Port Ellen 2nd Release 24 ans – 1978-2002

59.35% alc./vol.
12,000 bouteilles

André 95%
Fleurs blanches trempées dans l’essence de vanille, fine et subtile tourbe aérienne, fumée lointaine et accents maritimes en retrait, une pincée de poivre, beaucoup d’agrumes, poires, fruits tropicaux, zeste de citron. Un nez très raffiné, qui joue la carte de la subtilité et des nuances plutôt que des contrastes en formule coup de poing. L’arrivée en bouche est huileuse et soyeuse, texture juste et bien équilibrée, ensemble vanillé et sucré. Mais si vous gardez le whisky en bouche plus de 10 secondes, de petites lames d’alcool s’incrustent lentement dans la langue, trahissant le taux d’alcool. Belle fumée tourbée et camphrée, eucalyptus et herbe verte mouillée, huile industrielle qui brûle, chocolat noir amer, sel de mer, poivre broyé, agrumes et quelques larmes de citron dans du thé noir. J’ai utilisé la moitié de l’échantillon pour l’évaluation et je vais savourer le reste sans cahier, sans ordinateur, juste du pur moment de bonheur.

Patrick 96%
La plupart d’entre vous ne pourront jamais y goûter, alors imaginez un mélange de vieux Bowmore et de vieux Laphroaig à son meilleur. L’un des meilleurs whiskys que je n’ai jamais goûté. Exceptionnel, magistral, sublime, aucun mot ne semble assez fort. Nez : Plonger le nez dans un Port Ellen est toujours émouvant! La belle fumée de tourbe, de la vanille, du chêne brûlé et une touche de caramel subtile. Bouche : Mais, goûter à un Port Ellen n’est pas seulement émouvant, ça donne presque le goût de pleurer!!! On se dit toujours « hey, c’est peut-être la dernière fois…! ». Fumée de tourbe et sel bataillent pour être au premier plan, nous présentant une arrivée en bouche magistrale. Puis, l’orge, le chêne et le caramel viennent donner de nouvelles dimensions à l’ouvrage, contribuant à en faire un chef d’œuvre. Finale : Longue, fumée, salée. Donne le goût de pleurer sur le sort de la distillerie.

Gordon & MacPhail Millburn 1978-1997

65.6% alc./vol.
Cask # 3166

André 80%
Un gros bol de banana split, crème Chantilly, raisins secs, quelques notes herbeuses et vertes, cosses de pommes avec la pelure. Les saveurs douces du nez cachent bien la force de l’alcool qui vous agrippe la mâchoire dès la première gorgée, notes herbeuses qui me rappellent certains Dallas Dhu, foin séché, herbe verte, vanille nappant des morceaux de bananes et de pommes rouges, poignée de petits fruits sauvages, puis quelque chose qui fait penser des bonbons casse-grippe à l’eucalyptus ou mentholés, gruau aux céréales, raisins verts. Finale très alcoolisée, herbeuse, presque camphrée. Alcool trop puissant (oui ça existe dans mon cas), équilibre malhabile. Après plus de 2000 whiskys évalués, de tomber sur une nouvelle distillerie est toujours intéressant, mais on comprend aussi parfois pourquoi certaines n’ont pas traversé les décennies et ont été fermées…

Patrick 90%
Un autre whisky provenant d’une distillerie fermée qui vous fera verser des larmes : Il est si triste de savoir qu’une distillerie capable de produire un si bon whisky n’est plus qu’un steakhouse aujourd’hui! Peu d’entre vous auront la chance d’y goûter, alors disons qu’il me fait penser à un excellent Glenmorangie cask strenght qui aurait une pointe fumée. Nez: Orge savoureuse, avec des notes de miel, de vanille, une touche légèrement fruitée et une pointe des plus subtiles de fumée. Un parfum délicat, tout en subtilité. Bouche : Toujours l’orge savoureuse, mais la fumée est un moins subtile ici. Les fruits se révèlent être en fait des agrumes, la vanille est toujours présente, et le miel tient le tout ensemble. Finale : D’une belle longueur, s’étire longuement sur le miel, quelques épices de bois brûlé et surtout les agrumes.

