Sazerac Rye – Straight Rye Whiskey

45% alc./vol.
Produit par la distillerie Buffalo Trace dans le Kentucky, Sazerac fait partie des whiskeys américains mythiques. Distillé à partir de seigle fermenté, son histoire remonte aux années 1800, époque à laquelle un cocktail nommé « sazerac » fut inventé à la Nouvelle Orléans. Préparé à l’origine avec du cognac, ce whiskey est vite devenu l’ingrédient principal utilisé pour la réalisation du cocktail, allant jusqu’à lui emprunter son nom. Le mashbill de seigle de cette édition est composée de 51% de seigle, 39% de maïs et de 10% d’orge maltée.

André 88.5%
Confiture de fruits rouges, réglisse rouge, cosses d’oranges, cerises marasquin, poivre noir, clou de girofle, cannelle, ce whisky passe tout droit sur les préliminaires et va immédiatement dans le vif du sujet. Belle présentation en bouche qui fait honneur au nez, les saveurs sont intenses le style respecté mais avec une signature unique. La bouche s’ouvre sur les cerises marasquin poivrées, la pelure de pomme rouge, suivent les oranges et la réglisse puis l’envolée d’épices qui s’accompagne des saveurs de bois carbonisé. Finale épicée et poivrée, une touche de miel et beaucoup de fruits rouges et de réglisse. Rétro-olfaction à saveur de saveurs d’oranges. Une valeur sure si l’On recherche un digne représentant du style avec une touche d’exotisme.

Patrick 86%
Un très bon rye whiskey bien épicé et chaleureux, comme un rye whiskey se doit d’être. Nez : Parfum assez sucré et fruité pour un rye whiskey, marqué par la pomme rouge et un peu de caramel. Bouche : Épices et bois brûlé, avec une touche de pommes rouges et de cerises au marasquin. Finale : D’une belle longueur et épicée.

RV 86%
Les vieilles voitures sont parfois bien belles et caractérielles, mais consomme parfois trop d’huile. Bourbon très sucré, on dirait une préparation pour rhum and coke, avec une bonne touche de seigle en renfort. Posé en bouche, le seigle est très pesant puis très chaud, autant sur que sous la langue. Enfin, le seigle explose en gorge et de celui-ci est livré un sucre de caramel beaucoup mieux dosé. Il faut définitivement ne pas avoir peur du seigle et personnellement je préfère les voitures sport à ce sympathique pick-up au diésel.

George T. Stagg 2012

71.4% alc./vol.
Les embouteillages Stagg produits par la distillerie Buffalo Trace sont, pour les amateurs de whiskies américain, comme étant le pinacle de la collection annuelle « Antique Collection ». Cet édition 2012 provient de barils ayant subi une maturation de plus de 15 ans et titre un impressionnant 71.4% d’alcool, un des plus haut taux d’alcool de l’industrie.

André 95%
Le nez du parfait bourbon ? Le nez est d’un calme relatif de fruits sauvages, de cerises et de rye cireux, de pommes de tire de Beauce Carnaval. La bouche est équilibrée et soyeuse, genre beef jerky sucré, oranges, gâteau aux fruits accompagné d’un twist de fût brûlé. Le rye est imposant et sec en toute finale de bouche avant la finale fruitée et longue, se mélangeant au rye épicé. Feeling de café dans le fond d’un bodum, un peu rêche. Avec ce taux d’alcool, il faudra s’assurer de bien diluer avec la salive afin de diminuer la morsure alcoolisée et d’en apprécier les nuances…

