Revue Québec Whisky 2017

André:
J’ai l’esprit festif en cette fin d’année alors je vais y aller sur une note positive plutôt que critique Je boude le côté sombre de la force, comme sur le plan journalistique, l’année 2017 fut vraiment une année de merde et puérile en événements négatifs et pas toujours reluisant pour l’espèce humaine.

L’année 2018 manquera le 10eme anniversaire du Club de scotch whisky de Québec et de QuebecWhisky. Lorsqu’aux environs de 2002, j’ai débuté mon exploration du monde des whiskies avec mes 2 comparses du temps (monde sans fin il va sans dire, c’est comme un Star Trek spiritueux cette affaire-là, on ne cesse d’en repousser les limites), jamais nous n’aurions imaginé l’ampleur que cela allait prendre et que cette contagion allait rejoindre autant de trippeux de partout au Québec (et en Europe).

De débuts modestes mais de rêves incalculables, nous voilà entourés et appuyés de milliers de followers et d’enthousiastes de tout acabit. Je me rappelle le premier mois où nous avions accueillis pour la première fois 100 visiteurs sur le site web, nous nous étions dit à ce moment que c’était tout de même incroyable d’avoir (autant… lol) de curieux et cela nous a poussé à poursuivre en se disant qu’il y avait fort probablement encore plus de gens animés eux-aussi de cette passion (contagieuse) pour le whisky.

Le monstre a grossi et grossi… près de 3000 évaluations, plus d’un demi-million de visiteurs par an, plus de 5000 followers sur Facebook et encore pleins de projets en tête… tout en demeurant complètement indépendants de surcroit. Pas si pire pour des ti-culs de Québec, souvent boudés par l’industrie de par notre approche populiste et peu commune. Faisant fi des critiques, parfois de votre part chers lecteurs, parfois des distributeurs, agences ou de la SAQ lorsque nous démolissons un produit médiocre, le voyage se poursuit sur un terrain parfois hasardeux.

En analysant les résultats de 2017, je peux certifier que la qualité générale des produits est au rendez-vous. Certaines des notes attribuées cette année sont parmi les plus hautes jamais publiées sur le site. Jamais je n’oublie la chance que j’ai de (…devoir) parfois savourer, décortiquer et analyser des produits aussi rares, jamais je n’oublie le chemin parcouru depuis nos débuts lorsque j’ai la chance d’avoir un dram d’une bouteille à 10,000 ou 25,000$.
Je demeure humble car je sais que ce succès, je ne le porte pas seul sur mes épaules, mais que nous le portons tous à bout de bras avec vous chers lecteurs… Ça sonne presque comme un discourt syndical mon affaire alors allons à la revue des meilleurs whiskies de l’année 2017, avant que cela ne dégénère…

Patrick:
2017 fut ma 15ème année de passion envers le whisky, dont 13 à la partager avec vous, d’abord via le Festival Celtique et la SAQ, puis via Québec Whisky – Qui célébrera d’ailleurs son 10ème anniversaire en 2018.

Mon comparse André fut celui qui m’initia à ce savoureux monde il y a 15 ans et encore aujourd’hui, c’est souvent lui qui me déniche les meilleurs échantillons qui soient : De mes 10 whiskys favoris en 2017, la moitié sont des trouvailles à André !

Pour ce qui est de mes réflexions sur le monde du whisky en ce début d’année 2018… Globalement, la qualité va en s’améliorant. Mis à part les « work in progress » des micro-distilleries, je donne de plus en plus rarement des notes sous la barre des 80%, et de plus en plus souvent au-delà des 90%. Et que dire du choix ! S’il y a 15 ans je pouvais espérer pouvoir goûter un jour à TOUS les whiskys sur le marché, il s’agirait aujourd’hui d’une tâche virtuellement impossible, à moins d’accepter d’y laisser ma santé, tant physique que mentale ! Toutefois, ce choix incommensurable a pour impact que les équipes de marketing se doivent de redoubler d’imagination pour trouver des qualifications élogieuses pour des whiskys bien moyens et ce, bien souvent pour des produits de « transition », c’est-à-dire d’ici à ce que les stocks âgés se refassent (ex, Laphroaig Lore qui remplace le 18 ans !).

