Berry Bros. & Rudd 40 ans Blended Scotch Whisky KWM

46% alc./vol.

André 85.5%
Xérès, prunes, dattes, abricots, oranges, chocolat noir et vanille. Un arc-en-ciel de saveurs qui se complètent superbement bien. La bouche affiche plus l’âge vénérable du whisky; plus sur les notes de vieux de bois de chêne, le charcoal presque, vieille reliure de livre poussiéreuse dans le coin de la bibliothèque humide, gâteau aux fruits, caramel, les prunes et le raisin sec, texture un peu claire, sensation sèche et astringente, épicée, sur le chocolat noir amer aussi. Je trouve la bouche légèrement déséquilibrée. À la 2eme gorgée, notes d’oranges sanguines, de vieux xérès et de bonbons nounours en gelée s’ajoutent. Finale moyennement longue, épicée et amère avec un retour sur des notes de tabac.

Patrick 90%
Un whisky profond et unique, comme seul un scotch de 40 ans peut l’être. Aucune déception ici! Nez : Une belle marmelade de fruits mûrs, du sucre, de la vanille et de subtiles épices. Un parfum alléchant s’il en est un. Bouche : Fruits très mûrs, bois brûlé, épices, chocolat noir et une discrète note tourbée surprenante. Finale : D’une belle longueur, marquée par un mélange unique de bois brûlé, d’épices, de café noir et de tourbe.

Martin 91.5%
Nez: Belle douceur, cuir et bois, délicat et affirmé à la fois. Fruits rouges, sirop, xérès. Raisins, dattes et tabac. Un blend peut-être, mais chargé à bloc de sherry. Bouche: Sucré, sirupeux, cerise et raisins juteux. Pelure d’orange, cuir et chêne ultra-poussiéreux. Un grand malt qui transpire la tradition d’une époque révolue. Finale: Le bois et le raisin juteux nous transporte sur le reste de l’expérience. Équilibre: Tout en douceur, une belle balade dans le temps. Dommage que ces whiskies faiblissent avec les années.

Shelter Point Classic Cask Strength Single Malt Whisky – KWM Cask

59% alc./vol.
Distillé mai 2012, Cask #206, 162 bouteilles

André 84%
Salade de fruits tropicaux, salade d’agrumes, miel, vanille, ananas et citron frais. La bouche est corsée, notes de cœur de pommes, de cosses d’oranges et de salade de fruits tropicaux, d’ananas et de vanille. Le miel cache bien les notes taquines des épices dont la cannelle et le clou de girofle, derrière des draps de vanille et de zeste de citron. Léger accent agricole avec quelques tonalités de terre séchées et de céréales concassées. L’alcool est tranchant et puissant mais relativement bien contrôlé malgré la jeunesse du whisky qui se distingue facilement. Malgré son jeune âge, ce whisky a un avenir prometteur avec une touche de singularité.

Patrick 79%
Mouin, un whisky qui semble un peu trop jeune, intense au niveau des épices, mais sans la balance remarquable que de telles saveurs requièrent pour faire un grand whisky. J’ai probablement assez de doigts sur une main pour compter le nombre de fois où j’ai dit ça, mais je crois qu’on aurait dû le diluer un peu… Nez : Parfum d’agrumes, de céréales et de léger bois. Bouche : Bois bien épicé et brûlé avec de beaux agrumes. Finale : D’une belle longueur, très épicée.

Martin 87%
Nez: Miel et fleurs blanches, herbe et céréales. Petit côté agressif au niveau de l’alcool, ce qui trahit un peu sa jeunesse. Quelques fruits tropicaux, ananas et léger cuir. Bouche: Malt floral, un peu de miel et de sucre en poudre. Un plein panier d’épices, à la hauteur de son taux d’alcool, un vrai cask strength, qui peut donner une impression de Arran cask finish. Finale: Citron et épices, bois, orge et terre sèche. On garde un petit feu d’épices sur une bonne longueur. Équilibre: Encore jeune, mais on voit bien le potentiel de ce single malt. Points bonus pour ne pas avoir dilué à 40%.

Charles K. Cowderey – Bourbon, Strange

Made and Bottled in Kentucky – 2014

Patrick 84%
J’attendais avec impatience ce nouvel ouvrage de Charles K. Cowderey après avoir lu « Bourbon, Straight ». Je dois admettre être resté sur ma faim… J’avais en partie l’impression de relire une réédition du premier livre, et contrairement à « Straight », celui-ci ne m’a pas appris grand-chose de nouveau, si ce n’est que de quelques anecdotes. Bref, oui, un bon livre, que j’ai eu du plaisir à lire, mais compte tenu qu’il est presque impossible à trouver au nord de la frontière, disons qu’il y a d’autres ouvrages plus intéressants et plus faciles à trouver.

