Old Particular Bunnahabhain 20 ans

48.2% alc./vol.
Distillé en novembre 1992 et embouteillé en septembre 2013, single cask, 194 bouteilles.

André 88%
Nez porté sur les céréales maltées et au miel et la vanille, léger accent maritime frais, texture huile au nez tant qu’en bouche avec fortes épices en toute finale de bouche. Les notes fumées et citrique surprennent agréablement ce qui met la table pour la finale relevée d’épices et mélangé de vanille et de sucre à glacer. Sans être le whisky qui jettera le dégustateur sur le cul, ce whisky démontre un affront et une présentation fort attirante, la texture est la pierre angulaire de sa qualité malgré sa palette de saveur un peu limitée.

Patrick 85%
Nez : Essence (genre Petro-Canada) qui se dissipe rapidement pour laisser place à un soupçon de tourbe, agrumes, vanille et un peu d’orge. Bouche : Complexe… En arrivée, l’essence, puis la vanille et le chêne. L’essence finit pat disparaître pour laisser un mélange fruité/fumé/salé. Finale : Sel, espresso, épices et chocolat noir. Balance : Extrêmement complexe, mais tire un peu n’importe où.

Old Particular Caol Ila 12 ans

48.4% alc./vol.
Distillé en août 2009, embouteillé en février 2022 – 306 bouteilles – Cask DL15589

Patrick 90%
Un superbe Islay, du Caol Ila à son meilleur, me faisant penser à un mélange de vieux Bowmore et de vieux Laphroaig.  Nez : Un beau parfum de sel, de fumée de tourbe, de charbon et de suie. Alléchant ! Bouche : Du sel intense, du charbon, de la cendre, de l’huile, du chêne épicé et du steak cramé sur le BBQ (certains diront « bien cuit »). Finale: D’une longueur moyenne, avec du sel, de la fumée, du pain brûlé.

Old Particular Craigellachie 18 ans

48.4% alc./vol.
Distillé en novembre 1995, embouteillé en août 2014 depuis le fût de xérès #DL10419, 252 bouteilles.

André 89.5%
Un Speysider sherry Classique, élégant et généreux. Nez fruité du sherry traditionnel; raisins secs, dattes, gâteau aux fruits. En bouche, wine gums, saveurs de liqueurs de fruits, sherry puissant, presque liquoreux, légère astringence provenant du boisé du fût, clou de girofle, cannelle, mais qui passent très bien dans l’avalanche de sherry et de fruits secs. Je dirais que ce whisky me rappelle certaines vieilles éditions de Macalan Cask Strength. Hyper texture en bouche, j’adore, surtout avec sa sensation légèrement tannique laissée comme certains vins rouges vieillis en tonneau de chêne. La finale est moyenne-longue, très fruitée, peut-être un peu trop prévisible mais intéressante au niveau de l’intensité et de la texture. Pas le whisky le plus énigmatique que vous aurez la chance de croiser mais une qualité de présentation irréprochable, le style sherry sans être poussé à l’extrême, réflexion du style juste et sans trop d’artifices.

Patrick 91%
Craigellachie est probablement l’une des distilleries les plus sous-estimées de l’Écosse, et en voici d’ailleurs une nouvelle preuve. Nez : Cassonade intense et fruitée, avec des abricots, du gingembre et quelques noix. Bouche : Délicieux! Xérès, épices, cannelle et quelques notes de chêne vanillé. Finale : Longue et savoureuse, dominée par les fruits.

Martin 90%
Beau doré alléchant. Nez: Douces effluves de xérès. Raisins, dattes et muscade. Pour ce nez très adouci et timide, on doit s’armer de patience. Bouche: Sucre d’orge, poivre, vanille et miel se transforment vite en raisins, pruneaux et poivre de cayenne. L’astringence du sherry fait surface. Finale: Fût de xérès en feu. Cannelle, muscade, gingembre, raisins, tabac à pipe. Équilibre: Je dirais normalement légèrement hors de prix, mais dans ce cas-ci, c’est un sherry bomb comme j’en ai rarement vu.

Old Particular Dalmore 17 ans

55.5% alc./vol.
Distillé en mai 1997, embouteillé en août 2014 depuis le fût #DL10247 Refill Hogshead, 237 bouteilles.

André 83%
Hors norme pour un Dalmore; tarte au citron, meringue flambée, toffee, vanille, petits fruits sauvages discrets. La bouche est soutenue, bien alcoolisée. Encore ces saveurs de citron et meringue, beaucoup d’influences du fût de chêne, la vanille est veloutée et crémeuse, le caramel agréable, ce qui cache bien les fortes épices. La finale est portée par les épices et les saveurs du bois de chêne, lit de saveurs citronnées et baffe d’alcool. Ce whisky offre une belle alternative au sherry opulent de habituellement préconisé par Richard Paterson, ce whisky riche à l’extrême, qui ne plait pas à tous. On a droit ici à une version plus posée et réfléchie, moins tape-à-l’œil qui revient peut-être même aux racines de la distillerie.