Enfin, toujours est-il que la domination des scotchs semble toujours assurée à court terme et ce, malgré toutes les nouvelles distilleries qui poussent aux quatre coins de la planète : Les américains recherchent plus l’originalité que la qualité, les japonais ont la qualité mais pas la quantité, les canadiens semblent endormis (exception faite de Wiser’s) et les irlandais se cherchent encore… Il y a bien quelques originaux tels que Kavalan ou Amrut, mais il s’agit d’anecdotes plutôt que d’une véritable vague de fond. Enfin, on verra bien dans quelques années !

Martin:
L’an dernier j’ai parlé de tous les grands qui nous ont quitté en 2016 et je vous ai dit de vous préparer à la même chose en 2017… Et bien j’ai eu tort. Si 2016 a été l’année où tout le monde est mort, 2017 a été l’année où tout le monde s’est sorti le pénis.

Pis tant qu’à plogguer le mot “pénis”, je peux aussi bien plogguer que bien que je n’aie pas 15 ans d’expérience whisky derrière la cravate comme mes deux potes ci-haut, ce mois-ci mon blogue de whisky fête ses 5 ans mine de rien, et il me fait tout autant plaisir d’être complice de belles surprises pour les 10 ans de Québec Whisky.

Du côté de l’industrie, on ne peut que remarquer que la tendance se maintient à bien des égards. Les mentions d’âge disparaissent alors que les stocks ne tiennent plus le coup devant la demande, obligeant chaque compagnie à sortir un “founder reserve”, un “master distiller choice” ou une autre appellation du genre qui ne veut dans le fond rien dire…

J’essaie de me dire qu’on voit aussi du positif, notamment que la sélection en SAQ est loin de ce qu’elle était il y a des années, mais il ne faut pas oublier que les autres n’ont pas arrêté non plus. Ce serait par contre de la mauvaise foi de ma part de dire que nos provinces voisines ont une sélection énormément différente de la nôtre. Le québécois moyen commence de plus en plus à s’intéresser aux spiritueux fins, le mouvement “microbrasserie” étant une belle porte d’entrée. Mea culpa pour mes réquisitoires des années passées à ce sujet.

Sauf une chose: Show Canadian Whisky Some Love. Il faudrait que j’en fasse un macaron. Côté whisky canadien, on fait dur en calvaire. Surtout après une année comme Wiser’s nous a donnée. Est-ce un restant de séparatisme mal placé ou quoi? On a la chance d’avoir le style de whisky le plus versatile au monde et d’avoir des whisky makers avec des doctorats, pis au Québec on est trop orgueilleux pour vendre autre chose que du whisky à 25$, COME ON!

Wow, je me relis encore et j’ai l’impression de chiâler encore sur tout… Bof, on se sert un verre et on oublie 2017!

Bonne et délicieuse année 2018!

Slàinte!


Single Malt Scotch Whisky de l’Année

André: Ex aequo : Lagavulin 25 ans 200th anniversaire & Glenmorangie Pride 1974
Si le prix n’est surtout pas gage de la qualité du liquide dans la bouteille, bien cette année mes whiskies préférés (notés 96%) trônent en haut du palmarès. Deux pépites que bien peu de gens pourront malheureusement se payer (2500$ pour le Laga et 10,000$ pour le Glenmo). Ces deux whiskies, complètement opposés sur l’échiquier de la palette de saveurs, offrent une symphonie de saveurs, textures et d’aromes peu communes. Si ça entre dans votre budget, ce sont 2 ‘’no brainer’’.

Patrick: Ardbeg 1815
J’ai horreur d’avoir choisi un whisky aussi rare et dispendieux en tant que « whisky de l’année », mais c’est tout à fait mérité. A un prix plus raisonnable, les trois dernières versions des Lagavulin Distiller’s Edition se sont méritées de notes de 94, 95 ou 96%, alors il y a en a pour tout le monde !

