Springbank 18 ans

46% alc./vol.

André 91%
Mangue, grapefruits, le fût de bourbon est en évidence, la vanille et le jus de fruits tropicaux, la banane avec une pointe salée intéressante. La bouche est démontre encore une fois une balance exceptionnelle, un panier de fruits avec une légère odeur de fumée (feu de camp sur la plage) ponctuée de quelques soupirs d’épices et de poivre. La texture est huileuse – merci au unchillfiltered – et les notes maritimes confirmeront la provenance du dit nectar. Finale où les fruits secs se pointeront avec fermeté. Celle-ci est sèche et légèrement astringente. Un superbe whisky, pas très abordable par contre mais qui au moins redonne beaucoup en retour.

Patrick 91%
Nez: Fumée saline, plus douce que ce que je m’attendais. Très subtil, cache une belle complexité. Bouche: Toujours la fumée saline, avec des notes d’orange et de chocolat. Finale: Longue et savoureuse. Balance: Simplement excellent. Il semble évoluer à chaque gorgée.

Martin 90%
Jaune pur soleil doré. Nez: Eau de mer et douce fumée. Herbe et céréale mentholée. Un brin de tourbe iodée. Bouche: Miel et vanille épicée, fruits de la passion. Texture huileuse sur de beaux sucres tourbés. Finale: Courte mais très saline et fruitée sur un vieux pneu usé. Équilibre: Excellent, mais à plus de 200$ et pour un 18 ans je m’attendais à un peu plus.

RV 85%
Dans un salon à tapisserie beaucoup trop éclaté et aux meubles disparates, trône heureusement un fauteuil ô combien accueillant. On croirait plonger le nez dans un tas de copeaux d’épinettes qui ont poussé dans la tourbe, directement à la sortie de la déchiqueteuse. En bouche, on enlève tout bruit pour asseoir sa langue dans un fauteuil un peu morne en matière de goût mais tellement comfy-comfy! Cependant en finale on se relève, loin de la tourbe et profondément dans la forêt pour conclure l’expérience d’un whisky qui brasse pas mal pour un âge (et un prix) aussi élevé, et pris en parallèle avec le Longrow 14, difficile qu’il s’agit de la sœur d’Alambic de cette dernière.

Longrow Peated

46% alc./vol.
Remplace le Longrow CV.

André 88.5%
Au nez, il est très léger même si de présentes notes salées et fumées jumelées de raisins verts sont évidentes au nez. Un nez paradoxal avec ses notes à la fois maritimes et aussi tropicales. Je m’attendais à un enz avec beaucoup plus de caractère, mais c’est en bouche qu’il se dévoilera le plus. Au départ très effacé, puis suivi d’une vague de fruits – principalement la pelure de raisins verts – puis une déferlement de tourbe fumée et poivrée. La bouche s’assèchera par la suite sur des filons de sel de mer qui se mélangeront de tourbe terreuse, dans un style médicinal un peu soporifique.

Patrick 90%
Nez: Nez de tourbe pas subtil. Enfin, un peu: des notes herbeuses et fruitées viennent tout de même règne l’ensemble plutôt intéressant. Bouche: Feu de la fumée tourbée, qui s’adoucit sur une petite touche fruitée et herbeuse. Définitivement pas la tourbe d’Islay, celle-ci est plus herbeuse et terreuse. Finale: Toujours la tourbe, qui s’étire délicieusement longtemps! Balance: Un beau whisky tourbé comme on les aime!!

Martin 88%
Nez: Légère tourbe salée avec un peu de miel et de raisins verts. Fruits tropicaux et herbe fruitée. Bouche: Melon miel et tourbe verte. Orge, canne à sucre et épices complètent le party. Finale: Poivrée et tourbée sur une belle longueur de chêne. poire, melon et raisin vert. Équilibre: Bien tourbé, mais bien sucré aussi. Particulier, ce n’est pas Islay, mais c’est tout de même une belle dose de peat.