Patrick 89%
Cassonade, cerises, épices, le tout dans un équilibre éblouissant. En bouche, une belle cerise, du chêne brûlé et une belle texture huileuse. La finale est surprenante…. On a l’impression de mordre dans la planche! Bien équilibré, mais définitivement pour les experts compte tenu de son taux d’alcool! 2e tasting: 90% Nez : Superbe complexité de chêne, de caramel, de céréales et de cerise. L’intensité est « off the chart » mais demeure agréable. Bouche : Céréales, sucre, épices à steak sur l’acide et notes de chêne brûlé-toasté. Après quelques gorgées, des fruits des champs semblent émerger, donnant une couche de complexité supplémentaire. Finale : Interminable, marquée par une note de confiture aux fruits des champs. Balance : Le taux d’alcool est trop fort à mon goût mais… Je me dois de lever mon chapeau à tant de complexité équilibré de façon si exceptionnelle. Je suis ambivalent au niveau de la note… Avec celles-ci, je cherche en général à récompenser le whisky qui ne plaira pas au connaisseur, mais plutôt à l’amateur moyen. Ici, le taux d’alcool démesuré ne s’adresse pas à l’amateur moyen… Mais pour peu qu’il soit capable de l’apprivoiser, ce whiskey lui offrira une expérience exceptionnelle.

Martin 95%
D’un roux presque rouge, comme s’il tentait de nous prévenir de ce à quoi on a affaire. Nez: Bon dieu. Céréales grillées, avec le seigle qui perce à peine plus haut que le reste du mashbill, mais juste assez. Cerise, vanille et pomme de tire. Une pointe de maïs séché vient nous narguer à la toute fin. Bouche: Toffee salé, sucre brun, seigle épicé, maïs bien dosé, gingembre et cannelle. Tant de saveurs complexes et équilibrées. Il est surprenant que le massif taux d’alcool, un des plus élevés de l’industrie, prenne autant de temps à nous rattraper. Finale: Après le mur d’alcool épicé initial, tout se déroule sur une longueur et une chaleur exceptionnelles. Équilibre: Un bourbon stellaire, qui n’a rien à envier aux Pappys de ce monde. Seule ombre au tableau, un taux d’alcool qui peut nous rendre ivre-mort après 3 verres. Mais y faut ce qu’y faut.

RV 95%
Surprise multifacette pour un whiskey-bombe plus chaleureux qu’explosif. Pour un whisky à 70%, le nez est relativement doux est la recette (le mashbill) de celui-ci semble parfaitement établie. Assurément il assome en bouche, mais c’est une avalanche de grain et non d’alcool qui déferle. Beaucoup plus mature qu’on pourrait s’y attendre, la 2e gorgée est encore meilleure, et sous la belle chaleur un côté miel doux peut-être ressenti. Un whiskey beaucoup plus abordable mais aussi bon que l’image mythique que les années d’attente pour y gouter m’avaient construite.

Wild Turkey Forgiven

45.5% alc./vol.
Batch #302.

André 86.5%
Canne à sucre, vanille, caramel, bonbon sugar candy, rye, cerises. Nez super agréable, simple et sans prétention, cozy. Texture amoureuse en bouche, mais un peu plus épicée (rye ?) même si il s’amourache de saveurs de sucre à pâtisserie et de gingembre, de poivre et de cannelle. La finale déçoit de par son manque de singularité et de structure et manque un peu de finition. Une belle surprise qui prend fin un peu trop abruptement.

RV 82.6%
Auto-tanponneuse: loisir de grands pour petits. La douceur de la barbe à papa, davantage fête foraine que sport extrême. En bouche, le jus de pomme un aigre s’étire jusqu’à la finale où je ne croirais pas avoir à faire avec un bourbon, mais un whisky au milieu de l’Atlantique entre le Canada et l’Écosse.

Patrick 92%
Nez: Sublime mélange d’épices de rye et de bourbon confirmant ce qui est écrit sur la bouteille! On y retrouve aussi des notes de chêne et de cuir, l’ensemble étant chaleureux et réconfortant. Bouche : Magnifique ensemble d’épices, de cuir, de cerise, de caramel légèrement brûlé et de chêne. Finale : Longue, épicée et chaleureuse. Balance : Mon whisky américain favori en 2013. Quelle complexité, quel équilibre! J’en ai bu 2 bouteilles rapidement et si il était disponible au Québec, il s’agirait de mon dram de tous les jours.