Martin: SMWS 3.245 Bowmore 17 ans
Je peux comprendre que toutes les distilleries gardent leur bon stock pour diluer dans leurs éditions spéciales dont on nous cache les recettes pour nous vendre un prix de fou, et je peux comprendre aussi qu’ils commencent à slaquer la vente aux embouteilleurs indépendants. Profitez du génie derrière les single casks de la Scotch Malt Whisky Society si vous le pouvez, car soit ils sont appelés à un jour disparaître, soit ils deviennent tout doucement hors de prix, ou pire encore les deux!

Mentions spéciales toutefois pour Glenlivet et son Cipher, ainsi que Glenfiddich pour sa collection expérimentale (XX et IPA), tous deux pour essayer de repousser les limites du whisky tel qu’on le connaît.


Blended Scotch Whisky de l’Année

André: Secret Spirit Shetland Reel Whisky
Une distillerie fondée en 2013 dans les Shetlands… hé oui… Ce qui prouve que la qualité repose définitivement sur le savoir-faire et non seulement sur 200 ans d’histoire. 75$ de pur bonheur, si vous pouvez le trouver…

Patrick: Passport Blended Scotch
Un excellent blend, disponible surtout dans les marchés latinos (Brésil, Mexique, Espagne, Portugal et… Pologne !) et ce, à un prix défiant toute concurrence (environ 30$CAN). Un beau souvenir de voyage !

Martin: Ballantine’s 30 ans
C’est sûr qu’avec un blend de 30 ans il est difficile d’être dans le champ. Le prix peut par contre venir nous mordre dans le fion.


Irish Whiskey de l’Année

André: Redbreast 12yo Cask strength batch 01/2016
Si tout les whiskies Irlandais étaient de cette qualité et à ce prix, les jupes Écossaises auraient de quoi pisser sous leur froques. De la grosse qualité, abordable de surcroit. Je n’ai eu qu’un échantillon et je cherche désespérément une bouteille.

Patrick: Redbreast 12yo Cask strength batch 01/2016
Si vous voulez comprendre le nouveau “buzz” sur les whiskey irlandais de type “pot still”, quelques gouttes de ce nectar sauront vous éclairer!

Martin: Fuck all
Incroyable mais vrai. Mes lèvres n’ont pas touché un seul whiskey irlandais cette année! Oui mais on a pas fait une dégustation Pot Still? Oui mais comme un épais je n’ai pas eu le temps de faire mes notes de dégustation. Note pour l’avenir: diversifier mes sessions.


Canadian Whisky de l’Année

André: L’année Wiser’s
Wiser’s 35 ans, Dissertation, Last Barrel, Union 52, ces 4 whiskies ont obtenu la note globale de 93%. L’année 2017 des whiskies Canadiens, c’est l’année Livermore, c’est l’année Wiser’s. Si le Temple de la renommée du whisky existe, Livermore vient d’y gagner sa place pour lui et sa famille jusqu’à la fin des temps. Du génie liquide ces créations de Livermore. Avec un nom comme ça (Liver = foie), sa destinée était toute tracée…

Patrick: Wiser’s, pour l’ensemble de son œuvre
Wiser’s 35 ans, Dissertation, Last Barrel, Union 52, mais aussi les Lot No.40 cask strength et le Pike Creek 21 ans, quelle année exceptionnelle ! Don Livermore, le génie derrière ces créations, fait mentir tous ceux qui disent que l’industrie canadienne du whisky est endormie (moi le premier, haha !)

Martin: L’expérience Wiser’s
Au risque fort de répéter ce que mes collègues ont dit, un whisky de 35 ans à moins de 200$, un master blender à la fois docteur et savant fou, une visite de leur tout nouveau tout beau visitor’s center, la Northern Border Collection et ses Ray-Ban, toute la gamme Wiser’s, Lot 40, Pike Creek, Gooderham & Worts, le whisky canadien est loin d’être mort. Sauf en SAQ.


American Whisky de l’Année

André: Buffalo Trace Antique Collection William Weller LaRue
67.7% d’alcool et 100% de satisfaction, une expérience en soi, mais un coup de pelle de saveurs et d’alcool que certains amateurs auront du mal à gérer. Dommage que la folie entourant cette production annuelle ternisse le plaisir de vouloir en trouver une bouteille.

