Port Ellen 24 ans 1979

57.3% alc./vol.
3e embouteillage. Embouteillé à la force du fût en édition limitée à 9000 bouteilles. Aujourd’hui, l’ancienne distillerie de Port Ellen est une malterie. C’est désormais la seule activité industrielle maintenue sur le site. Port Ellen alimente maintenant les autres distilleries de l’île d’Islay : Lagavulin, Caol Ila, mais aussi Ardbeg, Laphroaig, Bunnahabbain, Kilchoman, ainsi que celle de Tobermory sur l’île de Mull.

André 89%
Définitivement Islay; Médicinal; Alcool très présent, mais bien balancé. Appétissant. Comme une ceinture d’aiguilles dans la bouche. À siroter et apprécier en regardant votre porte feuille vide… La rareté se payes parfois très cher… Il y a très fort probablement des managers qui se mordent les doigts d’avoir fermé cette perle dans les années 80. Mais quelle erreur…

RV 90%
On dirait un Lagavulin; Finalement, un mix de Laphroaig et Lagavulin. Phénol un peu. Fumée, un peu de goudron (très léger) Tourbé. Complexe.

Patrick 93%
Fumée, salin, peat, peat, peat, léger poivre. Une raison de plus pour aimer le whisky.

Port Ellen 29 ans

55.3% alc./vol.
8e embouteillage, distillé en 1978, bouteille #1763 de 6618.

André 92.5%
Cet embouteillage vous marquera, tout comme le ferai un coup de 2 par 4 avec des clous en pleine face. Première impression; Je n’ai jamais vu un single malt coller autant au verre. Les jambes de la robe prennent un temps fou avant de se pointer le nez. Celui-ci est par livre par ailleurs un bel amalgame limette et melon d’eau, appuyé par un côté maritime, un coup de vent du large bien salé, des algues séchées et un ensemble bien tourbé de surcroit. La finale est asséchée mais présente une pause beurrée et huile de vanille avant un retour sur la tourbe. Un superbe embouteillage, de la qualité au millilitre qui nécessitera que vous cassiez votre tirelire-cochon avant de passer à la caisse.

Port Ellen 2nd Release 24 ans – 1978-2002

59.35% alc./vol.
12,000 bouteilles

André 95%
Fleurs blanches trempées dans l’essence de vanille, fine et subtile tourbe aérienne, fumée lointaine et accents maritimes en retrait, une pincée de poivre, beaucoup d’agrumes, poires, fruits tropicaux, zeste de citron. Un nez très raffiné, qui joue la carte de la subtilité et des nuances plutôt que des contrastes en formule coup de poing. L’arrivée en bouche est huileuse et soyeuse, texture juste et bien équilibrée, ensemble vanillé et sucré. Mais si vous gardez le whisky en bouche plus de 10 secondes, de petites lames d’alcool s’incrustent lentement dans la langue, trahissant le taux d’alcool. Belle fumée tourbée et camphrée, eucalyptus et herbe verte mouillée, huile industrielle qui brûle, chocolat noir amer, sel de mer, poivre broyé, agrumes et quelques larmes de citron dans du thé noir. J’ai utilisé la moitié de l’échantillon pour l’évaluation et je vais savourer le reste sans cahier, sans ordinateur, juste du pur moment de bonheur.

Patrick 96%
La plupart d’entre vous ne pourront jamais y goûter, alors imaginez un mélange de vieux Bowmore et de vieux Laphroaig à son meilleur. L’un des meilleurs whiskys que je n’ai jamais goûté. Exceptionnel, magistral, sublime, aucun mot ne semble assez fort. Nez : Plonger le nez dans un Port Ellen est toujours émouvant! La belle fumée de tourbe, de la vanille, du chêne brûlé et une touche de caramel subtile. Bouche : Mais, goûter à un Port Ellen n’est pas seulement émouvant, ça donne presque le goût de pleurer!!! On se dit toujours « hey, c’est peut-être la dernière fois…! ». Fumée de tourbe et sel bataillent pour être au premier plan, nous présentant une arrivée en bouche magistrale. Puis, l’orge, le chêne et le caramel viennent donner de nouvelles dimensions à l’ouvrage, contribuant à en faire un chef d’œuvre. Finale : Longue, fumée, salée. Donne le goût de pleurer sur le sort de la distillerie.

