Bergsturz 10 ans Swiss Single Malt

40% alc./vol.
Le glissement de terrain de Goldau (indiqué sur l’étiquette) s’est produit le 2 septembre 1806. Tant de roches sont tombées sur le flanc sud du Rossberg dans la vallée que les villages de Goldau et de Röthen ont complètement disparu, tout comme des parties de Buosingen et Lauerz. 457 personnes ont été tuées et le Lauerzersee a diminué d’un septième de sa superficie. Le glissement de terrain a été utilisé pour marquer la naissance de la première levée de fonds suisse et comme une opportunité de renforcer la solidarité nationale.

André 82%
Agrumes et fruits secs, prunes et figues, oranges, vanille. Si le nez était intéressant, la bouche est plus monotone et la texture absente. Agrumes et fruits tropicaux, prunes, citron et vanille, pêches et poires. Belles notes sucrées tirées des fruits, jus de salade de fruits. Courte finale, sur le bois et le sucre naturel.

Patrick 88%
Je suis agréablement surprise par ce whisky qui présente un goût des plus riches et chaleureux. Une coche au dessus de bien des scotchs, j’ai hâte de voir la suite des whiskys venant de cette distillerie! Nez : Riche parfum d’orge fruité et de caramel. Savoureux et sucré, avec de belles notes épicées, une pointe subtile de fruits et une note de bois brûlé qui me fait saliver. Finale : Un peu courte, marquée par les fruits mûrs et le bois brûlé.

Martin 84%
Sa teinte passe d’orange joviale à soleil d’Acapulco en laissant sur son passage des jambes bien huileuses. Nez: Les fruits, particulièrement les agrumes, percent en premier. Orge et musc cuiré, cèdre et douce vanille. Très reposant et masculin comme nez. Bouche: Fruits sucrés, figues, pruneaux et dattes. Le tout dans un épais sirop huileux. Le nez nous en promettait plus. Finale: Les notes agréables, comme le bois et le cuir, sont courtes alors que celle plus quelconques de fruits et de sucre persistent. Pointe épicée. Équilibre: Un nez rempli de promesses qui se dégonflent en bouche et qui prennent la poudre d’escampette en finale. Inégal et décevant.

Old Pulteney Vintage 1989

46% alc./vol.
Embouteillé en 2015. Fût légèrement tourbé.

André 92%
Wow… Ananas, miel, poires, pommes vertes, vanille, oranges, fin drap de soie tissé de saveurs maritimes, discret salin et fumée provenant de la cheminée d’un chalutier pêchant dans la mer. Notes citriques provenant des agrumes et du citron. Hallucinante texture crémeuse en bouche, de la vraie soie liquide. Approche feutrée en bouche, vraiment sexy ; saveurs de fruits tropicaux, d’ananas et de poires passées à la poêle et fumées, miel chaud, oranges, vanille. Légère acidité maritime en finale de bouche mais une texture amoureuse, des saveurs savoureuses et variées. Du grand Pulteney, typique et singulier.

Patrick 92%
Un excellent Old Pulteney, nous présentant ce que la distillerie sait faire de meilleur. Nez : Épices, pommes mûres et sucrées, miel, vanille et agrumes. Du sucre réchauffé vient compléter le tout. Bocuhe : Bel ensemble salé, avec du bois brûlé, du citron, du caramel, de la noix de coco, de l’orange et du cuir. Finale : Longue, salée et avec une bonne dose de cuir.

Macallan Edition No.1

48% alc./vol.
Mélange de 8 types de fûts chacun apportant une saveur particulière : 1st Fill European Tevasa Butts / 1st Fill European Hudosa Butts / 1st Fill American Vasyma Puncheons / 1st Fill European Miguel Martin Butts /1st Fill European Gonzalez Byass Butts / 1st Fill European Tevasa Puncheons / 2nd Fill European Sherry Hogsheads / 2nd Fill European Sherry Butts.

