Laphroaig 27 ans 1989-2017

41.7% alc./vol.
Maturation initiale en Refill Hogsheads, vatting et tranférés en First Fill ex-bourbon cask & Refill Quarter Cask.

André 85%
Plutôt feutré comme présentation, la tourbe est presque effacée, le taux d’alcool absent. Le bourbon cask est à à l’honneur avec une livraison d’ananas et de banane en purée, le sirop de poire, le sel de mer et le poivre, et une tourbe crasseuse (pas très phénolique – au nez du moins) en retrait. Après un certain temps, notes d’oranges et d’agrumes. Le nez gagne grandement à respirer. La bouche nous amène dans un autre sentier, le quarter cask est plus présent avec une petite morsure acérée et légèrement verdâtre. La texture est par contre très décevante, presque diluée et sans passion au contraire de la tourbe cendreuse et crasseuse, du sel de mer et du poivre qui ont encore bonifié leur apport. Saveurs de fruits tropicaux et de fruits à chair, zeste de citron, agrumes et oranges, ananas, poires accompagnées d’un brin d’eucalyptus. Finale médium-courte, où la tourbe sauve la donne, car pour le reste ça tombe relativement à plat rapidement. La première évaluation de cet embouteillage avait été désastreuse, celle-ci est mieux mais certainement pas à la hauteur de ce que l’on attend d’une bouteille de ce prix.

Laphroaig 28 ans

44.4% alc./vol.

André 93%
Malgré le prix légèrement plus élevé que son frère de 27 ans (1750$), ce whisky livre la marchandise. Rapidement au nez, on constate que le whisky a de l’âge et une rondeur sensuelle envoute rapidement les narines de nuages de tourbe phénolique tendres et pulpeux, hôpitalesque, d’herbes verte mouillée, céréales fumées, d’agrumes citronnées, poires passées à la poêle, miel chaud. Bouche onctueuse et sensuelle, phénolique à souhait, beaucoup d’agrumes rafraichissantes et de cosses d’oranges fraiches, jus de citron, poivre noir moulu, une touche de fruits secs, xérès et réglisse rouge, fumée de tourbe diaphane qui fond dans la bouche. Longue finale, persistante mais très douce, la fumée de tourbe phénolique s’éteint lentement en laissant une sensation de plénitude et d’air frais maritime. Du grand Laphroaig, à plus de 1700$ la bouteille, nous en attendions rien de moins.

Patrick 94%
Un Laphroaig apprivoisé par 28 longues années en fût. C’est excellent, le genre de whisky qu’on boit à tous les jours… quand on est milliardaire! Nez : La tourbe typique (c’est-à-dire, crasseuse) de Laphroaig est grandement adoucie par du chocolat et du miel. Bouche : Superbe fumée de tourbe crasseuse et sucrée tout la fois, avec des notes de chocolat, de miel de fruits mûrs et de bruyères. Finale : D’une belle longueur, marquée par la fumée de tourbe, un peu de chêne brûlé et une vanille sucrée.

Martin 89.5%
Nez: Tourbe verte et herbeuse, plus végétale que Laphroaigesque. Bois et boucane, poussière et citron. Pierre lavée. Bouche: Tourbe et pneu, cuir et fruits tropicaux. Chêne et épices légèrement astringentes. Finale: Longue, sèche, fumée et boisée, à peine minérale. Équilibre: Fort agréable, on comprend le parcours dans le temps de ce whisky, mais a t-il perdu un peu de son mordant avec le temps?

Laphroaig 28 ans Edition 2018

44.4% alc./vol.
Maturation provenant d’ex-quarter casks et ex-bourbon barrels et mariés ensemble pendant 12 mois en oloroso sherry butts avant d’être embouteillé à la force du fût… 44.4%.

André 91%
Nez de tourbe médicinale feutrée, sirop de poires et purée de bananes, morceaux d’ananas et cosses d’oranges, un mix tropical alléchant sur un lit de crème vanillée et de miel. Super texture en bouche, ronde et grasse. On dirait qu’il y a forte présence de quarter cask au départ car le whisky est beaucoup plus direct qu’il l’était au nez, plus verdâtre aussi, genre bois de chêne tout juste coupé. À l’ingestion, même panier de fruits qu’au nez; oranges, poires, bananes, ananas, mangue. La tourbe est elle aussi passablement plus présente, mentholée et maritime, moins médicinale qu’au nez par contre, phénolique et herbeuse. Encore une fois, le quarter cask a beaucoup d’effet sur le rendu des saveurs. Finale plus acérée de sel de mer et de poivre, très sec et épicée. Le nez était tellement extraordinaire que la bouche m’a un peu déçcu malgré la grande qualité du liquide…

Laphroaig 30 and The Ian Hunter Story Book 1: Unique Character

46.7% alc./vol.
Bottled 2019. Maturation en American White Oak Barrels. Édition limitée de 4800 bouteilles.

