Gordon & MacPhail Strathisla 2005-2017

43% alc./vol.

Patrick 87%
Un délicieux Strathisla, frais et offrant une palette de saveur assez originale. Un whisky idéal pour le patio, l’été, au soleil, avec une couple de filles en bikini. Nez : Agrumes et céréales fraîches et bananes. Bouche : Agrumes, bananes, chêne frais et quelques petits fruits bien discrets. Finale: D’une belle longueur, marquée par le bois et les agrumes.

Gordon & MacPhail Strathisla 25 ans

43% alc./vol.

André 89%
Another sherry beast… Nez liquoreux de raisins secs, gâteau aux fruits, marmelade d’orange, riche et élégant, mais aussi d’une habile simplicité. J’adore le nez, superbe et belle intégration du sherry cask. La bouche est poreuse et assez consistante, un peu sèche, les fruits secs en arrivée, boisée et beek jerky poivré en finale, presque du soya… mélangé au sherry fruité. Le bois gorgé de sherry est plus imposant en finale et les notes poivrées monteront aussi en crescendo. Mis à part une petite pointe sèche et poussiéreuse en bouche, belle évolution, complexité structurée et intéressante pléiade d’arômes et saveurs attirantes.

Patrick 88%
Nez : Oooh boy! Ça paraît que ça a passé beaucoup de temps en fût cette petite bête là!  Au nez, vieux xérès poussiéreux avec une pointe de chêne.  Bouche : Toujours le xérès poussiéreux et le chêne assez intense.  Très chaleureux.  Non mais, vraiment vraiment très chaleureux.  Finale : Longue, fruitée et chaleureuse.  Balance : Une superbe bête qui laisse dans un état contemplatif, comme un très bon whisky se doit de le faire.

Gordon & MacPhail Strathisla 40 ans

40% alc./vol.

André 90.5%
Éruption boisée, cerises, pêches, se terminant par une explosion de poires belle-Hélène. Il se révèle en bouche plus épicé en plus d’un bel appui alcoolisé (la teneur en alcool semble plus forte que son 40%…). La menthe-eucalyptus – très représentative du Strathisla – s’ouvre progressivement et est accompagné d’une touche de miel cireuse et séduisante. La finale, chaleureuse et persistante, est un rappel sur les cerises et les sucres de bois brûlé. Quelques point en moins pour les essences de bois trop présentes, masquant les arômes les plus subtils. N’eut été de ce petit détail, cet embouteillage aurait été une vraie bombe. Une bouteille à avoir dans sa collection. Et que dire du rapport qualité-prix pour un 40 ans…

RV 91%
Très marqué par le bois, les 40 ans en baril ne font pas de doute, même si la menthe typique est toujours présente au nez, mais atténuée. Les tanins y sont, avec un fond de beurre brûlé dans une poêle. Les caramels et la tire brûlée se révèlent plus en bouche qu’au nez, et plus la finale s’étire (et elle s’étiiiiiiiire), plus on s’enfonce loin dans la planche, pour se terminer sur la ripe de pin. Assez tranquille, l’aftertaste meurt dans un soubresaut caramel plus sucré à la Glenrothes, qui fait presqu’oublier qu’il s’agit de la même distillerie que le 10 ans. À prix raisonnable – pour un 40 ans – il s’en tire très bien pour voir les effets d’un vieillissement très long et même s’il n’a pas la largeur du Highland Park de même âge, à presque 6 fois moins cher, c’est un excellent placement avec un goût qui dépasse le simple trip d’avoir une bouteille très âgée. Bravo à Gordon MacPhails, mais à ce prix, j’aurais payé un 20$ de plus pour une boîte qui n’est pas la même qu’un Glenburgie 10YO, et une bouteille qui est 10 fois plus laide que l’édition standard de la distillerie.

Patrick 89%
Arômes de fruits tropicaux mûrs enveloppés dans un écrin de chêne. Au goût, les 40 ans de vieillissement s’expriment de façon éclatante via la puissance de la saveur de chêne. Épices brûlées et cassonade viennent donner au tout une succulente finale.

Gordon & MacPhail Strathisla 50 ans

43% alc./vol.
Distillé en 1960, embouteillé en 2010.

