Orphan Barrel Rhetoric 25 ans

45.5% alc./vol.
Distillé à la Distillerie Bernhein et entreposé à la distillerie Stitzel-Weller. Mash bill 86% corn, 8% malted barley, 6% rye.

André 92%
Nez de violette et de gomme savon, grosse cannelle, anis fraîche, cerises, un brin d’acétone, fruits rouges, cerises et pommes, oranges trempées dans le caramel chaud. Le bois brûlé est encore là mais beaucoup plus contrôlé que dans les éditions précédentes. La bouche est grasse et cireuse, divine texture d’où s’extirperont les notes d’épices et de bois brûlé quelques secondes après ingestion. Chocolat noir, cacao, bois brûlé, cannelle, poivre et anis. La bouche est très relevée par les épices, superbe texture. Le rye est incroyablement présent pour une si petite partie du mashbill. Belle finale sur les fruits rouges épicés et où l’alcool est plus présent.

Martin 91%
Nez: Gomme savon c’est clair, pétales de fleur, maïs, vanille, cannelle, chêne grillé, cerises et caramel. On se retrouve ici devant une belle complexité, un beau défi de dégustation. Bouche: Belle texture agréable, caramel et maïs. Cerises, retour de la gomme savon. Poivre et bois, fleurs et paille. Un peu de poudre de cacao boucle ce rodeo. Finale: Épices bien dosée par le seigle, bois sec, fleurs, cerises et vanille. Cannelle, poivre et fruits séchés. Équilibre: Tous les éléments sont là pour qu’on veuille y retourner. Difficile d’attraper toutes les facettes de ce whisky dès la première dégustation, il mérite qu’on le revisite de temps à autre…

OYO Oloroso Wheat Whiskey

51% alc./vol.
Middle West Spirits, Double Cask Collection, Batch #001.

André 91.5%
Si ce whisky était une femme, il serait Penelope Cruze avec un méga ass de sherry butt. Le jus de sherry tiré des pores du fût, les fruits rouges bien frais, les cerises noires, la pâte de fruits. Le sherry me rappelle certaines éditions de Macallan, pas le sherry austère, mais celui étant plus fruit frais festif auquel s’additionne de savoureuses notes de chocolat noir fondu et une bonne rasade de miel. La texture en bouche est si douce qu’elle cache complètement le taux d’alcool, qui passe complètement free dans le « gargotton ». Le seul reproche est que seules les saveurs du nez sont transposées en bouche alors c’est pas mal « what you sniff is what you taste ». J’adore le rendu du sherry sur le whisky, c’est sérieusement de l’assez unique. La finale tranche un peu avec le reste, sa longueur en bouche est étonnante et c’est probablement le seul endroit où l’alcool est un peu plus perceptible. Heureusement, le sherry et le chocolat enrobe bien la force tranquille de l’alcool qui dormait depuis le début de la dégustation. J’en veux !!!

Patrick 91%
Wow, une belle surprise! Très savoureux, très intense, idéal pour l’amateur de whisky sérieux. Toutefois, les novices le trouveront peut être un peu trop intense, mais tant pis pour eux! Nez : Nez très chaleureux et fruité, avec une touche de caramel onctueux. Un parfum plutôt appétissant. Bouche : Chêne brûlé, fruits mûrs, un peu de cerise, de noix, de chocolat noir et surtout, de raisins. Finale : Longue, avec des notes de chocolat noir à la cerise épicée.

P&M Blend Supérieur Whisky

40% alc./vol.
Corse.

André 78%
Arômes tellement douces que l’alcool semble supérieur. Épices de gingembre, pas mal d’agrumes aussi. Malheureusement la texture est fade et diaphane et un brin végétal. Bon, être pris pour prendre ça, à défaut d’autre chose, je m’y ferais mais au final, c’est assez ordinaire.

RV 80%
Décevante randonnée en pays de nouveauté avec la forte impression de n’être parvenu à destination. Odeur en 2 nuages: le plus léger de Muskol, de sucre et de vanille, le second beaucoup plus lourd (mais lointain) de grain. En bouche, le grain est très frais et sucré mais l’aspect glissant de sa texture assure qu’il ne s’agit de la vodka à la menthe auquel je crois avoir à faire. Petite présence sans grande finale sauf un peu de bruyère, l’aftertaste de vieille salade de fruits conclut une expérience oubliable.