André 95.5%
On s’approche du ciel pas mal avec cette version. Nez très doux et raffiné, arômes soyeux de miel, d’oranges et de papaye, une pointe acidulée de citron qui se noie dans la fumée de tourbe médicinale délicate et diaphane. Un panier de fruits tropicaux et une fumée de tourbe légèrement verdâtre, aux notes d’eucalyptus et de camphre très doux. L’alcool n’est aucunement ressenti au nez et en bouche…WOW… La bouche est hyper douce. Notes de purée de bananes et d’ananas, de papaye et de mangue, de raisins verts et de sirop de poires. La tourbe est superbement bien intégrée aux saveurs qui s’équilibrent mutuellement dans un tango passionné de saveurs et de texture. En parlant de texture, celle-ci est grasse et feutrée et supporte bien l’alcool qui passe toujours aussi incognito. La finale de bouche est un mélange poivré-citronné-fumé, on perçoit aussi un peu plus le bois en finale qui devient un peu plus effilée au fil des gorgées. Finale de pastilles au menthol et à l’eucalyptus et une tonne de fruits tropicaux encore une fois. À 2500$ la quille, ça renverse un peu, d’où le plaisir de la goûter à 40 personnes disons…

Patrick 94%
Un whisky extraordinaire, d’une complexité que j’ai rarement goûtée. Un whisky qui saura rencontrer vos attentes quelles qu’en soient le niveau. Nez: Un superbe parfum présentant un intéressant mélange de fruits tropicaux, de miel, de pommes, de chêne et de fumée de tourbe. Bouche: Une délicate fumée de tourbe prise dans un tourbillon de fruits tropicaux, de raisins verts, de sel, d’épices et de chêne sec. Finale : D’une belle longueur, salée, poivrée et fumée.

Laphroaig 30 ans 1985-2016

53.5% alc./vol.
Distilled October 1985, bottled May 2016.

André 94%
Les amateurs friands de cette distillerie doivent se préparer à quelque chose de différent lorsque l’on découvre des bêtes tourbées de 25 à 40 ans. Cette grosse tourbe sale pas subtile en format coup de poing n’est pas l’adage de whiskys ayant mûri si longtemps. On fait ici dans l’équilibre de la tourbe versus les autres éléments et on a parfois l’impression de redécouvrir nos single malts préférés sous un autre jour. La retenue de la tourbe offre aussi la possibilité de discerner les saveurs et arômes plus volatiles, ce qui aide grandement les amateurs qui ont de la difficulté à outrepasser cette barrière fumée et tourbée. Cette édition est juste…wow… Un tour du monde en saveurs. Nectarines, salade de fruits, oranges, fruits séchés, douce vanille, fruits tropicaux, miel, une pincée de brin de scie de bois de chêne, feu de tourbe lointain, avec des flocons de saveurs d’asphalte qui fondent aussitôt qu’ils tombent sur la langue, chocolat noir, grains de poivre moulus. Le whisky est soutenu en bouche, les saveurs douces et invitantes, estivales et qui font voyager sous les tropiques; salade de fruits, oranges, nectarines, vieux cuir mouillé. La tourbe est discrète, bien campée en retrait. On ressent bien l’influence maritime avec une pincée de sel de mer, l’étoffe de camphre et de bonbons au menthol sert de canevas aux autres saveurs soutenu en écho poivré très persistant. La finale est une longue force tranquille, les mêmes saveurs de la bouche s’étirent, l’alcool est plus présent aussi et le poivre concassé ainsi que les épices servent d’épilogue à cette symphonie de saveurs maritimes et d’embruns côtiers. Deux heures d’évaluations contemplatives pour cet embouteillage épique. À ce prix, nous en attendions pas moins de cette édition.