Martin 87%
Couleur riche et cuivrée tel un porto, ça revient souvent. Nez: Peu vanillé, le chêne et le seigle semblent prendre le dessus sur le maïs. Une infime touche de cuir et de menthe l’arrondit un peu et lui confère un aspect plus travaillé. Bouche: Vanille épicée, cannelle et caramel. Après menthe poivrée et fût de chêne, tel l’Ouroboros on revient sur du caramel, légèrement salé cette fois-ci. Finale: Les épices s’étirent peu mais sont plutôt intenses par rapport à la durée de la finale. Comme quoi chaque fois qu’une lumière brûle deux fois plus, elle brille deux fois moins longtemps. Et vous avez brûlé on ne peut plus brillamment, Roy. Équilibre: Un heureux accident. La preuve que bien que les bourbons en général sont bons, il ne faut pas hésiter à parfois faire des mélanges audacieux.

Arran Madeira Wine Cask

50% alc./vol.
Édition 2008 limitée à 5760 bouteilles.

André 89%
Au nez, mélange d’orange et de pêches, confiture d’orange, agrémentées de saveurs de banane et de vanille provenant du fût de chêne. Le tout cache bien le taux d’alcool. Les épices sont plus frénétiques en arrivée en bouche, l’intégration du fût de Madère est magistrale, les sucres goulus et généreux, avant la livraison d’orange confites et d’un soupçon de cuir. Les éléments sucrés dominent l’ensemble en bouche. La finale, quant à elle, tranche légèrement avec ses accents épicés mais libère aussi de savoureuses notes d’ananas et de fruits tropicaux avant de s’essouffler en quelques sécheresses épicées en toute finale de bouche. Y’a une petite touche qui m’accroche en finale, la conjugaison alcool-épices-sécheresse du fût de Madère peut-être, sinon, j’aurais noté en haut de 90%. Un beau voyage des sens, de belles saveurs.

Patrick 87%
Nez: Aaaaah… Le vin de Madeire. Disons que je ne suis pas un fan. Bref, vin de Madeire et chêne au nez. Bouche: Une belle chaleur, de beaux fruits (ou plutôt une pointe vineuse) et quelques épices. Finale: Chaleureuse et assez longue. Marquée par le vin. Balance: Nez ordinaire mais la bouche est excellente. Je suis agréablement surpris.

Martin 85.5%
Ambre orangé et légèrement rosé, chair de citrouille. Nez: Fraises et épices du vin de madère nous accueillent à bras ouverts avec un voile de muscade. On poursuit sur eau de rose infusée au chêne et à la noix de coco. Bouche: Baies séchées, orange, amandes et gingembre. Sucre d’orge en puissance. J’ai tout de même l’impression que le taux d’alcool occulte peut-être certaines saveurs ici. Finale: Assez longue, ponctuée d’orange, de gingembre et de cannelle. Équilibre: Arran reste un superbe malt à la base, mais je ne peux m’empêcher de croire que cette finition spéciale aurait pu s’en tirer à 46, voire même à 43% d’alcool sans heurt, et ça l’aurait peut-être même amélioré.

Bowmore 15 ans Mariner

43% alc./vol.

André 85%
Il était un petit naviiiiiire…. Qui n’avais (presque) jamais navigué… Des vieux opus de Bowmore, celui-ci est définitivement des plus effacés. Le vent du large, embruns maritimes légèrement salés, l’habituel feeling de poussière de pierre à savon des anciennes éditions et oranges confites et le sherry d’une timidité maladive, raisins secs. La bouche est correcte mais sans flafla, le sel est prédominent, le sherry n’arrive pas à exploser comme il le devrait, les épices aiguisent également la texture. Je reste très ambivalent… Finale fade, le sherry est maigre et filiforme et se noie dans d’hésitantes notes salines et maritimes.

Patrick 92%
Salé, punché, wow! Feuilles.