Patrick 69%
Nez léger de sève de bouleau, mais sans le sucre. En bouche, la sève explose sur une belle épice mentholée. La finale s’étire sur la menthe et un petit coté métallique. Globalement bizarre… Pas infect, mais loin d’être bon.

P&M Corsican Single Malt Whisky 7 ans

42% alc./vol.
Edition limitée à 3500 exemplaires. Le single malt P&M 7 ans est obtenu par la distillation du wash, provenant de la Brasserie Pietra, il est ensuite élevé de longues années dans les chais du Domaine Mavela. La maturation obtenue par le passage en fûts de chêne de la forêt de Tronçais, ayant préalablement contenus les vins blancs et muscats du domaine Gentile. Premier Single Malt Corse, il revendique ses origines qu’il puise dans la merveilleuse nature insulaire, mondialement reconnue comme une terre sauvage exempte de toute pollution.

André 91%
Nez entier, raisins secs, abricots, sherry, oranges, saveurs d’épices discrètes, sensation liquoreuse, bien sucrée mais nuancé d’épices. La bouche est costaude, gâteau aux fruits, pâtes de fruits, raisins de Corinthe et confirme sa texture liquoreuse bien dodue en bouche. Les saveurs sucrées l’emportent sur les épices mais l’équilibre des saveurs est parfait, la texture sert très bien de toile de fond à l’explosion fruitée dévoilée en bouche. Après quelques temps, savoureuses notes de céréales Sugar Crisp, de caramel fondu et de sucre caramélisé. La finale est longue et souple, complexe et d’un parfait équilibre. Une surprise, de l’inattendu.

Patrick 90%
Complètement unique! Succulent, complexe, chaleureux, le genre de whisky qui garde ma passion envers les nouveautés bien allumée! Nez : Parfum très épicé, sucré et surtout complètement unique. Après quelques minutes, de riches fruits mûrs et chaleureux apparaissent aussi. Complexe, unique et prometteur. Bouche : Chaleureuse, fruitée, épicée et herbeuse, avec une note pierreuse des plus subtiles. Finale : Un peu courte, mais savoureuse et sucrée.

P&M Vintage Whisky

40% alc./vol.
Whisky artisanal de Corse, bouteille #09720. En 1999, Dominique Sialelli de la brasserie Pietra et Jean-Claude Venturini de la distillerie Mavela (d’où l’acronyme P&M) associent leur amour commun de ce breuvage céréalier et leurs savoir-faire pour créer un whisky unique, profondément ancré dans le terroir de l’île de Beauté. Ce sera la troisième distillerie française à sa lancer dans la production de whisky, les premiers embouteillages verront le jour en 2005. La Cuvée “P&M Vintage” est le résultat d’un assemblage de whiskies millésimés, dont les plus anciens ont jusqu’à 14ans. En l’associant à des whiskies issus de distillations plus jeunes, le Malt brassé par Pietra et distillé au Domaine Mavela en l’année 2000 révèle dans cette édition limitée une large palette aromatique. Les whiskys P&M vieillissent dans des fûts de chêne ayant contenu du vin du Cap corse du Domaine Gentile, principalement des fûts ayant contenu du vin blanc ou du Muscat, puis sont assemblés à l’eau du Col Saint-Georges qui prend sa source à plus de 1000 mètres d’altitude sur les hauteurs de l’île.

André 69%
Nez de poires et de céréales mouillées, la paille, le fût neuf(?), agricole et artisanal dans le style et l’approche. On dirait que ce whisky est vieilli dans un fût ayant préalablement contenu un autre alcool ou un vin genre licoreux et sucré, genre du Sauternes. La bouche est très douce, la salade de fruits en conserve, les poires DelMonte, s’accompagnant de bonnes épices. Finale d’agrumes et de gingembre. Conception correcte mais une touche artisanale peut-être un peu trop présente.

Patrick 59%
Yark. Un bel exemple de marketing « efficace », où on appelle un whisky « vintage » en espérant convaincre quelques poissons de l’acheter. Nez : Parfum de paille et de céréales mouillées, avec des poires trop mûres et je ne sais quoi me rappelant vaguement une latrine. Berk. Bouche: Pfffff. Céréales séchées, bois brûlé et liquide bleu de toilette chimique. Finale : S’étire sur le liquide bleu de toilette chimique. Bon, pas aussi pire que ça, mais dans la même catégorie.