Signatory Vintage Dallas Dhu 23 ans 1978-2001

58.1% alc./vol.
Distilled 21/02/1978, bottled 24/08/2001 from Butt #845, Bottle #496 de 548.

André 89%
Oranges, pelures de pommes rouges, clou de girofle, cerises marasquin, chocolat noir et poivre broyé, accent maritime et feu d’huile industrielle lointain. Texture souple et moelleuse en bouche, beaucoup d’épices et de poivre, ainsi qu’une volée de fruits rouges divers; cerises, pommes, framboises. Le whisky a tout de même un aspect costaud et musclé, probablement dû aux épices, ça rappelle aussi certains rye niveau saveurs. L’alcool est aussi bien ressenti en bouche. La finale est pâteuse, beaucoup de sherry, pâte de fruits, pelure de pommes, poivre noir. Cette distillerie ne cesse de nous étonner.

Patrick 89%
Un beau whisky riche et envoutant, qui asura combler tous les amateurs de xérès. Les notes de bois brûlé en font whisky définitivement au-dessus de la moyenne. Encore une fois, on ne peut que déplorer la perte de cette distillerie de DIageo, et croiser les doigts que le musée qu’elle est devenue aujourd’hui se retransforme en distillerie un jour. Nez : Un beau parfum de vieux xérès poussiéreux, du caramel et un peu de chêne. Bouche : Une volée de xérès, du chocolat noir, du bois brûlé et une touche de poivre. L’ensemble est très sucré, chaleureux et avec une pointe d’épices. Finale : D’une belle longueur, marquée par le xérès et le bois brûlé.

Balvenie 15 ans Sherry Cask Single Barrel #2034

47.8% alc./vol.
564 bouteilles

André 92%
Divin cet embouteillage, de la grande exécution, du grand Balvenie. Le nez est équilibré, fruité avec excès, gâteau aux fruits, cerises noires, oranges confites, touche épicée de gingembre et de bois de chêne, prunes, dattes. Je trouve la bouche de ce fût beaucoup plus épicé que les autres que j’ai évalué à ce jour, la sensation générale est plus pointue sur le gingembre et le taux d’alcool plus ressenti. Ample et bien campé en bouche sur les fruits secs et la gâteau aux fruits vendu dans le temps des fêtes, les oranges, cerises noires, dattes, chocolat noir, raisins secs. La finale est moyenne-longue, épicée mais aussi avec une texture hyper douce apportée par des notes de céréales au miel, d’oranges et une conclusion légèrement tannique apportée par le fût de sherry. Un whisky dessert, compagnon idéal de bons chocolats noir. Superbe!

Patrick 83%
Un bon Balvenie, avec toute les saveurs que j’aime, mais qui manque de profondeur et de balance. Il semble en fait faire la moitié de son âge… Ce qui semble indiquer l’utilisation d’un fût plutôt usé. Nez: Xérès avec de belles notes marquées par les oranges. Le tout est complété par des notes boisées, de caramel et de subtiles touches herbeuses. Bouche : Bois épicé, caramel, xérès et oranges de Séville. L’ensemble manque toutefois de profondeur. Finale : D’une belle longueur et boisée.

Balvenie Port Wood 21 ans (2017)

40% alc./vol.

André 83%
Nez d’oranges et de fruits séchés, miel, raisins secs, poires, vanille. J’adore l’homogénéité des saveurs, l’équilibre, la quiétude et l’ambiance générale que dégage ce whisky. Malheureusement, la bouche est fade et effacée, le taux d’alcool comptable vient de ruiner un whisky qui s’annonçait magiquement savoureux. Texture très diluée, mais l’on distingue encore de belles saveurs fruitées, dont principalement les oranges. Fruits séchés, cerises, chocolat au lait, fruits sauvages, raisins et une fine touche de cannelle surfant sur une vague de miel onctueux. La finale est finement épicée et fruitée. À plus de 400$ la bouteille, désolé d’avouer que cette édition se fait royalement botter le cul par le 15 ans sherry single cask à 150$ de moins qui en plus est présenté au taux d’alcool de 47.8%.

