Two Brewers Yukon Single Malt – Release 21 – Classic

46% alc./vol.

André 87%
Ananas, miel et poudre des gommes Bazooka, melon au miel, mangues, oranges. Frais et alléchant. La bouche est sucrée et légèrement épicée, passablement de saveurs de céréales mielleuses nappées de salade de fruits tropicaux et de crème à la vanille. La texture est onctueuse et les saveurs douces. Finale un peu courte, minérale, parsemée de fruits à chair et de sucre résiduel. Une palette aromatique un peu plus limitée et une courte finale l’auront amputé de quelques points.

Patrick 89%
Un classique dans tous les sens du terme. Un whisky d’été parfait. Nez: Du miel, du cantaloup, de la mangue et de la vanille. Bouche: Des fruits tropicaux, de la vanille crémeuse, un peu de poivre et du beau chêne. Finale: D’une belle longueur, boisée et poivrée.

Martin 89%
Nez: Miel, cantaloup et eau de rose. Gomme balloune, oranges et touche de vanille boisée. Léger vent poivré à l’horizon. Bouche: Herbe fraîche, fleurs et gomme balloune. Épices, bois et fruit tropicaux. C’est en effet un beau voyage. Finale: Longue et chaude, comme bien de ses prédécesseurs, sur de belles notes de chêne, de fleurs blanches, de poivre rose et de vanille crémeuse. Touche de fumée de tourbe à la toute fin, belle surprise! Équilibre: Bien que l’éventail de saveurs soit plus restreint que d’autres éditions, on reste en solide terrain connu pour Two Brewers, et je ne m’en plains pas.

Two Brewers Yukon Single Malt – Release 20 – Innovative

40% alc./vol.
Ex-Maple Syrup Barrels, Édition limitée de 1055 bouteilles.

André 90%
Les fruits goulus habituels de la distillerie accompagnés de la typique poudre des gommes Juicy Fruits. Bananes, ananas, oranges et fruits tropicaux, alléchant au max. En respirant, de belles grosses notes d’épices apparaissent progressivement, la cannelle principalement. On a maintenant aussi des saveurs de bananes jujubes jaunes chimiques. La texture est divine, ronde et chaleureuse. J’ai maintenant des notes de fruits rouges, de cannelle et de sucre caramélisés en bouche. Le côté de jujubes sucrées est pratiquement disparu. Fruits tropicaux, réglisse rouge, pommes caramel, sucre caramélisé, sirop d’érable. Andrew du Kensington Wine and Market disait Root Beer et effectivement on a bien ça aussi. Finale de fruits rouges et de cannelle ainsi qu’une bonne dose de sucre naturel. L’amalgame de saveurs est définitivement unique et nous sort de notre zone de confort. Pour certain, ce whisky sera probablement un peu trop dénaturé mais si vous voulez du nouveau et de l’unique, vous savez quoi mettre dans votre panier.

Patrick 79%
Je ne suis pas fan de ce type de whisky sucré, mais celui-ci est tout de même agréable à petite dose. Par contre, une « bonne » gorgée me rappelle rapidement que ce n’est pas du tout mon genre. Au point que j’ai vidé le fond de mon verre dans l’évier. Nez: Parfum de bananes, ananas et autres fruits tropicaux Le tout vient avec de l’orge et un peu d’herbes séchées. Bouche: Un whisky très sucré, avec une bonne dose de sirop d’érable, un peu de chêne, des cerises couvertes de sucre blanc. Finale: D’une belle longueur, chaleureuse, épicée et sucrée.

Martin 90%
Nez: La bubblegum traditionnelle de la distillerie se cache derrière d’autres arômes ici, du moins au début. Fruits tropicaux et herbe séchée, touche d’orge. On nous parle de fûts de sirop d’érable, mais au nez ils sont difficiles à pogner. Bouche: Incroyable texture, explosion de sirop d’érable et de fruits rouges! Caramel, gomme balloune et cerise douce. Chêne et à peine de poivre noir. Cannelle pour enrober le reste. Finale: Longue et douce, sucrée à souhait, on a peine à croire qu’on est à 40% d’alcool, on dirait presque une liqueur. Équilibre: Le nez ne m’inspirait guère, mais le reste de l’expérience a su admirablement se racheter. Typiquement canadien comme trip!