RV 87%
Une boxeuse un peu trop raffinée, mais qui a quand même du punch. Peut-être est-ce le changement de nom mais les fruits semblent plus présents que dans l’ancien CV: abricots, ananas et miel. Même chose sur les papilles après une étrange transition, et suivi de le même chose entre la bouche et l’aftertaste, très typée.

Bowmore 18 ans

43% alc./vol.

André 85%
Fruits, chocolat légèrement fumé & salin. Très loin de l’ancienne version Bowmore qu’on a connu. Moins typique et défini que l’ancienne version. Gagne à respirer un peu afin de libérer les arômes qui demeurent tout de même discrets. Agréable mais, des point en moins pour le rapport qualité-prix. (120$).

RV 83%
Au nez, on retrouve la tourbe jaune et la paille caractéristique du 12 ans. En bouche, la paille toujours, avec une petite pointe de chocolat et de fruité. Finale bien, proche du 12 ans, mais hélas, trop proche. Trop peu de différence pour le prix de deux bouteilles de 12 ans.

Patrick 90%
Nez: Salin , légère fumée et tourbe. Algue. Trace de caramel écossais. Goût: Salin, sherry. Complexe, fruitée. Algues. Fumée. Finale assez longue qui met la fumée et le sherry en évidence.

Martin 89.5%
D’un ambre roux foncé démontrant la puissance de son côté sherry. Nez: Agrumes, fruits secs, nectarine et pruneau juteux. À peine fumé, la tourbe reste à l’arrière-scène et laisse briller les fruits. Au deuxième nez on lui découvre un angle plus fumé et boisé. Bouche: D’une douceur sucrée à fond. Un brin de cuir tourbé vient danser langoureusement avec une grappe de raisins baignant dans un merlot fruité. Finale: Épicée, longue et chaleureuse, bardée de cuir, de cannelle et de dattes. Équilibre: Solide expression de 18 ans. Doté d’une remarquable complexité, c’est un scotch qui descend excessivement bien, quoiqu’un tout petit peu décevant, surtout pour le prix. Mais peut-être est-ce ma faute, peut-être me suis-je fait trop d’attentes?

Longrow 11 ans Red Cabarnet Sauvignon

52.1% alc./vol.
Longrow Red, vieilli pendant sept ans dans des fûts blanc américains usagés avant d’être transféré en fûts de vin Cabernet Sauvignon pour 4 années supplémentaires.

André 87.5%
Nez très challengeant de fruits rouges, de cerises et d’oranges sur une tapisserie de tourbe unique à la Longrow. L’influence du cask finish (?.. 4 ans, on appelle tu ça encore un cask finish?) est bien présente mais il est difficile de l’associer avec quelque chose de précis lorsque l’on est pas un fan de Bacchus. Personnellement, je trouve que ça lui donne des flaveurs de viande à fondue et de cuir. La bouche étonne par sa douceur à l’arrivée pour ensuite gagner en force en se masculinisant rapidement; tourbe fruitée avec, en fond de bouche, une sensation de porosité et des élans maritimes. La finale est un mélange de tourbe salée des îles Écossaises et de saveurs fruitées des Highlands. Certains verront un parallèle intéressant avec le Bowmore 1992 en finition de fûts de vin de Bordeaux. Pour ma part, c’est au niveau de la texture qu’il perdra quelques points mais on ne pourra nier le désir de livrer quelque chose qui sort définitivement de l’ordinaire.

Patrick 90%
Nez: La tournée er le vin se battent violemment pour notre plus grand plaisir. Bouche: Le vin nous réchauffe et laisse sa place à la tourbe, mais avec reluctance. Finale: La tournée prends enfin sa place, pour notre plus grand plaisir. Balance: J’aime ça!

Martin 89%
Nez: Fraises et framboises, fruits rouges, cerise et vin, fumée et charcuteries. Wow, particulier. Bouche: Cuir et tourbe salée. Vin rouge, épices et chêne. Mûres et autres fruits des champs. Finale: Longue et pleine de chaleur et de saveur. Air salin et maritime dans une salade de fruits confits servie sur une planche de chêne mouillée. Équilibre: Une belle fumée maritime en dichotomie avec l’explosion fruitée du cabernet, j’aime bien. J’aurais peut-être réduit le temps en barrique de vin, mais bon… Excellent.