Patrick 83%
Un bon whisky complexe et savoureux… Pour un whisky de 12 ans, pas de 21! Pfffff. Encore une fois, probablement que si on ne l’avait pas autant dilué avec l’eau du robinet avant de l’embouteiller, je n’aurais certainement pas le même discours. Coudonc, ils sont cheaps, je ne me gênerai pas de l’être tout autant dans mon évaluation. Nez : Parfum vineux, avec de subtiles notes d’oranges, du chocolat, de la vanille et de très subtiles notes boisées. Bouche : Bois brûlé, épices, caramel, fruits très mûrs. Pas pire. Finale : D’une longueur moyenne, marquée par le bois brûlé, des oranges et un peu de café noir.

Hyde 1916 Grain Whiskey 6 ans

46% alc./vol.
Un whiskey Irlandais soulignant le soulèvement (rébellion) Irlandaise de 1916, vieilli exclusivement en ex-bourbon cask.

André 76%
Dans l’ensemble, assez linéaire et présentant des flaveurs hyper communes de vanille, de céréales et d’une touche de miel soulevé par de bonnes épices (clou de girofle et cannelle). L’apport des céréales est aussi bien senti en bouche qu’au nez, la sensation générale est acérée, les épices bien gonflées, notes de poivre aussi, qu’accompagne une sensation astringente et sèche de bois de chêne. On se lasse rapidement des saveurs prévisibles et de la présentation malhabile. La finale est franche, axée sur le bois brûlé et les céréales épicées et poivrées. Un whisky qui laissera un mauvais souvenir, peut-être plus aussi que le résultat du soulèvement de 1916.

Patrick 86%
Un très bon whiskey de grain, frais comme il se doit, et présentant une belle richesse de saveurs. Bref, un superbe whiskey d’été. Nez : Parfum frais et sucré, avec des fruits des champs, du miel et une bonne dose de vanille. Bouche : Miel, vanille, fruits des champs discrets, et une note épicée subtile. Finale : D’une belle longueur, fraîche et épicée.

Martin 83%
Nez: Touche de jeunesse au devant, mais les arômes présents demeurent plaisants. Vanille, céréales, fruits des champs, beurre d’érable, cannelle et poivre, sans oublier une pointe de bois. Bouche: Approche de caramel grillé, d’eau d’érable. Fruits, chêne et poivre qui prend tranquillement le dessus. Propre et bien plaisant. Finale: De longueur moyenne, elle compense par son intensité. Poivre et cannelle, bois brûlé, miel, fruits et vanille. Équilibre: Assez classique dans sa conception, essaie parfois de tirer un peu partout, mais je ne déteste pas du tout ce dram. Alors de là à en acheter une bouteille… peut-être comme pièce de conversation.

Glenrothes Vintage 1994-2009

43% alc./vol.
Distilled October 1994, bottled 2009. Située au coeur du Speyside, dans le petit village de Rothes, entre Elgin et Aberlour, Glenrothes fut fondée en 1879. Ravagée par un incendie en 1962, la distillerie fut reconstruite puis agrandie à deux reprises, en 1963 et 1980. La salle de distillation fut alors équipée de 10 alambics. Ce single malt de caractère a toujours été considéré comme un excellent malt pour les blended whiskies et notamment pour le Cutty Sark.

André 86.5%
Nez grand public et sans prétention; chocolat au lait, xérès, pommes & oranges, belle poires fraiches, cannelle, accompagné de belles notes d’agrumes et d’épices. La bouche est très douce, agréable sensation un peu goulue de caramel et de toffee, mélange de cerises et d’oranges, miel, toffee, caramel, les poires nappées de miel, prunes séchées. Ces saveurs très douces servent de toile de fond aux épices soutenues dont principalement le gingembre qui prendront place au fil des gorgées sans monopoliser la bouche. Finale hyper douce et texturée mais nuancée par de bonnes notes d’épices. Un single malt très agréable, de belle confection, bien structuré et sans trop de flafla.