Patrick: Égalité : Blood Oath (Pact No.3 2017) et The Notch 12 ans (Batch No.2)
Ces 2 whiskeys m’ont simplement laissé sans voix et avec des notes de 95%, ont passé très proche du titre de « whisky de l’année ». Disponibles uniquement au sud de la frontière, vous aurez plus de chance de les retrouver au Massachussetts ou au New Hampshire. Bonne chasse!

Martin: Buffalo Trace Antique Collection William LaRue Weller
Une autre introuvable rareté qui ne fait que briller dans les mêmes sphères que les Pappy Van Winkle et cie, nous rappelant de bien beaux souvenirs.


World Whisky de l’Année

André: SMWS 119.14 Yamazaki 11 ans
Lorsque que mes chummy Graham et Johanne m’ont versés ça dans un verre – après m’avoir averti de me préparer à toute une expérience – et que j’y ai au départ jeté un coup d’œil pour me perdre dans cette couleur rubis presque irréelle, puis y ai trempé mes lèvres, la première chose que je me suis dit c’est ‘’holy shit… comment j’peux me trouver une caisse de ça?…’’ Bon si vous êtes déjà en train de browser le web, bonne chance. Cette bouteille était définitivement pour la postérité du whisky. Comme on dit : liquid story. Orgasme garanti à chaque gorgée.

Patrick: La Suède, 2.0
Box et Hven, deux micro-distilleries suédoises, m’ont rappelé avec brio qu’il n’y avait pas que Mackmyra en Suède ! Leurs nouveaux whiskys sont simplement excellents et j’attends avec impatience que la SAQ découvre leur existence !

Martin: Kavalan Cask Strength Vinho Barrique
Je dois me plaindre que nous n’avons pas été gâtés au niveau international cette année. La bulle Amrut et Paul John se dégonfle tranquillement, et on jurerait que la SAQ veut nous donner une mauvaise impression des whiskies japonais. Je me rabats alors sur un whisky qui est sorti il y a environ 2 ans mais auquel je n’ai goûté que cette année. Un superbe malt qui vaut la peine d’être recherché si vous êtes à l’étranger. Un superbe malt qui confirme la postion de l’Asie comme un joueur de premier plan.


Balblair 1999-2017

46% alc./vol.

Patrick 93%
Le meilleur Balblair non cask strength que j’aie jamais bu. Impressionnant, délicieux, savoureux et tellement bien construit. Malgré qu’il soit trop cher, je ne peux m’empêcher de jongler avec l’idée de m’en acheter un. Noël approche, ça ferait un beau cadeau… Nez : Raisins secs Del Monte (les petites boîtes rouges avec la madame), où plutôt le gâteau aux fruits de grand-maman, avec son de ensemble de fruits et d’épices. Le tout avec des notes d’oranges, de pommes rouges et de vanille. Appétissant. Bouche : Wow! Chocolat noir, épices, raisins secs, caramel, épices et miel. J’ai le goût d’en reprendre une gorgée, ou plutôt une bonne rasade! Finale: Longue et savoureuse, avec des notes épicées, sucrées et fruitées.

Martin 89%
Nez: Beau gâteau aux épices, avec une touche de xérès et d’orange. Vanille, caramel, malt grillé et miel onctueux. Pomme de tire, quelqu’un? Bouche: Texture plus sirupeuse que la moyenne, miel épicé, bois sec, raisins rouges juteux, vanille et tannins du xérès. Pointe de cacao en poudre. Finale: Bien poivrée, elle étire la sauce sur une bonne distance. Miel, bois et vin chaud. Équilibre: Un autre bon Balblair. Dommage que la distillerie s’éloigne de leur formule « millésime » ou « vintage » pour favoriser un énoncé d’âge disons plus traditionnel. Un jour on dira « C’est pu comme les Balblair d’antan »…