Two Brewers Yukon Single Malt – Release 19 – Peated

46% alc./vol.
Assemblage de 4 batch différentes : 27% de 7 ans, 35% de 9 ans, 38% de 10 ans. Édition limitée de 1050 bouteilles.

André 92%
Tourbe terreuse prononcée, camphre, crème à la vanille, fruits tropicaux, poires, ananas et jus de citron pressé, sucre des gommes Bazooka, céréales séchées enrobées de miel. La tourbe est bien intégrée, très présente mais qui ne monopolise pas la bouche aussi. Belle rondeur et aspect huileux. Tourbe de terre mouillée, céréales fumées séchées, miel, vanille, ananas et poires, pommes rouges, pincée de poivre. Finale sur l’ananas flambé sur un feu de plage fait de mottes de tourbe. Sérieusement hallucinant comme release. Il faut définitivement que j’aille au Yukon pour la randonnée mais aussi le whisky. WOW!

Patrick 85%
Encore un superbe whisky de Two Brewers qui savent être juste assez originaux pour que ça soit le fun pour tout le monde! Ca semble toutefois encore un peu jeune pour obtenir un plus gros score. Nez: Fumée de tourbe qui devait contenir pas mal de terre! Après quelques secondes, je détecte un arôme de créosote, du poivre et du paprika. Bouche: Toujours la fumée de tourbe terreuse, avec une belle petite pincée de chêne brûlé et épicé, des fruits tropicaux, du miel et du vin bacon bien graisseux! Finale: D’une longueur moyenne, fumée et épicée.

Martin 91%
Nez: Terre humide, vanille et bacon fumé. La tourbe est très végétale, tout en gardant l’échine de gomme balloune du fabricant. J’ai l’impression d’être devant mon BBQ. Chêne fumé, poivre et paprika. Bouche: Fruits tropicaux, miel et sucre brun. Poivre et cannelle, pour ensuite bien goûter la tourbe telle qu’on la connaît. Finale: La tourbe et la fumée perdurent, avec poivre, bois et orge. Pointes d’herbe et de sucre brun. Bacon! Équilibre: Le tout est en subtilité, tous les éléments sont intégrés avec une finesse qu’on ne voit pas souvent, du moins dans les distilleries artisanales. J’adore.

Jack Wieber’s Classic of Islay #3

55.7% alc./vol.
Embouteillé en 2018 – Cask Nos. 1802 – Selon des sources généralement bien informées, il s’agirait d’un Lagavulin semblable aux « Distillers Editions », mais en version cask strength.

André 88%
Vieux fût de sherry poussiéreux, embruns maritimes, cendre refroidie, viande fumée sauce BBQ, fumée de bois de cerisier, ananas, fruits de mer, médicinal. Bouche; cerises terreuses, tourbe animale genre fourrure mouillée, xérès poussiéreux mêlée de chocolat noir, sel de mer, fruits de mer sur le feu de camp. À l’aération, de grosses notes de caramel apparaissent et les notes animales tendent à disparaitre progressivement sans amputer l’aspect phénolique de la tourbe. J’ai aussi des notes de citron et d’oranges qui prennent place et s’entremêlent aux saveurs de fruits rouges séchés et poivrés. Superbe texture grasse et bien enrobante. Douce finale, la sensation médicinale et phénolique s’est adoucie, le sherry est plus plat et laisse même la place èa des saveurs d’agrumes, de caramel et de cassonade.

