SMWS 66.100 Ardmore 12 ans

55.5% alc./vol.
‘’Relax in a recliner’’, Distilled 12/11/1981 from Refill Ex-Bourbon Barrel, 173 bottles.

André 89%
La mer dans un verre… Étrangement, comme le whisky vient du mainland. Seeweed, enbruns maritimes, pâtes de Curry, oranges, citron. Bouche huileuse et fluide, terreuse et épicée. Approche maritime avec des accents d’huile à moteur souillée et d’agrumes. Les épices son très présentes en finale et gonflent la sensation d’alcool.

Martin 89.5%
Nez: Très doux comme expérience. Citron et cari, poivre et algues. Terre humide et céréales. Bouche: Texture super ample et huileuse. Poivre rose et citron. Pierre lavée et tourbe maritime. Bois sec et petits fruits bien sucrés. Finale: Chaude et douce à la fois. Le sucre en poudre et la planche de chêne sont à l’honneur. Touches de poivre et de bourbon. Équilibre: Un bon SMWS comme toujours. Ardmore ne cesse de surprendre par son côté tourbé malgré son éloignement de l’île d’Islay. On aime d’amour.

Highland Park 15 ans Distillery Exclusive Single Cask #1938

60.3% alc./vol.
1st Fill American Sherry Oak Puncheon, 572 bottles. Disponible en achat à la distillerie seulement, en complément de la visite ‘’Eunson tour’’.

André 93%
Les single cask HP ne font pas l’hunanimité et plusieurs de ceux-ci avaient des notes de sulfure prononcées. Mais cet embouteillage est simplement PARFAIT. Le nez est succulent et invite au respect de la dégustation et à prendre son temps. Grosses cerises noires, fruits secs, oranges, chocolat noir amer. Simple mais juste dans la présentation. La bouche est grasse, remplie de fruits rouges; cerises, oranges ou nectarines tremprées dans le chocolat, cigare Cubain, fruits secs. Une touche saline hyper discrète en finale de bouche qui se drape d’une écharpe fruitée intense. Du grand Highland Park comme on nous en donne trop peu dans les dernières parutions.

Big Peat Fèis Ìle 2019 Edition

48% alc./vol.
Édition limitée de 3300 bouteilles composée de single malts provenant des distilleries Ardbeg, Bowmore, Caol Ila and Port Ellen, fermée en 1983. Cet embouteillage commémoratif présent le visage de 400 Big Peat’s « Pals » (Copains de Big Peat) du monde entier, après que les fans de la marque ont déposé leur selfie en ligne via un concours sur le site de Douglas Laing.

André 87%
Influences maritimes affirmées, sel de mer et filets de pêche séchant près du quai, pitch à toiture, feu de foyer allumé avec des bûches encore mouillées qui dégage de bonnes salves de fumée grasse. Après ce nez attrayant, on attend beaucoup de la bouche qui déçoit rapidement avec sa texture diluée. Bonnes saveurs de citron frais pressé et une fraicheur attrayante, tourbe verdâtre et cendre de feu refroidit au matin, aspect médicinal, varech, sac de jute, agrumes. Finale un peu courte au départ mais qui gagne en longueur à chaque gorgée supplémentaire. Feu de camp, varech, sel de mer et tourbe verdâtre camphrée. Un bon dram de semaine qui manque un peu de torque.

Patrick 89%
Oh que c’est bon ça! Riche et complexe, porté par une belle texture. Une belle bouteille de plaisir liquide. Nez : Fumée de tourbe intense, avec une bonne dose d’huile à moteur et des agrumes. Bouche : De la belle fumée de tourbe, du bois épicé, de l’huile à moteur, du poivre et un peu d’agrumes. Finale : D’une belle longueur, fumée et poivrée.

Martin 90%
Nez: Intense dès l’ouverture, avec de la fumée de tourbe maritime, des notes de corde goudronnée et une pointe d’algues séchées, équilibrées par un vent de citron confit. Bouche: Attaque vive et saline, où se mêlent cendre froide, poivre noir, réglisse et un soupçon de malt sucré qui adoucit l’ensemble. Finale: Persistante et sèche, sur des braises fumantes, du sel marin et une touche d’orge grillée qui laisse une impression de robustesse carrée. Équilibre: Un dram fidèle au style emblématique de Big Peat, combinant intensité tourbée et nuances côtières avec une buvabilité fucking accessible.