Glenmorangie Grand Vintage Malt 1990 Bondhouse No1 Collection

43% alc./vol.
Bottled 2016. Première expression de la série Bondhouse No 1, ce single malt de 25 ans est le fruit d’un mélange de ex-sherry et ex-bourbon cask. À environ 1100$ la quille…

André 94%
Miel onctueux, oranges, poires, pêches, un brin de sherry, fruits tropicaux, pommes rouges sucrées. Le bouquet d’odeurs est invitant et appelle èa la dégustation et à l’exploration. En bouche, le whisky est simplement délectable; fruits à chair, fruits tropicaux, encore les poires, pêches, bananes, nectarines, sherry, miel chaud, une pincée de cassonnade et de gingembre finement épicé en finale de bouche. La texture est divine allant des notes pleinement sucrées aux sursauts épicés (gingembre et cloude girofle). Légère touche mentholée ou d’herbe verte mouillée ou d’eucaluyptus en finale également. Les notes de sherry sont plus définies également. J’aime la profondeur des saveurs et arômes et le feu d’artifice d’épices et du sherry de la finale. Du Grand Glenmorangie, du Grand Vintage.

Patrick 92%
Un Glenmorangie pur et savoureux à l’extrême, riche et hyper complexe comme seule cette distillerie sait les créer. Nez : Riche bois fraîchement coupé, vanille et agrumes subtiles. Bouche : Bois frais brûlant, agrumes intenses, épices, gingembre. Finale : Longue et marquée par le bois brûlé.

Martin 94%
Nez: Malt, oranges, miel, vanille, chêne et fruits à chair blanche. Complexe et invitant à la fois. Tout en douceur, tout en subtilité. Bouche: Texture assez enveloppante, belles saveurs de rayon de miel, de malt grillé, de bois sec et de vanille. Les beaux fruits ne se font pas attendre trop longtemps non plus. Les épices ferment la boucle. Finale: Douce, longue, boisée et poivrée. Un peu d’herbe et de menthe sur la fin. Équilibre: Un dram des grandes occasions. Glenmorangie nous livre ici un assemblage plus classique, digne d’une époque plus élégante. À consommer avec modération.

Kilchoman Loch Gorm 2017

46% alc./vol.
Maturation exclusive en sherry Oloroso butts, édition limitée de 13500 bouteilles.

André 92%
On ne se lasse pas de cette présentation de Kilchoman alliant la tourbe et les saveurs maritimes et la compote de fruits. Au nez, maritime et coastal, agrumes, oranges, léger citronné très frais, fruits séchés, marmelade de fruits rouges, belle tourbe pas trop prononcée, nez feutré mais saveurs masculines. La bouche développe la tourbe en de riches vagues de saveurs phénoliques, mélange de marmelade d’oranges, de fruits séchés et de gingembre et de gâteau aux épices. Après quelques temps, savoureuses notes de chocolat noir amer. La tourbe est puissante mais étonnamment contrôlée, apaisée par les caresses du sherry Oloroso goulu. Réglisse rouge, gros grains de poivre noir broyés. La texture est grasse et très huileuse en bouche. La finale est fruitée et maritime appuyée par de solides notes d’épices et de tourbe. Synonyme de qualité indéniable, on mise ici sur la qualité de la distillation et des fûts et non sur 200 ans de savoir faire. Cette distillerie sera définitivement à surveiller dans les prochaines années.

Patrick 89%
Un superbe whisky super riche, complexe et intense. Un peu trop de cendre mais sinon, c’est super. Nez : Fumée intense, une touche de sel, une note fruitée et un peu de poivre. Bouche : Sel intense, fumée de tourbe qui l’est tout autant, une tonne de cendres, du poivre, une petite touche fruitée subtilement sucrée. Finale : D’une belle longueur, fumée, fruitée et sucrée.

Fils du Roy – L’Eau d’Août

40% alc./vol.
Édition limitée de 363 bouteilles.

André 77%
Un nez de très jeune whisky, relents de new make et d’alcool un peu brut, le virgin oak peut-être. Nez de céréales et ensemble agricole, petits fruits sauvages, quelques timides épices. La bouche est plus agréable que le nez, les fruits sont plus présents, mélange de sirop d’érable et de toffee, beaucoup de céréales aussi, se terminant par une astrigence, des épices et du poivre. Rétro-olfaction de caramel et de sirop d’érable chauffé, avec quelques épices pétillant sur le bout de la langue.

