Artist Collective #2.1 Linkwood 21 ans

58% alc./vol.
1997-2018 from 5 Refill Sherry Hogsheads, Limited Edition of 1428 bottles. Illustration titrée «Sans titre 16.08.14» de Thierry Zdzieblo.

André 89%
Un superbe Linkwood comme on aime avec un sherry bien exécuté. Crème brulée et caramel, compote de fruits, cannelle, oranges sanguines, poires. À l’aération, les notes de fruits secs, de figues, prunes et de raisins apparaissent avec plus de vivacité. L’alcool titille les narines sournoisement. Superbe texture en bouche avec beaucoup de corps sans être licoreuse toutefois. Bananes flambées nappées de chocolat noir, fruits séchés, ornages, prunes et cerises, miel, poires, beaucoup de poivre. Finale de bonne longueur, légèrement amère, sur le bois et le chocolat.

Patrick 84%
Si vous aimez le xérès et le bois épicé dans votre scotch. Par contre, il faut se méfier de la longueur de la finale, qui laisse une drôle d’impression alors quelques minutes. Dommage, car sinon ça serait excellent. Nez: Du beau xérès, fruité, sucré, chocolaté et envoûtant. Bouche: Du xérès intense, du bois brûlé, des fruits mûrs, du chocolat noir. Ai-je dis intense? Finale: D’une belle longueur, fruitée et surtout boisée. Malheureusement, après quelques minutes, les fruits semblent ici hésiter entre être mûrs ou légèrement pourris.

Martin 90%
Nez: Xérès bien au rendez-vous, cassonade, chocolat noir, pâte de fruits, oranges et caramel salé. Bouche: Dattes et raisins, chêne poussiéreux et sherry astringent. Poivre noir, miel, tabac et caramel. Un peu cendreux avant d’entrer en finale. Finale: Longue, chaude et bien poivrée. Boisée, épicée et sucrée. Fruits et caramel au beurre maison. Équilibre: Bien dosé, le taux d’alcool est bien contrôlé et se fait sentir à peine, signe d’un beau savoir-faire. J’adore!

Berry Bros & Rudd Linkwood 11 ans

56% alc./vol.
Cask #100 Distilled 2006, Bottled 2018

André 85%
Fleurs blanches séchant la rosée au soleil levant, pommes vertes nappées de crème à la vanille et au miel, malty, bananes, poires, citronné et avec une touche de caramel. La bouche est franche et alcoolisée, texture agréable et ronde mais s’aiguisant rapidement une fois ingéré. Poires, bananes vertes, fleurs sauvages, vanille, bois séché. Le whisky gagne grandement à s’aérer afin d’arrondir les notes d’alcool. Finale pointue et sèche, sur les fruits à chair et le bois sec.

Gordon & MacPhail Archive Release Linkwood 50 ans 1967-2018

42.4% alc./vol.
Distilled 23/02/1967, Bottled 26/01/2018 from 1st Fill Sherry Hogshead Cask #695, 29 bottles

André 65%
Il faut définitivement aimer les fruits secs et la pâte de fruits pour apprécier ce whisky. Avalanche de fruits secs, gourmandises pâte de fruits en rouleau pour enfants, oranges hyper mures, cerises noires, caramel brûlé et une bonne influence tannique du bois. Si le nez est attirant, la bouche est horrible, mal équilibrée, monopolisée par le bois et le cuir mouillé et la poudre de cacao. Les oranges et les cerises noires trop mures tentent de calmer la donne mais n’y arrivent même pas. La texture n’a aucun panache, amère et boisée au max. C’est horrible simplement. La finale est amère, comme la finale d’un café noir et des noisettes cramées. Fallait vouloir faire une passe de cash pour embouteiller un fût comme ça, sorry, y’a pas personne avec un minimum d’expérience (ou de goût) qui aurait sciemment voulu sortir un embouteillage comme ça sur la base de la qualité générale et ses qualités de dégustation.

Patrick 75%
Un whisky difficile à juger… Ce n’est pas le genre de scotch que j’aurais du plaisir à boire à chaque jour, mais c’est définitivement le genre d’expérience que je souhaite à chaque amateur de whisky de vivre au moins une fois! Ne serait-ce que pour pouvoir ressentir c’est quoi un whisky qui a passé beaucoup, beaucoup, beaucoup trop de temps dans un fût. Nez: Je n’ai jamais senti du cuir et des fruits mûrs si intenses. Les fruits mûrs, en fait, trempent dans les noix grillées et le chêne, avec une goutte de caramel, le tout versé sur du cuir qui a chauffé longuement au soleil du mois de juillet. Spectaculaire. Bouche: Extrêmement astringent, après une gorgée je meurs d’envie de prendre un verre d’eau! Ou peut-être même de recracher la gorgée. Toujours les fruits extrêmement mûrs, des planches de chêne brulées, une touche d’orange amère, des épices à steak et des noix grillées. Finale: L’une des finales les plus mémorables que je n’ai jamais eu, surtout à cause du feeling que l’astringence apporte. Une fois que l’effet se dissipe, la principale sensation qui reste en bouche est d’avoir mangé du chêne sec!

