House of McCallum Vintage Linkwood 15 ans

50.5% alc./vol.
Distillé le 29 juin 2007, embouteillé en septembre 2022 – Ruby Port Cask #5093/94 – 1052 bouteilles

André 87%
Dans cette édition, nous sommes plus sur la framboise et la rhubarbe que les cerises. Le nez est plutôt léger et inspire les champs remplis de petits fruits sauvages. La bouche rappelle les bonbons en gélatine à saveur de fruits, les framboises, les raisins et du zeste d’oranges. Grosses notes de poivre et d’épices, ce qui donne un aspect chaleureux très agréable surtout en finale de bouche, de longueur moyenne, épicée et chaleureuse. Un whisky de belle conception, léger au style campagnard.

Patrick 86%
Un whisky savoureux et riche, sans surprise, et c’est tant mieux! Nez : Sans surprise, le porto est omniprésent, sucré et chaleureux. Bouche : Du porto chaleureux et boisé, avec une bonne dose de bois brûlé et un peu d’épices à steak. Finale : D’une belle longueur, fruitée et boisée.

Howitzer Canadian Whisky

40% alc./vol.
Mélange de whisky de 5 ans composé à 93% de whisky de maïs et à 7% de whisky d’orge, vieilli en American Oak Barrels. Howitzer est le nom d’un canon d’artillerie qui figure sur l’étiquette du whisky pour démontrer le respect de la marque envers l’armée.

André 74%
Whisky Canadien sans originalité, prévisible et ennuyeux. Nez de cosses d’oranges trempées dans la cassonade, de caramel et de petits fruits sauvages. La bouche est diffuse et ne livre pratiquement aucune texture. Cassonade et sirop d’érable, cerises, pommes et oranges, miel et mélange de poivre et de cannelle éventé. Ensemble très unidimensionnel. La finale, ennuyeuse, est sucrée et mêle fruits rouges et cassonade. On est capable de mieux que ça en tant que Canadiens.

Hudson Manhattan Rye (Government Warning)

46% alc./vol.

André 87%
Fruité généreusement, le cerisé s’étire sans fin. Cerises confites, sucre à glacer. Le goût de céréales est intéressant et le tout, jumelé au fruité en général, est une expérience vraiment agréable.

RV 85%
Rye et grain acide avec blé pas encore mûr et levures qu’on ajoute au mash bill, mais qui a tendance à vieillir et à devenir envoûtant à force de respirer. L’arrivée tout en rye est bien soutenue, et la finale légèrement fumée est plus qu’agréable. Le meilleur de la gamme Tuthilltown jusqu’à date.et une autre preuve pour moi que les rye sont vraiment à mon goût, même s’il reste à se débarrasser de l’odeur de levure.

Patrick 82%
Épicé, fruité, très sucré. Légère fumée de soufre, me rappelant des souvenirs exotiques mais qui ne saura plaire à tous. Me fait plus penser à un bourbon qu’un rye.

Hudson Single Malt Whiskey 2009

46% alc./vol.
Batch #4, bouteille #431. Fabriqué avec du malt canadien.

André 86%
Nez à la fois épicé en vanillé, tirant quelque peu sur les bourbons. Le sucré en bouche ressemble plus aux bonbons rouges en forme de poisson que grand-maman mettre sur sa table basse du salon durant le temps des fêtes. Je détecte aussi des fruits rouges épars ainsi qu’une belle poussée orangée bien encadrée par les arômes du bois (du fut). La finale est longue et épicée mais assez unidirectionnelle. Une bonne surprise, mais rien à se tirer dans les murs.

RV 84.5%
Sauce de Tuthilltown mais en plus agréable/abordable au nez, avec les levures plus poussiéreuses mais moins agressives. Immédiatement sucré, puis arrive le houblon suivi des épices. La finale, trop courte commence par un petit goût des grains du bourbon, passe par des épices un peu plus vinaigrées et se termine sur le foin mouillé, le tout en succession rapide conclue par un manque certain d’aftertaste. Par contre, il mérite de respirer un peu, ceci faisant ressortir le grain davantage. Plus variée avec des meilleures saveurs que sa sœur de seigle de Manhattan, mais moins bien ficelée.

Hudson Single Malt Whiskey 2011

46% alc./vol.
Fait à 100% d’orge maltée, batch #12, bouteille #2497.