Martin 79.5%
Nez: Jeunesse surprenante, new make, touche de rye, de grain et de petits fruits. Un peu de crème. Où cela nous mènera t-il donc? Bouche: Fruits et colle à timbre, fleurs et brin de scie. Le new make n’est jamais bien loin, mais ça se boit tout de même bien. Finale: Fruitée et poivrée, avec une longueur agréable, mais qui flâne sur des accents de new make et de bois sec. Équilibre: Je ne déteste pas, j’ai bien hâte de voir ce que la distillerie Néo-Brunswickoise pour plus tard.

Highland Park Magnus

40% alc./vol.
Exclusivité nord-américaine.

André 87.5%
Sérieusement, à 40$us j’ai des grosses craintes avant de me plonger dans l’évaluation de ce whisky d’une de mes distilleries favorites. Au nez, c’est du Highland Park classique; on reconnait la tourbe au miel de bruyère fidèle au style, le xérès tirant sur les notes de prunes séchées, la confiture d’orange, beau miel onctueux, une pincée de sel de mer aussi. Étonnement général. La bouche déçoit rapidement avec sa texture un peu molle où la dilution est rapidement resentie; sherry, prunes séchées, miel de bruyère, tourbe sucrée, sensation maritime lointaine, les dattes, raisins et fruits secs, saupoudrés d’épices et de poivre, gâteau aux fruits. La finale est un peu expéditive malgré les épices et la tourbe définie, le sherry est un peu dilué dans les notes de caramel salé et le poivre. Ce whisky pourrait facilement devenir mon dram de semaine sans prétention offrant des saveurs agréables, variées en plus d’un beau challenge à la dégustation. C’est dangereux pour le Highland Park 12 de voir apparaitre une version telle que celle-ci. 86.5% plus 1% sur la qualité prix. Ce whisky en étonnera plusieurs…

Patrick 90%
Digne d’Highland Park, c’est-à-dire riche, complexe et très savoureux. L’ensemble paraît un peu jeune, mais compte tenu de son prix raisonnable, wow! La bouteille va se vider vite, j’espère que ça sera disponible bientôt à la SAQ! Nez : Sucre du miel, fleurs, orge, touche de fruits… Pur Highland Park! Bouche : Très floral, un peu de fumée, quelques épices, du bois et de la fumée subtile… Assez complexe, son seul défaut venant que le new make ne semble pas trop loin. Finale : D’une longueur moyenne, avec de belles notes de miel et de fleurs.

Martin 88%
Nez: On reconnaît tout de suite au nez le caractère HP. Orge, miel, fleurs, bruyère, fumée, malt grillé et xérès. Bouche: Texture adéquate, malt, miel, épices, chêne et légère tourbe. Xérès, pruneaux, raisins secs et sel marin. Finale: Caramel et gâteau aux fruits. Plus courte qu’on ne l’aurait souhaité. Équilibre: Excellent single malt pour toutes les occasions, avec de surcroît un prix incroyable. Serait-on en train d’assister à la fin des mentions d’âge chez Highland Park aussi?

Collingwood Toasted Maplewood Finish

40% alc./vol.

André 88%
Profil aromatique typique des whiskies Canadiens, mélange de cannelle, de caramel et de pommes rouges, oranges et cerises noires. Onctueuse texture en bouche, ronde et ample, beaucoup de fruits rouges, cerises, caramel, toffee et cannelle, certaines saveurs rappellent le bourbon, sirop d’érable, cassonnade. Il est étonnant de noter que la finale est surprenamment relevée, sursaut d’épices et une volée de poivre appréciable, beaucoup de fruits rouges nichés dans un édredon de sirop d’érable et de cassonnade. Ce whisky Canadien étonne par les similarités qu’il offre en bouche qui s’apparentent au bourbon. À l’aveugle on pourrait facilement le confondre… Un genre d’hybride « Canadobourbon ».