Port Ellen 4th Release 25 ans – 1978-2004

56.2% alc./vol.
4e embouteillage.

André 89%
Islay en 700ml…Près du Lagavulin, mais avec moins de distinction, plus à l’état brut. Le peat vous prends la main et vous guide dans un voyage gustatif tout à fait maritime. L’alcool prends la relève rapidement mais sans s’imposer. Mentholé, marin et tourbé. Définitivement à savourer goutte à goutte. Malheureusement de cette distillerie fermée par des responsables en cravate dans les années 80 qui doivent réellement le regretter aujourd’hui. Rouvrez vite la distillerie de Port Ellen !!!

Patrick 92%
Tourbe jaune, agrumes, fumée. Au goût, on découvre une belle profondeur digne des meilleurs whiskys. Masqué évidemment par la fumée de tourbe, mais aussi par un fruité très mûr. Il y a aussi une touche d’agrumes qui ajoutent une surprenante dimension supplémentaire. L’intensité du goût cache agréablement la puissance de l’alcool. Bien équilibré, belle profondeur; Rappelle un vatted de 75% d’Ardbeg de de 25% de Lagavulin!

RV 92%
Nez typiquement Islay confortablement assis à mi-chemin entre Lagavulin et Talisker. Tourbe huilée et fumée végétale. En bouche, tourbe jaune brulée et aiguilles de pin de sous-bois. L’alcool est très bien contrôlée et le finale en puissance contrôlée. Impossible à ne pas aimer si l’on dit aimer les scotchs d’Islay.

Port Ellen 4th Release 25 ans – 1978-2004 – Bottle 0695

56.2% alc./vol.
Bottled 2004, Limited Edition of 5100 bottles, Bottle 0695. Construite en 1824 au sud de l’île d’Islay, Port Ellen fut le théâtre de nombreuses expérimentations technologiques qui au 20eme siècle révolutionnèrent l’industrie du whisky. Fermée de 1930 à 1969, elle accueille sur son site en 1973 un centre de maltage, chargé de fournir toutes les distilleries de l’île en orge maltée fumée. Fermée en 1983, Port Ellen perd sa licence de production en 1992 et avec elle tout espoir de reproduire un jour. Au tout début des années 2000, ses bâtiments dont ne subsistent que les pagodes et les chais de vieillissements, sont abattus. Si la fin des années 90 et le début des années 2000 furent prospères en versions single casks, brut de fûts mises en bouteilles par les négociants ; depuis 5 ans son malt très iodé et fumé se fait de plus en plus rare.

André 95%
Superbe nez, onctueux et opulent. Agrumes, accents maritimes, sel de mer, oranges, caramel, vanille et chocolat noir. Texture feutrée en bouche, texture hyper soyeuse et langoureuse sur la vanille fouettée et le coconut, tourbe terreuse phénolique amadouée, et beaucoup de poivre broyé. Incroyable d’avoir une texture si exquise et raffinée avec un taux d’alcool si puissant. La finale est interminable, longue et les notes de tourbe sont juste et bien dosées. Le tout s’étire longuement sur des notes de coconut, de chocolat noir et de moue de café. Superbe sur toute la ligne. One of a kind.

Powers John’s Lane

46% alc./vol.

André 85%
Épicé, réglisse rouge, vanille, miel, fruits sauvages. Beaucoup d’effluves du fût, on ressent beaucoup le bois charred, moue de café dans le budum. Texture huileuse, étonnante, mais beaucoup d’épices prononcées et la cannelle. Bonbons en forme de poissons rouges, amandes grillées et bananes. Finale, fruité, épicé, gingembre, un peu courte. Étonnant par son puissant côté fruité mais légèrement débalancé par les notes de fût brûlé un peu trop présentes en bouche.

Patrick 88%
Un beau whisky savoureux et très bien construit. Définitivement, Powers, une marque qui gagne à être connue! Nez : Réglisse rouge, vanille, fruits et de subtiles épices. Bouche : Une bonne dose de bois épicé, des fruits, de la cannelle et des amandes grillées, le tout porté par une belle texture huileuse. Finale : D’une longueur moyenne, et délicatement épicée.