André 73%
Céréales et fruits secs mélangés. La céréale est organique et aromatique, un peu carrée en bouche, les fruits séchés en première garde et les céréales avec un goût de fermette en background, quelques fruits exotiques au passage. Finale épicée, moyennement longue avec un retour sur le fût brûlé, le charcoal. Bizarre et définitivement pas dans ma palette de goût.

Patrick 70%
Riche, complexe, original et vraiment pas bon. C’est tellement mauvais cette affaire-là, je ne comprends pas qu’ils aient eu le front d’embouteiller ça. Nez : Fleurs séchées, céréales épicées, notes de fruits séchés subtiles et fût brûlé. Bouche : Épices, bois brûlé, fleurs séchées et caramel subtil. Finale : Longue, florale et épicée.

Hudson Whiskey NY Back Room Deal

46% alc./vol.
Straight Rye Whiskey. Mashbill composé de 95% de seigle et 5% d’orge maltée. Maturation initiale de 3 ans en American Oak Barrels, affiné en Peated Scotch Barrels.

André 84%
Au nez, rye cireux et terreux très intense, Coke aux cerises, réglisse et pommes. Bouche herbeuse bizarre, bonbons à la cannelle, cerises noires, réglisse fumée, seigle poivré. On perçoit la jeunesse du whisky qui même s’il livre une ligne aromatique définie manque de finesse et de profondeur. Finale de cerises roulées dans la cannelle, d’épices et d’anis. À certains égards, on aurait pu le confondre avec un Canadian Rye funky. Expérimental et singulier.

Patrick 75%
Un whiskey qui n’est définitivement pas dans ma palette de goût. Ouf, j’ai trouvé l’expérience pénible. Dommage, je m’attendais exactement au contraire. Nez: Ouf, c’est bizarre ça… Du bois brûlé mouillé ? Un sous-sol qui sent l’humidité ? En tout cas, c’est loin de mes attentes. Bouche : Une grosse dose d’épices, de bois brûlé et une touche de fumée de tourbe. Et beaucoup de bois mouillé, voire de carton mouillé. Le tout complété avec du clou de girofle. Finale: D’une belle longueur, avec un mélange d’épices et de carton mouillé.

Martin 83%
Nez: Conifères, épices du rye, cire, menthe et gin. On est clairement dans le seigle. Bouche: Fruits rouges, réglisse, sucre brûlé, pin humide, cerises noires, poivre vert. Finale: C’est un peu plus agressif ici. Bois humide, réglisse, caramel chauffé, cannelle et poivre. Équilibre: Pas mauvais, un peu violent en finale, mais tout de même un bon exemple de la puissance du rye whisky.

Hunter Laing Auchroisk 19 ans The First Edition

54.2% alc./vol.
Embouteillé en 2018 – 290 bouteilles. Refill Hogshead Cask HL 14661.

André 90%
Superbe nez, mélange de salade de fruits et de pelure de pommes rouges, chocolat au lait fumé et poivré. Agréable fraicheur en bouche, du type de salade de fruits et de citron frais, ça rappelle la slush aux fruits tropicaux que je prenais dans les Caraïbes, pelures de pommes nappées de chocolat au lait, poivre, le tout baignant dans un nuage de fumée presque opaque. Le bois de chêne est bien resenti aussi, probablement bourbon cask. Très unusuel comme présentation mais cet amalgame singulier fonctionne. Somptueuse finale, douce et fumée, sur les saveurs de fruits. Une belle découverte et singulière.

Patrick 90%
Un superbe whisky, présentant une balance de saveurs grandiose. Genre, je bois ça n’importe quand. Par exemple, si vous m’invitez chez vous, c’est une bonne idée! Nez : Une bonne dose de bois brûlé et de fumée, des pommes rouges et des mûres. Bouche : Caramel salé, pommes rouges, bois brûlé et une belle fumée qui enrobe délicatement le tout. Finale : D’une belle longueur, légèrement fumée avec une touche de pommes.

Hunter Laing Highland Journey

46.2% alc./vol.
Composé d’une sélection de whisky provenant de la region des Highland dont Clynelish, Blair Athol et Teaninich, ayant vieilli en American oak et en Spanish Sherry casks.