Martin 65%
Nez: Drôle de pourriture fruitée et sucrée. Réglisse , herbe et menthe. Horrible. Nez beaucoup trop jeune. Champ d’épandage. Bouche: Texture beaucoup trop aqueuse, fruits légers dans le sirop. Caoutchouc brûlé, herbe et mélasse, purin. Finale: Abominable, terre moisie, cerise de terre et fumier. Équilibre: C’est comme manger des poubelles.

Paddleford Creek Bourbon Whiskey

41.5% alc./vol.
Charcoal Filter Bourbon Whiskey – Distillé en Indiana

André 84%
Nez plutôt effacé au départ, puis s’esclaffant sur des notes de fruits rouges rapidement roulés dans la cassonnade. Pommes caramel de Beauce Carnaval, réglisse, cerises, caramel, cannelle poivrée. Bouche plus aiguisée et très influencée par le chêne mais les saveurs sont dans la ligne du style; cassonnade, caramel, cerises, fruits rouges, réglisse, poivre. Finale de bois brûlé fruité.

Patrick 85%
Un très bon bourbon, sans rien d’original, mais tout de même très agréable. Nez : Un whiskey léger et fruité, avec une touche de sève. Bouche : Du bois épicé, des fruits des champs… C’est léger et punché à la fois. Finale : D’une longueur moyenne, avec un beau mélange de bois brûlé et d’épices.

Paddy’s Old Irish Whiskey

40% alc./vol.

André 77%
Beaucoup de céréales au miel et de fruits tropicaux au nez, poires et jus de salade de fruits, caramel et toffee, sensation un peu flat, le whisky offre peu de consistance et de contenu. Beaucoup de vanille aussi. La bouche est diluée et que ne confirme que les saveurs du nez auxquelles s’ajoutent une pincée de noix et de coconut. On ressent beaucoup l’apport des céréales au travers de notes de céréales séchées et d’herbe jaunies. Ces sensations assèechent de beaucoup la bouche ce qui donne le ton à la finale, épicée et sèche, unidimentionnelle. Dans le style, on respecte la ilgne directrice mais côté sigularité, on repassera.

Patrick 77%
Beaucoup mieux que ce que je m’attendais, mais les attentes étaient très basses. Reste que s’il n’y a que ça à boire, profitez-en pour faire une journée sans alcool, vous en ressortirez beaucoup plus satisfait. Nez : Parfum de nettoyant à plancher, avec une touche d’agrumes et quelques notes de céréales pour nous signifier que c’est peut-être en fait du whiskey. Bouche : Rudement mieux en bouche, avec de belles notes de céréales sucrées, de la vanille, un peu de caramel, le tout délicatement enveloppé d’épices de bois légèrement brûlé. Finale: D’une longueur moyenne, marquée par l’alcool.

Palm Ridge Reserve – Batch 18

45% alc./vol.
Handmade Micro Batch Florida Whisky.

André 85%
À voir Liv Taylor on ne soupçonnerait pas que Steven est son père… Il y a parfois des mix difficile à considérer dans nos pensées. C’est le cas ici. « An american whisky mellowed with toasted oranges » ??? Crayon de cire Crayola, genre de feeling que l’on retrouve dans le Rittenhouse Rye 25 ans, remover à vernis, sucre et bois gorgé de cerises et d’oranges. Dommage qu’il s’effondre si lamentablement en bouche; sucre brun et baba au rhum, gâteau au épices, raisins secs mais texture tellement plate en bouche. Finale aux saveurs de rye et d’épices. Un whisky déstabilisant et savoureusement exotique mais pas à la portée de tous, audacieux et hors-norme.

RV 86%
Méchant cocktail sucré. Les effluves de cassonade, de sucre durci et de bois très léger sont rapidement remplacées par l’orange et le blé. L’arrivée est douce et davantage tempérée, moelleuse, mais tranquillement la vanille et le grain se frayent un chemin avant l’explosion du grain en finale qui souffle temporairement l’orange avant la finale, très longue pour un whisky très jeune. Aussi près mais loin que je le souhaite d’un whisky aromatisé, pas aussi estivale que sa provenance floridienne mais parfait pour les jours frisquets d’automne où l’on regrette de s’être plaint des trop chaudes journées d’été.

Pappy Van Winkle Family Reserve 15 ans

53.5% alc./vol.

André 93%
Wow… Le nez est raffiné et finement cireux, jus de cerises et cannelle, pommes caramel, cassonade, Root Beer, oranges, le tout agrémenté d’une touche de fumée lointaine et de terreau d’empotage. La bouche est à la fois poivrée et garnie de bois carbonisé très discret. Grosses cerises juteuses et pommes caramel, bois de cerisier, chocolat noir. Texture grasse et épaisse qui nappe bien la bouche, exquis. Finale moyenne en longueur, sur la cannelle cireuse et poivrée, le bois de chêne brûlé.