Martin 86%
Nez: Fruité et épicé, framboises et réglisse rouge. Touche de bois et de miel. On sent qu’on a affaire à quelque chose de pas mal doux et sucré. Le bois semble sec et poussiéreux. Bouche: Sucre blanc, fraises et framboises, toujours réglisse et poivre. Les accents de bois y sont toujours. Finale: Miel et épices, bois et fruits. Équilibre: Un beau voyage de saveurs, c’est bien fait. Habituellement les blends irlandais sont d’une grande douceur, mais ici on brouille les cartes et on nous garde alertes avec un poignée d’épices ici et là.

Powers John’s Lane 12 ans

46% alc./vol.
Single Pot Still, incarnation du whisky Powers, nommé d’après la défunte distillerie Powers. Il s’agit d’un whisky issu d’une combinaison de bourbon cask et de Oloroso sherry casks.

André 91%
Wow… Miel et sirop de poires mélangé de notes d’oranges, miel onctueux et vanille. Beaucoup de corps autant au nez qu’en bouche, agrémenté de notes de raisins secs et de xérès vieillot et poussiéreux, légèrement épicé, notes de chocolat au lait, miel, bananes flambées, cannelle, anis, sirop de poires, texture presque huileuse. Belle finale de chocolat fourré à la pâte de fruits, raisins secs et une poignée de poivre.

Patrick 91%
Une seule gorgée de ce whiskey et vous comprendrez pourquoi celui-ci est l’un des favoris des Irlandais! C’est facile à boire, complexe et savoureux, un whiskey de tous les jours vraiment idéal. J’en ai une bouteille, mais j’en voudrais une caisse! Nez: Des oranges, des fleurs séchées, puis après quelques minutes j’y retrouve aussi quelques fruits des champs assez frais. Appétissant! Bouche: Ayoye, c’est bon ça! Un superbe mélange de fruits des champs avec quelques gouttes d’agrumes, avec une petite touche florale discrète et de délicieuses épices rappelant le bois grillé. Meilleur de gorgée en gorgée! Finale: D’une belle longueur, boisée et épicée.

Martin 87%
Nez: Fleurs, miel et orange, crême, chêne et petits fruits. Un ensemble très doux et sage mais qui semble cacher une certaine qualité. Bouche: Texture adéquate, mais explosion de fruits des champs saupoudrés de sucre blanc. Chocolat et orange, malt, caramel et poivre rose. Finale: Bien boisée et poivrée, s’étirant plus qu’on ne l’imaginait. Touche de tartinade choco-noisettes. Équilibre: Super bon! Un bel enchainement, le nez n’en dévoile pas trop, les saveurs explosent en bouche et s’accrochent sur la finale pour nous laisser tout doucement sur une longue période.

Powers Signature Release

46% alc./vol.
Deuxième Single Pot Still de la marque, Powers Signature Release est un whiskey irlandais premium. Powers Signature Release est le résultat d’un vieillissement en fût de bourbon américain et, pour une petite proportion du whiskey, en fût de Sherry Oloroso.

André 86%
Nez vraiment attirant et rond; pommes vertes, vanille, miel, poires, bananes en purée, salade de fruits tropicaux. Il faut donner du temps au whisky pour s’ouvrir, car au départ, le whisky demeure un peu campé sur ses positions sans trop de dévoiler. La bouche offre plus de punch, plus direct aussi. L’apport du grain whisky est défini même si drapé de beaux draps caramélisés. Niveau saveurs, plus de fruits rouges, genre raisins secs, réglisse, chocolat parsemé de grains de poivre, poires, vanille, prunes, miel. Beaucoup d’épices, la cannelle surtout, qui accompagnent les céréales séchées. Finale de longueur moyenne, épicée et poivrée, astringente sur un canevas de céréales maltées.

