Teeling 15 ans Revival Rum Barrels

46% alc./vol.
Agé en fûts de rhum

André 91%
Nez très doux, beaucoup de fruits tropicaux, salade de fruits, ananas, poires, sursaut d’oranges, bananes bien mûres et vanille tendre. En bouche, texture douce et veloutée, très sexy et langoureuse s’appuyant sur des saveurs de poires et de pêches, de fruits tropicaux et de bananes. On ressent bien le sucre apporté par l’utilisation des anciens fûts de rhum, ce résidu de canne à sucre crémeux tropical. Certaines similarités avec les éditions 21 ans, le côté cask ‘’finish’’ un peu tricky. Ce qui est intéressant c’est que l’esprit même du whisky Irlandais typique est tout de même respecté mais avec un petit supplément lui donnant beaucoup de singularité. La petite touche épicée en finale de bouche est juste assez forte pour créer cette sensation de petits feu d’artifice explosant sur le bout de la langue. Vaguelettes de miel et de vanille puis montée poivrée en finale. J’adore le style et le rendu, superbe et qui sait se donner la touche afin de sortir du style ennuyeux que l’on retrouve dans bien des Irish whiskies.

Patrick 83%
Un bon malt offrant une belle complexité et, chose surprenante pour un whiskey Irlandais, une bon degré d’intensité. Nez : Parfum malté et poivré avec une touche subtile de sucre légèrement fruité. Bouche : Chêne sucré et poivré, porté par un malt huileux. Finale : Longue et poivrée.

Bruichladdich Links 15 ans Valhalla

46% alc./vol.
Bouteille #7483 de 18000

André 83.5%
Petits fruits rouges, blood oranges, fruits tropicaux, sherry, chocolat noir, petite fumée discrète en toile de fond qui s’accompagne d’un filin de sel de mer. L’arrivée en bouche s’exprime via une texture huileuse, le sherry fruité est très épicé, à la limite aiguisé et franc. Mélange de fruits tropicaux, de sherry épicé, d’oranges avec une finale de bouche fumée, poivrée et salée. La sensation poivrée et épicée s’accroche au palais et non sur la langue. Le whisky migre par la suite sur des notes de caramel desquelles s’extirpent de bonne vagues d’épices(cannelle et muscade) poivrées sans se départir de son écharpe de sherry.

Patrick 84%
Un bon dram riche, savoureux et surtout très chaleureux. Mais qui ne me jette pas non plus en bas de ma chaise. Nez : Parfum riche et profond, avec des notes vineuses assez intenses, recouvrant l’orge, le chêne et un peu de glaçage de gâteau à la vanille. Bouche : Fruits mûrs, épices, chêne brûlé, orange, vanille brûlante et pointe subtile de caramel. Finale : Longue, savoureuse et intense.

Martin 86.5%
Beau brun orangé, été indien. Nez: Exquis d’entrée de jeu. Orange sanguine, raisins, sherry, vin et chocolat noir. Légère fumée. Bouche: Texture huileuse et savoureuse. Raisins, toffee, épices et caramel. Cuir et fruits bien rouges, enveloppé par de la tourbe et du poivre. Muscade et cannelle. Finale: Chaude et longue, en gardant toutes les notes classiques du sherry cask, sans toutefois être trop sèche. Équilibre: Un dram très solide, qui encore une fois n’est qu’une édition limitée. Parfait autour du feu.

Buffalo Trace White Dog Mash #1

62.5% alc./vol.
Maïs, seigle et orge maltée

André 88%
Toujours difficile l’évaluation d’un new make, c’est comme être dépisteur de hockey dans une pouponnière… Nez sans ambigüité sur le dit liquide ; le maïs à plein nez, le sucre onctueux, une pincée d’épices, alcool. Je m’étais préparé à un nez très fort en alcool mais je suis très agréablement surpris par la douceur émanant du verre. En bouche par contre… ciboire… un 10 roues d’alcool qui te passe sur la face… woooouf… puis l’alcool disparaissant progressivement, accalmie de maïs en crème sucré, volée d’épices provenant du seigle, feeling sweet and sour et bonbons rouges surettes, presque une légère sensation d’acétone et de fruits rouges. On dirait que les épis de maïs on été roulés dans la terre des champs brulée par le soleil. Finale longue sur l’alcool mais relativement courte sur les arômes. Belle balance, équilibre des éléments (une fois accusé le coup d’alcool). Dans le style j’adore mais la bouteille ne manquera pas à la whisky room.

