Bacardi Rhum 8 ans

40% alc./vol.
Bahamas.

RV 80%
Industrie de pétrochimique ou de traitement de gaz de butane pour briquet. Sur la langue rien ne se passe (ou si peu), mais la finale d’orange, quoique passagère, vient corriger le mauvais nez, avec aussi des teintes de caramel. Ne choque pas, passe assez bien un fois le nez conquis mais pas pour le genre à être fier à servir à des connaisseurs. À garder pour mélangé avec du 7up.

Patrick 80%
Au nez, la cassonade que l’on s’attend d’un rhum traditionnel, minus la plupart des épices, remplacées par eeeh, de l’eau et du butane? Au goût par contre, une belle chaleur sucrée nous emplit la bouche. Cassonade, fruits rouges, un peu de caramel. Idéal lorsqu’il fait chaud et qu’on ne veut pas casser la tête et aussi pour en prendre un verre de trop tellement il est doux et inoffensif. Un excellent choix pour s’initier aux rhums, mais le connaisseur l’utilisera pour faire les meilleurs Mohitos en ville!

Bacardi Superior

40% alc./vol.
Cuba.

RV 74%
C’est un rhum ça? Sérieusement, c’est de l’Aquafina assaisonnée au rhum, n’est-ce pas? Au nez, on est presque plus proche du gin (coupé à 75% d’eau) que du rhum. Sur la langue, il est visqueux, avec une pointe de sucre et de menthe. En finale il y a un peu plus d’épice, mais ça se calme assez rapidement. Bon d’accord, il ne peut pas faire peur à beaucoup de monde, mais comme rhum, c’est un peu fort d’oser l’affubler du qualificatif Superior; mais convient peut-être amplement à la catégorie de gens représentée par les initiales de ce produit.

Patrick 75%
Au nez, quelques épices rappelant le gin. Au goût, l’approche rappelle aussi le gin, mais le sucre blanc vient rapidement éteindre toute propension à être savoureux. Les normes de qualité suivies pour créer ce rhum sont incroyablement élevées, mais il est dommage que la filtration finale visant à le rendre blanc lui enlève aussi presque toute saveur. Sans faute, sans vraiment de goût non plus; De toute façon, son objectif est de servir de base aux cocktails, cocktails qui attirent majoritairement une clientèle qui ne viendra jamais visiter ce site. Bref, on s’en fout un peu.

Appleton Estate Master Blenders’ Legacy

43% alc./vol.

RV 87%
Belle profondeur pour ce rhum de fête foraine. Dans la suite des Appleton Estate, donc de bon goût, mais assez conservateur. Toutefois de la cerise apparait au nez et en bouche, et la finale est attrayante, avec de la pomme au caramel et un peu de cane a sucre et de sucre d’orge. Rien d’extraordinaire (surtout pour le prix) mais loin d’être mauvais.

Appleton Estate 21 ans

43% alc./vol.

RV 87.5%
Très beau caramel savamment dosé avec le chêne qui semble toujours teinté d’une bonne rasade de bourbon vanillé. L’orange à peine perceptible au nez détonne en bouche. La finale est toute de caramel, un peu trop industrielle (crasseuse) mais la finale est un très bel exercice de balance entre le caramel et de la sève chaude et suave. Savant mais un peu moins dans ma palette, la qualité est toutefois indéniable.

Appleton Estate 12 ans

43% alc./vol.

RV 81%
Comme sa petite sœur, j’y détecte toujours le caramel et les pommes, mais cette fois-ci avec davantage de profondeur, ce qui reste l’ensemble plus appétissant. L’arrivée est moelleuse malgré que le sucre brûlé y soit trop fort, et ce que l’aftertaste laisse comme souvenir. Après le profil de son superbe nez, je suis déçu du reste de la silhouette.

Patrick 84%
Notes de cassonade et de chêne brûlé au nez. En bouche, l’arrivée en bouche est marquée par le chêne brûlé, suivi par la cassonade et le fruit. Finale agréable s’étirant sur une saveur rappelant un rye. Bien équilibré, un bon rapport qualité/prix.

Appleton Estate V/X

40% alc./vol.
Jamaique. Blend de rhums provenant de mélasses distillés et âgés dans d’ex-fûts de Jack Daniels.

RV 80%
Caramel et pommes rouges très sucrées, en bouche on oublie un peu les saveurs mais on retient la chaleur de celui-ci. L’arrivée est sympathique avec de la mélasse, et la finale est légèrement brûlée. Sans être vraiment efficace, il s’agit d’un petit rhum inoffensif mais agréable, qui tient plus du confortable que du sportif.

Patrick 80%
Nez riche et suave, sans nécessairement grand relief toutefois. Au goût, délicieuse cassonade fruitée qui explose agréablement en bouche. Finale malheureusement un peu trop courte.

Angostura 5 ans Premium

40% alc./vol.
Trinidad et Tobago

RV 75%
Caramel brûlé anonyme, trop discret à des milles olfactif. L’arrivée, à l’image du nez, est très douce malgré que l’on puisse y détecter des épices, du bout des lèvres. Par contre, tout s’effondre en finale avec un goût de ballounes 3 jours après l’anniversaire, et l’aftertaste pèche par le même goût désagréable. Ouch.

Patrick 79%
Chêne brulé et touche de fumée au nez, avec un peu de poussière? Au goût, riche caramel et touche de vanille me rappelant les sundaes au caramel de McDonalds. Finale chaleureuse avec touche feuillue. Agréable, bien équilibré. Sans faute majeure, mais manque de relief…. Idéal pour l’amateur de McDonalds. Tiens plus du burger régulier que du Big Mac toutefois

Zoladkowa Gorzka

40% alc./vol.
Vodka polonaise aromatisée aux herbes.

RV 78%
Quench aux raisins et épices. Rye sur la drogue, ou boisson bizarre à la Carolina Catdaddy. Sirop pour la toux à saveurs d’épices, avec une finale on ne peut plus bizarre de raisins et de navets. À la limite de l’intéressant, mais doit rapidement tomber sur le coeur.

Wyborowa Exquisite

40% alc./vol.
À base de seigle.

RV 89%
Au nez, épices, terre et champignons bien balancés. Toujours les épices en bouche et finale assez longue, sur des épices lustrées telle la cannelle, toute en douceur et subtilité. Une belle preuve que la vodka peut être appréciée pour soi même, en dehors des mix, et non à peine sortie du congélateur. Un réel plaisir à regarder, mais pas autant que celui de la découvrir nue dans son verre, et le souvenir de l’aftertaste est quand à lui très hot.

Wyborowa Vodka

40% alc./vol.
Rye, Pologne, 1823. À base de seigle, distillée 3 fois.

RV 81%
Citronnée et fraîche au nez, elle arrive rapidement et explose des le début de la finale. L’aftertaste quant à lui présente un retour vers le citron, qui reste assez longtemps. Une autre belle vodka d’initiation, avec un brin de personnalité, mais sans la classe de son exquise sœur.

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