Suntory Yamazaki 18 ans

43% alc./vol.
Ce single malt issu de l’assemblage de quelques fûts ayant contenu du sherry, est une version officielle disponible en série limitée.

André 88%
Nez volupté à odeur de nectarine et de fruits dans un panier de bois. Sherry. La finale est étonnamment longue et la rétro-olfaction est un beau melting-pot de cire de pomme, les nectarines se sont changées en oranges trempées dans le chocolat à fondue.

Patrick 91%
Parfum de dattes et de noix de Grenoble grillées. Arrivée en bouche spectaculaire et agréable ! D’abord le chocolat noir, puis les raisins rouges et enfin les épices du chêne. La finale, voluptueuse, s’étire agréablement en mettant en évidence le chêne et le xérès. 2e tasting: Nez : Sucré-salé, fruits et chêne. Complexe et intense. Tellement japonais. Bouche : Sel et fruits, sucre et chêne. Aaaargh… Si savoureux. Finale : D’une longueur moyenne, où le sel maintient son intensité alors que les autres saveurs s’éteignent doucement. Balance : Une autre preuve de la supériorité des whiskys japonais. Toutes les saveurs qu’on aime, réunies dans un équilibre exemplaire.

Martin 93%
Cuivre roux profond foncé merisier, mettez-en des adjectifs… Est visuellement au Yamazaki 12 ans ce que le Crown Royal Black est au Crown Royal régulier. Nez: Chêne, orge et noix de macadam sont nos amis ici. Léger cuir au fond, melon, racinette et puissant xérès. Beaucoup de zeste d’orange suivi d’une pointe de vanille. Bouche: Caramel épais, raisins, dattes et toffee sur les épices astringentes du sherry. C’est en bouche que son vrai caractère apparaît. Outre le chêne, on se laisse surprendre par des pêches et de la framboise. Finale: La main de fer du sherry dans le gant de velours de la douce fumée. Raisins secs Sunmaid. Équilibre: Un coup de maître. Un des tops malts nippons, mondiaux même. À ne pas manquer les rares fois où on peut mettre la main dessus.

RV 85.5%
Peau de bananes et un coup sec de guimauve à la fraise de façon olfactive. Arrivée houleuse et huileuse en épices et en bananes. Sur la langue il est cendré, adéquat mais c’est la finale qui est vraiment géniale et qui laisse deviner la profondeur de la maturité de 18 ans, surtout lorsqu’on le compare au 12YO. À 110$, légère déception par rapport au prix, mais à meilleur prix (l’ayant acheter à 80$ aux USA il y a 2 ans), il ne faut pas hésiter.

Glen Garioch 1995

55.3% alc./vol.
Un small batch release, vieilli pendant 16 ans en fût de bourbon de premier remplissage, distillé tout juste avant la fermeture de la distillerie en octobre 1995. Batch #10.

André 92.5%
Douceur extrême, le lent travail du bourbon cask, douces nuages de vanille et de toffee. Raisins verts, pomme caramel, vanille savon floral (viollette ou lilas), bruyère. La bouche diffère du nez de part l’apparition du chocolat qui s’allie avec justesse avec le miel et la vanille. Une fine touche d’épices relève aussi le tout. Encore une fois, on a réussi à cacher l’alcool avec brio, l’ensemble est doux comme la soie et d’une balance exceptionnelle. Finale de pancake au beurre, la vanille et au miel, le sherry est admirable, sec et poussiéreux. Encore une fois, Glen Garioch me surprends. J’ai l’impression de découvrir une nouvelle distillerie.

Patrick 92%
Nez : Gingembre et pain aux bananes. Bouche : Céréales, pain aux bananes, épices, chocolat et miel. Très complexe. Finale : Longue et savoureuse. S’étire sur les épices et une touche de tangerine. Balance : Superbe, j’aime!