Patrick 93%
Wow. Toute la saveur de Laphroaig, mais avec une retenue qui permet d’en apprécier toute la subtilité et la balance. Nez : Une belle tourbe fumée, salée et subtilement épicée. Et de la vanille, des biscuits, des fruits tropicaux et du chocolat noir. Bouche : De la fumée de tourbe, du sel, des épices, de la vanille, du chocolat et des fruits tropicaux. Wow. Finale : D’une belle longueur, fumée, tourbée et avec une bonne dose d’agrumes.

Laphroaig 30 ans 2024 Release

45.8% alc./vol.
Vieilli dans une sélection de fûts de chêne américain et de fûts et fûts de xérès européens.

André 91%
Grosse différence gustative entre cette édition et celle de 33 ans d’âge. La proportion de fûts de bourbon plus élevé peut-être? Nez beaucoup plus tropical sur le citron, les cosses d’oranges et d’abricots, le tout sur fond maritime aux notes fraîches et salées, de vanille et d’une poignée d’herbe verte mouillée. La fumée de tourbe est douce, parfumée de notes herbacée et grasse. La bouche est généreuse, la texture agréable et plus ressentie que l’édition 33 ans. Mélange de fruits tropicaux et apparition de notes tirées du sherry cask via les fruits séchés et une légère sensation épicée et tannique. Fumée de tourbe verdâtre, embruns maritimes, banana split, citron, abricots, fruits roues séchés et oranges. Finale tourbée et de bois brûlé, médicinale et maritime, de très bonne longueur mais tout en douceur. 2e tasting: André 92%: Nez délicat et qui demande de l’attention, tourbe herbacée presque effacée et très clean. Les notes de fruits sont hallucinantes; mangue, framboise, abricots, jujubes à la fraise, oranges et une légère pointe de pied de céleri. La bouche est soyeuse et très texturée. Notes de feu de plage alliant iode et feu de bois, zeste de citron, la mangue, l’abricot et la compote de bananes, beaucoup d’agrumes. Le tout est déposé sur un canevas de cendre froide, de poussière de pierre et de sel de mer. Longue et douce finale, minérale et maritime et exposant encore une pléiade de fruits tropicaux juteux, de tourbe médicinale équilibrée aux accents herbacés. Du grand Laphroaig.

Patrick 94%
Nez : Parfum relativement délicat pour un Laphroaig, plus sur les fruits tropicaux, les agrumes et le sel que la fumée de tourbe. J’y trouve aussi de l’herbe et de la vanille. Bouche : Le sel semble ici au premier plan, avec des herbes, des fruits tropicaux, des agrumes, une note minérale et un peu de fumée de tourbe. Après quelques gorgées, j’y retrouve aussi de beaux fruits séchés apportant une belle profondeur à l’ensemble. Le tout est présenté sur une belle texture huileuse. Finale : D’une belle longueur, salée, fruitée, boisée et subtilement fumée.

Martin 94%
Nez: Fumée cendrée et embruns salés, cuir patiné, tourbe humide, zestes d’agrumes confits et vanille. Bouche: Texture riche et extrêmement veloutée, sur la réglisse noire, le chocolat amer, pruneau, avec des notes terreuses et une pointe médicinale, soutenue par un malt rond et complexe. Ouff. Finale: Longue, chaleureuse, minérale et légèrement boisée avec des accents d’algue et de tabac doux. Équilibre: Un dram d’exception, finement articulé entre fumée, salinité et nuances pâtissières. Un whisky tant qu’à moi qui offre une profondeur et une élégance rares, aligné avec une édition de cet âge.