Les Bienheureux Bellevoye Triple Malt Noir

43% alc./vol.
Après Bellevoye Bleu et Bellevoye Rouge, le whisky haut de gamme 100% français se décline aujourd’hui en un troisième opus : Bellevoye Noir, le premier Triple malt tourbé intégralement produit dans l’Hexagone. Au terme d’une intransigeante dégustation à l’aveugle parmi une quarantaine de whiskies français, trois Single malts tourbés se sont imposés comme les meilleurs, dignes de composer l’assemblage de ce Bellevoye Noir. Ils proviennent d’excellentes distilleries situées dans le Nord, en Alsace et en Lorraine, où a eu lieu l’élevage primaire pendant six ans. Après assemblage, le Triple malt a patienté entre neuf et 12 mois dans les meilleurs fûts du chai Bellevoye, en Charente, des barriques neuves dont la chauffe a été réalisée sur place.

André 84%
Étrangement, cela ressemble beaucoup à une variante de la version rouge (Bellevoye et non Jean-Pierre Ferland). Les notes de bois de chêne brûlées sont discrètes et s’agrémentent bien de l’ensemble de fruits rouges, de réglisse (rouge et noire) et d’oranges. Semble moins sucré que l’édition rouge mais plus sucrée que la moyenne des whiskies en général. Belle texture en bouche, le café torréfié et le charcoal, chocolat noir amer, fruits rouges, anis et encore ses épices de cannelle et de clou de girofle. Pourtant tourbé, ce whisky rappelle plus le fût de chêne brûlé et le charcoal que la fumée de tourbe. Finale d’anis et d’épices et rappel persistant de bois de chêne brûlé.

Patrick 84%
Un whisky surprenant, et que j’ai apprécié de plus en plus à chaque gorgée. Nez : Un parfum plutôt étrange, mais pas nécessairement mauvais. On jurerait voir de la fumée de pommier, du chêne épicé et un peu de réglisse rouge. Bouche : Du bois brûlé, de belles épices, de la fumée… De plus en plus de fumée. Et quelques fruits rouges, des oranges, du chocolat noir, du clou de girofle et du beau café fraîchement torréfié. Finale : D’une longueur moyenne, avec un mélange de café et de bois brûlé.

Davin De Kergommeaux – Canadian Whisky : The New Portable Expert

Appetite – 2017

Patrick 92%
LE livre à lire sur le whisky canadien. Même mes livres d’université m’ont rarement autant appris que ce livre. La quantité de recherche qu’a dû effectuer Davin est incroyable. Un must pour vous faire apprécier un style de whisky trop souvent snobbé malgré sa grande qualité. Oui, ce livre fera pratiquement de vous un expert dans le domaine du whisky canadien! Exemple d’anecdote : Saviez-vous que Molson (oui, oui, le même que la bière) a déjà été parmi les plus grands distillateurs de whisky au pays?

Charles K. Cowderey – Bourbon, Straight

Made and Bottled in Kentucky – 2004

Patrick 94%
Si vous n’avez qu’un seul livre à lire sur le bourbon, il faut que ce soit celui-ci. Une référence incontournable, autant pour son contenu que pour le pur plaisir à lire Cowderey. Évidemment, ne vous attendez pas ici à une liste exhaustive des whiskeys américains (le livre date de 2004, après tout), mais plutôt à une meilleure compréhension et l’histoire et de l’industrie du whiskey américain. Et surtout, vois vous rendrez compte que bien des légendes qui entourent le whiskey américain ne sont en effet que des légendes!

Dave Broom – Gin: The Manual

Octopus Books – 2015

Patrick 85%
Tout comme dans Whisky: The Manual, l’auteur nous encourage à essayer notre gin autrement. En particulier, il déguste des dizaines de gin avec du tonic (évidemment!), mais aussi avec de la limonade, en negroni, en martini, en martinez ou en gin Fizz. Un livre instructif et inspirant.

Dave Broom – Whisky : The Manual

Octopus Books – 2014

Patrick 82%
Dans ce livre, Dave Broom nous encourage à essayer de consommer notre spiritueux de prédilection différemment. En particulier, il déguste des dizaines de whiskys en les mixant avec du soda, du cola, du ginger ale, de l’eau de noix de coco et du thé vert. Le problème est que je n’ai définitivement pas les même goûts que l’auteur : je déteste ses coups de coeur, et j’adore ce qu’il nous dis d’éviter!

Fred Noe – Beam, straight Up – The bold story of the first family of bourbon

Wiley – 2012

Patrick 93%
Un livre de l’histoire de la famille Beam, qui est rendue aujourd’hui la famille royale du bourbon au Kentucky. L’un des meilleurs livres de whisky qui soient, un livre émouvant, qui m’a aussi bien fait rire. Je rêve depuis de rencontrer M. Fred Noe, un personnage absolument unique! À lire pour le plaisir, tout simplement.