Patrick 80%
Dans le style « white dog », c’en est un bon. Mais je dois admettre que plus j’en bois, moins j’ai du fun (je parle des white dogs en général). Nez : Avec un spiritueux directement sorti de l’alambic, les surprises sont rares. Ca sent ce que c’est : Maïs, seigle et orge. Plus de détails? Sucre, épices et parfum de céréales. Bouche : Le sucre du maïs, les épices du seigle et le tout est enveloppé par les notes de céréales de l’orge. Finale : Quand même longue pour un white dog.

Martin 85%
Nez: Assez doux au nez pour un new make. Les céréales et le sucre blanc sont bien sûr à l’avant-plan. Mélasse et touche de poivre. Bouche: Sucre et mélasse. Maïs et poivre. Cannelle. Le feu roulant de l’alcool s’en vient puissance 10! Pas grand chose d’autre à rapporter! Finale: Poivrée, sucrée, épicée. Longue et chaude à l’excès. Équilibre: Dans le style new make, c’est un de ceux que j’ai le mieux aimé. Par contre, les bienfaits que le bois et le vieillissement lui apporteront dans le futur sont indéniables bien entendu.

Kavalan Wine Oak

54% alc./vol.

André 90%
Superbe nez sucré et fruité, très rond malgré le taux d’alcool. Petits bonbons jujubes en formes d’ourson, me fait effectivement penser à du vin blanc sucré et fruité. Mélange de poires Williams, Sauternes, jujubes sucrées, langoureux et liquoreux. Méga texturé en bouche, mélange de saveurs fruitées oscillant entre le sherry et le vin blanc ; agrumes, poires, fruits rouge et sherry, encore ces saveurs de jujubes et une pointe d’épices sèches rapidement calmées par la vague de sucre. Finale très douce, soutenue et légèrement influencées par quelques notes tanniques avec remontée sucrée et fruitée. Pour les amateurs de whisky de dessert !

Macallan 25 ans Sherry Oak Cask (2015)

43% alc./vol.

André 94%
Raisins secs, pâte de fruits, cerises noires, vieux sherry poussiéreux. Sherry excessif, mais pas extrême, oranges roulées dans le chocolat noir, caramel. En bouche, encore la pâte de fruits et les cerises noires, dattes et prunes dans leur emballage de cellophane. Texture soyeuse et veloutée, très texturale. Une intensité contrôlée, qui frôle l’extrême du sherry. Petite touche de fumée en fond de bouche, un secret de tourbe murmuré. Les saveurs sont peut-être un peu trop limitées mais l’intensité de celle-ci ne peut que vous séduire. Finale où les épices sont plus volatiles mais la discrétion est de mise, les fruits s’étirent sans fin. La similitude avec le Rare Cask (goûté récemment) est directe. Encore un retour sur le sherry qui a séduit les vieux amateurs comme moi voilà plus d’une décennie et qui est manquante des nouveaux embouteillages (même le Ruby). La qualité des fûts de sherry est indéniable et le rendu final est digne de l’extase. À 1600$ la bouteille, on attend rien de moins que de presque toucher la perfection.

Patrick 90%
Un superbe whisky que j’aimerais bien recevoir en cadeau! Je n’en ferais toutefois jamais l‘achat, car c’est plutôt cher pour une bouteille qui a autant été diluée à l’eau! Dommage. Pour richissimes-trippeux-mais-pas-connaisseurs. Nez : Tsunami de xérès boisé, de vanille, de cuir et de caramel onctueux. Bouche : Suave et chaleureuse, marquée par le xérès, les fruits mûrs, le bois brûlé, le cuir, quelques épices (dont une note de clous de girofle et de cannelle), ainsi que de la vanille brûlante. Finale : Longue et savoureuse, portée par la chaleur des fruits mûrs.

BenRiach 18 ans Albariza Pedro Ximenez Peated

46% alc./vol.

André 93.5%
Tourbe aux fruits, fumée liquoreuse, réglisse rouge, figues, dattes, pelures de raisins écrasées. Nez hyper velouté avec une pointe de tourbe juste assez prononcée. En bouche, très pâte de fruits, saveurs concentrées de raisins, cerises, dattes drapées d’une écharpe tourbée un peu terreuse et de chocolat noir à l’orange. Équilibre parfait même si les saveurs sont relativement musclées. Finale en beau mélange fruité et tourbé avec une touche d’épices et de poivre qui tranche agréablement avec la douceur paradisiaque de la bouche. Vraisemblablement, une de mes découvertes whisky de 2015.

Patrick 90%
Du vrai bonbon, avec ce que j’aime le plus dans un scotch, soit une balance idéale entre la fumée de la tourbe et les fruits du xérès. Nez : Sucre, fumée et poivre, avec une belle touche fruitée. Bouche : Épices du chêne carbonisé, fumée et un peu de sel! Beau poivre, touche de fruits agréable et de cannelle. Finale : D’une belle longueur, avec de la fumée et de la cannelle.