Martin 87.5%
Riche de la couleur du fût de xérès. Roux à fond. Nez: On lève doucement avec fruits secs, toffee et épices douces du sherry. Très timide et peu agressif. Le tout est porté par une feuille de tabac douce et discrète. 40 à 43% d’alcool maximum selon le nez. Un air marin bardé d’un peu de tourbe vient habilement ficeler le tout. Bouche: Hyper-fruité en bouche, retour sur la feuille de tabac, mais cette fois-ci avec un peu de cuir. Ça ne prend pas trop de temps avant que les épices nous rattrapent. 46%? Malheureusement pas… Finale: Longue et chaude avec une agréable pointe de cuir fumé. Équilibre: Je commence de plus en plus à découvrir avec joie des Bowmore comme il ne s’en fait plus. On s’éloigne encore de l’idée que je me faisais de la distillerie, et c’est une bonne chose.

RV 87%
Cacao, feuilles, fumée, moins salé. Au lieu de lécher la roche, on lèche une bûche pas complètement brûlée.

Highland Park Harald

40% alc./vol.
La distillerie des Orcades lance une gamme de whiskies en hommage à ses ancêtres guerriers viking. Svein, Einar, Harald sont les trois premières références de la nouvelle gamme lancée par Highland Park dans le réseau duty free. Trois autres embouteillages – Sigurd, Ragnvald et Thorfinn – suivront avant la fin de l’année 2013. Ces single malts, sans mention d’âge, sont des assemblages d’eaux-de-vie vieillies en fût de bourbon et de xérès, ces dernières en quantité plus ou moins importante et de comptes d’âge qui vont aller en augmentant.

Einar , comte des Orcades à partir de 1014, ses expéditions aventureuses et lointaines sont légendaires. Tout autant que sa hache, symbolisée dans le logo Highland Park. Svein, principal chef viking, ses exploits sont la trame de la saga Orkneyinga, récit légendaire qui narre l’histoire des Orcades.

Harald, figure centrale de l’histoire viking. Roi de Norvège, il fut un formidable chef de guerre au 9e siècle.

André 83%
Sherry, raisins secs et orange, vanille épicée. Mélange très agréable que je n’aurais pas associé à un Highland Park au départ. La bouche est plus ronde et sucrée que d’habitude, les oranges sanguines et le sherry poursuivent leur lancée, une pointe de sel en addition. La texture est légèrement liquoreuse, saveurs de gâteau à l’orange nappé de vanille peut-être. J’aurais aimé un taux d’alcool de 43% mais celui-ci s’accorde très bien avec les flaveurs livrées ici. L’influence du fût de sherry gagnera en importance plus le whisky respirera. Il y a aussi en arrière-plan un petit floral quelconque que je n’arrive pas à identifier. Les épices sont aussi plus actives en finale. Je m’attendais à une déception mais je ne suis pas ébloui pour autant.

Patrick 78%
La première impression est géniale, mais après quelques instants, une sensation désagréable fait son apparition et vient tout gâcher. Too bad. Nez : Épices du chêne et touche de bruyères et de xérès. Bouche : Bruyères, orge et chêne. Pointe subtile de xérès, mais aussi une fausse note désagréable que j’ai de la difficulté (et un manque d’intérêt) à identifier. Finale : Courte et bizarre.

Martin 84.5%
Bel ambre à peine dilué. Nez: Sherry juteux et bois de chêne. Le bruyère et le miel typiques de HP sont toujours là, accompagnés de raisins, de baies diverses et de gingembre. Léger manque de puissance ou d’affirmation. Bouche: Plus de corps que son cousin Svein. Vanille, miel et limette se mêlent au xérès et au chêne qui forment la fondation de ce malt. Fruits rouges avec un peu d’orge fumé et de poivre. Très agréable quoiqu’un brin simpliste. Finale: Peu longue et peu épicée. L’astringence du sherry perdure sur un doux nuage fumé. Pas mauvais, mais gagnerait à être plus complexe. Équilibre: Un très bon single malt, mais vraiment quelconque pour un HP. On aime bien son petit côté sherry et on reconnaît bien le caractère de la distillerie, mais malheureusement les attentes étaient trop élevées. Reste caché derrière ton bouclier, Harald.