Laphroaig 31 ans Vintage 1974 Sherry Cask

49.7% alc./vol.
Limited Edition of 910 bottles

André 95.5%
J’avais complètement oublié cet échantillon qui date de quelques années et que j’avais rapporté d’une dégustation à la distillerie en compagnie de John Campbell, le distillery manager de Laphroaig. Nous étions un petit groupe de 10 personnes et avions été invité par le groupe Beam. J’étais le seul du groupe qui ne travaillais pas pour la compagnie et John à ce moment m’avait dit ‘’tu es notre invité alors choisis quelles bouteilles tu aimerais goûter en plus de la série que j’ai choisi’’. Choix difficile car j’avais accès à sa collection personelle et j’ai opté pour un Cairdeas 30 ans, le Cairdeas annuel qui n’était pas encore sorti sur le maerché dont je suis allé chercher directement dans une boite à l’expédition (en promettant de ne pas publier de review avant sa sortie) et ce Vintage 1974 entre autres choix… J’avais gardé une expérience extraordinaire de cette dégustation et remisé l’échantillon dans ma boite ‘’to be reviewed’’. Alors on replonge dans ce mythique whisky. C’est superbe, vraiment. De la délicatesse mais des saveurs bien campées; belle confiture de fruits encore chaude, caramel salé, une touche d’enbruns maritimes transportant le sel de mer. Il y a aussi un aspect rafraichissant avec une touche de fruits tropicaux et de citron, frais sorti du réfrigérateur, d’oranges confites. Ceux-ci se mélangent aux fruits secs et aux raisins. La tourbe hyper distingué, phénolique et terreuse n’est pas du tout en avant plan (comme la plupart des vieux Laphroaig) mais agit pour l’instant en acteur de soutien. Le nez demande du temps car les flaveurs sont volatiles et raffinées, parfois presque secrètes et réservées. J’ai mis plus de 30 minutes à constamment revenir au verre pour en dénicher les subtilités. La bouche est… est… divine. WOW… Quelle délicatesse des saveurs, du pur raffinement. Un canevas de tourbe terreuse et légèrement camphé sert de support aux différentes nuances fruitées (fruits tropicaux – oranges, mangue, poire – et fruits rouges secs – cerises, framboises, raisins. Autant la tourbe que le sherry est superbement bien équilibré, tout se complète et se bonifie mutuellement. La finale est hyper longue, pas de part la force de l’alcool ou de la tourbe terreuse et chocolatée mais par la qualité des saveurs et la délicatesse des arômes. La tourbe se mélange maintenant à une pincée de poivre, le sel de mer rappelle l’origine du whisky, les différents types de fruits l’utilisation des fûts. Quand les saveurs racontent le whisky, c’est ce genre d’expérience que ça donne. Certains diront qu’à 20,000$ à LMDW à Paris les attentes sont élevées mais tout amateur de whisky qui se respecte sait que le prix n’est pas toujours gage de qualité. Cette bouteille fait exception et se classe au top 5 de mes meilleures expériences de dégustation ever sur mes (presque) 3000 whisky évalués.

Laphroaig 33 ans « Strong Characters Chapter One – Donald Johnston »

43.8% alc./vol.
Cette édition célèbre l’histoire de la distillerie Laphroaig et les personnages forts qui y ont contribué de manière si significative. Dans ce cas, le cofondateur de la distillerie Donald Johnston, qui a créé la distillerie avec son frère, Alexander, en 1815. Il apparaît sur l’emballage dans une illustration de l’artiste Bill Bragg, qui illustrera également chaque édition de la série. Ce whisky a vieilli pendant 33 ans dans une combinaison de fûts de chêne américain et de fûts de sherry en chêne européen.

André 90%
Est-ce que c’est bon? Oui! Est-ce que ça vaut le prix demandé de plus de 2500$? Non. Un whisky facile à apprécier mais difficile à évaluer. Le bouquet de flaveurs est relativement équilibré, aucunes saveurs de tête ou qui monopolise le nez. La tourbe est feutrée, comme tout vieux Laphroaig se doit. Nez très équilibré qui demande du temps à s’ouvrir. Mélange de fruits secs, cerises et pommes, puis de citron, de crème saveur vanille et de sel de mer aux accents très discrets d’antiseptique. On perçoit bien l’influence des 2 types de fûts au travers la gamme de saveurs. La bouche offre une touche herbacée sur fond citronné et de fruits rouges évasifs. L’esprit maritime et médicinal tient la route. La texture est souple sans être grasse ou licoreuse, l’alcool feutré. Longue et douce finale médicinale, maritime et de viande fumée.

Laphroaig An Cuan Mor

48% alc./vol.

André 88.5%
Notes camphrées et médicinales habituelles de la distillerie. En bouche, le whisky offre une texture à prime abord un peu diffuse et claire mais cette sensation s’estompera au fil des gorgées. Beaucoup d’épices (merci à l’european oak casks) et de poivre noir, avant de passer aux notes de camphre et de tourbe médicinale jumelées de fruits rouges, de chocolat noir et de moût de café. Puis, oranges ou nectarines, agrumes maritimes. Bien qu’il ne soit pas le plus représentatif du style de la distillerie, cette édition s’en sort tout de même bien. Le taux d’alcool offre beaucoup de retenue ce qui rend le whisky un peu sournois. Il laisse aussi une pellicule un peu poreuse, pierreuse en bouche bien singulière. La tourbe gagne en intensité en finale, tout comme les notes de miel et de nectarines, mélange de tourbe et de poivre, épices. J’adore les saveurs et les arômes de ce whisky mais je le trouve bien discret au niveau alcool et un léger manque de nuance au niveau des textures.

