SMWS 48.100 Balmenach 10 ans

59.8% alc./vol.
« The kumquat who came in from the cold », Distilled 28/02/2007 from Refill Ex-Bourbon Barrel

André 86%
Au nez, mal verdâtre, vanille, tarte au citron et crème fouettée, herbe verte et céréales séchées, abricots, poires, fruits tropicaux. Nez très clean et aérien, sucré aussi. Superbe texture en bouche, ronde et chaleureuse, sucre blanc et guimauves, fruits tropicaux, céréales séchées. Bon apport de bois à la fois sec et verdâtre. Finale pointue, généreusement épicée et sèche sur les pommes vertes.

Patrick 84%
Un bon whisky avec un bon punch et une certaine complexité, mais pas d’effet wow… Nez : Parfum légèrement sucré et fruité… Après quelques secondes, le tout semble évolué vers un éclair chantilly. Bouche : En premier lieu, l’éclair chantilly, puis rapidement une bonne dose de bois sec et épicé et enfin quelques fruits discrets. Finale : D’une belle longueur, boisée et fruitée.

Martin 89%
Nez: Fleurs blanches et crème fraîche. Touche de fleurs et de fruits tropicaux. Le degré d’alcool est bien apparent au nez et pourrait en effrayer certains. Quoique quand on joue avec la SMWS, on en est généralement pas à notre premier rodeo. Bouche: Belle texture, sucre blanc et guimauve grillée. Épices et touche de gomme au savon. Petits fruits rouges et notes de céréales terreuses avec une touche boisée de vin blanc. Finale: Épices, bois, poires et pommes vertes croquantes, vinho verde. Très frais, le taux d’alcool est vraiment bien maîtrisé. Équilibre: Bien que nous savons toujours ou presque que n’importe quel embouteillage de la SMWS nous plaira à divers degrés, on peut quand même être agréablement surpris et enchanté.

Samaroli Silvano’s Collection Bunnahabhain 40 ans

51.6% alc./vol.
Distilled 1978, Sherry Butt #7229, bottle 427 of 520 bottles

André 90%
Quarante ans dans le fût et demande aussi passablement de temps dans le verre pour s’ouvrir. Pas les saveurs traditionnelles que l’on attend d’un fût de xérès. Raisins verts, poires hyper mûres, melon au miel, bananes et ananas, belle vanille onctueuse, cireuse et huileuse, quelques fruits rouges éparpillés au loin. À l’aération, une touche licoreuse apparait, genre Sauternes. Ananas baignant dans son jus, purée de bananes et de poires, oranges, melon au miel et mangue, puis mélange de gingembre et de poivre lus pointu, pincée de sel, bois de chêne sec, tarte au citron et fruits tropicaux, miel. Finale de bois sec et de sel, plus edgy. Je m’attendais à quelque chose de plus délicat et plus sur le sherry.

SMWS 53.275 Caol Ila 10 ans

59.9% alc./vol.
« Gauze and effect », distillé le 24 septembre 2007, Refill Ex-Bourbon Hogshead, 253 bouteilles

André 80%
Crasseux au max, genre tuyau de poêle devant être ramonée, sel de mer et vieux cordage de bateau de pêche, fruits de mer, tourbe médicinale et un style industriel. L’entrée en bouche est incroyablement douce pour un taux d’alcool si élevé (maritime, sel de mer et médicinal, oranges, vanille, cendre froide, touche de citron frais) mais se déséquilibre rapidement et devient hyper alcoolisé et monopolisé par les notes de bois de chêne sec, de cendre de foyer et de sel de mer. Finale crasseuse, franche et sèche.

Patrick 90%
Caaaaaaaooooool Iiiiiiiiilaaaaaaa! Les arômes, les saveurs, la texture, tout y est. Nez : De la fumée de tourbe, du sel, des algues… L’ensemble est très maritime avec une touche minérale. Bouche : Toujours la fumée, le sel et le côté minéral. Mais aussi du bacon, des chips sel et vinaigre, un peu de bruyère, le tout porté par une belle texture huileuse. Finale : D’une superbe longueur, salée et huileuse.

Martin 89%
Nez: Fumée de tourbe grasse, coquille d’huître, zeste de citron et corde goudronnée. Bien complexe dans sa présentation. Fleur de sel wawaou! Bouche: Vive et huileuse, sur la cendre chaude, le bacon fumé, l’anis et une salinité tranchante. Finale: Longue et sèche, iodée, poivrée, avec des notes persistantes de charbon et d’herbes salées. Le large de Kamouraska. Équilibre: Un dram explosif, parfaitement typé Islay, qui évoque une puissance brute sans compromettre sa clarté aromatique. Je suis vendu.