André 86.5%
Notes de chêne en avant-plan, bien soutenues d’ailleurs avec un taux d’alcool bien costaud. Le whisky est au départ un peu fougueux, un peu sec, malgré ses notes d’oranges, de miel et de chocolat super agréables qui calment un peu la donne de la sécheresse générale. En bouche, la texture est un peu effilée mais visqueuse à la fois, le bois de chêne est encore une fois très présent, savoureuses notes de chocolat et de caramel, se terminant par de belles notes d’oranges et de chocolat au lait, noix grillées, quelques notes de fruits secs et soupirs poivrés aussi, mais plus en sourdine. La finale est polie, poreuse avec une rétro-olfaction épicée et poivre mourant dans des vaguelettes de chocolat et de miel. Un bon Macallan, peut-être un peu trop loin des fûts de sherry cask qui ont fait sa renommée, mais à 48% d’alcool et offrant de si belles saveurs, un sure shot si vous êtes chanceux et pouvez mettre la main dessus.

Patrick 94%
Un excellent Macallan avec toute la complexité et la balance qu’on peut souhaiter venant de cette mythique distillerie. Nez : Parfum de gingembre et d’orange, avec un beau sucre délicat et fruité ainsi qu’une bonne dose de caramel. Bouche : Belle arrivée épicée et boisée, avec un fond fruité et chaleureux. Finale : Suave.

Martin 90%
Assez riche et foncé, couplé au fait que c’est un Macallan, pour une image très alléchante. Nez: Xérès et caramel grillé, malt et épices. Raisins, herbe et fruits secs. Bois sec et légèrement poussiéreux. Bouche: Ample et riche, gorgé de caramel, de dattes, de raisins et de cuir. Savoureux. Finale: Longue, chaude et épicée, sur des notes de bois, de cuir et de cannelle. Oranges sanguines. Équilibre: Un excellent sherry cask, un solide Macallan. Choix béton au niveau du degré d’alcool. Dommage de ne pas l’avoir au Québec.

Mortlach 18 ans

43.4% alc./vol.

André 86.5%
Signature du Mortlach, épices singulières baignant dans le toffee, cannelle, gingembre, terre mouillée, fruits séchés, vieux bois de chêne gorgé de sherry noble et rustique. La bouche est légèrement sèche, passablement épicée et l’amalgame de saveurs est très intéressant ; oranges, fruits séchés, toffee, et les épices du nez (cannelle et gingembre). En respirant, notes de morceaux de pommes trempées dans le chocolat fondu, café au lait. Superbe texture visqueuse sur fond d’épices, cela rappelle presque certains vieux bourbons américains avec un fond tannique et un peu sec. La finale est sèche, épicée mais offre de savoureuses notes de vieux sherry boisées. Un whisky savoureux mais un peu trop conservateur dans son approche.

Patrick 93%
Un extraordinaire whisky, parmi les plus complexes et bien balancé que j’aie jamais bu. Mortlach mérite bien sa réputation! Nez : Riche parfum de fruits mûrs, de chocolat et de cuir. Bouche : Superbe! Cuir, chêne brûlé, épices, fruits mûrs et chocolat. Tout y est, même une touche de miel et de caramel vers la finale. Finale : Longue, savoureuse, complexe et bien balancée.

De Borgen Dutch Corenwyn – Cask Finished

40% alc./vol.
Fait à base d’alcools de grain vieilli plusieurs années avec une finition en fûts de xérès. Techniquement, il s’agit d’un produit qui tient autant du whisky que du gin.
Pays-Bas

Patrick 94%
Un produit intriguant, à mi-cyhemin entre un scotch ayant subi un vieillissement intense en fûts de xérès et un bon gin. Ce Cornwyn réunit dans un verre deux de mes spiritueux favoris alors, évidemment, je ne peux qu’aimer. Nez : Parfum complexe où se mélangent des sensations rappelant le whisky, le gin et le xérès. Vraiment intriguant. Bouche : Belle texture huileuse. OMG, est-ce un gin? Un whisky? De quoi s’agit-il??? Céréales, épices, agrumes et riches fruits généreux, chaleureux et profonds. Finale : Longue et suave.

BOLS Corenwyn

30% alc./vol.
Pays-Bas

Patrick 89%
Un bon genièvre avec une petite touche sucrée des plus agréables. A se demander pourquoi le gin est plus populaire que le genièvre. Nez : Parfum épicé avec une petite touche de malt et d’herbes. Bouche : Herbes, orge et chêne légèrement vanillé. Smooth et facile à boire. Finale : D’une longueur moyenne, avec un beau mélange de sucre épicé.