James Eadie’s Trademark X 2017 Blended Scotch Whisky

45.6% alc./vol.
Vous connaissez peut-être le nom James Eadie Trade Mark « X » si vous êtes un passionné d’histoire du whisky. Eadie a commencé à produire cette expression dès 1854 et a déposé le logo de la croix en 1877 – juste un an après que le ‘’Trade Mark Regislation Act’’ soit adopté. Le whisky Trademark « X » a été produit jusqu’à la fin des années 1940, puis a disparu. Cependant, la marque a été relancée par l’arrière-arrière-petit-fils d’Eadie, avec une recette qui comprend 14 des 16 whiskies qui figuraient dans la marque commerciale originale « X », y compris quelques distilleries fermées ! En “Single Grains” : Cambus (fermée en 1993 et démolie par la suite) & Cameronbridge et en “Single Malts” : Littlemill (fermée en 1994 et incendiée par la suite), Glenturret, Blair Athol, Glendronach, Benrinnes, Craigellachie, Aberlour, Dailuaine, Talisker, Coal Ila, Lagavulin & une distillerie secrète de Campbeltown.

André 85%
J’ai servi cet embouteillage dans une session d’introduction aux whiskies Écossais et celui-ci a fait fureur parmi les invités avec sa complexité cachée derrière une simplicité à boire et apprécier. Nez de fruits à chair et de fruits tropicaux, bananes, abricots, poires, belle fraicheur de pommes vertes et d’herbe mouillée rehaussée de bois de chêne séché. Belle texture ronde et soyeuse en bouche. Céréales au miel, morceux de poires en conserve, fruits tropicaux dans un nuage de tourbe diaphane. Sensation plus sèche mais étrangement sucrée aussi en début de finale, avant que la fumée de tourbe ne prenne le dessus sans trop monopoliser toute la bouche et se mélange avec les fruits tropicaux. À 70$ la bouteille, un must!

Patrick 89.5%
Un très bon blend facile à boire, mais offrant tout de même une belle complexité et une expérience de dégustation des plus agréables. Nez : Beau parfum de céréales et de bois frais, avec une petite touche d’herbes. Bouche : De belles épices, une fumée discrète, mais omniprésente, du bois et des céréales. Finale : D’une longueur moyenne, marquée par les épices et le bois sec.

Old Particular Invergordon 21 ans

51.5% alc./vol.
Distilled May 1997, Bottled May 2018 from Refill Barrel #DL12185, 279 bottles

André 90%
Un whisky qui fait honneur au style. Superbe nez, cassonnade, céréales Sugar Crisp, chocolat au lait, miel, abricots. Léger acéré mais qui demeure discret et qui s’adoucit avec le temps. Belle texture onctueuse en bouche, beaucoup de vanille et de miel. Ça me rappelle un bol de céréales Quaker Croque Nature, d’amandes et de miel assaisonné d’une poignée d’abricots séchés. L’apport des céréales est indéniable avec sa finale de bouche assérée et sèche. L’alcool est bien niché dans l’édredon de vanille et de miel. La finale est hyper longue, l’alcool s’extirpe de ses draps vanillés et mielleux pour picotter un peu l’intérieur de la bouche bien nappée par la texture crémeuse du whisky. Les grains whsikies sont une espèce unique en soit, il ne faut pas les comparer aux single malts, les saveurs sont souvent plus limitées et laissent quelques amateurs sur leur faim. Mais lorsqu’il est bien conçu, on comprend bien l’importance de leur contribution dans les meilleurs blends Écossais.

Patrick 85%
Un très bon whisky de grain, offrant une belle balance de saveurs. Facile à boire et agréable, une belle expérience. Nez : Délicieux parfum, avec du beurre, de la vanille et de la pâte à biscuits. Bouche : Sucré et légèrement boisé, avec une touche de noix de coco et du caramel. Finale : D’une belle longueur, de belles épices, du sucre, de la vanille et du fudge.

Old Particular Mortlach 12 ans

48.4% alc./vol.
Distilled June 2006, Bottled June 2018 from Refill Hogshead #DL12579, 367 bottles

André 86%
Étonnant de goûter un Mortlach si dénudé car habituellement drapé d’un gros manteau de sherry épicé. Le nez est hyper doux et délicat, notes de miel et de citron, sirop de salade de fruits, céréales maltées, chocolat blanc. Ce whisky respire la fraicheur et les grands espaces. Belle bouche ronde et pulpeuse, approche sirupeuse avec quelques accents épicés. Encore une fois les saveurs de tarte aux citrons et meringue, miel température pièce, poires, jus de salade de fruits. Bel équilibre au niveau alcool qui s’éclipse habilement derrière ce rideau de saveurs très fragile. La finale est de longueur moyenne, bien soyeuse, texture un peu grasse avec une touche d’épices.