André 86%
Gâteau aux fruits brûlé, caramel et toffee, nez bien relevé, visqueux avec un boisé extrêmement présent. Après 30 minutes; gâteau aux fruits et épices toujours dans son emballage de cellophane et baignant dans son jus, bananes, raisins et pruneaux secs. Très boisé en bouche, raisins, ensemble bien soutenu par l’alcool. Feeling un peu cireux et de poudre de bois. Plus épicé et sec en finale, astringent, mais rectiligne sur les même fruits et le boisé du fût.

RV 83%
Trop peu, sans finesse, la sagesse peut se perdre au fil des années. Dès le nez, on sent que l’affaire pourrait ne pas être subtile, avec de la marmelade d’orange au caramel avec du chêne fatigué et peu original. En bouche, c’est encore plus pauvre, avec le caramel et le sucre brûlé. La finale, elle aussi peu variée, est malgré tout son point fort étant donné son excellente longueur. Certes, il n’est pas mauvais, mais quand à 500$ je l’apprécie autant que 3 gorgées d’un bon rhum industriel, il s’agit sûrement d’une déception. La finesse lui aurait été de mise, tel qu’on peut la retrouve dans le Glengoyne 21 et justement sa cadette de 40 ans du même revendeur.

Patrick 94%
Au nez, une richesse rappelant un vieux rhum traditionnel. Fruits mûrs, cassonade, réglisse et une touche d’épices de bourbon. En bouche, l’impression d’avoir affaire à un vieux rhum traditionnel se précise. Les fruits mûrs sont toujours présents, le chêne est puissant, ainsi que la vanille. Des notes subtiles de champignons s’y mêlent aussi. Une profondeur incomparable. En finale, les fruits s’étirent longuement mais nous rappellent plutôt un gâteau aux fruits du temps des fêtes, pour notre plus grand plaisir. L’un des grand plaisir de la vie, a un prix relativement modique. Un whisky de cet âge ne peut que nous laisser dans un état songeur, ne serait-ce que pour penser à l’employé qui a versé ce whisky dans un fut et qui est probablement décédé aujourd’hui… Qu’aurait-il pensé en me voyant critiquer « son » whisky, à des milliers de kilomètres de l’Écosse, sur un ordinateur tenant confortablement sur mes cuisses et qui me permettra de la publier sur internet dans quelques minutes? Probablement pas grand-chose, si ce n’est la satisfaction que de constater que son travail soit encore apprécié et savouré!

Premium Bottlers STRT 101

46% alc./vol.
Un vatted de 1% single malt canadien (donc Glenora en Nouvelle Écosse) et de 99% de scotch single malt de la distillerie Strathisla fait par « Premium Bottlers », le seul embouteilleur indépendant au Canada, aujourd’hui mieux connu sous le nom de Still Waters Distillery.

André 84%
Vieille souche d’arbre mouillée, épices. L’arrivée en bouche est claire et dépouillée; un peu de cuir et de tabac à pipe. La finale est très particulière à saveur de feuilles de tomate vertes et le feeling en bouche est comme si on lècherait une feuille de rhubarbe et le tout se termine sur un rappel de raisins mauves.

Patrick 83%
Nez sans grande personnalité, si ce n’est un soupçon de menthe que j’ai trouvé après que l’on me l’aie indiqué. Assez agréable au goût, menthe, orge et vanille pour adoucir la touche de personnalité qui semblait vouloir s’exprimer. La finale est moyenne mais laisse une douce chaleur satisfaisante en bouche.

Martin 85.5%
Aussi pâle qu’un sauvignon blanc. Nez: Belle petite céréale du Speyside à l’avant-plan, entourée de vanille, d’herbe, de foin et de fleurs. Rien à chier par terre, mais tout de même vachement bien pour son prix. Le degré d’alcool supporte admirablement bien le tout. Bouche: Texture assez intéressante. On y dénote un petit côté poivré, vanillé avec des pastilles et des grains d’orge bien gras, sans oublier la plus douce des pointes de cuir fumé. Finale: Une finale qui aurait gagné à être plus longue, bien qu’on aime le premier punch de menthe et de poivre pour finir en douceur sur une vague de vanille. Équilibre: Pas la fin du monde, mais belle réussite de Still Waters pour se faire un fond de roulement. Essentiellement un Strathisla 10 ans pour 50$, on serait fous de s’en passer! Je mets au défi quiconque de me trouver du Glen Breton à l’aveugle là-dedans!