Patrick 89%
Un superbe Glenrothes, riche, complexe et superbement balancé. Nez : Beau caramel sucré, avec quelques fruits mûrs et un peu de vanille. Bouche : Caramel épicé et sucré, avec un peu de fruits et de vanille. Et une touche salée plutôt agréable. Finale : D’une longueur moyenne, avec de belles notes de caramel salé.

Martin 88%
Nez: La texture se présente déjà au nez dans toute sa richesse. Pommes rouges et sherry, framboises, cannelle, caramel et cacao. Bouche: Malt grillé, miel et bois, caramel goulu, épices franches, touche de cuir tanné et d’infime tourbe. Prunes et gingembre. Finale: Le gingembre se transpose rapidement sur la finale longue et chaleureuse, présentant aussi bois, caramel, cuir et chair de fruits rouges. Équilibre: Une bien belle complexité, un malt bien monté, avec des saveurs bien définies, pour un public qui est prêt à se laisser séduire.

High West Campfire Batch 16K16

46% alc./vol.
Bottle 2527. Un whisky issu du mélange de bourbon, rye whisky & d’un peated scotch whisky… On aime faire les choses différemment à High West…

André 85%
Poires, pêches, miel, sucre et cassonnade, la glazed apple du Beauce Carnaval, oranges. Savoureux mélange! En bouche, le rye apparait rapidement, cerises noires, cannelle, cassonnade, pelure de pommes, poires nappées de miel, clou de girofle. La finale de bouche est un peu bizarre, la cendre froide de feu de tourbe, oranges, bonbons en forme de poisson à la cannelle. Approche inusitée pour un rendu hyper intéressant au nez mais à la bouche ambivalente. On salue par contre l’originalité de la présentation et la volonté de sortir des sentiers battus.

Patrick 88%
Très intéressant, très intense et très original. J’aime. Le genre de whiskey qui me donne le goût d’en goûter encore des centaines! Nez : Intriguant mélange venant des épices du bourbon et de fumée de tourbe. Bouche : Une belle dose de fumée de tourbe, des épices, du bois brûlé et une touche sucrée subtile. Finale : D’une belle longueur, fumée et épicée.

Martin 86%
Nez: Classique nez de bourbon, avec une petite pointe de fumée agréable. Cerises, vanille et bois brûlé. Pomme de tire! Bouche: Touche de tourbe crasseuse, huile à fusil, fruits rouges, cannelle et vanille. Vraiment original! Finale: Boisée et fumée au plus haut point. Quelques épices pour supporter le tout. Équilibre: Un produit tout de même assez unique. Sans dire que j’en ferais un daily drinker, je comprends parfaitement le désir d’en prendre un verre au bord du feu de camp.

Ballantine’s Finest Scotch Whisky Ceramic Jug (from 1970’s)

40% alc./vol.

André 86%
Approche feutrée et discrète, le nez livre des odeurs de Banana split nappé d’une marée de vanille fouettée, de purée de bananes, poires, miel onctueux, fruits séchés et agrumes. Cette lente valse des arômes cache bien le jeu des épices et du poivre qui attaque langoureusement la bouche en arrivée; chili et poivre noir, sur un canevas sucré et onctueux rappelant le beurre température pièce, Des poires et la vanille sur des bananes en dés, crème brûlé joignent aussi la danse. Le grain whisky est pleinement intégré et la douceur des céréales embrasse bien l’ensemble des saveurs de la bouche. Avec le temps, odeurs de chêne, de caramel et de sucre à glacer. La finale est un peu courte, hormis les épices et le poivre, quelques indices provenant du grain whisky et du fût de chêne. Intéressantes notes de fumée de tabac à pipe en rétro-olfaction. Merci Graham Mackenney d’avoir partagé cette bouteille qui t’étais si chère.

Glen Moray 16 ans

58.5% alc./vol.

Patrick 89%
Un whisky riche et généreux, avec énormément de fruits. Pas trop subtil, mais efficace! Nez : De beaux petits fruits mûrs, de la cassonade. Très sucré et fruité. Bouche : Riche et fruité, des épices boisés et du caramel. Finale : D’une belle longueur, fruitée, épicée et très sucrée.