Douglas Laing Rare & Old Port Ellen 30 ans

54.2% alc./vol.

RV 89.5%
The Smoother and Wiser sides of Islay. Beaucoup plus arrondi par le baril que je ne pouvais possible pour une bête comme Port Ellen, il reste du phénol et du plomb mais le bois a fait son travail; l’aggressivité est remplacée par la suavité. La bouche est quant à elle tellement fruité qu’on croirait ne pas avoir à faire avec un Islay, mais heureusement la fumée très très dense de la finale nous rappelle que Port Ellen n’est pas au-dessus du feu mais dans la braise brûlante. Conclue par une bell construction de finale dans le bois légèrement vineux, difficile d’ignorer l’exhorbitant prix mais quelle qualité.

Murray McDavid Port Ellen 1982-2010 Work in progress

% alc.inconnu.
Cadeau De Jim McEwan, échantillon des laboratoires de Murray McDavid.

André 89.5%
Raisins, poires en plus du liquoreux du Glenfarclas. En bouche le sel de mer, l’iode sont plus présents mais se transforment par la suite en vagues de melon d’eau et de fruits tropicaux. La finale elle, est une légère tourbe sucrée. Très différent de tout les Port Ellen dégustés à date. Singulier et très unique.

RV 85%
Tablette de chocolat aux dattes passée date. Branche de grappe de raisins et Glosettes, aux raisins bien sûr. Glenfarclas 105 en bouche, mais avec une paille sucrée et tourbée avec un peu de poussière en finale. En tant que tel, pas mauvais; pour un Port Ellen (et donc son prix), ça ne vaut pas l’investissement.

Patrick 90%
Fumée, tourbe, air marin, iode. Touche de poires. Algues enveloppantes. Chêne brûlé. Glosettes aux raisins et paille sucrée. Simple, efficace, puissant.

Old & Rare Platinum Port Ellen 35 ans 1977

49.3% alc./vol.
Embouteillé en 2012, bouteille 31 de 155.

André 92%
Des flocons de tourbe qui fondent simplement sur la langue, finement assaisonnés de sel de mer et de chocolat noir fourré à l’orange et une légère acidité d’agrume. Avec le temps, la vanille crémeuse, le sorbet à la glace de vanille et une tourbe maritime fort distinguée assaisonnée de sel de mer émergeant en lent crescendo. Nectarines, chocolat noir, caramel fleur de sel. Finale longue malgré la douceur du whisky dans son ensemble et le taux d’alcool vraiment réservé. Personnellement, je m’attendais au jeu de l’alcool avec plus de prestance. Mes attentes étaient élevées et la notion historique aidant, n’en demeure que l’expérience est inoubliable tout en mettant en contexte que c’est fort probablement un des derniers embouteillages encore ‘’achetable’’ de la distillerie que nous verrons sur le marché.

Patrick 93%
Port Ellen. L’émotion m’a étreint dès que j’ai ouvert le bouchon : Je venais de faire disparaître une autre portion de la glorieuse histoire liquide de cette distillerie. Nez : Tourbe, cendre et goudron. Notes maritimes marquées par les algues. Pointe boisée. Boule d’émotion dans la gorge. Bouche : Puissant sel, tourbe, algues, cendres et bois carbonisé. Puis, on détecte le cuir, le mocha et le chocolat noir. L’alcool assez doux. J’ai pourtant les larmes aux yeux! Finale : Longue et savoureuse, dominée par des effluves rappelant un feu de camp sur le bord de la mer.

Old Malt Cask Port Ellen 25 ans

50% alc./vol.
Distillé en novembre 1982 et embouteillé en janvier 2008. Édition limitée à 589 bouteilles.

André 92%
Citrons! Citrons! Citrons!!! Poussiéreux et cendreux avec une tourbe verte herbeuse, presque agricole. Si singulier et inusuel. Arrivée très sèche en bouche et de très courte durée. Le tourbé annonce le tsunami phénolique; le sel et l’alcool arrivant en duo, un coup de poing sonnant, un uppercut en plein visage de poivre blanc, adouci par le tourbe citronnée en conclusion. Un rodéo sur les courbes distinctes d’une des plus singulière des distilleries d’Islay. Cet embouteillage ayant été distillé quelques mois avant la fermeture définitive de la distillerie, rends l’expérience unique et on ne peut que se sentir privilégié d’avoir la possibilité de goûter à un single malt de cette rareté.

RV 88%
Un peu rough pour commencer une journée au bureau, mais très belle récompense à la suite d’une tournée de pêche à la goberge dans le Sound of Islay pendant une journée pluvieuse. Très fumé dès l’ouverture, avec des notes d’agrumes: pelure d’oranges dans un cendrier? Par contre s’estompe rapidement, quelques minutes après l’avoir versé l’odeur semble s’évaporer. Arrivée lente de fumée en bouche, un peu plus tard remplacée par les épices et l’huile d’émeu, un peu à la Lagavulin. En finale, attaque de fumée mélangé à du Coke zéro, puis par un puissant alcool, très longue en aftertaste. Peut-être un peu trop simple par rapport aux versions originales.