Patrick 87%
Un très bon dram, tous les ingrédients y sont, ne manque qu’une touche de magie!  Nez : Notes médicinales de tourbe et de charbon.  Petite touche maritime.  Bouche : Texture huileuse et agréable.  L’arrivée est douce pour un Laphroaig, en étant dominée par l’orge.  Puis, les épices arrivent et on assiste à une explosion de tourbe intense, de poivre et de goudron.  Finale : Longue, intense, fumée, épicée et médicinale comme on l’aime!

Martin 88%
Ambre rosé, orange légèrement opaque. Nez: Iode et médicaments en puissance, comme à l’accoutumée. Charbon, citron et camphre. Toujours le feu de camp maritime. Bouche: Sucré, salé et épicé. Une belle tourbe citronnée et crasseuse nous accueille dans un tourbillon d’épices pas désagréable du tout. Fruits et asphalte, agrumes et vanille. On peine à croire que ça titre à 48% d’alcool. Finale: Perdure agréablement sur des planches de chêne poivrées et fumées au feu de tourbe. Équilibre: Peu varié au niveau des saveurs dans l’ensemble, mais ça reste un sacré bon Laphroaig, de quoi être fier d’y avoir son pied carré de terre.

Laphroaig Brodir Port Wood Finish Batch #001

48% alc./vol.
Duty Free Exclusive. Maturation initiale en Ex-Bourbon cask puis affinage en Ruby Port Cask. Brodir signifie « brother, frère ».

André 88.5%
Avalanche de fruits séchés, tourbe phénolique et accents maritimes, raisins mauves séchés, confiture de petits fruits sauvages, bleuets. Invitant et très intriguant. L’arrivée en bouche déçoit un peu, la texture est un peu diluée malgré les saveurs intenses. Jus de fruits et raisins mauves, tourbe phénolique et sel de mer, bleuets. Belle onctuosité générale et je dois avouer que le rendu textural s’améliore grandement au fil des gorgées et les notes phénoliques gagnent en force également. Ce qui étonne, c’est la grande variété des saveurs fruitées qui se mélange admirablement bien avec les notes phénoliques. La finale est douce, veloutée, fruitée et tourbée. Une présentation singulière pour ce Laphroaig, j’adore, jusqu’au moment de passer à la caisse. Environ 100 pounds…

Patrick 92%
Un superbe whisky, riche et intense, même pour un Laphroaig. Bref, tout ce qu’on attend d’un Laphroaig, la discrétion du porto permettant à l’ensemble d’atteindre un équilibre insoupçonné. Nez : Tourbe poivrée et goudronnée, avec une bonne dose d’herbe brûlée, et une touche d’orange. Bouche : Fumée de tourbe goudronnée, poivre et sel, une touche d’orange, l’ensemble présentant un délicat fond sucré et de fruits mûrs. Finale : D’une belle longueur, marquée par le bois brûlé et la fumée de tourbe. Et quelques minutes plus tard, par du sucre et des fruits mûrs qui gagnent tranquillement en intensité à mesure que la force de la tourbe diminue.

Martin 90%
Nez: Tourbe en puissance, on entre dans la cordonnerie. Quelques touches maritimes, mais on est plus dans la tannerie ici. Orange, goudron, raisins et herbe. Bouche: Sel marin, fruits rouges, tourbe goudronnée et épices endiablées. Poivre rose. La texture est un peu en déca de ce à quoi je m’attendais, mais les saveurs sont au rendez-vous. Finale: Poivrée, herbeuse, tourbée, fruitée et longue. Bien que la texture ne m’aurait pas laissé croire cela, une belle longueur et intensité des saveurs persiste. Équilibre: Un beau peated port cask, pas toujours proche de Laphroaig comme je le vois. À l’aveugle j’aurais penché vers d’autres Islays, mais je dois dire que j’aime beaucoup.