Martin 93%
D’une richesse cuivrée fort alléchante. Nez: Chêne poussiéreux, raisins et dattes ne laissent s’échapper qu’une légère volute de tourbe et de cuir. Raisins secs frais et épices. Élégant et complexe à la fois. Bouche: Ultra-riche et opulent comme texture. Toujours raisins, dattes et cuir. La tourbe transparaît beaucoup à ce stade-ci, et ce de brillante façon. Finale: Cuir fruité, tourbe herbeuse mais gorgée de sherry. Poussière de chêne rappelant les plus vieux fûts de xérès. À boire devant le foyer. Retour de la tourbe. Équilibre: Un autre sublime peated sherry cask. Tout est bien dosé, orchestré. Les saveurs se développent à tour de rôle sans se bousculer. Le taux d’alcool est parfait.

McGibbon’s Provenance Dallas Dhu 19 ans 1981

43% alc./vol.
Distillé à l’été 1981, embouteillé à l’été 2001.

André 89.5%
Quand trop, c’est comme pas assez. Sherry poussé à son paroxisme. Gâteau aux fruits trempant dans son jus, emballé sous vide et qu’on éventre l’emballage de cellophane, dattes, raisins secs et prunes. Très concentré sur les flaveurs et relativement confiné dans les saveurs primaires du nez et de la bouche. Rappellera les vieilles éditions de Macallan full throttle sherry bombs aux nostalgique de vieux sherry goulu, poussiéreux et sec. En bouche, on ressent vite les effets des tannins du fût, comme dans un vin rouge un peu terreux, puis s’installent ensuite les saveurs de fruits rouges, de raisins secs, ces mêmes dattes du nez et le vieux sherry noble et puissant. Une fois cette avalanche passée, quelques épices diffuses, ferment la marche. Les amoureux de sherry à l’excès seront plus que comblés, mais l’émancipation sans borne du shery feront dirent à certain que le whisky est peut-être un peu trop dénaturé. Pour être franc, je concède que les 2 affirmations trouvent une partie de vérité dans ma réflexion finale… et ce moment d’hésitation le prive d’une note dans les 90%. Mais quel moment de dégustation historique!

Patrick 90%
Un scotch qui semble avoir plus de 30 ans! Impressionant et savoureux. Une superbe expérience, merci André de m’en avoir mis de côté! Nez : Vieux xérès très puissant, mais tout de même velouté et sucré (cassonade réchauffée en fait). Panier de fruits mûrs. Profond, appétissant et complexe. Bouche : Toujours le panier de fruits mûrs et le xérès chaleureux et intense. Beau chêne brûlé. Tellement fruité qu’il ressemble presque à un vieux cognac! Finale : Longue, suave et savoureuse, marquée par le brandy.

Martin 87.5%
Roux-brun exprimant une allégeance soit au porto ou au xérès. Nez: Ouch, on est dans le pas jeune. Prunes, dattes, raisins et chêne. Extra-sec et poussiéreux. Ça sent vraiment la vieille bibliothèque, au point de se demander s’ils ne sont pas tombée sur la tête. Bouche: Texture assez élégante. Les notes de xérès habituelles apparaissent une fois les forts tannins su vieux fût passés. Fruits rouges, cuir et raisins. Finale: Assez longue et sensuelle.Les épices de la vieille reliure complètent le portrait. Équilibre: Un remarquable dram historique, mais on dirait que tel de la tourbe pour de la tourbe, ils y sont allés avec du sherry juste pour dire qu’on y va pas de main morte. Comme Amonbofis et son pouding à l’arsenic.

John Myer Rye Whiskey

45% alc./vol.
Batch 01/2013

André 80%
Rye et virgin oak. Très artisanal dans l’approche de la présentation. Les épices du seigle ouvrent la marche et s’accompagnent d’une bonne rasade d’oranges et d’agrume un peu acidulé. Le grain est en avant plan et trace la ligne directrice de ce produit très micro-distillery. À certains égards, cela me rappelle certains gins artisanaux. Y’a un petit côté verdure et pomme verte un peu bizarre au nez. En bouche, beaucoup de cannelle et de bonbons en gélatine bien sucrés, précédent de bonnes épices. Mélange de pommes, oranges et agrumes macérant dans un virgin oak auquel s’additionne quelques pelletées de grains de céréales. La finale est épicée et sur les fruits, avec de fort accents de céréales.