Pittyvaich 25 ans

49.9% alc./vol.
Bouteille #5057 de 5922.

André 78%
Beau nez sucré, agrumes, citronné, vanille, miel. Fond bizarre d’herbe et de céréales mouillées. Ensemble pas très impressionnant mais déjà que le nez n’est pas rebutant comme les anciennes éditions c’est tout un tour de force… Texture veloutée de vanille crémeuse, orge maltée, épices, vanille, agrumes, citronné épicé et poivré, chocolat blanc. Ensemble un peu boiteux et pas super bien ficelé. Finale épicée et poivrée au départ puis rehaussée de beaucoup d’épices sèches et astringentes. Encore une fois cette distillerie déçoit. La bonne nouvelle, c’est que celle-ci est fermée alors il reste de moins en moins de mauvais stock sur le marché.

High West Double Rye Manhattan Finish

50.6% alc./vol.
Barrel 1805

André 85%
Très rye au nez, avec les épices et les cerises distinctives, cannelle, vanille et cire de chandelle parfumée aux fruits, poudre des paquets de gomme Bazooka, sucre. Le nez est liquoreux et la bouche confirmera cette sensation avec sa texture amoureuse et ronde, presque collante. En bouche ; cerises noires, fruits secs, cannelle et vanille. Poignée de bonbons en forme d’ourson en gélatine, cette texture moelleuse et le sucré intense avec ces saveurs de fruits intenses. Saveurs herbeuses, presque mentholées bizarre. Le taux d’alcool est plus présent en finale et avec les épices et la cannelle, cela laisse une sensation légèrement brûlante sur le bout de la langue et aux coins de la bouche. La finale est très épicée et poivrée, étouffant presque les fruits rouges et la cerise noire, très astringent. Un whisky au style intéressant mais a l’équilibre discutable.

Ardbeg Dark Cove 2016

47.5% alc./vol.
« Dark Cove » d’Ardbeg fait référence à l’histoire de la crique sombre où est aujourd’hui installée la distillerie. Autrefois repaire des contrebandiers, la crique servait à la production illicite du précieux liquide, abritée dans une grotte qui ne pouvait être atteinte par la côte. La crique ne devait être rejointe qu’en nuit de pleine lune, sur un canot à rame, avec un chargement de tourbe, provisions mais aussi jarres et fûts pour atteindre, sans lumière, la grotte. Ce whisky est la rencontre entre un Ardbeg vieilli dans d’anciens fûts de bourbon puis dans des fûts de sherry sombre.

André 94%
Rarement on aura pu savourer un Ardbeg nappé d’atours si fruités de sherry et de chocolat noir fourré d’épices et de poivre. Sans en amputer la tourbe distinctive de surcroit. Moue de percolateur à café, chocolat noir, cerises, les fruits séchés, les oranges, la fumée de tourbe, la bouche livre une opulence presque déroutante, venant d’un Ardbeg, on est dans un autre monde, totalement. Une fois la vague chocolatée et de sherry passée, résidu de sel de mer, bitume chaud, copeaux de noix de coco fumés, poivre et épices, fumée médicinale. Superbe texture, au début bien tendre puis migrant sur des notes d’épices et de poivre rose un peu plus pointues. La finale est relativement longue et les saveurs de la bouche terminent simplement leur évolution en s’estompant lentement. J’adore l’aspect inattendu de ce Ardbeg, l’éventail des saveurs explorées sans échapper la ligne directrice de la distillerie. Après les déceptions des embouteillages Ardbeg Day des 2 dernières années, cette édition en réconciliera plusieurs avec la distillerie Chérie de plusieurs amateurs. Well done.

Patrick 95.5%
Wow, définitivement le meilleur Ardbeg que j’aie goûté, ce qui n’est pas peu dire. Complexe, intense, savoureux, définitivement « on the top of the world ». Nez: Superbe parfum de xérès accompagnant subliment les traditionnelles saveurs du Ardbeg, soient la fume, la tourbe, le goudron, le caramel subtil et quelques fruits plutôt discrets. Bouche : gigantesque sel et xérès avec quelques notes de fumée, de goudron et d’épices venant du chêne brûlé. Finale : Longue et épicée.