Patrick 95%
Lorsqu’on m’a vendu cette bouteille comme étant « fort probablement » un Lagavulin Distillers Edition Cask Strength, j’avais de gros doutes, surtout qu’il s’agit de l’un de mes whiskys favoris. Mais oui, j’en mettrais ma main au feu, c’est bel et bien ce que ça goûte. De plus, l’étiquette n’est pas la seule chose à sembler provenir d’une époque révolue, le prix, fort raisonnable, aussi! Nez : La fumée de tourbe et les arômes d’un beau xérès sucré se chicanent pour être à l’avant-scène. Le parfum me fait penser à un Lagavulin « Distillers Edition » sur les stéroïdes. Bref, c’est rudement alléchant. Bouche : Superbe fumée de tourbe adoucie par le fruité et le sucré d’un délicieux xérès, et complété par de belles notes salées. Finale : D’une superbe longueur, fumée, fruitée et salée.

Martin 92%
Nez: Tourbe verte bardée d’un vent de vin fortifié, de vanille et d’air salin. Fruits, agrumes et crème viennent compléter le tableau. Bouche: Fruits sucrés, tourbe bien affirmée, épices dominantes sur la fin. Citron, pierre et vent du nord. On aime bien. Le taux d’alcool est moins agressif que je ne l’aurais cru. Finale: Longue et chaude. Tourbe bien présente, xérès goulu, chêne bien gorgé. Cannelle et poivre. Fleur de sel. Équilibre: Un bon Islay bien ficelé. Je ne sais pas d’où ça vient, mais je suis bien prêt à croire en la théorie d’un Lagavulin Cask Strength oublié…

Finlaggan Cask Strength

58% alc./vol.
Selon des sources généralement bien informées, il s’agirait d’un Caol Ila, version cask strength

André 87%
Cendre citronnée, lampe à huile, camphre, bacon cuit sur un peu de plage au déjeuner, sel de mer, peppermint, pitch à toiture. La bouche est franche, aiguisée par l’alcool, cendreuse, salée et camphrée, notes de citron et de vanille, bois verdâtre, motte de terre parsemée d’herbe, poivre broyé. Selle de cuir tout juste enlevée du cheval qui vient de traverser une plage des Iles Hébrides, fumée de feu de camp mélangé de mottes de tourbe terreuse, bonbons peppermint. Ce qui déçoit c’est la structure et la texture qui s’époumone rapidement, c’est dommage car l’amalgame des saveurs est intéressant. Finale pointue et sucrée aussi, cendreuse, un brin huileux, tourbe citronnée et camphrée, menthe poivrée, eucalyptus, chlorophylle.

Patrick 92%
De la fumée de tourbe portée par une belle texture huileuse comme ça, et le tout à un prix aussi raisonnable, oui j’en veux! Tout ce que je recherche dans un dram d’Islay s’y retrouve. Nez : De délicieuses volutes de fumée de tourbe et de bacon gras s’échappent joyeusement de mon verre. Le tout accompagné de bois, de céréales, de vanille et d’une touche fruitée très discrète. En fait, à part la fumée, pas mal tout est discret. Bouche : De la belle fumée huileuse et savoureuse, du sel, du bois brûlé, voire carbonisé, du cuir, une bonne dose d’épices (en particulier du poivre), et une discrète touche sucrée. Finale : D’une longueur moyenne, fumée et salée.

Martin 91%
Nez: Bien sûr, tourbe et herbe nous partent le bal. Vanille et fruits, malt grillé et crème. On est loin de se douter ici qu’on approche les 60% d’alcool. Bouche: Tourbe huileuse et grasse, à la Ardbeg ou Caol Ila. Épices et citron en puissance. Sel marin et cuir, chêne et tartinade choco-noisettes. Finale: Bien épicée et boisée, bien chaude et longue, elle nous livre des notes supplémentaires de cacao, de vin chaud, de fruits et bien sûr de tourbe bien grasse. Équilibre: Un excellent dram d’Islay, des saveurs franches, un taux d’alcool explosif, un prix raisonnable, difficile de demander plus…

Method and Madness Single Grain

46% alc./vol.
Matured in Bourbon Barrels, finished Virgin Spanish Oak Casks. Method and Madness est une microdistillerie d’expérimentation sise au sein de la distillerie Midleton.