Martin 92%
Or très pâle, plus pâle même que le 12 ans. Nez: Aucune, mais aucune agression par son taux d’alcool. On débute avec des petits fruits savonneux pour ensuite se faire surprendre par une véritable explosion de fleurs. Une deuxième visite au nez nous donne un doux mélange de toffee et de caramel, voire même une belle grosse cuillère de beurre d’érable. Bouche: Crémeux à mort. Un raz de marée de caramel salé, de toffee et d’épices. Du raisin vert avec une minéralité ensorcelante. Tout simplement divin. Finale: Longue et épicée comme le 1994, avec un petit côté salin mêlé à une impression de fleur mangeable sur les gâteaux comme celles en glaçage royal que faisait ma mère quand j’étais môme. Équilibre: Un cask strength incroyablement doux et suave. Majestueux, une balade en traîneau toute en douceur. Au moment d’écrire ces lignes, les quantités en SAQ sont dangereusement basses. Je me sentirais mal de vous dire de ne pas vous garrocher sur l’occasion. Un autre superbe coup de coeur de cette distillerie légendaire.

Deanston Virgin Oak

46.3% alc./vol.
Deanston est une distillerie située dans les Highlands du sud, elle a été mise en service depuis seulement 1965, ce qui ne l’empêche pas d’élaborer d’excellents single malt whiskies. Il y a encore quelques années, ils n’étaient pas embouteillés mais étaient utilisés pour l’assemblage de fabuleux blends. Avec ce Virgin Oak, c’est une version de son scotch whisky vieilli dans des fûts neufs, que nous propose la distillerie Deanston. Ce qui est plutôt rare en écosse, de plus il est non filtré à froid et ne subit pas de coloration artificielle. Fait intéressant, la séparation « administrative » entre Highlands et Lowlands remonte à la fin du 18ème siècle, constituant une sorte de légalisation avant l’heure des distillateurs clandestins des Highlands. Ils eurent alors le droit d’utiliser des alambics plus petits et des moûts moins concentrés que leurs confrères des Lowlands, mais, en contrepartie, ils n’avaient pas l’autorisation d’exporter leurs malts! Ceci explique sans aucun doute le maintien dans les Highlands, de malts ayant beaucoup plus de typicité.

Relativement récente, cette distillerie des Highlands ouverte en 1965 doit sa création à la qualité de l’eau de la rivière Teith… et à la présence des grands ateliers d’une ancienne filature de coton qui venait de fermer ses portes. Elle est située à Doune, à peu de distance de la ligne séparant les Highlands des Lowlands. Un de ses créateurs possédait également à l’époque Tullibardine. Son premier malt s’appelait Old Bannockburn. Puis l’entreprise est reprise en 1972 par le groupe Invergordon, qui élabore un malt à la marque Deanston. Fermée depuis 1982, la distillerie est finalement rachetée par Burn Stewart, devenu par la suite propriété du groupe international CL Financial. La production est relancée, et les installations fortement modernisées en 2008 et 2009.

André 82.5%
Nez céréales organiques et de foin sec, de miel, de citron, de poires et d’ananas. La bouche est plus relevée, l’addition de gingembre et d’épices au malt omniprésent aiguise un peu plus la bouche, je trouve aussi que l’effet apporté par le bois assèche aussi passablement l’ensemble. Une fois la vague d’alcool passée, les poires et la vanille resurgissent avec force et font la transition avec la finale de céréales au miel et au citron. Finale d’une bonne longueur. Je m’attendais à quelque chose avec plus de texture en bouche, c’est un peu clair et diffus. J’aimes bien les saveurs mais il y a aussi quelque chose qui m’accroche au nez, le côté organique un peu particulier, ce qui affecte la balance de l’ensemble.

Patrick 89%
Nez : Zeste de citron, orge, pomme et bois frais. Bouche : Vanille, caramel, fruits mûrs avec une pointe de miel et de bruyère. Finale : Bruyère et chêne « frais », le tout plutôt sucré. La finale est d’une longueur plutôt moyenne, on l’aimerait beaucoup plus longue, comme bien des bonnes choses de la vie.