BenRiach 17 ans Solstice 2nd Edition

50% alc./vol.
Marqué par un affinage en fûts de porto, ce single malt très tourbé oscille entre l’ombre et la lumière. Baptisée Solstice, cette version porte bien son nom tant le passage des notes fumées hivernales aux notes fruitées estivales évoque le solstice d’hiver et le solstice d’été. A déguster dans une ambiance contrastée.

André 93%
Tourbe parfumée au porto, abondant et fruité tout en étant fort en bouche, bien soutenue par l’apport des fruits secs. En bouche; vague de tourbe appuyée par le port cask, influences fruitées de cerises, raisins mauves, fraises-framboises… Pour les amateurs d’ambigüité, le mélange est pour le moins exotique. De plus, le feeling poreux accentue la texture assez unique du whisky et la balance exacte des éléments rendent même agréable le taux d’alcool. J’adore l’audace de présenter des éléments si différents mais qui se complètent si bien en bouche.

Patrick 90%
Le scotch comme on l’aime : Robuste, savoureux et complexe. A inscrire sur ma liste de cadeaux de Noël svp. Nez : Fumée de tourbe crasseuse et cendreuse, avec une touche fruitée des plus subtiles. Bouche : Texture très huileuse de fumée de tourbe intense et portée par un jus de fruit sucré. Le tout, avec une bonne dose d’épices venant du fût de chêne. Finale : D’une longueur moyenne et portée par la fumée.

Martin 91%
Teinte dorée et orangée tirant dangereusement sur un rosé digne de son fût de porto. Nez: Relativement doux au nez. De joyeuses effluves de porto percent aisément son mince voile de tourbe et son taux d’alcool. Cerise, fraise et chêne complètent le nez. Bouche: Texture épaisse bardée d’un caramel riche et franc. Épices du xérès, bois et raisin. Dattes et tabac à pipe. La tourbe est très très subtile, mais supporte efficacement le tout. Finale: Très soutenue sur une proéminence de tourbe, suivi de dattes, de cerise et de chêne sec épicé. Cacao. Équilibre: On pourrait chiâler que c’est plutôt timide pour un embouteillage qui s’affiche « heavily peated », mais c’est un pari si réussi qu’on peut presque tout lui pardonner.

Kim 85%
Ça sent les pneus recouverts d’une bonne couche de confiture aux framboises, mais l’odeur de pneus finit par s’adoucir. En bouche c’est intense, du poivre fumé sur une planche de bois, un goût qui dure longtemps, longtemps. Après quelques gorgées, on perd un peu du punch du début. La finale est un peu étrange, voire décevante, comparativement à son entrée tonitruante.

Glenfarclas 8 ans

40% alc./vol.

André 79%
Comme entrée de gamme, ce 8 ans d’âge se tire bien d’affaire mais y perdra quelque plumes au passage, surtout au niveau texture qui est presque inexistante, c’est liquide comme de l’eau, très passager comme whisky. Le sherry est là mais très atténué, timide, les raisins bleus, quelques fruits épars menant sur la finale sur laquelle il faudra se concentrer pour ne pas louper. J’ai de la difficulté à saisir le but d’embouteiller un 8 ans d’âge, surtout lorsque cette même distillerie distribue un 10 et un 12 ans qui savent beaucoup mieux représenter la ligne directrice et le style de Glenfarclas.

Suntory Hakushu 12 ans

43% alc./vol.
Construite en 1973 au coeur des alpes japonaises par Suntory, Hakushu produit un single malt tourbé aux accents exotiques. Ce 12 ans provient de l’assemblage de quelques fûts de bourbon de 1er remplissage.