André 81%
Les single grain whiskies sont des bêtes de course complètement à part qui ne peuvent se comparer avec les single malts. Je les trouve généralement plus rectiligne et sur une palette aromatique plus fermée, mais qui se prêtent bien au jeu des cask finish ou cask matured lorsque c’est le cas. Céréales Sugar Crisp, vanille, caramel brûlé et céréales séchées, raisins secs et framboises, aiguise à crayon remplie de rognures de bois, soupçon d’oranges. La bouche est plus monolithique, mélange de céréales et de bois séché et toasted, mélange de fruits séchés (oranges, cerises et raisins), miel, vanille. La neutralité des céréales laisse passablement de place aux épices également, le clou de girofle, cannelle et le poivre, cassonade, banane flambée. Texture liquide et un peu froide. Finale épicée et astringente, sur les céréales séchées nappées de miel.

Patrick 85%
Un très bon whiskey de grain, où les différents types de chêne prennent toute la place qui leur revient. Quand tu feel pour un whiskey tranquille, mais qui mérite tout de même votre attention. Nez : Arôme typique d’un whiskey de grain, avec du bois frais, des pétales de rose et de la vanille. Bouche : Du délicieux grain, du chêne, un peu de raisin, de la rose, quelques épices et de la vanille. Finale : D’une longueur moyenne, crémeuse et boisée.

Martin 87%
Nez: Sucré et fruité, quoiqu’on dirait qu’un vent salin essaie de s’immiscer dans le portrait. Vanille et fleurs, gâteau et levure alimentaire. Chêne frais et touche de céréale. Bouche: Fruits rouges, gâteau reine Elisabeth, vanille et caramel, touche d’épices. Texture un peu fade, mais qui offre une belle douceur. Finale: Une belle finale en douceur qui s’étire calmement sur des accents de poivre, de grain et de vanille fruitée. Une toute petite pointe d’acétone vers la fin vient confirmer à quel type de whiskey on a affaire ici. Équilibre: Un Irish Single Grain remarquable. Sans fracasser de records, ce grain whisky parvient presque, je dis bien presque, la finale ayant dévoilé le pot-aux-roses, à me faire le confondre avec un single pot still. Chapeau!

Tamdhu 15 ans

46% alc./vol.
Maturation en Oloroso sherry cask, édition de 24000 bouteilles.

André 84%
Sherry un peu à saveur de viande de bois style Mortlach, caramel, petits fruits sauvages, cerises noires, chocolat noir, gâteau aux fruits du temps des fêtes, confiture d’oranges, une touche de cannelle épicé. La bouche est évasive, sur les notes de sherry un peu poudreux s’arrondissant progressivement. Raisins, figues, cerises, oranges, fruits sauvages, chocolat et caramel, café noir, cannelle, poivre broyé. Je suis ambigu sur la comparaison entre un Mortlach ou un Glendronach mais la lignée est sur le sherry intense un peu vieillot. Belle sensation texturale avec une finale poivrée et épicée mais une pérennité un peu courte. Finale de bois brûlé et de cuir huilé, sur la pâte de fruits et les raisins secs.

Patrick 83%
Mes attentes envers ce scotch étaient élevées, très élevées, trop élevées, je l’admets. J’ai adoré les autres récentes éditions de cette distillerie grâce à la maîtrise impeccable du vieillissement en fûts de xérès, mais ici, on semble avoir essayé d’en faire un peu trop. Bref, c’est intense, c’est bon, mais ce n’est pas le chef d’œuvre que j’espérais. Nez : xérès marqué par des fruits mûrs, très mûrs, trop mûrs. Et un peu d’orge et de bois, mais pas trop, pas assez. Bouche : Du gros xérès puissant et des fruits « très trop » mûrs, un peu de bois épicé, de chocolat noir et quelques gouttes de vanille. Finale : « Très trop » longue, le bois brûlé trempé dans les fruits « très trop » mûrs nous poursuivant « très trop » longtemps.