Gordon & MacPhail Distillery Label Linkwood 25 ans

43% alc./vol.
Refill Sherry Casks.

André 88.5%
Beau sherry domestique, pas trop intense. Vieux fût de bois, cerises noires, warehouse en terre, oranges sanguines, chocolat. Sensation vieillotte un peu poussiéreuse en bouche. L’arrivée est fruitée, cerises hyper mûres, oranges sanguines, cuir, chocolat légèerement épicé, vieux bois mouillé sur le sol d’un warehouse en terre légèrement humide, truffes au choclat au lait fourré de pâte de cerises et de fruits, amandes grillées. Finale poivrée et épicée, café noir et chocolat, saveurs de fruits avec une touche boisée. Un beau Speysider représentatif.

Patrick 89%
Un whisky simple et efficace. Son manque relatif de complexité est surprenant, mais je m’en fous, c’est bon. Nez : Compte tenu de la robe du whisky, sans grande surprise on y trouve un parfum dominé par le xérès. Et aussi des notes de chocolat et de bois subtil. Appétissant! Bouche : Du xérès réchauffé, ou plutôt du bois brûlé et des fruits mûrs. Et c’est ça qui est ça. Finale : D’une belle longueur, marquée par le bois brûlé.

Gordon & MacPhail Linkwood 15 ans

43% alc./vol.

André 85%
Très porté sur les fruits et évidememnt le sherry, notes de vanille et de sciure de bois. Un exercice sur l’utilisation des fûts de sherry. En bouche, il est doux même via sa texture ordinaire, sans être désagréable pour autant. Encore le sherry et les fruits rouges, un peu limité comme saveurs… Finale écourtée par la sécheresse générale. Un whisky conventionnel et pas hasardeux.

RV 87.5%
Le ciel est large au-dessus de la petite distillerie discrète d’Elgin. Linkwood tel que j’ai appris à la connaître avec les embouteilleurs indépendants, parsemé d’agrumes légers et de malt sucré dans une belle balance doucement installée sur de la poudre de Jell-O. Comme si l’expérience se fiait un peu trop fortement sur son baril de finition, le grain se mélange aux oranges évidentes qui commencent de manière mûre en bouche mais qui deviennent beaucoup plus fraîches et remplis de vanille et de fraises en finale. Un whisky qui me révèle une fois de plus que les dirigeants ont un petit bijou qu’ils devraient dévoiler un peu plus souvent de manière officielle.

Patrick 80%
Poudre à récurer les planchers… baignant dans du whisky au caramel. En bouche, de belles épices, un beau caramel, puis le retour de la poudre à récurer les planchers mélangé avec la poussière du plancher. La finale s’étire sur un caramel poussiéreux. Pas désagréable, mais sans plus.

Gordon & MacPhail Linkwood 1969-2000

40% alc./vol.

André 91%
Wow, quel nez invitant et bourré de beaux arômes. Le sherry est boisé et fruité, cerises rouges et cœurs de pommes, caramel et miel chauds, pelures d’oranges et une touche boisée qui rappelle la marche en fôret l’automne en mangeant de la réglisse rouge. À 40% d’alcool en bouche, on ne pouvait pas s’attendre à une masse compacte de saveurs mais le whisky s’en sort agréablement bien. Pommes caramel, réglisse et cerises, caramel et miel, oranges et un bon gros mélange d’épices superbement bien balancées. On perçoit aussi très bien les notes de bois de chêne gorgées de vieux whisky avec une sensation tannique et astringente en finale de bouche. La finale est moyenne-courte, xérès épicé et fruits secs, vieux cuir, pomme caramel et cosses d’oranges, bois brûlé, presque de la fumée aussi. Je suis conscient que ce whisky en décevra peut-être quelques uns, mais en faisant fi du taux d’alcool sobre, les accords de saveurs sont pleinement agréables et méritent amplement l’expérience de dégustation.

Patrick 83%
Plein de superbes saveurs admirablement bien balancées et, de manière tout à fait catastrophique, tellement dilué que j’en ai presque le goût de pleurer. Et un whisky qui donne le goût de pleurer, c’est un peu le contraire de l’objectif visé. Nez : Un appétissant parfum de raisins mûrs, de chocolat, de vanille et de chêne subtil. Bouche : Texture en bouche légère et aqueuse, mais portant tout de même les délicieuses saveurs que j’avais détecté au nez. Finale : Courte… Vraiment courte. Au point que 5 secondes après avoir avalé ma gorgée, la différence entre une gorgée d’eau et ce whisky n’est pas évidente.

Gordon & MacPhail Linkwood 1991

53.4% alc./vol.

RV 83%
Une salade de beaux fruits affublé d’un bouillon un peu trop clair. Très fruité malgré le malt très présent et un petit sucre qui sort à la longue. Arrivée piquante sans être brutale puis très goûteuse de bleuets et de mûres, conclut pas un passage terreux et un aftertaste avec une belle rondeur mais un manque de longueur. De belle apparence (olfactive), un whisky un peu froid surtout lorsqu’on tient compte du taux d’alcool.