Patrick 93%
Un superbe bourbon, complexe et très bien bâti. Je comprends définitivement le buzz! Nez: Un beau parfum riche, délicat et sucré. De la cassonade, de la vanille, du cuir, un peu de bois et de la salade de fruits. Bouche: Du bois sec et épicé, de la cassonade, des fruits, de la vanille, du cuir et encore du bois. Finale: D’une belle longueur, boisée et complexe.

Martin 96%
Profondément roux et aussi alléchant qu’une bière de la même couleur. Nez: Caramel salé et toffee nous prennent d’assaut, mais sans nous agresser, ce qui n’est pas coutume pour une expression aussi forte en alcool que celle-ci. Pomme de tire. On parvient à déceler le maïs, suivi de muscade, de cannelle et de gousse de vanille. La liqueur « Dr. Pepper », le chêne, les amandes, le blé et les fleurs. On y trouve aussi au fond du verre une feuille de tabac parfumée à l’images des plus grands « sherry bombs » écossais. Tout simplement renversant. Bouche: Délicat et fougueux. Caramel et épices, cannelle, cassonade brûlée, vanille, cidre de pommes et chocolat aux fruits. Tire « Grandma » qu’on donne à l’Halloween. Finale: Longue, chaude et douce à l’extrême. Infime amertume. Tabac et épices, gomme balloune. Le portrait final en est un d’une douceur et d’une subtilité épouvantable. Équilibre: Je n’ai jamais au grand jamais goûté à un bourbon aussi complexe. Élégance à tout casser. Malheureusement c’est un produit qui demeure très dispendieux, et il ne sera de la partie que lors des grandes occasions. Pire encore, n’espérez pas voir ça en SAQ de si tôt. Redéfinit l’adjectif « épique ».

Pappy Van Winkle Family Reserve 20 ans

45.2% alc./vol.

André 94%
Wow…wow et rewow… Intense et concentré mélange de fruits sauvages, de bonbons nounours en gélatine, de chocolat. Je lisais des commentaires sur le web et on le rapprochait d’un cognac et je dois avouer que la comparaison est très juste. En somme c’est un bourbon assez dénaturé mais cela augmente la surprise et le challenge du dégustateur ! En bouche, texture huileuse et hyper soyeuse, une brise alcoolisée, de fruits sauvages rouges et encore une fois les bonbons en gélatine, presque du sherry à la Aberlour Abunadh, les fruits secs, les prunes très mûres, la cire. Hallucinante texture, c’est du rarement vu. Feeling un peu paradoxal en bouche car le dit liquide est clair et limpide comme de l’eau mais les arômes et saveurs s’accrochent partout en bouche et au nez. La finale est longue et très distinguée mais sans variantes que celles apportées en nez et en bouche. Les saveurs sont vaporeuses et l’alcool tellement discret… Définitivement un whisky dangereux à avoir dans son verre!

Patrick 90%
À en prendre une seule gorgée, on comprend immédiatement le buzz aoutour de cette marque. Complexe et savoureux, d’un équilibre parfait. Nez: Parfum sublime et intense de cerise, voire de xérès de chêne brûlé et de vanille. Bouche : Les fruits explosent et libèrent quelques épices et des tonnes de sucre blanc. Texture huileuse, voire cireuse. Finale : Longue et savoureuse.

Martin 94%
Du nectar d’orange jusqu’à la fondue à la clémentine. Nez: Phénoménal. Chêne massif. Cerise, caramel et vanille. S’annonce bien juteux. Un brin de cuir et de cannelle s’ajoutent au plaisir pour une complexité effarante. Peu de maïs en faveur du blé. Bouche: Assez huileux, sans être trop lourd. Juteux et fruité. Une peu de cuir, beaucoup de bois. Notes de raisin et de tabac, presque de sherry. Wow! Cerise de terre. Finale: D’une incomparable longueur et douceur, sur des pointes de cerise, de bois et de gomme balloune. Grains d’espresso trempés dans l’chocolat. Équilibre: Je m’attendais à un autre bourbon épique, et je ne suis pas déçu, mais pas surpris non plus. Le 15 ans a une goutte de fougue supplémentaire, probablement à cause de son taux d’alcool légèrement supérieur.