Patrick 80%
Je ne suis pas un fan de Dalmore (à cause de leur style « vendeur de parfums cheaps ») et ce whisky me conforte dans cette voie. Je ne comprends pas qu’on ait fait un single cask avec ce whisky, on aurait plutôt gagner à le noyer dans un blend quelconque. Nez : Agrumes, fudge, vanille et sciures de bois. Bouche : Belles épices boisés, citron et une touche de poivre. Finale : Belle finale sèche et épicée, avec une bonne dose d’agrumes.

Old Particular Glenburgie 21 ans

51.5% alc./vol.
Sherry Butt #DL12572, Distilled June 1997, Bottled June 2018, 607 bottles

André 83%
Framboises, cerises, abricot, poires et sirop de poires, miel. Très attrayant ce nez fruité à la douce texture invitante. L’apport du sherry cask est discrète, mais les fruits rouges sechés définitivement présents en bouche; tarte aux pommes, framboises, sirop de salade de fruits, notes de fumée distantes et de warehouse au sol de terre humide, miel, sirop de poires, vanille onctueuse. Finale un peu courte sur l’astringence du bois de chêne sec et la vanille.

Patrick 82%
Un whisky intense, mais dont la balance n’est pas extraordinaire. Nez : Céréales humides, un peu de bois frais et des herbes. Bouche : Du bois brûlé, des herbes. Intense. Finale : D’une belle longueur, marqué par le bois brûlé.

Martin 89.5%
Nez: Pommes vertes cuites, vanille et crème. Raisins rouges, dattes et pruneaux. Chêne vineux et muscade. Orange et cacao. Bouche: Raisins secs et épices, pommes et oranges, épices chaudes et toffee. Tabac et café latte. Finale: Superbe rétro-olfaction. Orge, fumée, caramel, épices et chocolat noir. Équilibre: Un excellent single cask, mais comme bien des single casks agés, surtout provenant d’embouteilleurs indépendants, un tantinet hors de ma fourchette de prix.

Old Particular Glenlivet 18 ans

48.4% alc./vol.
Distillé en septembre 1995 et embouteillé en septembre 2013, single cask.

André 88%
Déjà, de me faire aimer le nez d’un Glenlivet est en soit un tour de force… Ça s’annonce bien ! Hyper frais et fruité avec background d’épices, miel et carré de toffee de mon enfance, xérès, gâteau aux fruits frais, fruits secs. Superbe texture en bouche, les fruits, encore et encore, le miel et le xérès en osmose, sherry d’ailleurs un peu vieux et poussiéreux, ça m’a fait penser aux anciens livres sur les étagères de bibliothèques. Aucune trace des saveurs herbeuses que je déteste tant chez Glenlivet, beaucoup de dérivés du fût, porté sur le sucre et le fruité du xérès. Finale de bonne longueur mais qui n’apporte rien de plus que le nez et la bouche.

Patrick 85%
Nez :Curry, xérès et fruits mûrs. Bouche : Sensation intense et chaleureuse, particulièrement portées vers les fruits mûrs. Aussi, de belles notées épicées, de chêne et de miel. L’ensemble offre une belle texture huileuse. Finale : Épicée et… poussiéreuse. Balance : Belle intensité, bel équilibre, mais rien d’exceptionnel.

Old Particular Glenrothes 16 ans

56.4% alc./vol.
Distillé en octobre 1997, embouteillé en août 2014 depuis le fût #DL104587 Refill Hogshead, 277 bouteilles.

André 85%
Superbe texture en bouche, liquide mais concentré, huileux à souhait, débutant par une vague massive de fruits rouges, les raisins secs, les bananes, suivi pas d’étonnantes épices et de poivre. La bouche est bien soutenue, fruitée à souhait, raisins secs, mélange de bananes en purée et pomme poire, melon au miel, se stabilisant dans des draps de sherry bien campés. La finale est peu off-key mais l’ensemble de saveurs est agréable et se marie bien ensemble. Un Glenrothes agréable mais qui démontre bien l’ambivalence que peut démontrer cette distillerie dans ses embouteillages. J’aimes les saveurs et arômes variés, la texture amoureuse et la quiétude des saveurs fruitées (malgré le léger off-key de la finale).

Patrick 82%
Un whisky qui s’annonce bien au nez et à l’arrivée en bouche, mais dont l’expérience se gâte rapidement. Dommage, c’était bien parti. Je ne comprends pas l’idée de mettre en vente un tes single cask (et ce, à un prix si élevé !) pour une qualité qui est somme toute, bien moyenne. Définitivement, il y a des acheteurs à la SAQ qui ne font pas leur job quand on pense à tous les produits extraordinaires qu’ils ne considèrent pas assez bien pour les québécois. Nez : Savoureux et riche parfum, avec du caramel, des raisins secs, de petits fruits rouges et une bonne dose de vanille. Bouche : Très fruité, avec de beaux raisins secs, du caramel, une bonne dose d’épices, un peu de pommes vertes et du sucre d’orge. Finale : D’une belle longueur, épicée, avec des notes de cassonade… Et un je-ne sais-quoi de mal balancé. Dommage.