SMWS 53.288 Caol Ila 11 ans

59.9% alc./vol.
« Vigorous, concentrated intensity », distillé le 24 septembre 2007, Refill Ex-Bourbon Hogshead, 266 bouteilles

André 87%
Une tarte à la lime et citron dégustée sur le quai en regardant les Paps of Jura de l’autre côté du canal. Des embruns maritimes chargés de sel de mer chatouillent nos narines. Le vent a même réussi à porter quelques fines particules de fumée de tourbe d’un feu allumé plus loin sur la plage sur lequel des fruits de mer sont à cuire. Sensation sucrée mêlée d’oranges et de pitch à toiture. Texture licoreuse sucrée et salée à la fois. Mélange de fruits rouges et de fruits exotiques, pommes, oranges, citron, agrumes, fumée saline et crasseuse, huileuse aussi, se changeant en quelqu chose de plus cendreux en bouche après quelques minutes. Quelques éléments verdâtres également, du style herbe mouillée et bois coupé encore vert, eucalyptus et camphre. On est loin de l’habituelle sensation crasseuse et industrielle souvent inspirée par cette distillerie. Finale de moyenne longueur, épicée et poivrée, cendreuse et généreusement tourbée.

Patrick 89%
Un Caol Ila rappelant un Laphroaig, avec tout ce que j’aime d’un scotch d’Islay. C’est gros, intense et très bon. Nez: De la fumée de tourbe et de feu de camp, un peu d’algues et de sel de mer, le tout complété par un peu de bois sec et une touche fruitée discrète. Bouche : Du goudron, de la fumée de feu de camp, de la tourbe, des épices intenses, des oranges, du citron, des fleurs, des sardines grillées, du bois et du caramel salé. Finale : D’une belle longueur, boisée, épicée et fumée.

Martin 90%
Nez: Cendre froide, algue sèche, citron confit et un trait médicinal. La tourbe iodée fait bien son effet ici. Bouche: Nerveuse et saline, avec de la fumée vive, du poivre blanc, du poisson fumé et une note d’eucalyptus. Une poignée d’oranges et de pommes rouges vient compléter le portrait gustatif. Finale: Longue, sèche et insistante, sur la suie, les coquillages et un brin d’orge grillée. Les épices poivrées arrivent à la fin pour voler le show. Équilibre: Un Islay musclé et bien cadré, qui impose sa tension minérale sans demander son reste. Un dram qui n’a pas froid aux yeux.

SMWS 63.53 Glentauchers 8 ans

60.5% alc./vol.
« Nutty professor’s dram », distillé le 29 mars 2010, Refill Ex-Bourbon Barrel, 227 bouteilles

André 78%
Nez délicat et discret, surtout pour un whisky si jeune et alcoolisé. Nez dirigé par la vanille crémeuse, lait glacé, miel, fleurs blanches sauvages, agrumes et fruits tropicaux. Passablement linéaire comme nez. La bouche est effilée et s’ouvre sur des notes de Cream Soda, crème glacée à la vanille, tarte lime et citron. L’alcool balaye toutes ces belles saveurs rapidement dans une avalanche épicé maladroit. Finale très punchée sur l’alcool, belle vanille et fine touche florale. Visiblement, la SMWS commence à manquer de fûts pour fournir la demande. L’âge général des embouteillages diminue de plus en plus, la qualité commence à faiblir… et les prix eux, continuent de monter.

Patrick 86%
Un beau scotch efficace, d’un style très « pur ». Dans le style, c’est très réussi. Nez : Un beau parfum subtilement sucré, avec une touche de vanille et de la mangue et des baklavas. Bouche : De belles saveurs plutôt sucrées, des biscuits aux (très) petites brisures de chocolat, de la vanille, du bois brûlé et un peu de cannelle et de gingembre. Le tout porté par une belle texture agréable. Finale : D’une belle longueur, boisée et épicée.

Martin 84%
Nez: Bonbon acidulé, ananas frais, pâte d’amande et vanille. Un peu de fleurs blanches et de miel en arrière-plan. Bouche: Crémeuse, parfois effilée, avec de la pêche juteuse, du poivre rose, du caramel chaud et une pointe de gingembre. Un voile de lait glacé à la vanille traverse le tout. Finale: De longueur plutôt moyenne, sur le chêne épicé, le zeste d’orange et le sucre brun. Équilibre: Un Speysider relativement joyeux, fougueux et exubérant, qui assume pleinement sa jeunesse. La SMWS quant à elle assume pleinement la hausse marquée des prix pour la dite jeunesse de ses embouteillages.

