Pearse Lyon Founder’s Choice 12 ans Batch #1

42% alc./vol.

André 86.5%
Un Irish whisky qui fait vraiment plus dans le single malt. Livraison de fruits au nez; pommes, fruits tropicaux, miel, oranges, belle grosse pêche juteuse, pointes de gingembre et de bois de chêne, léger bois brûlé aussi. Le whisky mettra passablement de temps à s’ouvrir et se livrer et il ne faut surtout pas se fier à la première impression que livrera le nez. La bouche est plus soutenue que l’annonçait le nez, les épices plus présentes, mais les fruits sont d’une opulence presque dégradante, mélange de fruits tropicaux, de petits fruits sauvages, d’oranges, pommes rouges, pêches, melon, melon au miel et une touche florale du genre lilas en fleurs très discret. Finale moyenne longue avec une montée étonnante des épices. Du beau travail, présentation singulière et hors-norme dans sa catégorie. Ce whisky démontre l’effervescence et le bouillonnement qui bouscule l’industrie du whiskey Irlandais.

Patrick 85%
Pour amateurs finis de whiskey Irlandais, c’est un must. Pour les autres, on attendra le prochain. Nez : Je pourrais simplifier en disant « parfum de whiskey Irlandais ». Vous voulez plus de détails? Pommes, fruits tropicaux, miel, orange, pêche et une touche de vanille, le tout avec un fond d’huile de lin. Bouche : D’une surprenante intensité, fruits tropicaux intenses, pommes, oranges, fleurs, bois brûlé et épices. Finale : D’une belle longueur, épicé.

Maltbarn Speyside 43 ans 1973

47.7% alc./vol.
Sherry cask, Bottle 70 of 149 bottles

André 91%
Beau sherry aux oranges, bananes nappées de vanille, de miel et de crème fouettée, poires, abricots et une agréable sensation feutrée au nez sur les fruits à chair charnus. Ils ont transporté le Speyside sous les tropiques? La bouche est lente et moelleuse, poivrée et épicée. Je dois avouer que la texture générale du nez ne s’est pas poursuivie en bouche, malgré le 47.7% d’alcool la texture est un peu molle et presque diluée. Saveurs de cosses d’oranges et de poires, banane et melon au miel, vanille, melon d’eau, quelques fruits rouges séchés. La finale est un peu courte en bouche et la texture un peu trop diaphane à mon sens mais les saveurs sont uniques. Un whisky savoureux que le bois n’a pas dominé malgré une maturation de plus de 4 décennies… il faut le faire.

Ardbeg 23 ans Twenty Something

46.3% alc./vol.
Fruit d’une maturation provenant d’ex-Bourbon and ex-oloroso Sherry casks, distillé à cette période trouble ou l’avenir de la distillerie était incertaine. En 1973, elle fut acquise par Hiram Walker, puis cédée à Allied Breweries. Finalement, Ardbeg fut fermée le 25 mars 1981, et a pratiquement cessé toute production jusqu’en 1996. Depuis 1997, la distillerie appartient au groupe « Glenmorangie plc » (une entreprise contrôlée par LVMH) et emploie une quinzaine de personnes. Depuis ce rachat, la distillerie est la plus florissante de l’île. Ce whisky fût distillé avec l’alambic qui trône désormais dans la cour à l’entrée de la distillerie.

André 94.5%
Comme le chantait Richard Desjardins, ‘’Un ours avec des pattes de velours’’. Le nez demande de l’attention car il est discret et réservé. Notes vertes, genre cocottes de pin et d’arbustes mouillés, chocolat noir, vanille onctueuse, tourbe raffinée, mélanges de fruits rouges et de fruits tropicaux. Les notes médicinales sont bien là mais en retrait, latentes. Belle texture de tourbe qui a bien vieillie, les notes médicinales sont bien intenses mais pas en coup de poing, elles fondent sur la langue et explosent en petits feu d’artifice. Puis saveurs de chocolat noir et de fumée de tourbe racineuse, vanille et crème fouettée, raisins secs, fruits séchés et marmelade de fruits. Les notes vertes et d’eucalyptus sont en background. Finale calme, belle évolution sur la tourbe qui monte en crescendo, mélange de fruits rouges et de chocolat noir concassé et d’eucalyptus. Extase de dégustation… Bulleye!!!