Old Particular Glentauchers 15 ans

48.4% alc./vol.
Distilled December 2007, Bottled February 2023 from Refill Sherry Butt #DL17168, 765 bottles.

André 79%
Nez d’épices pétillantes, de fruits rouges séchés et éventés sur fond de vanille et de sucre naturel. Chocolat au lait, jujubes aux fruits, crème à la vanille. La bouche est bien épicée mais les autres saveurs diffuses et imprécises. Crème à la vanille, miel, zeste de citron, petits fruits, sucre à glacer, chocolat blanc. Finale sur les grains de céréales bien ressentis et la vanille, plutôt ennuyeuse. Définitivement monotone, pas mauvais mais juste rectiligne et sans facteur wow. Je crois que la qualité du fût fait défaut, probablement une surutilisation ?

Patrick 89%
Ça c’est le genre de whisky que j’aime énormément depuis quelques années! Frais et savoureux, un whisky qui démontre l’habileté de l’équipe de production sans les artifices de fûts exotiques. Nez : Un parfum frais comme je les aime, débordant de vanille, de fruits tropicaux et de vanille. Oups, j’ai écrit « vanille » deux fois, ça montre à quel point c’est l’arôme qui domine! Bouche : Sans surprise, la vanille et les fruits tropicaux sont au-devant de la scène, avec un peu de bois sec et épicé, une touche d’agrumes, du sucre à glacer et une subtile touche florale. Délicieux! Finale : D’une très belle longueur, marquée par la vanille, le sucre à glacer et le chêne épicé.

Old Particular Invergordon 21 ans

51.5% alc./vol.
Distilled May 1997, Bottled May 2018 from Refill Barrel #DL12185, 279 bottles

André 90%
Un whisky qui fait honneur au style. Superbe nez, cassonnade, céréales Sugar Crisp, chocolat au lait, miel, abricots. Léger acéré mais qui demeure discret et qui s’adoucit avec le temps. Belle texture onctueuse en bouche, beaucoup de vanille et de miel. Ça me rappelle un bol de céréales Quaker Croque Nature, d’amandes et de miel assaisonné d’une poignée d’abricots séchés. L’apport des céréales est indéniable avec sa finale de bouche assérée et sèche. L’alcool est bien niché dans l’édredon de vanille et de miel. La finale est hyper longue, l’alcool s’extirpe de ses draps vanillés et mielleux pour picotter un peu l’intérieur de la bouche bien nappée par la texture crémeuse du whisky. Les grains whsikies sont une espèce unique en soit, il ne faut pas les comparer aux single malts, les saveurs sont souvent plus limitées et laissent quelques amateurs sur leur faim. Mais lorsqu’il est bien conçu, on comprend bien l’importance de leur contribution dans les meilleurs blends Écossais.

Patrick 85%
Un très bon whisky de grain, offrant une belle balance de saveurs. Facile à boire et agréable, une belle expérience. Nez : Délicieux parfum, avec du beurre, de la vanille et de la pâte à biscuits. Bouche : Sucré et légèrement boisé, avec une touche de noix de coco et du caramel. Finale : D’une belle longueur, de belles épices, du sucre, de la vanille et du fudge.

Old Particular Laphroaig 14 ans Fèis Ìle 2015

48.4% alc./vol.
Fèis Ìle Bottling 2015, 636 bouteilles, distillé en février 2001 et embouteillé en février 2015. Refill sherry butt #DL10694.

André 88%
La grosse tourbe Laphroaig sale, agrumes et un peu citronné et salin, caractère maritime indéniable, un peu terreux aussi, oranges. Asphalte chaude, goudron dans la grosse van qui relâche de l’huile. Médicinal habituel de Laphroaig. En bouche, la texture déçoit un peu, on dirait qu’on a amputé l’huile si aimée de la distillerie. Les saveurs sont au rendez-vous mais plus la texture, on repassera… Bouche médicinale et de bandages trempées dans l’antiseptique, poivre, tourbe médicinale, bois de chêne carbonisé. Finale camphrée et un brin de menthol, avec des ressacs de sel et d’agrumes, avec une étrange sécheresse épicée. Un Laphroaig inhabituel mais qui respecte tout de même la ligne directrice des saveurs livrée habituellement par la distillerie.

Patrick 94%
Amateurs de la belle tourbe sale de Laphroaig, ce whisky est pour vous : Aussi crotté qu’on l’aime, mais avec une balance de saveurs qui demeure exceptionnelle. Nez : Superbe tourbe goudronnée à souhait, notes de terre mouillée, tonne de sel et touche d’orge subtile. Bouche : Vague de sel incroyable, fumée de tourbe, goudron, cendre et touche viandeuse rappelant un bon smoke meat de chez Ben’s à Montréal. Finale : Longue, épicée et salée.