Martin 84%
Nez: Agrumes, crème et vanille. Un peu d’herbe, un peu d’orge et de bois vert. Céréales et citron. Fruits tropicaux. Bouche: Melon au miel, bois sec, herbe et épices. L’alcool demeure très présent. Finale: Épices, vanille, chêne sec, fruits tropicaux. Une touche d’astringence perdure et déclenche les grandes salivaires comme un bonbon sûrette. Équilibre: Pas mauvais, mais j’ai l’impression que ceci est un embouteillage plus ou moins bien contrôlé, avec une agressivité qui est plus ou moins accueillante pour quelqu’un qui veut s’initier au whisky.

Bruichladdich Octomore Ochdamh-Mòr 10 ans

50% alc./vol.
80.5 PPM.

RV 88%
Même si l’on a cru bon de spécifie le taux de phénol jusqu’à son dixième près, l’importance du chiffre n’est que relative. Beau nez de tourbe équilibrée avec la profondeur d’un chêne sucré et d’un petit souffle de prune. Très doux puis chocolaté au goût, il s’impose sans fanfare ni trompette mais avec une belle saveur de cacao légèrement fumée. Finale à la hauteur du 10 ans avec quelque chose du Ardbog en version plus gêné, et une petite touche de cendre. Un très beau whisky qui s’impose par lui-même, malgré qu’il est difficile d’ignorer le prix frauduleux.

Arran Bere Barley 2004-2012

46% alc./vol.
Alors qu’au début du XIXème siècle l’île comptait plus d’une cinquantaine de distilleries, pour la plupart clandestines, Arran a passé plus d’un siècle et demi sans moyen de production local, la fermeture de la dernière distillerie (légale) étant intervenue en 1836 ! L’ouverture de cette dernière-née des distilleries écossaises a eu lieu en 1995, le 29 juin à 14 h 29 pour être précis ! Indépendante, cette distillerie dirigée par Harold Curie, allie les dernières technologies aux procédés traditionnels de distillation avec l’utilisation de washbacks en pin notamment. L’orge est non tourbée et le whisky ne subit pas de coloration au caramel comme elle parfois pratiquée (légalement, je vous rassure !) ailleurs.

Produit en 2004, Arran Bere Barley est un Single Malt issu de la collaboration de l’Institut Agronomique des Orcades avec la Distillerie Arran. Bere fait référence à la plus ancienne orge cultivée d’Écosse, couramment utilisée jusqu’au XXème siècle pour la production de whisky. Bere, pour ce Whisky, a été cultivée dans les Orcades, avant d’être maltée à Inverness et distillée à Arran. Arran Bere Barley est une cuvée limitée à seulement 5800 bouteilles, vieillie pendant plus de 8 ans en fûts de chêne américain, puis embouteillée à 46% sans filtration à froid et sans ajout de colorant artificiel. Depuis longtemps, les variétés d’orges modernes ont éclipsé Bere dans l’industrie du Whisky. Il peut cependant produire un single Malt au goût distinctif comme celui-ci.

André 85%
Il y a de ces whiskies qui savent comment nous ramener à ce qu’est la base de l’élaboration d’un whisky et qui le font en présentant habilement, mais simplement, des éléments savamment orchestrés sans prétention. Céréales au miel, la vanille, les céréales humides s’accoutrant d’écharpes de caramel et d’agrume, de citron finement maritime. La bouche est chocolatée et les céréales omniprésentes, des noix me rappelant certaines éditions de Balvenie. Il y a bien quelques rares fruits (fruits secs, raisins) au passage mais dans l’ensemble, l’orge et les céréales joueront le rôle de chef d’orchestre de ce mouvement malté aux accents discrètement maritimes. La finale est douce, une mélopée principalement céréalée, jouant la carte de la finesse de l’exécution via la douceur de ses composantes. Un whisky sans prétention qui saura plaire à bien des amateurs et connaisseurs sans pour autant réinventer le style.