Patrick 95%
Je me serais attendu qu’un si vieux Ardbeg se soit beaucoup plus adoucit avec les années. Mais non, la bête est toujours bien en forme et même diluée à 46.3%, elle a toujours du mordant. Oui, c’est aussi bon que ce que la mention « Ardbeg 23 ans » laisse présager. Nez : Riche fumée de tourbe, bois brûlé et épicé et quelques fruits. Bouche : Riche, boisée, fumée et épicée. De la belle tourbe, un peu de fruits et une touche de vanille. Finale : D’une belle longueur, fumée et boisée.

Bowmore 18 ans The Vintner’s Trilogy 1 of 3 – Manzanilla Sherry Finish

52.5% alc./vol.
Première période de maturation pendant 13 ans en ex-bourbon barrels, puis affinage pendant 5 années supplémentaires en ex-Manzanilla sherry casks. Vintners Trilogy est une collection de Bowmore qui cherche à mettre en avant l’impact que peuvent avoir de très longs affinages en fûts de vin. Cette expression de 18 ans est la première pièce de la trilogie.

André 94%
Du grand Bowmore comme ça faisait longtemps que l’on en avait pas vu dans les embouteillages officiels de la distillerie. Gâteau forêt noire, cerises dans leur jus, oranges de Séville, embruns maritimes, bateau à vapeur dans la baie de Bowmore, fruits séchés, tourbe terreuse. On ressent l’onctuosité du whisky dès les premiers moments ou l’on se plonge le nez dans le verre. Le whisky nous place dans un contexte maritime et très Islay. Savoureuse texture en bouche, les petits fruits sauvages sont à l’avant-plan, appuyés de solides notes d’oranges, de chocolat et de tourbe à saveur de terre mouillée, que parcellent des notes de gingembre et de poivre noir. La finale est douce, de très bonne longueur, notes de chocolat noir fumé fourré d’oranges et d’épices ainsi que d’abondants petits fruits rouges sauvages. A beast!

Patrick 93%
Un superbe whisky, exactement comme j’imaginais un vieux Bowmore vieillit dans des fûts de vin. J’ai acheté cette bouteille pour environ 125$ au Nouveau-Brunswick, en hésitant un peu, mais c’était finalement une très bonne affaire. Toutefois, à 350$ à la SAQ, c’est du vol pur et simple. Si vous avez ce budget, continuez à chercher, vous trouverez aisément mieux. Nez : Caramel, vin, oranges, épices, sel et tourbe discrète… Bouche : Épices du bois brûlé, chocolat noir, cerises mûres, une touche de caramel et fumée de tourbe. Intense et savoureux. Finale : D’une belle longueur, marquée par les fruits mûrs, le sucre, le sel et la fumée de tourbe.

Glendronach Grandeur 25 ans Batch 8

50.3% alc./vol.
Bottle 676 of 1505. Ce huitième batch de Glendronach Grandeur a vieilli en fûts de xérès Oloroso pendant 25 ans avant d’être embouteillé sans réduction à 50,3 degrés. Sélectionnée avec soin par le Maître Distillateur Billy Walker.

André 93%
Wow… Quelle onctuosité au nez, velouté et soyeux dès les premières sniffées. Grosse livraison de sherry onctueux, pâte de fruits, prunes séchées et dattes, chocolat noir pas trop amer, café expresso. La bouche s’ouvre sur le poivre broyé qui s’entremêle avec le sherry puissant et les fruits séchés, fruits sauvages et de belles épices bien douces en retrait. La texture est sirupeuse, hallucinante, collante et visqueuse, protégeant la bouche de l’alcool. Puis des notes terreuses et de cuir humide ressortent lentement et langoureusement. J’ai l’image d’un vieux fût de xérès vieillissant sur le sol en terre d’un warehouse un peu humide. La finale est très poivrée et épicée, longue mais très douce. Superbe!