Patrick 86%
Un très bon whisky, différent des Mortlach habituels, mais avec l’intensité typique de la distillerie. Nez : Du miel, du sucre et une petite touche d’épices. Appétissant! Bouche : Des pommes fraîches, de l’orge et du bois épicé. Le tout est massif et savoureux comme tout bon Mortlach. Finale : D’une belle longueur, épicée et subtilement sucrée.

Old Particular Arran 21 ans

52% alc./vol.
Distilled July 1996, Bottled February 2018 from Refill Barrel #DL12357, 544 bottles

André 89%
Wow… quel nez! La douceur même; céréales séchées au miel, crème à la vanille, marshmallow, tarte au citron, touche d’herbe verte et séchée. Beau nez aérien qui inspire les grands espaces et l’air frais. Première gorgée et définitivement le sorbet au citron. La bouche offre une effervescence intrigante; tarte au citron, céréales moulues, miel, crème Chantilly. L’apport d’épices et d’influences du bois de chêne me surprend un peu. Deuxième gorgée et wow, beaucoup plus doux, plus équilibré dans un sens aussi dans le rendu général de chacune des saveurs. Au gorgées subséquentes, notes de coconut et de bananes nappées d’un coulis de caramel salé et de marshmallow. Finale célébrant le retour des épices et des tonalités de bois de chêne, plus musclée aussi. Un bel embouteillage single cask où l’on devine l’épine dorsale de la distillerie. Les fans de la distillerie de seront pas déçus.

Patrick 88%
Pour les amateurs de la distillerie Arran, c’est votre whisky préféré avec une grooooosse dose de bois brûlé. Nez : Vanille, miel, caramel salé avec du beurre sur des toasts un peu brûlées. Bouche : Caramel salé, orge, agrumes et une bonne dose de bois brûlé. Finale : D’une belle longueur, avec des épices, une touche de sel et du chêne et encore du chêne.

Laphroaig 31 ans Vintage 1974 Sherry Cask

49.7% alc./vol.
Limited Edition of 910 bottles

André 95.5%
J’avais complètement oublié cet échantillon qui date de quelques années et que j’avais rapporté d’une dégustation à la distillerie en compagnie de John Campbell, le distillery manager de Laphroaig. Nous étions un petit groupe de 10 personnes et avions été invité par le groupe Beam. J’étais le seul du groupe qui ne travaillais pas pour la compagnie et John à ce moment m’avait dit ‘’tu es notre invité alors choisis quelles bouteilles tu aimerais goûter en plus de la série que j’ai choisi’’. Choix difficile car j’avais accès à sa collection personelle et j’ai opté pour un Cairdeas 30 ans, le Cairdeas annuel qui n’était pas encore sorti sur le maerché dont je suis allé chercher directement dans une boite à l’expédition (en promettant de ne pas publier de review avant sa sortie) et ce Vintage 1974 entre autres choix… J’avais gardé une expérience extraordinaire de cette dégustation et remisé l’échantillon dans ma boite ‘’to be reviewed’’. Alors on replonge dans ce mythique whisky. C’est superbe, vraiment. De la délicatesse mais des saveurs bien campées; belle confiture de fruits encore chaude, caramel salé, une touche d’enbruns maritimes transportant le sel de mer. Il y a aussi un aspect rafraichissant avec une touche de fruits tropicaux et de citron, frais sorti du réfrigérateur, d’oranges confites. Ceux-ci se mélangent aux fruits secs et aux raisins. La tourbe hyper distingué, phénolique et terreuse n’est pas du tout en avant plan (comme la plupart des vieux Laphroaig) mais agit pour l’instant en acteur de soutien. Le nez demande du temps car les flaveurs sont volatiles et raffinées, parfois presque secrètes et réservées. J’ai mis plus de 30 minutes à constamment revenir au verre pour en dénicher les subtilités. La bouche est… est… divine. WOW… Quelle délicatesse des saveurs, du pur raffinement. Un canevas de tourbe terreuse et légèrement camphé sert de support aux différentes nuances fruitées (fruits tropicaux – oranges, mangue, poire – et fruits rouges secs – cerises, framboises, raisins. Autant la tourbe que le sherry est superbement bien équilibré, tout se complète et se bonifie mutuellement. La finale est hyper longue, pas de part la force de l’alcool ou de la tourbe terreuse et chocolatée mais par la qualité des saveurs et la délicatesse des arômes. La tourbe se mélange maintenant à une pincée de poivre, le sel de mer rappelle l’origine du whisky, les différents types de fruits l’utilisation des fûts. Quand les saveurs racontent le whisky, c’est ce genre d’expérience que ça donne. Certains diront qu’à 20,000$ à LMDW à Paris les attentes sont élevées mais tout amateur de whisky qui se respecte sait que le prix n’est pas toujours gage de qualité. Cette bouteille fait exception et se classe au top 5 de mes meilleures expériences de dégustation ever sur mes (presque) 3000 whisky évalués.