Patrick 94%
Nez : L’unique tourbe d’Islay nous explose joyeusement au visage, portant avec elle l’odeur de la mer et celle d’un feu de camp qu’on en train d’essayer d’éteindre. Bouche : Toujours cette belle tourbe fumée et maritime avec une belle texture huileuse. Pointe de foin séché et d’agrume. Finale : Longue, tourbée et très agréable. Balance : Une autre réussite de Diageo. Prenez mon commentaire comme un compliment pour la qualité du produit ou comme un sarcasme face à leur gestion à court terme durant les années ’80.

Martin 93.5%
Nuance mythique, d’une pâleur digne des vins blancs les plus frais… Nez: Air salin, feuilles de nori, tourbe, iode, céréales séchées, bonheur, regret, mélancolie à l’idée du sort réservé à l’Atlantide des distilleries de l’Islay. Pourquoi, pourquoi, pourquoi a t-il fallu qu’elle mette la clé dans la porte? Bouche: Tourbe fruitée alléchante, feu de camp humide et camping d’automne. Très doux pour sa force, rappelle un Lagavulin avec une touche de finesse en moins. Finale: Vent médicamenteux rappelant un Bowmore plus étoffé. J’en veux encore. D’une qualité brute incroyable. Équilibre: Une des pertes les plus tragiques pour l’industrie du Scotch Single Malt Whisky.

Old Malt Cask Port Ellen 26 ans

50% alc./vol.
Distillé en 1983.

RV 88%
Une première de classe dont la moyenne n’augmente plus finit par se faire moins remarquer. Dès l’ouverture, le côté Islay ne laisse présager autre chose, si ce n’est peut-être d’une étrange odeur de coquillage saupoudré de pierre à savon. En bouche, le chocolat se joint à la tourbe encore plus franche, ainsi que du sel et du poivre. La finale, d’une longueur adéquate pour un 26YO, est un peu prévisible mais toute de tourbe telle que je l’apprécie, avec un soupçon de lilas en bonus. Très efficace mais un peu trop standard, il lui manquerait une certaine particularité autre que son haut prix pour être davantage remarquable.

Port Ellen 24 ans 1979

57.3% alc./vol.
3e embouteillage. Embouteillé à la force du fût en édition limitée à 9000 bouteilles. Aujourd’hui, l’ancienne distillerie de Port Ellen est une malterie. C’est désormais la seule activité industrielle maintenue sur le site. Port Ellen alimente maintenant les autres distilleries de l’île d’Islay : Lagavulin, Caol Ila, mais aussi Ardbeg, Laphroaig, Bunnahabbain, Kilchoman, ainsi que celle de Tobermory sur l’île de Mull.

André 89%
Définitivement Islay; Médicinal; Alcool très présent, mais bien balancé. Appétissant. Comme une ceinture d’aiguilles dans la bouche. À siroter et apprécier en regardant votre porte feuille vide… La rareté se payes parfois très cher… Il y a très fort probablement des managers qui se mordent les doigts d’avoir fermé cette perle dans les années 80. Mais quelle erreur…

RV 90%
On dirait un Lagavulin; Finalement, un mix de Laphroaig et Lagavulin. Phénol un peu. Fumée, un peu de goudron (très léger) Tourbé. Complexe.

Patrick 93%
Fumée, salin, peat, peat, peat, léger poivre. Une raison de plus pour aimer le whisky.

Port Ellen 29 ans

55.3% alc./vol.
8e embouteillage, distillé en 1978, bouteille #1763 de 6618.

André 92.5%
Cet embouteillage vous marquera, tout comme le ferai un coup de 2 par 4 avec des clous en pleine face. Première impression; Je n’ai jamais vu un single malt coller autant au verre. Les jambes de la robe prennent un temps fou avant de se pointer le nez. Celui-ci est par livre par ailleurs un bel amalgame limette et melon d’eau, appuyé par un côté maritime, un coup de vent du large bien salé, des algues séchées et un ensemble bien tourbé de surcroit. La finale est asséchée mais présente une pause beurrée et huile de vanille avant un retour sur la tourbe. Un superbe embouteillage, de la qualité au millilitre qui nécessitera que vous cassiez votre tirelire-cochon avant de passer à la caisse.

