans trop se cacher quand même. L’alcool est lui aussi complètement absent en bouche et en finale, les fruits cachent beaucoup de subtilités auxquelles Kilchoman nous a habitué. La finale est sucrée, liquoreuse, fruitée (les mêmes agrumes, poires et fruits tropicaux) mélangés de fumée de tourbe un peu salée.

Patrick 85%
Un autre très bon whisky de Kilchoman, qui ont presque réussit à me faire aimer le vin de Madeire. Enfin, heureusement que Kilchoman s’en tient à une seule recette et qu’ils se contentent de jouer avec les fûts! Nez : Parfum très fruité et vineux, avec un bon fond poivré et légèrement fumé par la tourbe. Une touche de beurre vient compléter agréablement le tout. Bouche : Belle texture huileuse, riche vin rouge, poivre, beurre, note boisée et surtout, fumée de tourbe. Finale : Longue, fumée et poivrée.

Kim 95%
Ça sent le baklava, un heureux mélange de noix, eau de rose et miel, avec une fumée très légère. Wow, ils est très, très sucré et fumé en même temps, un bel équilibre. Des notes de fraises, agrumes, cornichons à l’aneth (!). Contrairement à la plupart des Kilchoman, il ne goûte pas le « petit jeune ». Un whisky à marier!

Old Pulteney Clipper « Round the World 2013/14 »

46% alc./vol.

André 89%
Fine bruine salée et saveurs découlant du fût de bourbon, vanille et couverture de miel chaud, avec un léger fond de xérès. Superbe texture en bouche, huileuse à souhait, savamment salée sans être overpowering, bonbons au miel et belle montée des épices qui s’accompagnent d’une savoureuse vague d’orange. On reconnait encore super bien les origines et les saveurs maritimes de la distillerie qui reprennent leur droit en toute finale de bouche, avec ses accents salés. Agréable mélange d’épices et d’oranges. La finale est salée, maritime, agrumes et oranges et très rafraichissante. Un bel embouteillage, représentatif mais avec de la singularité provenant de cette distillerie souvent méconnue et souvent oubliée des amateurs.

Patrick 88%
Le Clipper porte bien son nom : Tellement maritime qu’on se croirait sur le pont du bateau, à se faire fouetter le visage par les embruns. Nez : Pommes vertes dégustée sur le rivage d’une mer en furie. Touche de chêne. Bouche : Arrivée sucrée et fruitée, suivie rapidement par une vague salée et les épices du chêne. Finale : Longue et savoureuse, dominée par un savoureux sel marin.

Brora 35 ans 1978

48.6% alc./vol.
Bouteille 2744 de 2964

André 94%
Compote de fruits dans leur jus, pincée de sel marin, agrumes, défini dans la finesse et surtout très nuancé et tout en subtilité. Superbe texture en bouche, huileuse, hallucinante. Encore la salade de fruits nappée de chocolat fleur de sel fondu, petite vague d’oranges et de tourbe très douce, presque effacée. Le mélange de sel de mer et de tourbe est fin et raffiné. La finale est poivrée et fumée, touche de cannelle et de gingembre, et quelques embruns maritimes, agrumes un peu citronnés, touche d’eucalyptus et de bonbon case grippe. Qualité générale impeccable, rien d’excessif. Un travail de nuances et de tonalité. Un plaisir à décortiquer.

Oban Little Bay

43% alc./vol.

André 83%
Le hameau d’Oban avait déjà son cirque surplombant le village, le cirque a maintenant son clown, mais qui ne nous fait pas rire du tout… à 100$ la bouteille pour un NAS… ce whisky manque de panache et raffinement. Pommes caramel, miel et caramel salé, teinté de quelques épices douces et distinguées. Avec le temps les saveurs d’oranges, d’abricot et de poires. Je m’attendais à ce que le caractère maritime de la distillerie soit plus présent au nez. En bouche, l’apport des fûts de sherry est plus évident, les fruits rouges s’affirmant avec conviction; les fruits secs et le sherry un peu gêné, le sel de mer, les oranges et les pommes vertes nappées de caramel et de vanille. Les céréales sont aussi frivoles en bouche et les solides notes de gingembre soulèvent le tout un peu abruptement. La finale est courte, axée sur les fruits, l’essence de vanille et le miel que rehaussent les notes de gingembre fraichement râpé. Pour le prix demandé, je préfère débourser un 40$ supplémentaire et maximiser mon achat avec un superbe Distiller’s Edition.

Patrick 84%
Un bon whisky complexe et savoureux. Satisfaisant au niveau du goût, c’est au niveau du coût que ce « no age statement » laisse un goût amer en bouche. Nez : Complexe mélange d’arômes comportant des prunes, du miel, des pommes, du chêne, une toast de pain multigrain, de l’orange ainsi qu’un sel subtil. Bouche : tout aussi complexe avec des saveurs de pain multigrain, de prunes, d’oranges, de clou de girofle, de chêne massif et une touche de sel subtil. Finale : D’une longueur moyenne et portée par un chêne complexe.