Patrick 93%
Tout ce qu’on est en droit d’attendre d’un whisky de 25 ans. Un whisky qui laisse dans un état contemplatif, où l’on prend le temps de réfléchir aux 25 dernières années qui viennent de s’écouler. Nez : Parfum de chocolat fourré au xérès et aux cerises, avec une bonne dose de mélasse. En fait, me fait penser à un vieux rhum traditionnel… Bouche : Épicé et boisé, très sucré, avec de la mélasse, du caramel, du café espresso et du cuir. Finale : D’une longueur qui s’étire et qui s’étire… Chaleureuse, avec des notes boisée, d’espresso et de biscuits aux brisures au chocolat.

Benromach 35 ans

43% alc./vol.
Fabriqué de manière artisanale et distillé en 1980, il date donc de la période des anciens propriétaires de la distillerie, avant que Gordon & Macphail ne rachète la belle au bois dormant en 1992. Cette édition de 35 ans d’âge est l’une des expressions les plus rares de la Benromach. Un véritable Speyside, mis en fût dans les années 80 et vieilli dans un assemblage de fûts de Sherry de premier remplissage.

André 93.5%
L’onctuosité de ce whisky est hallucinante. Au nez, mélange de pelure de pommes rouges, ce cerises noires trempées dans le chocolat et la cannelle, les oranges confites et les odeurs de vieux fût de xérès un peu austère, les dattes et les figues, la couverture de livre en vieux cuir et évidemment une contribution très généreuse du fût de sherry. La bouche est très complexe, les saveurs superbement agencées et équilibrées. Le sherry est puissant mais tout juste bien épicé avec une petite touche de cannelle et de poivre, l’intensité des fruits est savoureuse, gros mélange de cerises, dattes, figues, ananas, oranges et toujours avec cette touche de vieille couverture de livre en cuir et de vieux fût gorgé de sherry. Hallucinant… L’interminable finale est hyper douce et soyeuse mais assurée et déterminée, sur les fruits secs et le sherry. On peut sortir le whisky du Speyside mais pas le Speyside du whisky. Un Speyside gem…

Patrick 94%
Exactement ce qu’un vieux whisky, ou même un vieux spiritueux, est supposé goûter! Un whisky vraiment émouvant! Nez : Parfum de vieux xérès, de vanille, de caramel chaleureux et de cannelle. Bouche : Wow, un xérès hyper chaleureux et boisé, de la vanille et de la cire d’abeille. Saveur typique d’un vieux spiritueux, j’aime. Finale : D’une belle longueur, marquée par le caramel et le bois brûlé.

Kings County Distillery Oat Whiskey – Batch 02

45% alc./vol.
Vieilli au moins un an. Kings County Distillery est la plus ancienne distillerie de whisky de New York. Fondée en 2010, elle est la première depuis la prohibition.

André 78%
Beau gros fond de bourbon au nez, avec un côté définitivement onctueux de céréales genre gruau à la cassonnade, des fruits rouges séchés, bonne dose de cannelle aussi, cerises et chocolat noir, fût brûlé. Après quelques minutes, des accents cireux apparaissent ainsi que des arômes de céréales Puff ou de Sugar Crisp. En bouche, sensation un peu poussiéreuse, comme de la poussière de céréales qui s’échappe du silo à grain lorsqu’on le transvide de la remorque, grosses oranges hyper mûres, cassonnade et sirop d’érable, céréales, crayon de cire Crayola, une touche d’épices qui ressemble à du rye. Finale assaisonnée de cannelle, céréales Puff, oranges. Bizarre et hors-norme, tiens plus de l’expérimentation que de l’édition avec laquelle on veut parsemer les tablettes des distributeurs et laisser comme impression aux consommateurs.

Patrick 77%
Bon, la fin de mon verre a fini dans le lavabo. À la place de la distillerie, je classerais ça dans la catégorie « expérience manquée à ne plus recommencer! ». Nez : Parfum sucré et boisé rappelant un peu un bourbon… Ou en tout cas, rien qui me ferait dire « tiens, de l’avoine! » Bouche : Métal, une petite touche de petits fruits, du bois brûlé. Le tout porté par une drôle de texture en bouche. Finale : Assez longue, marquée par le bois brûlé.

