Still Waters Single Malt Vodka

40% alc./vol.
Concord, Ontario, 2009. Une des seules single malt vodka, distillée 3 fois et faite à partir d’orge canadien. Batch 1205, embouteillée en 2012.

RV 89%
Sève, orge et citrouille, avec une odeur prononcée de new make whisky (whisky directement sorti de l’alambic) non tourbé. La même chose peut se retrouver au goût, alors que la sève se veut un peu plus douce qu’au nez, et la citrouille davantage en confiture que crue. La finale est un peu plus typique mais toute aussi délicieuse. Une très belle vodka comme je les aime, très typée sans paraître forcée, et par sa ressemblance avec les whiskies single malt, un médium entre les deux liquides que je ne peux qu’apprécier. Pour un premier essai, c’est très réussi et sans contredit, le travail qui reste à faire n’en est pas un de correction mais de perfectionnement.

Patrick 90%
Nez: Orge et sève de bouleau, avec une touche de courges et de miel.  Bouche : On dirait plus un new make de whisky qu’une simple vodka!  Orge mielleux et fruits tropicaux, le tout offrant une très agréable sensation en bouche.  On remarque surtout ce qui n’y est pas : la désagréable saveur d’alcool de la quasi-totalité des vodkas.  Finale : Sèche et courte, comme il se doit pour une bonne vodka.  Balance : L’une des rares vodkas que je boirais straight (surtout l’été).  Simplement excellent, le genre de produit pour réconcilier l’amateur de spiritueux bruns avec le genre.

Smirnoff Raspberry

40% alc./vol.

RV 75%
En partant, difficile de faire pire que l’originale. L’arrivée est tout en framboise, comme la bouche et l’aftertaste. Se boit bien, comme la vodka-jus-d’orange de party de CÉGEP…. mais comme drink de petite soirée tranquille où l’on peut s’entendre penser, beaucoup trop aromatisée, qui donne l’impression qu’on pourrait faire la même chose (ou mieux) avec un blender, des framboises, de la Smirnoff originale et un filtre à café.

Smirnoff 4D 13F

40% alc./vol.
4 fois distillée et 13 fois filtrée, avec un pourcentage d’alcool plus élevé.

RV 77%
Nez trop tranquille avec la même cerise que l’originale, mais beaucoup plus éthérée. Arrivée en bouche presque nulle, et le genièvre est parti se cacher pour être remplacé par une fumée presque transparente. Malheureusement, une fois dissipée, en finale on retrouve ce genièvre sortant de la fumée, mais toutefois un peu plus calme. Merci à Frigidaire et Brita pour leur belle tentative partiellement réussie d’élever l’une des moins bonne vodka à un niveau acceptable.

Smirnoff Red Vodka

37.5% alc./vol.
Russie, 1860. Distillée trois fois, et étrangement à seulement 37.5%.

RV 69%
Est-ce que c’est de l’eau? Au nez, à part un léger cerise, on ne peut déterminer. En bouche, un vague croissante à rythme régulier trop prévisible nous amène vers une finale épicée, où le genièvre beaucoup trop fort s’empare des papilles, de manière fort peu élégante. Très voire trop ordinaire. À garder pour ses mix, sans aucun plus.

Skyy Vodka

40% alc./vol.
San Francisco, USA, 1992. À base de grain.

RV 78%
Olives et poivre, mais si éloignés qu’ils nous semblent isolés sur une île inatteignable. L’olive se poursuit au palais pour laisser place à l’amidon et les épices. La finale est par contre trop courte. Pas le genre de vodka qui aurait convaincu les frères Anglin de tenter de s’échapper de l’île maudite d’Alcatraz.

Sïku Glacier Ice

40% alc./vol.
Hollande. À base de grain et d’eau du glacier de 60000 ans Qualerallit Sermia, du Groeland.

RV 83%
Léger 7UP, vanille et menthe fraîche, qui du nez sur poursuit sur le palais jusqu’en finale. Variations plutôt subtiles donc facile d’approche, douce en bouche avec un petit saut maitrisé en finale qui davantage ravit que perturbe. Une belle vodka en douceur pour apprivoiser les demoiselles plus craintives de faire face à un alcool agressif et antisocial, mais qui comme dans le cas de Sïku, en tête en tête reposé est plein d’attentions.

M.A. Signature Vodka

40% alc./vol.
Montréal, Canada. Vodka à base de grains canadiens avec infusion de cucurma longa qui permettrait d’éviter la gueule de bois du lendemain.

RV 85%
Une vodka encore plus clean que sa bouteille (superbe), et que je ne classerais pas dans les vodkas aromatisées, car l’herbe est très subtile, certainement plus que le goût de genièvre de certaines mauvaises vodkas. Au nez, sent la vodka normale quoiqu’on y trouve un fin soupçon d’herbes qui deviennent sucrées (presque bonbon) en respirant. Arrivée ultra clean, l’alcool prend du temps pour sortir de la texture moelleuse mais elle finit néanmoins à s’installer doucement. Elle descend ensuite très bien, toujours de manière ultra clean, et la chaleur y est. Une vodka surprenante qui avec la Pur Vodka, est un signe encourageant que le Québec est capable de beaucoup mieux que l’infecte Kamouraska.

Shelter Point Stillmaster Vodka

40% alc./vol.
Canada. Vodka canadienne faite à base de single malt.

RV 87.5%
D’emblée, de la sélection du grain jusqu’au nom de la vodka, la comparaison avec l’ontarienne Stillwater single malt vodka est inévitable. Tout d’abord au nez, le grain est évident, mais se révèle un peu moins sucré que la Stillwater, avec un peu de vinaigre me faisant penser à certains corn whiskey. Du vinaigre on tombe dans le beurre en bouche, avec le malt qui pousse une chaleur surprenante, comme si cette vodka était à 50% d’alcool. La finale est pas mal plus intéressante, avec un beau mélange de grain légèrement poussiéreux, de citron et de sucre, le tout dans une bonne longueur. Quelques années plus tôt j’aurais crié au génie (comme je l’ai fait avec Stillwater) mais cette Stillmaster est suffisamment différente pour qu’on ne la qualifie pas de copie, et qu’on lui donne une note loin d’être honteuse, quoiqu’un peu inférieure.

Russian Prince

40% alc./vol.
Bacardi, Canada. Distillée trois fois.

RV 75%
Sucrée et subtile au nez, pour la vodka la moins dispendieuse au Québec, qui par dessus le marché vient dans une bouteille de plastique, elle promet olfactivement d’être pas si pire. L’arrivée en bouche commence par un feuillu sucré de trèfle tirant faiblement du côté du genièvre aigre, et en finale tout se gâche, avec une transition vers la menthe, malheureusement suivie d’une attaque rapide d’alcool, et d’un aftertaste qui ne laisse que le bout de la langue perplexe qu’une aussi belle lancée se termine de manière aussi lamentable. C’est le genre de bouteille qu’on aimerait pouvoir affubler de l’épithète de grande incomprise exquise, mais qui ne livre pas. Toute une agace.

English EN Français FR