Wyborowa Exquisite

40% alc./vol.
À base de seigle.

RV 89%
Au nez, épices, terre et champignons bien balancés. Toujours les épices en bouche et finale assez longue, sur des épices lustrées telle la cannelle, toute en douceur et subtilité. Une belle preuve que la vodka peut être appréciée pour soi même, en dehors des mix, et non à peine sortie du congélateur. Un réel plaisir à regarder, mais pas autant que celui de la découvrir nue dans son verre, et le souvenir de l’aftertaste est quand à lui très hot.

Wyborowa Vodka

40% alc./vol.
Rye, Pologne, 1823. À base de seigle, distillée 3 fois.

RV 81%
Citronnée et fraîche au nez, elle arrive rapidement et explose des le début de la finale. L’aftertaste quant à lui présente un retour vers le citron, qui reste assez longtemps. Une autre belle vodka d’initiation, avec un brin de personnalité, mais sans la classe de son exquise sœur.

U’lukva Vodka

40% alc./vol.
Pologne. À base de brains, distillée en petites batches.

RV 82%
Seven Up mais comme si on lui avait ajouté du sucre, avec une texture en bouche très très lustrée et juteuse. Par contre, le goût est très éthéré et transparent, même si on peut y trouver une vanille très lointaine. La finale est plus ronde, avec un étrange mélange de poivre et cassonade dans une belle balance. À 61$, un peu chère, mais peut-être convenable pour ceux qui aiment les vodkas fines sans trop de personnalité.

Ultimát Vodka

40% alc./vol.
Bielsko-Biala, Pologne. À base de blé, de seigle et de patates.

RV 86%
Difficile à définir au nez, tire un peu partout, dans les épices, les fruits et même légèrement sur la fumée. Très douce en bouche, mais garde une belle caresse d’épices sucrées en finale. Elle s’éteint ensuite suavement quoiqu’un peu trop rapidement. Une chaude et puissante pluie d’été, sans tonnerre ni éclair mais avec un impressionnant couvert de nuages, suivie d’un bel arc-en-ciel.

Troïka Premium Vodka

40% alc./vol.
Diageo, Canada.

RV 77%
Nez très légèrement vanillé, au nez on ne peut s’attendre à grand-chose. Attaque hâtive légèrement fumée, avec des épices qui prennent du temps à ouvrir. Finale à mi-chemin entre le genièvre et la menthe, avec un tout petit peu d’épices. Pas désagréable, le genre de vodka qu’on retrouve dans le fond de l’armoire à boisson de mononcle, qui est loin de nous impressionner mais quand on s’attend à trouver la Vodka de Kuyper entre une vieille bouteille d’Harfang des Neiges et d’une autre de Beefeater et qu’on tombe sur Troïka, on lui trouve presque des qualités. Par contre, en nous l’affichant sur sa bouteille, Troïka nous démontre que l’appelation “Premium vodka” ne doit pas être régulée, du moins pas au nez de la qualité.

Tag no5 Vodka

40% alc./vol.
Canada.

RV 85%
Ressemblant à la Iceberg, la menthe et le 7up sont olfactivement sexy. L’arrivée de genièvre doux est savoureuse, avec un arriere-gout de menthe, tout en puissance. Du vrai dentifrice sucré en bouteille, un peu trop directe mais ne tombera pas dans l’oubli.

Svedka Vodka

40% alc./vol.
Suède.

RV 81%
Même servie tiède, le nez demeure très clair, et le grain froid et austère amène peu. En bouche, la poussière de ciment est sèche, et le genièvre, pour une rare fois, élégant. La finale est très propre, et cette vodka doit être particulièrement appréciée dans les drinks. Toutefois, je préfère mes vodkas plus goûteuses.

Stolichnaya Elit

40% alc./vol.
Filtré à -18 degrés celcius pour enlever toute impureté.

RV 86%
De la grande qualité indéniable, mais à réserver pour les amateurs de vodka ultra clean. Vraiment douce, on y découvre pas vraiment le grain à la base du spiritueux. Afin de mieux la gouter, n’hésitez pas à la prendre en grosses gorgées pour mieux savourer la légère arrivée de poivre blanc. Propre, encore plus en seconde gorgée, le doux poivre se mêle aux pommes avec élégance. Puisqu’une vodka, par définition, ne devrait rien goûter, ses médailles sont bien méritées, mais dans mon cas, c’est un peu trop parfait comme liquide.

Stolichnaya Vodka

40% alc./vol.
Столичная, Russie, 1901. À base de grain de blé et de seigle.

RV 80%
Effluves de cassonade et traces de vanille. S’installe doucement en bouche mais ne bouge pas beaucoup, et se termine sur une finale particulièrement longue avec de douces épices, hélas sans grands soubresauts. Une soirée tranquille au creux du divan devant une comédie: pas désagréable de temps à autre mais il y a beaucoup mieux à faire de son temps et de ses yeux. Ou de ses papilles.

Snow Leopard

40% alc./vol.
Pologne. Vodka de grain (épeautre) distillée 4 fois en petites batches. 15% des revenus de sa vente vont à des fonds pour la préservation de la faune sauvage.

RV 86%
Très fruitée, à se demander si c’est légal de l’être autant sans devoir indiquer la notion Aromatisée. Au nez, baies rouges et bleuets pas mûrs. L’arrivée en bouche débute tranquillement sur le même ton de fruit, mais un peu moins consistant qu’à l’odorat. En début de finale, les bleuets deviennent très sucrés, et s’étendent sur une assez bonne longueur. Surprenante et suave, vraiment agréable pour quelqu’un qui n’aime pas les vodkas où le genièvre est un peu trop fort. Monocorde mais en harmonie, elle doit aussi être appropriée pour les cocktails malgré son goût prononcé.

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