AnCnoc 35 ans Limited edition 2nd Release – Bottle 463

41% alc./vol.
Bottle 463 of 670. Établie en 1894, la distillerie Knockdhu est située toute proche de la colline « Knock Hill », d’où provient l’eau utilisée pour la production de son whisky. Plus connue par les locaux sous son nom gaélique « anCnoc », cette colline a donné son nom au single malt produit dans cette distillerie afin d’éviter la confusion avec les distilleries voisine commençant aussi par « Knock ». Utilisant une variété de fûts différents – des butts et hogshead en chêne espagnol, et des barrels et hogshead en chêne américain – le style de whisky produit est léger mais complexe. Cet embouteillage, 2ème Release de la version 35 ans, est vieillie intégralement en fût de Bourbon.

André 90%
Un whisky d’été sur le bord du lac ou de la piscine, ou le spa. Les pommes vertes bien mûres, salade d’agrumes, zeste de citron, oranges, vanille crémeuse et miel chaud. La bouche s’ouvre sur la tarte au citron, la compote de pommes, les poires, la crème fouettée, les fruits tropicaux, puis les épices prennent place rapidement avec des notes de poivre et de cannelle ainsi qu’une touche de bois de chêne sec. La texture est huileuse mais aussi aérée, les saveurs sont un travail de nuances et non de contrastes, tout est en délicatesse jusqu’à l’apparition des épices. La finale est moyenne en longueur mais persistante sur les saveurs qui sont définies. Les fruits rouges deviennent aussi un peu plus évidents et s’amalgament à la salade de fruits tropicaux et aux cosses de pommes nappées de miel et de vanille. Belle présentation dans le style du 12 ans d’âge mais avec plus de complexité. Du bon jus comme on dit.

Patrick 89%
Un superbe whisky, avec une superbe profondeur, une superbe complexité et une superbe balance. Mais je préfère le 12 ans! Nez : Parfum légèrement maritime, pommes vertes et miel. Appétissant! Bouche : Beau sel savoureux, bois épicé, un peu de fumée et une touche de miel. Finale : D’une belle longueur, et marquée par la fumée.

West Cork Glengarriff Series Peat Charred Cask

43% alc./vol.
Distillé entièrement en Pot Stills, ce single malt de la distillerie West Cork, de la série Glengarriff a vieilli dans des futs ayant contenu du whisky tourbé.

André 89%
Poudre des bonbons cigarettes Popaye, anis et accents organiques, tourbe terreuse, herbe verte, fruits séchés, poires. La présentation est singulière et la tourbe est unique dans le style. La bouche est plus soutenue; poivrée et épicée, mélange de poires et d’herbe, tourbe lointaine, chocolat noir, gâteau aux épices, oranges sanguines, cannelle, clou de girofle. Ce whisky déstabilise de par ses saveurs uniques et sa présentation singulière. La finale est fruitée, poivrée et épicée avec un backwiff de camphre médicinal. J’adore, des éditions telles que celle-ci redorent le blason des Irish Whiskies.

Old Forester Statesman 95 Proof

47.5% alc./vol.
En raison de la sortie au cinéma de la suite du film « Kingsman The Secret Service » (sortie en 2014), Brown Forman annonce la création et le placement de son whisky « Old Forester Statesman » dans le film « Kingsman The Golden Circle » (sortie en septembre 2017). Dans ce film, les héros font face à un nouveau défi lorsque leur quartier général est détruit. Leur aventure se déroule pendant la prohibition et les conduira à la découverte d’une organisation d’espionnage appelée « Statesman » basée à Louisville dans le Kentucky (Etats-Unis). Ce bourbon est composé de 72% de maïs, 18% de seigle et de 10% d’orge.

André 90%
Clou de girofle, cannelle, poivre, rye épicé, réglisse rouge, pomme, cerises et chocolat noir, vieille couverture de livre en cuir. Le nez, tout comme la bouche est relevée et épicée, traditionnel dans le style; cannelle, clou de girofle, réglisse, rye, pelure de pomme, oranges. La texture générale est douce et moelleuse, merci à la grande proportion de maïs. Beaucoup de poivre et d’épices en finale, grosse réglisse fraiche, cerises. À 80$ la bouteille (LCBO), c’est un peu cher avouons-le, mais il en vaut tous les dollars déboursés. Un superbe bourbon fidèle au style mais avec un brin de singularité.