Martin 94%
Nez: Tourbe fruitée et intense, gazon boueux, chocolat, marmelade, fumée et asphalte fraîchement coulée. Bois et fleur de sel. Extrêmement complexe et puissant à la fois. Du grand Ardbeg en perspective. Bouche: Texture goulue et sirupeuse, épices bien dosées, caramel, vanille, chêne, herbe séchée, le tout enrobé d’une généreuse tourbe feutrée. Absolument saisissant! Finale: Cerises, feu de camp, vanille encore et caramel salé. Chocolat noir et maison du citoyen de Saint-Basile-le-Grand. Air salin qui reste bien longtemps après avoir fini son verre. Équilibre: Un des plus solides Ardbeg dont j’ai eu l’occasion de goûter. Un équilibre quasi-parfait de tourbe et de xérès. Si vous avez raté le committee release, cet embouteillage suffira amplement.

Mars The Revival 2011 Komagatake

58% alc./vol.
Édition limitée de 6000 bouteilles. Vieilli en fûts de bourbon, Mars Komagatake The Revival est un single malt légèrement tourbé (8PPM) embouteillé au degré naturel de 58%. Distillé en 2011 et mis en bouteille en 2014, c’est le premier véritable whisky – selon la législation européenne – produit au sein de la distillerie depuis sa réouverture. L’histoire de Mars aurait pu être celle des premiers grands whiskies japonais et l’histoire de Keiichiro Iwai celle d’un de ses pères fondateurs. Or, trop avance sur son temps la distillerie connut deux fermetures au cours de ces 60 dernières années. Réouverte depuis 2011, elle renaît pour la 3ème fois et revient sur le devant de la scène avec un jeune single malt, distillé en 2011, hérité et issu indirectement du savoir-faire d’un certain Masataka Taketsuru (Nikka).

André 81.5%
Orge maltée, légèrement fumée, beaucoup d’agrumes et de saveurs citronnées un peu pointues, belle vanille onctueuse. La bouche est fougueuse et on distingue bien la marque du jeune whisky. Les influences du bois de chêne sont bien senties, on dirait presque du bois neuf (virgin oak). Étrange mélange de saveurs oscillant entre les notes de poivre et d’épices et les agrumes citronnées. Un peu déstabilisant en bouche, surtout avec la signature du jeune whisky, les influences du chêne et le taux d’alcool passablement musclé. Heureusement les bouchées de vanille et de caramel calmeront la donne à ce whisky manquant légèrement de maturité. Avec un peu de patience, le nez s’arrondit et la vanille gagne en intensité mais les épices poivrées également, surtout en finale de bouche. Il y a aussi de bizarres saveurs de feuilles vertes, d’herbe verte et d’orge pas encore germées en bouche qui accrochent beaucoup à l’équilibre général. On dirait aussi que l’alcool demeure encore un peu trop présent versus les autres saveurs et cela nous ramène toujours à l’image du jeune whisky manquant de maturation. La finale est moyenne-courte, propulsée par les épices, les saveurs du chêne et le taux d’alcool. Un whisky jeune et n’ayant pas encore atteint le plein pouvoir de son potentiel.

Patrick 93%
Les embouteillages “cask strength” de whisky japonais sont tellement rares, alors si vous en voyez un, n’hésitez pas! Par exemple, dans ce cas-ci, vous avez tout simplement un excellent whisky que vous pourriez comparer avantageusement à n’importe quel Nàdurra de Glenlivet. Nez : Parfum frais et léger, avec des notes de bois franc, de vanille, de litchi et d’orange. Bouche : Planches de bois franc fraichement coupées et un mix de fruits exotiques (dont le litchi et des orangeS) sur lequel on aurait versé un trait de vanille. Finale : Après quelques minutes (oui, la finale est vraiment TRÈS longue), on détecte aussi du bois brûlé et les épices qui y sont associées.

Martin 83%
Nez: Se développe tranquillement avec des notes de malt grillé, d’agrumes et de vanille. Poivre et chêne. Bouche: Miel chaud, vanille. Malt et épices. On tombe un peu par la suite dans un petit côté frais et floral avant de se faire engloutir par le taux d’alcool. Finale: Une longue finale épicée nous laisse quand même sur de douces notes de caramel et de chêne sec. Équilibre: On voit ici un très beau potentiel, mais pour le moment je le laisserais en fût quelques années de plus.