André 78%
Tarte aux pommes, tarte aux citron, poires, ananas, miel, vanille, pomme caramel, une pincée de cannelle et quelques fruits rouges épars. Un peu simpliste comme approche initiale. La bouche est diffuse, la texture agréable. On perçoit un peu plus les influences des fûts de xérès, au travers des saveurs de fruits secs divers. On a même droit à une touche d’allumettes brûlées en arrière-bouche. Les notes de poivre et d’épices se gonflent progressivement au fil des gorgées. Finale fluide et diluée, mélangeant les fruits rouges, les fruits tropicaux et les épices.

Patrick 85%
Malgré que ce whisky semble comporter une grosse dose de whisky de grain, la superbe texture qui le porte en fait un whisky très agréable. Nez : Parfum de whisky de grain, avec une bonne dose de vanille et un peu de bois. Bouche : Toujours le whisky de grain et la vanille, mais les saveurs boisées prennent beaucoup plus de place. Le tout est porté par une belle texture huileuse. Finale : D’une longueur moyenne, marquée par le grain et le bois.

Hunter Laing Islay Journey

46% alc./vol.
Mélanges de whiskies provenant de l’Ile d’Islay mariés en ex-Bourbon hogsheads.

André 83%
Sans trop de doutes, un mélange de jeunes whiskies. Sensation cendreuse et de poussière de charbon, citron, vanille, vieux cuir, phénolique et finement médicinal. Belle texture onctueuse, un peu trop fluide et à la pérennité limitée, tarte aux citrons cuite sur un feu de charbon, compote de pommes, agrumes, accents phénoliques et médicinal, tourbe terreuse et poivrée, salée aussi, coiffée de chocolat fourré de crème à la vanille. Finale un peu courte, sur les agrumes et les notes de cendre de feu de tourbe terreuse refroidie.

Patrick 89%
Exactement ce que je j’attendais d’un blend d’Islay! Bref, si le simple fait d’entendre « Islay » vous fait saliver, vous aimerez ce scotch! Nez : Fumée de tourbe intense, de la vanille, des agrumes et un peu de bois. Appétissant! Bouche : Du bois brûlé, une grosse dose de fumée de tourbe et de cendres. Un peu de whisky de grain, mais tout de même intense et savoureux. Finale : Un peu courte, mais tout de même savoureuse.

Hunter Laing Scarabus Islay Single Malt

46% alc./vol.
Provenant d’une distillerie Islay non divulguée vient Scarabus, un single malt de Hunter Laing lancé pour Fèis Ìle 2019. Scarabus signifie « lieu rocheux » en vieux norrois, nommé d’après une zone mystique d’Islay. Toute l’expression est assez mystérieuse, de la distillerie secrète aux symboles dorés qui ornent la bouteille. Hunter Laing est dirigé par Stewart Laing et ses deux fils Andrew et Scott.

André 86%
Fumée de tourbe fraiche et sel de mer vivifiant, bois de chêne brûlé, touche citronnée, ananas, purée de bananes, vanille, fumée un peu crasseuse, une touche herbacée aussi. Sensation de poussière de craie au nez. Ça ressemble à du Caol Ila. Intéressante vague sucrée en bouche cachées par les nuages de fumée de tourbe crasseuse. Oranges, citron, sel de mer, vanille, goudron, suie, poussière de pierre et sel de mer. Touche mentholée en rétro-olfaction. Finale médicinale et phénolique, poivrée et salée, bien fumée aussi.

Patrick 88%
Hunter Laing ont mis la main sur de délicieux fûts! Ce qui fait la particularité des whiskys d’Islay s’y retrouve bien dosé. Nez: De la belle fumée de tourbe douce et enveloppante, avec une bonne dose de sel. Bouche: La première impression est dominée par le sel, puis la fumée de tourbe prend de plus en plus de place, mais se marie finalement avec plaisir avec une belle note et de chêne sec et épicé. Finale: D’une belle longueur, salée, fumée et boisée.

Martin 86.5%
Nez: Tourbe herbeuse, pneu et goudron, vanille et raisin blanc. Sel marin, herbe et touche de terre poivrée. Bouche: Fumée de tourbe, poignée de sel, épices et chêne, fruits à chair blanche. Assez sobre dans le style, mais ça ne m’empêche pas de trouver cela délicieux. Finale: Fraîche et fumée à la fois, avec une longueur et une intensité appréciable. Tourbe verte et terreuse, retour du sel, retour du poivre, on termine en beauté sur le chêne sec. Équilibre: Un bel Islay assez classique, mais assez sobre aussi. Les saveurs sont agréables, mais un peu muettes à mon goût. Points bonus pour la belle bouteille.