André 84%
Fruits des champs trempés dans le sucre, abondantes cerises de style bourbon sur un lit végétal très particulier. Le nez est attirant et amical. La bouche par contre manque d’ampleur, avec son arrivée terreuse, puis le sucré, la pomme et un soupçon de citron fermant la marche. Le nez a eu le temps de respirer un peu et on est à même de maintenant détecter quelques effluves de tourbe, bien volatiles et discrètes, mais qui réussissent tout de même à apporter une belle surprise. La finale est vraiment bizarre. Au départ, je crois que j’ai bien goûté une pointe de cornichon, en tout cas ça goûtait la verdure… le cornichon roulé dans le terreau d’empotage avec un retour sur le sucre et le caramel. La rétro-olfaction est à saveur de cerises du style retrouvées dans les bourbons.

Patrick 84%
Un bon whisky avec une belle complexité, mais sans effet « wow ». Nez : Orge sucré et épicé, avec une belle touche florale et une note salée. Aussi, des notes de pommes et d’agrumes subtils. Bouche : Arrivée en bouche salée et légèrement fumée avec une pointe d’Agrumes et de pommes. Le tout est complété par un chêne des plus solides. Finale : D’une belle longueur, avec une pointe d’épices et de fumée.

Martin 85%
Robe d’un jaune à peine plus pâle qu’un jus de pomme. Nez: Le nez est légèrement gêné et prend du temps à se faire connaître. Une belle céréale d’orge douce et sucrée rappelle certains malts du Speyside écossais. En-dessous de sa douceur se cache un sympathique petit air salin marié à une pointe de tourbe. Bouche: Arrivée en bouche à la fois douce et épicée, avec un vent de pommes. On passe par une texture crémeuse alliée à des notes de vanille et de chêne, pour finir dans les épices qui nous évoquent un juteux fût de sherry. Finale: Un sucre d’orge épicé descend tout doucement sur une longue vague chaude. Équilibre: Très doux et facile d’approche, le Hakushu dans son expression de base reste abordable, si vous parvenez à mettre la main dessus.

RV 84.5%
La délicatesse d’une joyeuse geisha bien ronde. Agressive au nez, remplie de cerise et de sucre persistant, ça commence de manière calme mais très chaleureuse. L’arrivée est moins sucrée mais c’est un méchant coup de canon de raisin rouge qui rappelle un peu le rye canadien. La finale est toutefois une étrange dense, avec quelque chose d’agaçant qui ne semble pas naturel, et qui se soulève trop rapidement pour laisser un manque criant de présence. J’en retiens donc une pesante sensation sur les lèvres, mais pas assez en gorge.

Bruichladdich Port Charlotte PC10 Tro Na Linntean

46% alc./vol.

André 86%
Tourbe un peu crasseuse au nez, noisettes au chocolat, vanille. La tourbe est équilibrée et pas trop puissante. Je retrouve toujours ces notes d’agrume et de citron que j’associes souvent aux notes maritimes, un peu de coconut aussi. Étrangement, après un certain temps, quelques notes de fruits font leur apparition. L’arrivée en bouche est relativement douce avant le débarquement de tourbe assaisonnée de poivre à la finale chocolatée. La texture claire du départ cachera bien la force de latente de l’alcool fortement tourbée qui s’installera en bouche. Celle-ci perdurera en finale, nous gratifiant d’une belle pérennité et d’un aftertaste de tourbe maritime mentholée.

RV 80.5%
Malgré que ça relève la saveur des aliments, ça ne veut pas dire qu’un bloc de sel pour chevreuil est appréciable pour le palais. Tourbe juteuse aux abords de la pourriture (à partir de crottin de cheval en décomposition?). Aucune subtilité, aucune variété olfactive, aucune finesse. Et en bouche, trop fort à l’aspect d’un single malt du Speyside qui ne compterais que sur l’alcool pour se rendre intéressant. Finale d’abord légèrement fumée, puis tourbe, tourbe pourrie, tourbe forte mais tourbe fortement anodine. Peu importe les PPMs, trop de tourbe et pas assez de la moindre autre chose.