Patrick 86%
Nez : Abricot et pêche, mais vraiment pas subtil! Est -ce un brandy? Bouche : Abricots… Coudon? Est -ce un whisky?? L’arrivée de l’abricot est subtile, mais prends rapidement toute la place. Finale : L’abricot ne cède pas un pouce et s’étire durant de longue secondes. En se lichant les lèvres, on le retrouve encore et encore! Balance : On jurerait un whisky vieillir dans un fut de brandy à l’abricot. 2e tasting: 85% Nez : Céréales avec une pointe de sel, miel et laine mouillée. Bouche : Toujours les céréales salées et le miel, avec toutefois des pointes d’agrumes et de fleurs, ce qui le rend plus intéressant. Finale : D’une belle longueur, marquée par le sel, et surtout, simplement agréable. Balance : Le nez est douteux, mais l’ensemble se révèle être un bon dram honnête.

RV 84.5%
La vendeuse cute dans une de nos magasins préférés qui est certes contente de nous voir mais donc on pourrait douter la sincérité. Petit parfum de single malt sympa et inoffensif, au bruyère à la Glen Garioch. Arriver dans le même thème mais en version plus chaude (l’alcool probablement), toujours sympathique mais sans profondeur. La finale est encore la même suite prévisible, toujours l’apparence du Glen Garioch et peut-être une touche de lilas du Strathisla. Léger, peu original, sans surprise mais une fois de plus, très sympathique.

Old Malt Cask Port Ellen 25 ans

50% alc./vol.
Distillé en novembre 1982 et embouteillé en janvier 2008. Édition limitée à 589 bouteilles.

André 92%
Citrons! Citrons! Citrons!!! Poussiéreux et cendreux avec une tourbe verte herbeuse, presque agricole. Si singulier et inusuel. Arrivée très sèche en bouche et de très courte durée. Le tourbé annonce le tsunami phénolique; le sel et l’alcool arrivant en duo, un coup de poing sonnant, un uppercut en plein visage de poivre blanc, adouci par le tourbe citronnée en conclusion. Un rodéo sur les courbes distinctes d’une des plus singulière des distilleries d’Islay. Cet embouteillage ayant été distillé quelques mois avant la fermeture définitive de la distillerie, rends l’expérience unique et on ne peut que se sentir privilégié d’avoir la possibilité de goûter à un single malt de cette rareté.

RV 88%
Un peu rough pour commencer une journée au bureau, mais très belle récompense à la suite d’une tournée de pêche à la goberge dans le Sound of Islay pendant une journée pluvieuse. Très fumé dès l’ouverture, avec des notes d’agrumes: pelure d’oranges dans un cendrier? Par contre s’estompe rapidement, quelques minutes après l’avoir versé l’odeur semble s’évaporer. Arrivée lente de fumée en bouche, un peu plus tard remplacée par les épices et l’huile d’émeu, un peu à la Lagavulin. En finale, attaque de fumée mélangé à du Coke zéro, puis par un puissant alcool, très longue en aftertaste. Peut-être un peu trop simple par rapport aux versions originales.

Patrick 94%
Nez : L’unique tourbe d’Islay nous explose joyeusement au visage, portant avec elle l’odeur de la mer et celle d’un feu de camp qu’on en train d’essayer d’éteindre. Bouche : Toujours cette belle tourbe fumée et maritime avec une belle texture huileuse. Pointe de foin séché et d’agrume. Finale : Longue, tourbée et très agréable. Balance : Une autre réussite de Diageo. Prenez mon commentaire comme un compliment pour la qualité du produit ou comme un sarcasme face à leur gestion à court terme durant les années ’80.

Martin 93.5%
Nuance mythique, d’une pâleur digne des vins blancs les plus frais… Nez: Air salin, feuilles de nori, tourbe, iode, céréales séchées, bonheur, regret, mélancolie à l’idée du sort réservé à l’Atlantide des distilleries de l’Islay. Pourquoi, pourquoi, pourquoi a t-il fallu qu’elle mette la clé dans la porte? Bouche: Tourbe fruitée alléchante, feu de camp humide et camping d’automne. Très doux pour sa force, rappelle un Lagavulin avec une touche de finesse en moins. Finale: Vent médicamenteux rappelant un Bowmore plus étoffé. J’en veux encore. D’une qualité brute incroyable. Équilibre: Une des pertes les plus tragiques pour l’industrie du Scotch Single Malt Whisky.