Port Ellen 2nd Release 24 ans – 1978-2002

59.35% alc./vol.
12,000 bouteilles

André 95%
Fleurs blanches trempées dans l’essence de vanille, fine et subtile tourbe aérienne, fumée lointaine et accents maritimes en retrait, une pincée de poivre, beaucoup d’agrumes, poires, fruits tropicaux, zeste de citron. Un nez très raffiné, qui joue la carte de la subtilité et des nuances plutôt que des contrastes en formule coup de poing. L’arrivée en bouche est huileuse et soyeuse, texture juste et bien équilibrée, ensemble vanillé et sucré. Mais si vous gardez le whisky en bouche plus de 10 secondes, de petites lames d’alcool s’incrustent lentement dans la langue, trahissant le taux d’alcool. Belle fumée tourbée et camphrée, eucalyptus et herbe verte mouillée, huile industrielle qui brûle, chocolat noir amer, sel de mer, poivre broyé, agrumes et quelques larmes de citron dans du thé noir. J’ai utilisé la moitié de l’échantillon pour l’évaluation et je vais savourer le reste sans cahier, sans ordinateur, juste du pur moment de bonheur.

Patrick 96%
La plupart d’entre vous ne pourront jamais y goûter, alors imaginez un mélange de vieux Bowmore et de vieux Laphroaig à son meilleur. L’un des meilleurs whiskys que je n’ai jamais goûté. Exceptionnel, magistral, sublime, aucun mot ne semble assez fort. Nez : Plonger le nez dans un Port Ellen est toujours émouvant! La belle fumée de tourbe, de la vanille, du chêne brûlé et une touche de caramel subtile. Bouche : Mais, goûter à un Port Ellen n’est pas seulement émouvant, ça donne presque le goût de pleurer!!! On se dit toujours « hey, c’est peut-être la dernière fois…! ». Fumée de tourbe et sel bataillent pour être au premier plan, nous présentant une arrivée en bouche magistrale. Puis, l’orge, le chêne et le caramel viennent donner de nouvelles dimensions à l’ouvrage, contribuant à en faire un chef d’œuvre. Finale : Longue, fumée, salée. Donne le goût de pleurer sur le sort de la distillerie.

Port Ellen 4th Release 25 ans – 1978-2004

56.2% alc./vol.
4e embouteillage.

André 89%
Islay en 700ml…Près du Lagavulin, mais avec moins de distinction, plus à l’état brut. Le peat vous prends la main et vous guide dans un voyage gustatif tout à fait maritime. L’alcool prends la relève rapidement mais sans s’imposer. Mentholé, marin et tourbé. Définitivement à savourer goutte à goutte. Malheureusement de cette distillerie fermée par des responsables en cravate dans les années 80 qui doivent réellement le regretter aujourd’hui. Rouvrez vite la distillerie de Port Ellen !!!

Patrick 92%
Tourbe jaune, agrumes, fumée. Au goût, on découvre une belle profondeur digne des meilleurs whiskys. Masqué évidemment par la fumée de tourbe, mais aussi par un fruité très mûr. Il y a aussi une touche d’agrumes qui ajoutent une surprenante dimension supplémentaire. L’intensité du goût cache agréablement la puissance de l’alcool. Bien équilibré, belle profondeur; Rappelle un vatted de 75% d’Ardbeg de de 25% de Lagavulin!

RV 92%
Nez typiquement Islay confortablement assis à mi-chemin entre Lagavulin et Talisker. Tourbe huilée et fumée végétale. En bouche, tourbe jaune brulée et aiguilles de pin de sous-bois. L’alcool est très bien contrôlée et le finale en puissance contrôlée. Impossible à ne pas aimer si l’on dit aimer les scotchs d’Islay.

Port Ellen 4th Release 25 ans – 1978-2004 – Bottle 0695

56.2% alc./vol.
Bottled 2004, Limited Edition of 5100 bottles, Bottle 0695. Construite en 1824 au sud de l’île d’Islay, Port Ellen fut le théâtre de nombreuses expérimentations technologiques qui au 20eme siècle révolutionnèrent l’industrie du whisky. Fermée de 1930 à 1969, elle accueille sur son site en 1973 un centre de maltage, chargé de fournir toutes les distilleries de l’île en orge maltée fumée. Fermée en 1983, Port Ellen perd sa licence de production en 1992 et avec elle tout espoir de reproduire un jour. Au tout début des années 2000, ses bâtiments dont ne subsistent que les pagodes et les chais de vieillissements, sont abattus. Si la fin des années 90 et le début des années 2000 furent prospères en versions single casks, brut de fûts mises en bouteilles par les négociants ; depuis 5 ans son malt très iodé et fumé se fait de plus en plus rare.

André 95%
Superbe nez, onctueux et opulent. Agrumes, accents maritimes, sel de mer, oranges, caramel, vanille et chocolat noir. Texture feutrée en bouche, texture hyper soyeuse et langoureuse sur la vanille fouettée et le coconut, tourbe terreuse phénolique amadouée, et beaucoup de poivre broyé. Incroyable d’avoir une texture si exquise et raffinée avec un taux d’alcool si puissant. La finale est interminable, longue et les notes de tourbe sont juste et bien dosées. Le tout s’étire longuement sur des notes de coconut, de chocolat noir et de moue de café. Superbe sur toute la ligne. One of a kind.

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