SMWS 9.119 Glen Grant 24 ans

48.9% alc./vol.
‘’Tasty and rewarding’’, Distilled 16/11/1992 from First Fill Red Wine Hogshead, 185 bottles

André 88%
WOW quel nez! Mélange de prunes et de raisins secs, fruits rouges, framboises, sirop de poires, ananas, crème brûlée et caramel. Alléchant au max. Bouche; coconut et caramel, sirop de salade de fruits, Bailey’s. Les fruits rouges sont plus effacés qu’au nez; pelures de pommes, framboises, raisins, prunes, oranges, pincée de cannelle. Légère sensation cireuse et une texture grasse agréable. Douce finale planante, sur les fruits à chair et les fruits rouges.

Patrick 80%
Mouin… La déception est grande venant d’un whisky de la SMWS, surtout  âgé de 24 ans avec un taux d’alcool quasi parfait… Ça manque de balance, ça tire dans toutes les directions bref, c’est n’importe quoi. Pas mauvais, mais n’importe quoi. Nez : Caramel, jus de poires et raisins et discrètes noix de Grenoble. Bouche : Chili, xérès, noix grillées, clous de girofle et un peu de bois brûlé. Finale : D’une longueur moyenne, marquée par le bois légèrement brûlé.

Martin 88%
Nez: Abricot sec, cire d’abeille, pâtisserie fine et vieux meuble ciré. Canne de fondue Chocolats Favoris aux framboises, si telle chose se peut. Bouche: Douce et raffinée, avec une belle texture pas trop épaisse ni trop fine, sur la marmelade d’orange, la noix de coco grillée, les fleurs séchées et une nuance de thé noir. Finale: Longue, chaleureuse, boisée, avec une persistance de fruits secs et d’épices effilées. Équilibre: Un dram noble et soyeux, super bien posé entre délicatesse, complexité et richesse. Solide!

Douglas Laing The Gauldrons No4

46.2% alc./vol.
The Gauldrons qui signifie littéralement « baie des tempêtes » est un whisky provenant de Campbeltown. Il vient enrichir la gamme Remarkable Regional Malt de Douglas Laing, qui comprend déjà Big Peat d’Islay, l’épicurien des Lowlands, Rock Oyster des îles du pays, Scallywag du Speyside et Timorous Beastie des Highlands. Son nom est une référence aux « criques sablonneuses » de Campbeltown.

André 81%
Céréales séchées saupoudrées de sucre blanc et nappées de crème Anglaise, miel, zeste de citron, une touche de sel de mer, ensemble qui rappelle le virgin oak, fleurs blanches nageant dans une mer d’herbe verte, oranges. Avec cet amalgame de saveurs, difficile d’y attribuer Campbeltown comme région (pour ce que les régions valent encore dans l’univers du whisky Écossais). La bouche est diluée et très liquide; citron, sel de mer, miel. Douce tourbe terreuse en background mélangée de céréales séchées, de vanille et de caramel. Malgré la tourbe, le whisky demeure dans l’ensemble sucré. Fianle de tourbe légèerement salée, de caramel salé, citron et miel.

Patrick 77%
Je comprends pourquoi Douglas Laing est si discret avec ce scotch. Alors que la plupart de leur autres blended malts sont magistraux, celui-ci m’a définitivement laissé sur ma faim. Un mauvais achat. Nez : Parfum de jeunes céréales qui trempent dans l’eau de mer depuis trop longtemps. Le tout avec une touche florale et d’agrumes. Bouche : Du sel, de l’orge sucré, du miel, de la vanille, des mêlons et du bois mouillé. Un discrète note de fumée de tourbé tente sans succès de relever le tout. Finale : Courte, salée et boisée. | 2eme évaluation (2023): 87% De loin supérieur au Gauldrons que j’avais acheté il y a trois ans, celui-ci répondant tout-à-fait à mes attentes. Nez : Nez légèrement maritime, avec une pointe de fumée des agrumes et des fleurs. Bouche : Une bonne grosse dose de sel, de la fumée, du chêne craquant, du miel et quelques chaleureuses épices à steak. Finale: D’une belle longueur, salée et fumée.