Glengoyne 15 ans

43% alc./vol.

Patrick 80%
Un whisky ben ordinaire, mais bon, je crois qu’il s’agit de la marque de commerce de la distillerie. A 25-30$ la bouteille, ça serait une bonne valeur, mais plus que ça, c’est du vol pur et simple. Nez : Note subtile de chêne et d’orge. Caramel brûlé. Bouche : Chêne épicé, pointe de vanille et… Pas grand-chose de plus. Finale : D’une longueur moyenne, avec du caramel épicé.

Martin 85%
Nez: Assez vert et frais, avec des notes de caramel, de vanille, de fleurs blanches et de bois fruité. Bouche: Un peu fumé sur les bords, malt grillé touche de cuir, raisins secs, je ne déteste pas. Finale: À peine fumée, la finale s’étire tranquillement. Peu d’intensité, mais une longueur surprenante. Raisins, touche de sherry, pas désagréable. Équilibre: Un whisky qui atteint plusieurs belles notes affiliées à ce genre de maturation, avec une belle rondeur habituellement associée à une expression de cet âge. Mais qu’en est-il du prix?

Bunnahabhain Toiteach

46% alc./vol.
Avec le lancement du nouveau Bunnahabhain 10 ans baptisé “Toiteach” (prononcez “Totch Tchach”), c’est une vraie révolution que déclenche la distillerie d’Islay par rapport à son histoire. Car, ce nom, qui signifie “fumé” en gaélique, est en soi tout en programme. La distillerie la plus au nord de l’île s’était en effet toujours distinguée de ses consœurs par l’absence de tourbe et de notes fumées dans ses malts, opérant dans un registre malté puissant et souvent maritime, toujours remarquablement aromatique.

André 86%
Fumée de tourbe fruitée et terreuse, bizarre notes vertes végétales et de grains d’orge malté. Agrumes et citron, un brin de sel et de fût de sherry au nez aussi. En bouche, épices soutenues, fruits rouges divers tirés des fûts de sherry. Petit feeling de camphre en bouche, rafraichissant. Mélange de fruits rouges, les raisins secs et les agrumes, les feuilles vertes camphrées, tourbe terreuse maritime. La texture est un peu trop diffuse et liquide, venant d’un whisky à 46% d’alcool je m’attendais à une texture plus huileuse et amoureuse. La finale est tourbée et poivrée, plus musclée que son arrivée en bouche et le nez presque discret. Variante intéressante sur les éditions précédentes de la distillerie, l’expérience vaut le détour surtout pour le prix raisonnable demandé. Mais ce whisky ne plaira lui aussi pas à tous les amateurs réguliers de la distillerie.

Patrick 89%
Islay comme on l’aime, avec la tourbe et le sel de mer qui nous offre un beau voyage en bouteille. Nez : Belle fumée de tourbe propre avec une attirante pointe de sel sale et une note de cendres froides. Bouche : Épicé, fumé et salé, dans un gros nuage de tourbe poivrée. Note fruitée trèèèèèèès subtile. Finale : D’une belle longueur, fumée et salée.

Martin 85.5%
Paille très pâle, tout le contraire de sa sombre et opaque bouteille. Nez: Tourbe puissante, assez agréable et, je dirais, plutôt verte. Accents de tarte au citron bien sucrée avec un fond de caramel. Bouche: Tourbe et sucre brûlé, avec une certaine amertume qui sort je-ne-sais d’où. Vanille, caramel et chocolat au lait. Somme toute assez quelconque. Finale: La tourbe reste en bouche longtemps, accompagnée d’épices et d’un restant de caramel chauffé. Quelques fruits sur une planche de chêne. Équilibre: Un peated qui ne m’impressionne guère. On dirait que ça sort d’un cask finish bizarre pour lequel ce malt n’était pas du tout adapté.

Tamdhu 10 ans Sherry Matured

43% alc./vol.

André 80%
Sherry de mauvaise qualité, léger fromage et certaines odeurs que l’on pourrait presque associer aux fûts neufs, vanille et quelques épices. Le sherry est chétif et un peu malhabile. En respirant, le whisky devient de plus en plus crémeux, les fruits secs émergent, appuyé par une bonne dose de vanille et de caramel. Bon kick d’épices, texture fluide mais agréable. Raisins mauves et crescendo d’épices (gingembre et cannelle) fort soutenues, puis puissant sherry quoi que dilué. La finale est épicée et fruitée, belle pérennité mais utilisation de fût de sherry quelque peu douteux.