Patrick 89%
Ooooooh. Amateurs de « Irish Pure Pot Still », prenez note. Très pur dans son style, et à un prix très compétitif. D’une belle intensité bien mesurée et d’une balance superbement réussie. Pas le choix, je vais à la SAQ m’en chercher une bouteille! Nez : Oh le beau parfum de « pure pot still »… Épicé, huileux, boisé avec des notes de biscuits. Bouche : De savoureuses épices, des biscuits, du bois un peu brûlé, le tout porté par une belle texture huileuse. Finale : D’une belle longueur, épicée et huileuse.

Martin 85%
Nez: Bien fruité et épicé. Gâteau aux épices, vanille et raisins secs. Fruits tropicaux et cannelle. Les arômes sont simples mais envoûtants. Bouche: Crème brûlée à la vanille, cannelle et cassonade, bois et fruits tropicaux. Un peu de poussière. Touche de grain, biscuits au beurre. La texture est plaisante et légèrement huileuse, bien ronde. Finale: Un peu d’acétone au début, mais on laisse place à des notes de grain, de fruits, de poivre et de bois. Équilibre: Un bon Pot Still, surtout pour le prix. J’ai déjà vu des Irish Whiskys plus doux et ronds, mais comme on dit, à bouteille de whisky irlandais pas trop cher on ne regarde pas la bride.

Premium Bottlers BLAT-1012

46% alc./vol.
Un vatted de 1% single malt canadien (donc Glenora en Nouvelle Écosse) et de 99% de scotch single malt de la distillerie Blair Athol fait par « Premium Bottlers », le seul embouteilleur indépendant au Canada, aujourd’hui mieux connu sous le nom de Still Waters Distillery.

André 83%
Oranges et agrumes, une larme de sherry. Passage effrayé de citron très crémeux. La bouche est soyeuse comme un écrin à bijoux, à la fois capiteuse et exotique, se poursuivant sur le duo orange-agrume auquel s’est greffé un brin d’épices (lequel – ?) La finale est par contre rectiligne et monotone et livre peu de surprises. La rétro-olfaction apporte des pointes de noix de cachou un brin salés et d’orange encore une fois. Un single malt correct mais aussi dépourvu de singularité propre.

RV 86%
Envers de pelure d’orange et avoine avec fond d’épices. Pas beaucoup de volume, foin sale et peu d’arrière-goût. Finale très équilibrée avec un beau retour sur le grain. Très suave, parfait à la fin d’une belle journée de printemps quand on recommence a sentir le froid et qu’on veut se coller. Un « il est bon » où l’expérience est plus que la description de ses goûts.

Patrick 88%
Nez de chêne épicé et très légèrement touché par les agrumes. Soupçon de vanille. Au goût, céréales et noix. Riche au goût avec une surprenante finale fumée et salée. Bref, un peu de tout pour plaire à tous avec équilibre.

Premium Bottlers BRIN-1010

46% alc./vol.
Un vatted de 1% single malt canadien (donc Glenora en Nouvelle Écosse) et de 99% de scotch single malt de la distillerie Benrinnes fait par « Premium Bottlers », le seul embouteilleur indépendant au Canada, aujourd’hui mieux connu sous le nom de Still Waters Distillery. Bouteille 38 de 388.

André 71%
Muscat de chêne, un timide épicé et vanillé au nez. Mis à part quelques odeurs désagréables indéfinies du style « Balblair », c’est la confusion totale. Très chaotique en bouche et surtout avec aucune structure. Finale souhaitée plus rapide afin de mettre fin au martyre. À être utilisé dans les blended…en très petite quantité afin de ne pas gâcher le produit final. Vive le recyclage!

RV 81%
Bleuets et mûres, le Balblair 75 sans le cendreux mais avec du malt. L’arrivée est plutôt malteuse, la finale plutôt fruitée, sans fautes mais un peu trop éventée. Une belle curiosité comme whisky sur une terrasse pas loin de Maguire, supérieur aux deux autres Benrinnes déjà goutés, mais on est loin du Linkwood du même blender.

Patrick 89%
Extraordinairement fruité, avec des bleuets en confiture accompagnés de légères mûres. Au goût, le malt nous rappelle agréablement qu’il ne s’agit pas d’une confiture et la finale, évoluant vers un goût d’agrumes épicés très agréable. Exactement ce que j’attends d’un whisky : des découvertes à chaque instants de la dégustation. Superbe.