Gordon & MacPhail Linkwood 29 ans 1972

40% alc./vol.
Distilled 1972, Bottled 2002.

André 87%
Oranges sanguines, raisins et cerises séchées, caramel, miel, pelures de pommes cuites, xérès, fruits tropicaux plus discrets. Simple et léché à la fois comme présentation. Douce bouche au départ qui se gorge d’épices au fil des lapées. Cerises, raisins, ananas, mangue, oranges, pommes, toffee, une touche de gingembre aussi. Finale d’oranges sanguines trempées dans le caramel chaud, cerises séchées éventées.

Patrick 88%
Un très bon whisky, avec un mix de saveurs comme seul un scotch de 30 ans peut présenter. Assez surprenant pour un whisky dilué à 40%, la texture est agréable et l’ensemble présenté une intensité bien mesurée. Nez : Oh, dès l’ouverture de la bouteille, j’ai senti que j’avais affaire à toute une bête! Un intense parfum de beau xérès chaleureux, avec des raisins, des oranges sanguines et des cerises. Bouche : Toujours le beau xérès riche, sucré et intense, avec des raisins, des cerises, des pommes, du caramel et une pincée de gingembre. Le tout est porté par une belle texture en bouche. Finale : D’une belle longueur, boisée et surtout fruitée.

Gordon & MacPhail Private Collection Linkwood 1991

45% alc./vol.
Finition en fûts de vin rouge Côte Rôtie, édition limitée à 1900 bouteilles.

André 90%
L’influence du cask finish est autant perceptible à l’œil qu’en nez et en bouche. Le nez se développe généreusement, beaucoup de fruits secs et des arômes se situant près de saveurs découlant de l’utilisation de fûts de sherry. Beau mélange sucré et vanillé, très noble. Les premières secondes de l’arrivée déçoivent un peu mais de manière très passagère, pour ensuite laisser la place aux oranges et aux fruits secs, un beau mélange accompagnant agréablement la texture grasse et fluide. En finale de bouche ce sont plus les pelures de raisins et les mûres fraiches qui sont prédominantes. Le taux d’alcool est parfait. NI trop doux, ni trop fort et est à peine relevé d’une touche d’épices. J’aime !

RV 90%
Côte rôtie, aux fruits? Peu importe, goûtez celui-ci. Inévitable le sucre olfactif, mais le grain pousse au travers du léger cigare et malgré le baril de vin, le raisin est absent… jusqu’à la bouche. Les fruits même alors toute l’expérience, mais de main de maître, tout en pruneaux, oranges et raisin. Puis en finale on s’élève en fumée, pleine de caractère, fruitée à souhait jusqu’au jello. Quand on parle de “wood expression”, c’est tout une expression.

Patrick 93%
Nez extrêmement riche, marqué par les fruits confits et le sucre brulé. En bouche, du caramel avec du bonbon fruité (raisins, évidemment, mais aussi des prunes et un soupçon d’agrumes). La finale est très longue et délicieuse. Une balance incroyable, un ensemble superbe. On me demandait récemment quelles étaient les caractéristiques que l’on devait attendre d’un whisky luxueux? Vous les trouverez dans cette bouteille!

Gordon & MacPhail Private Collection Linkwood 60 ans 1956

49.4% alc./vol.
Cask #20, Distilled on January 3rd 1956, Bottled June 22nd 2016, from 1st fill sherry hogshead, Limited Edition of 56 bottles.

André 95%
Deux petites lapées de 5ml pour évaluer ce whisky, 10ml qui valent environ 500$, un millilitre pour chaque tranche de 6 ans d’histoire. Plutôt rare pour moi d’évaluer un whisky plus âgé que moi, c’est un luxe que je ne peux me permettre financièrement, tout comme probablement la plupart des amateurs. Et difficile pour moi d’exprimer également l’anticipation et les attentes élevées avant la dégustation du tel embouteillage. Alors on plonge : Le nez livre des odeurs très intenses : pommes un peu vieillies et brunes, le sherry est puissant et noble, fruits secs, raisins secs, pâte de fruits et gâteau aux fruits, dattes séchées, figues. Vous voyez la tangente? C’est l’opulence et la décadence des fruits tirés du xérès. C’est juste wow… Texture sirupeuse au départ, on ressent qu’on a affaire à un liquide qui a de l’histoire à parler et des souvenirs à confier. Bouche hyper boisée, on a rapidement l’image du vieux fût de xérès presque oublié dans le fond d’un warehouse au sol de terre un peu humide. Toutes ces mêmes saveurs humées explosent en bouche et j’avoues que la force de l’alcool m’a surpris un peu. Le whisky se niche au fond de la gorge confirmant son âge respectable. En gros je résumerais le tout par un gros morceau de gâteau aux fruits baignant dans son jus et nappé de chocolat noir fondu fourré d’oranges confites. Grosse poussée tannique également en finale de bouche, saveurs intenses et pérennité interminable. J’ai eu quelques frissons en dégustant, magnifique dans le style mais l’intensité du xérès et du boisé ne plairont pas à tous.

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