Martin 80%
Nez: Sucre en poudre, miel et citron salé, avec une touche de craie minérale et de bois sec qui s’infiltre. Quelques oranges, un peu de crème, un peu d’herbe. L’ensemble est disons un peu décousu, même si la diversité des arômes me charme un peu. Bouche: Peu de texture, peu d’épices, mais bien du sucre gratuit. Glaçage, miel, vanille et melon. Finale: Ici les épices poivrées parviennent à percer un peu, surfant sur une planche de chêne un peu dénaturée. Un brin de tourbe tente de sauver la face de ce chaos involontaire, mais n’y parvient pas tout-à-fait. Équilibre: Douglas Laing a habitude de nous présenter de bons blends représentatifs des différentes régions de l’Écosse. Mais là où leurs embouteillages entre autres du Speyside et des Orkneys nous séduisent, le streak est brisé avec Campbeltown.

Bruichladdich Micro-Provenance 20 ans Gaja Bolgheri

49.6% alc./vol.
Cask #20, Warehouse #12 Earthen Floor Traditional Stowage, Position B06, Distilled 12/02/1992, Bottled 15/06/2012, Bottle #166 of 282

André 89%
Fruits juteux et wine gums, papaye, raisins secs, framboises, essence de roses, cassis. Nez inspirant, licoreux et sucré, d’un bel équilibre. En bouche, une touche de fumée et de brûlé accompagne des notes de melon et de papaye, encore le cassis aussi. Fruits rouges; cerise, framboises, vin rosé et encore les wine gums. Finale plus pointue, teintée de poivre et d’épices relevées, quelques notes de bois brûlé et de fumée lointaine.

Patrick 89%
Wow, c’est un très beau vieillissement en fût de vin, ça! Ça se boit presque trop facilement, j’aime bien! Nez : Fruité, chaleureux, sucré et boisé, avec une touche de caramel et de chocolat très agréable. Bouche : Du bois épicé, plein de fruits mûrs, du caramel et du chocolat noir. Finale : D’une belle longueur, boisée et chocolatée.

Bruichladdich Micro-Provenance 20 ans Gaja Brunello

50.4% alc./vol.
Cask #05, Warehouse #12 Earthen Floor Traditional Stowage, Position C10, Distilled 12/02/1992, Bottled 14/06/2012, Bottle #120 of 292

André 88%
Nez alléchant et onctueux, hyper fruité et équilibré. Fruits séchés, vanille et caramel, beaucoup d’influences du wine cask, oranges sanguines, raisins et pelures de pommes, wine gums, figues, grappes de raisins mauves. J’adore l’approche du nez, pas sur la pâte de fruits mais dans un style plus festif. La bouche est sucrée, mélange de cassonade et de caramel, d’oranges sanguines et de fruits secs, touche de vin rouge poivré et wine gums. Superbe texture ronde et licoreuse de whisky dessert. Finale un peu courte mais intensément sucrée, licoreuse et fruitée s’asséchant progressivement.

Patrick 90%
Wow, c’est bon ça! Une belle réussite comme whisky vieillit en fûts de vin. Nez : Du caramel, des pommes très mûres, des céréales et un panier de fruits mûrs. Bouche : Du bois brûlé, de beaux fruits mûrs, du chocolat noir… Très chaleureux, très agréable. Finale : D’une belle longueur, boisée avec une note discrète de chocolat.

Bruichladdich Micro-Provenance 20 ans Gaja Barbaresco

49.6% alc./vol.
Cask #29, Warehouse #12 Earthen Floor Traditional Stowage, Position B06, Distilled 12/02/1992, Bottled 15/06/2012, Bottle #75 of 301

André 79%
Ouch, les premières sniff du nez sont horribles, monopolisées par les notes de souffre. Aspect pâteux et tannique à la fois, bloc de pâte de fruits séchés, terreux aussi puis grosse oranges fraiches, raisins, dattes, bois brûlé. La bouche n’est pas vraiment structurée et la texture presque inexistante. Mélange de raisins et d’oranges, prunes, framboises, caramel, bois de chêne sec et copeaux de bois brûlés, anis, poivre. Le whisky a besoin de beaucoup de temps pour s’équilibrer et se défaire des notes soufrées qui même après plus de 20 minutes sont toujours présentes. Finale poivrée et épicée, réglisse noire et souffre, fruits séchés.

Patrick 81%
Après un départ un peu bizarre au nez, l’ensemble s’est replacé en bouche pour devenir plutôt agréable. Bref, bien, sans plus. Nez : Du caramel et de la sauce soya brûlée, voire cramée. Quelques fruits mûrs complètent le tout. Bouche : Un beau mélange de fruits mûrs sucrés, de caramel et de chocolat au lait. Le tout enveloppé de bois brûlé. Finale : D’une longueur moyenne, fruitée et boisée.