RV 83%
Rien qui ne sorte de l’ordinaire mais bien agréable pour un whisky à 50$. Strathisla au nez mais un peu plus adoucit qu’à l’habitude. On dirait que la menthe a pris un petit côté de vanille, un changement qui promet pour la bouche. L’arrivée est plutôt sirupeuse mais le poivre s’exclame assez fort. La finale est trop courte mais agréable, et il faut attendre presque 30 secondes avant d’avoir un retour sur la vanille bien équilibré.

SMWS 58.21 Strathisla 11 ans

58% alc./vol.
‘’Old fashioned confectioners’’, Distilled 30/03/2006 from New Heavy Toast Medium Char Oak Hogshead, 220 bottles. Maturation initiale en ex-bourbon hogshead.

André 86%
Lavande et lilas en fleur, oranges, tarte aux pommes, amandes, sauce sucrée à côtes levées, sucre des emballages de gommes Bazooka. Texture grasse au départ qui préserve de l’alcool, puis arrivée massive d’épices; épices à chili, poivre, cannelle, clou de girofle, qui s’accompagne de saveurs de fruits divers : réglisse rouge, oranges, abricots, ananas, poires et une touche de fruits tropicaux citronnés. La bouche tranche beaucoup avec les douces saveurs du nez. La finale est poivrée, tonalités de noix de coco, réglisse et le bois de chêne.

Patrick 90%
Un très bon scotch, frais, riche et complexe. En fait, il semble s’améliorer à chaque gorgée. Nez : Parfum de fleurs légèrement moisies, agrumes et un peu d’épices. Bouche : Chocolat aux agrumes, des épices, du caramel salé, des fleurs et une discrète fumée. Finale : D’une belle longueur, chaleureuse, épicée et avec une touche de fleurs sucrées.

Strathisla 12 ans

43% alc./vol.
La plus ancienne des distilleries du nord de l’Écosse, Strathisla portait à l’origine le nom de Milltown. Propriété de William Longmorn en 1830, la distillerie opte pour sa dénomination actuelle aux alentours de 1870. Ravagée par un incendie en 1876, elle est reconstruite puis rachetée par Chivas Brothers Ltd. en 1950. Afin de répondre à une demande sans cesse croissante, le nombre d’alambics passe de 2 à 6 en 1965. L’eau calcaire et légèrement tourbée, l’utilisation de washbacks traditionnels en bois, ainsi que les alambics de petite taille (moins de 14 000 litres pour ceux de première distillation), apportent au Strathisla une saveur bien particulière que Pernod-Ricard utilise pleinement pour élaborer le Chivas, un blend bien connu.

André 86%
Chocolat au lait, menthe verte, quelques notes d’herbe verte, de toute-épice et d’oranges. Je sais que ce whisky n’est pas tourbé mais il a un fond presque de Laphroaig lointain tapis en fond de nez. Après environ 10 minutes, notes de sherry et de chocolat fourré à l’orange. La bouche est vive et un peu effilée, les notes tirées des fûts de sherry sont plus évidentes; sherry, oranges, fruits secs, figues, abricots. Le whisky offre des épices bien punchées, peut-être un kick de poivre vert et de menthe avec une rétro super fruitée me rappelant les nounours en gélatine. Finale de longueur appréciable, fortement épicée et à saveur de fruits juteux. Un bel embouteillage avec une touche singulière intrigante.

Patrick 83%
Peat, menthe encore; petit fond de vanille, un peu original. Bouteille “old style”, vraiment très bien.

RV 85.5%
Menthe poivrée et feuille de fraisier. Très huileux en bouche, un peu terreux sans être sec. La quasi-transparente fumée cendrée du Chivas Regal se révèle dans la gorge. La finale prend un léger tourment de malt mais se fond en direction de la même menthe. Pas un whisky qui s’éparpille, qui mise sur ses points forts au lieu de dissimuler ses points faibles. Très typée, mérite vraiment d’être connu et à moins de 50$, ma définition d’une vraie réserve spéciale.

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