Patrick 83%
Un bon rye, mais qui manque un peu d’équilibre. C’est bon le rye, mais c’est pas un whiskey évident à réussir! Nez : Beau parfum typique de rye. Fruité et présentant un belle complexité. Bouche : Douces céréales mouillées, épices assez intense et… de la poussière. Ne présente pas en bouche la même complexité qu’au nez. Finale : un peu courte et poussiéreuse.

Martin 82%
Nez: Arômes nets de seigle poivré, soutenus par une pointe de vanille et de caramel, avec un soupçon d’herbes sèches et de bois de pin. Bouche: Texture ferme, dominée par le grain épicé et des notes de réglisse, mêlées à un peu de chêne toasté et une touche de miel doux et naturel. Finale: Moyennement longue, sur des nuances de poivre noir, de bois sec et une trace d’agrumes confits. Équilibre: Un dram globalement droit et franc, un rye qui met l’accent sur la vivacité du seigle, avec un profil simple mais assumé.

BenRiach 18 ans Dunder Dark Rum Finish

46% alc./vol.

André 88%
Côté initiative, ce whisky est vraiment dans les essais les plus hasardeux… Raisins sucrés, fruité, bananes fumées, poires, poivre. Superbe texture, rhum sucré. Petit savonneux en finale de bouche. Le whisky étant plus doux (que l’autre édition Rhum finish de 15 ans), l’intégration du Rhum Finish trouve beaucoup plus facilement sa place dans le maelstrom d’arômes et de saveurs. En bouche, le sucre brun caramélisé, les amandes sautées à la poêle, bananes tourbées et fumées, fruits séchés avec une fine touche d’épices. La finale est souple et sucrée mais il y a une petite touche un peu bizarre que j’ai de la difficulté à décrire qui me chicotte en toute finale de bouche et même en rétro-olfaction. Points en plus pour la singularité et l’audace de la présentation, points en moins pour la finale un peu déséquilibrée. Cette distillerie livre, selon moi, la plus belle diversité de cask finish sur le marché et un niveau de réussite enviée de bien des concurrents.

Patrick 91%
Un très bon dram, complexe et profond. J’aime, et j’en veux plus! Nez : Arrivée de tourbe intense et troublante. Fumée sucrée avec des notes de cigares et de cuir. Bouche : Semblable au nez, avec une arrivée épicée et fumée, puis du cuir, des notes de cigare et un peu de fruits mûrs. Finale : Belle finale fumée-picée.

Martin 88.5%
Or pur tirant sur le verdâtre. Nez: Whoa! Tourbe salée en puissance! Fond de canne à sucre, de cuir, de raisin et de chêne. Orge et herbe sont loin derrière. Bouche: Caramel chaud, cuir, raisins, bois, herbe et tourbe. Poivre et sel. Son nez ne nous avait pas menti. Finale: Très chaude et longue. Les épices nous présentent à la planche de chêne, au sucre d’orge et au bloc de tourbe trempé dans le caramel. Équilibre: Une expérience peut-être très linéaire, mais jouissant d’une exceptionnelle qualité d’exécution.

Glenfiddich 19 ans Age of Discovery Bourbon Cask Finish

40% alc./vol.

André 85%
Superbe nez, vraiment… Bananes, vanille, miel, pommes vertes, oranges, salade de fruits, ananas, toffee et miel très doux. Le genre de nez avec lequel vous restez pendu à votre verre. En bouche, le whisky est malheureusement trop dilué, un 43% d’alcool aurait été approprié mais pas plus. En bouche, poires au caramel, bananes, salade de fruits nappée de vanille et de toffee mielleux. Background d’agrumes un peu acide. Donc, sensiblement les mêmes saveurs présentées au nez. La texture est par contre moelleuse mais vraiment trop flasque, affaiblie par la trop généreuse dilution. Cela nous force à revenir au nez qui est définitivement d’une grande qualité et dévoile des saveurs singulières dans un équilibre parfait. La finale est douce et fruitée, pas très intense mais tout en nuances et en dégradés. Pour le prix déboursé, cela laisse sur notre faim une fois l’extase du nez passée.

Patrick 82%
Un whisky trop dilué pour plaire aux vrais amateurs de whisky, ou plutôt, aux amateurs de vrais whiskys! Dommage, il semblait avoir du potentiel. Nez : Parfum léger de fruits exotiques, mais au travers desquels ont retrouve aussi quelques fruits des champs bien de chez nous. Le tout est complété par des notes de vanille sucrée et une touche de chêne des plus subtiles. Bouche : Texture très aqueuse, décevante pour un scotch de 19 ans. Fruits exotiques, agrumes et chêne prennent l’avant-plan de mon dram… Mais il faut se concentrer pour oublier la texture en bouche qui est si mince. Finale : Courte et marquée par du chêne sec.