Patrick 84%
Ok, plus typiquement canadien que ça, c’est dur! Le sucre et les épices, tout y est! Nez : Cassonade, pommes rouges, cerises et chocolat noir. Bouche : Très sucré, avec des notes de pommes intenses, les épices du chêne et du seigle. Finale : D’une belle longueur, plutôt épicée.

Martin 87%
Nez: Le bois sec et les fruits rouges. Assez doux dans son approche, vent d’érable, de miel et de cannelle. Caramel aussi. Bouche: Cassonade et caramel, eau d’érable, chêne sec, poivre noir derrière tout ca. Pointe de punch aux fruits. Finale: Chaude, longue et bien épicée. Un kick de fruits des champs et de poivre blanc ici qui est fort agréable. Équilibre: Un beau dram à découvrir, l’équivalent whisky de rajouter de la sauce piquant sur son plat.

Glenlivet Single Cask 14 ans Davoch

61.6% alc./vol.
Single Cask edition, Cask #48622 12/2016, bottle #457 of 510.

André 90.5%
Le nez est rond mais on est capable de ressentir la force de l’alcool latente cachée sour les saveurs; pommes vertes coupées, bananes, tarte aux pommes, poires, butterscotch, vanille, un peu oaky et franc. Belle présentation mais saveurs limitées. Texture soyeuse en arrivée de bouche, superbe et agréable; encore les pommes vertes, carrés de sucre, toffee et vanille, alcool tranché et franc, floral, agrumes juteux, petits fruits rouges également avec une finale très épicée, presque poivrée, gingembre. Étonnant comment on peut encore une fois reconnaitre la signature unique de cette distillerie. De la superbe qualité, mais crissement pas donnée.

Patrick 92%
Impressionnant, intense et savoureux. Tellement complexe et superbement balancé, je comprends pourquoi ils ont décidés d’embouteiller ce fût à part! Nez : Parfum avec de la vanille, de la cerise, des agrumes et de l’orge avec du sucre blanc. Bouche : Bois épicé, vanille, de l’orge, des agrumes et sucre chaleureux. Finale : D’une belle longueur, marquée par le bois, des agrumes et du sucre blanc.

Martin 92%
Nez: Superbe complexité, bois de chêne et butterscotch, fruits au sirop et feuille de menthe. Wow. Poires et miel. Bouche: Caramel, fruits rouges et bois. Belle texture, ample sur les raisins et le xérès. Feuille de tabac aromatisé, dattes et tarte au sucre. Finale: Xérès, épices et chêne. Longueur à la hauteur de son âge et de son taux d’alcool. Équilibre: Glenlivet score encore avec son single cask annuel. 510 bouteilles, plus de 300$, whoa!

Penderyn Portwood

41% alc./vol.

Martin 83.5%
Orange rosé tel qu’attendu de sa finition. Nez: L’orge ne ment pas et se montre dès le départ, mêlé à un drôle de sucre caramélisé et un lot de fruits rouges bien juteux. Bouche: Un fond mélasseux de new make tisse la trame de fond, aidé par les framboises, les mûres, les épices et le chêne. Finale: On descend en beauté sur les saveurs et arômes exprimés précédemment. Équilibre: Sa finition ne lui apporte que des qualités, et c’est la finale qui en bénéficie le plus. Malheureusement c’est le spiritueux de base qui fait défaut. Quand même le meilleur Penderyn que j’ai bu, à date.

Bowmore N°1

40% alc./vol.

Patrick 84%
Une balance et un ensemble de saveurs impressionnants, mais la texture en bouche de ce whisky, définitivement trop dilué, est décevante. Encore une fois, les comptables de Beam Suntory ont ruiné le travail de leurs artisans. Nez : Fumée de tourbe, épices, bois brûlé et vanille subtile. Bouche : De belles notes salées et sucrées, du bois épicé et de la fumée. Aussi quelques agrumes et une vanille subtile. Par contre, après quelques secondes, tout disparaît et est remplacé par une sensation aqueuse un peu poche. Finale : Salée, mais vraiment trop courte.