Patrick 90%
Un excellent whisky, rencontrant toutes les attentes pour un scotch du Speyside vieillit en fûts de xérès et vendu à ce prix. Bravo. (Définitivement, André et moi n’avons pas goûtés à la même batch!) Nez : Parfum dominé par l’arôme du xérès sucré, avec des notes de chocolat au lait, un plat de fruits mûrs et une subtile touche de chêne. Alléchant. Bouche : Un superbe xérès chaleureux, sucré et épicé tout à la fois. Toujours avec le chocolat, mais un peu plus noir qu’au nez et servi sur une planche de chêne brûlée. Finale : D’une belle longueur, s’étire sur les fruits mûrs et le chêne brûlé.

Martin 84%
Nez: Ooh, le sucre brun et le miel, la vanille et le sirop, la crème glacée au coulis de butterscotch. Xérès fruité, raisins et planche de chêne. Chocolat blanc et fruits secs. Bouche: Miel fumé, malt grillé, cannelle et gingembre, poivre noir et chêne. Vanille, cacao et raisin. Le xérès goulu s’effondre un peu ici pour faire place à des épices un peu jeunes et maladroites. Finale: D’une longueur moyenne, elle nous offre un torrent de poivre et de gingembre, qui malheureusement cache le reste de l’expérience. Équilibre: Je comprends que Tamdhu se fait un point d’honneur de ne proposer que des single malts vieillis uniquement en fûts de sherry, mais celui-ci demeure jeune et bourru pour quelque chose qui devrait être si smooth. Pourtant le nez est si invitant. Ceci étant dit, je ferais difficilement mieux. Sláinte!

Gordon & MacPhail Glen Grant 50 ans

40% alc./vol.

André 91%
Nez riche et surtout pas étouffé par les effets des 50 ans passés dans le fût de chêne. Vieux sherry poussiéreux, autant au nez qu’en bouche, les dates fraiches, la pâte de fruits, moue de café, la pomme rouge, le chocolat noir et un soupir d’épices. En bouche, le whisky affiche une force surprenante pour son âge presque gériatrique et mon maigre taux d’alcool. On est à même de ressentir avec plus de puissance l’effet du fût de sherry, le boisé est plus prédominent sans trop envahir les saveurs posées et douces qui s’évaporent du verre. Toujours le sherry vieillot, les dattes et le chocolat noir, une petite sensation rêche, vague de fruits secs mélangés et de chocolat noir affublé de quelques sournoises teintes épicées. La sensation du whisky se concentre complètement en fond de bouche, confirmant son âge vénérable. Les saveurs du whisky s’étirent presque avec indécence en bouche, mais les saveurs goûtées ne font que se prolonger sans fin. Très porté sur le sherry et le bois de chêne gorgé de sherry fruité un peu austère, le chocolat noir. Une expérience en soi qu’il est difficile de séparer de l’expérience de la dégustation elle-même. Toute la notion historique du whisky biaise peut-être un peu l’évaluation mais au final, difficile de séparer l’émotion de la notion froide d’évaluer un whisky. J’espère que j’en serai pardonné.

Bowmore 10 ans Tempest Batch #6

54.9% alc./vol.

André 93%
Blast d’oranges et de nectarines, de fruits tropicaux, une pincée de citron et de sel maritime discret. La tourbe est enrobée, présente mais pas du style mononcle qui monopolise la soirée. On peut ressentir les origines maritimes du whisky, le sel de mer et les agrumes, la tourbe un peu crasseuse, léger citronné un peu acide. Wow, superbe équilibre, typiquement Bowmore. Texture crémeuse en arrivée de bouche, pelletée de nectarines fraiches, hallucinant… ananas, vanille. En respirant, la noix de coco et l’ananas… agrumes, oranges. L’alcool est complètement absent du nez et de la bouche, très dangereux comme whisky. Finale salée-poivrée, tourbe mélangée d’agrumes et encore ces saveurs d’oranges & de nectarines, les ananas et la noix de coco salée. Rétro-olfaction de tourbe et de sel marin. Superbe, superbe, superbe!

Patrick 89%
Sans être un classique, ça demeure un très bon Bowmore, ce qui est donc largement au dessus de la moyenne. En fait, il est meilleur de gorgée en gorgée. Nez : Noix de coco, fruits tropicaux et évidemment tout ce que l’océan peut offrir comme saveurs. Bouche : Sel de mer, algues, fruits tropicaux dont la mandarine et les ananas. L’ensemble est frais et intense. Finale : D’une belle longueur et délicieuse, marquée par le sel.

Martin 91.5%
Nez: Sucre en poudre, citron, agrumes, vanille et fruits tropicaux, malt grillé. La tourbe y est bel et bien, mais fait preuve de discretion. Bouche: Incroyablement crémeux, tourbe, vanille, cacao, citron et autres agrumes. Crème fraiche, épices et sel marin. Finale: Chaude et réconfortante. Notes de bois, de tourbe herbeuse et cendreuse à la fois. Quelques fruits au sirop. Équilibre: Excellent Bowmore. Dommage qu’il ait fallu toutes ces éditions pour que cette série trouve son élan.