MacNair’s Lum Reek 12 ans Blended Malt

46% alc./vol.
Assemblage de single malt de deux distilleries d’Islay et des deux distilleries du Speyside ayant séjourné dans des fûts de Bourbon, de Red Wine Casks et de Sherry Pedro Ximenez.

André 83%
Grains de café enrobés de chocolat noir fumé, poires, céréales au miel, fumée de tourbe discrète, beau nez camphré sucré, bien défini mais pas trop rude. La bouche manque un peu de texture et on ressent la dilution. Belles notes de cannelle poivrée, tourbe verdâtre et herbeuse, camphre bien doux, sucre blanc, sel de mer, poires nappées de miel, fruits séchés. Ça descend très bien ce whisky… Finale mentholée, tourbe herbeuse camphrée, influences maritimes, cerises et fruits séchés, malheureusement un peu courte. Un bon sipping Blended à la croisée d’islay et du Speyside.

Patrick 89%
Intense et bien balancé, avec tout ce qu’on recherche dans un scotch tourbé. Nez : Un beau parfum de fumée de tourbe végétale et subtilement floral et poivré. J’ai hâte d’y goûter! Bouche : De la fumée de tourbe poivrée et florale, avec une bonne dose végétale et une touche de café. Finale : D’une belle longueur, fumée et poivrée.

Martin 87%
Nez: Fumée douce, fruits rouges, miel et une pointe de chocolat noir. Bouche: Ronde et texturée, sur la prune, la vanille, les épices douces et un soupçon de tourbe cendrée. Finale: Moyenne à longue, boisée, légèrement fumée avec un retour vineux. Notes de cacao amer en puissance qui complète le tout. Équilibre: Un blend travaillé, un dram qui allie bien profondeur et accessibilité. Un bel exemple de complexité de la part de tous les fûts concernés.

Glenallachie 25 ans

48% alc./vol.
Assemblage de fûts de Bourbon, sherry Oloroso et Pedro Ximénez ainsi que de virgin oak.

André 88%
Fruits tropicaux, oranges et nectarines, abricots, ananas. On retrouve aussi le même mélange de miel et de vanille assaisonnée de cannelle que dans le 8 ans d’âge. Sirop de salade de fruits. Les fruits rouges apparaissent plus tard après un bon 30 minutes dans le verre. Le whisky ne s’ouvre pas aussi facilement que les éditions de 12 et 15 ans. En bouche, beaucoup d’oranges et d’abricots, carrés d’ananas fraichement coupés, bonne dose de miel… puis les fruits rouges. Des notes de caramel et de chocolat fourré à l’orange apparaissent aussi ainsi puis des fruits tropicaux parsemés d’épices. Belle finale tout en souplesse où se mêlenst fruits rouges, tropicaux et épices.

Patrick 89%
Un beau whisky épicé, boisé, chaleureux et fruité. L’ensemble est bien balancé et très agréable. Nez : Beau parfum de chocolat au lait sucré, de la vanille et de beaux petits fruits bien mûrs. Bouche : De beaux fruits mûrs et chaleureux, du chocolat noir et une touche bois brûlé et d’épices. Finale : D’une belle longueur, épicée et boisée.

Martin 89.5%
Nez: Raisins, ananas, dattes et oranges. Vanille, caramel et muscade. Miel, petits fruits et bois. De beaux trios d’arômes qui s’entremêlent dans une belle danse. Bouche: Texture suave et posée. Caramel, vanille, raisins juteux, dattes et cuir. Xérès noble en puissance. Fumée délicate, bois épicé. Quel bonheur! Finale: Sherry, chêne, cannelle, muscade, raisins secs, fruits des champs, tout cela sur une longue vague savoureuse de timide cuir fumé. Équilibre: Glenallachie reste un solide malt du Speyside qui sait parfois nous surprendre. Mettez ça dans un baril pour un quart de siècle, satisfaction garantie!