Martin 88%
Nez: Beau bois sec pour commencer, suivi de notes de fruits des champs, de malt et de caramel. Raisins secs et xérès. Bouche: Retour des raisins, chocolat au lait, cerises et framboises. Chêne, vanille et caramel. Écorce d’orange et petit cuir épicé. On touche toutes les bonnes notes d’un nice sherry cask. Finale: Pas longue à couper le souffle, mais fait une belle job au niveau de la diversité des saveurs. On touche à plusieurs dimensions. Équilibre: Sans me scier les jambes, c’est un superbe dram pour ficeler la fin du souper.

Douglas Laing Scallywag 10 ans

46% alc./vol.
Certains disent que ce Scallywag 10 ans est en fait âgé de 70 ans, et si vous comptez en âge canin c’est le cas. Cet embouteillage sort à l’occasion des 70 ans de la Maison Douglas Laing fondée par Fred Douglas Laing en 1948. Ce blended malt est le fruit d’une combinaison parfaite entre plusieurs Single Malt du Speyside vieillis en fut d’Olorosso et de Pedro Ximénez. Ce whisky rend hommage à la longue lignée de Fox-Terriers qui accompagne la famille Douglas Laing depuis tant d’années. Production limitée de 4.500 bouteilles.

André 87%
Fruits rouges divers, pommes, cerises, prunes, gâteau forêt noire avec coulis de cerises, chocolat noir et grains de café moulus. À l’aération, le sherry devient de plus en plus important. En bouche, la texture est ronde et sucrée, appétissante à souhait, poivrée et gorgée de sucre de fruits. Prunes séchées, cerises, bleuts, raisins mauves, une touche de cannelle et de poivre, mélange de cappucino glacé et de chocolat noir amer, vanille et cassonade. Le sherry a un léger aspect austère et sérieux. Finale de fruits rouges poivrés, de cassonade et de chocolat noir. Une belle simplicité avec de la complexité bien cachée.

Patrick 93%
Oh que c’est bon! Un superbe blend qui a profité d’une maturation exceptionnelle en fûts de xérès. Un rapport qualité prix excellent, je recommande sans hésiter. Nez : Un superbe xérès riche et onctueux, avec des oranges, du chocolat noir sucré, des fruits mûrs et quelques épices. Bouche : Wow, du xérès rempli de fruits mûrs, d’orange, de chocolat noir, de bois, d’épices et de sucre. Finale : D’une belle longueur, marquée par le xérès et le bois brûlé.

Martin 90.5%
Nez: La chaleur du xérès vient nous chercher ici. On sait tout de suite qu’on a affaire à un gros joueur. Chocolat noir, zeste d’orange, fruits des champs et chêne gorgé de xérès épicé. Irrésistible et accablant à la fois. Bouche: Raisins rouges, raisins secs, marmelade à l’orange, cannelle et muscade, bois et fruits rouges. Touche de tabac aromatisé. Caramel. Finale: On demeure dans une longue finale qui étire les notes du reste de l’expérience sur une belle ligne droite. Équilibre: On se retourne et on reflète sur la dégustation et, bien que c’est un blend délectable, j’ai l’impression qu’on se la joue safe au niveau de la diversité des saveurs. En venant jouer dans la céréale, le cuir ou la fumée, je crois qu’on aurait pu scorer mieux. Mais il ne faut pas trop lever le nez, ça reste un superbe produit.

Glenlivet Nàdurra Oloroso • Batch OL0117

60.3% alc./vol.

André 84%
Habitué aux embouteillages de cette série, je m’attendais à un nez beaucoup plus rond même si boosté d’alcool. Celui-ci est plutôt relativement franc et dégage des flaveurs de cannelle et de gingembre assez pointues. L’Influence du fût de sherry est tout de même évidente; cerises, framboises, prunes, chocolat noir et oranges. Avec un peu d’aération, notes de bois calciné. Il y a quelque chose qui m’accroche dans le nez que je n’arrive pas à identifier. Belle rondeur en bouche, on tombe rapidement sur les saveurs de raisins secs et de prunes, la pâte de fruits puis des oranges, des cerises et du gâteau aux fruits nappé d’un coulis de chocolat noir amer. Sensation terreuse et de chais humide, bois brûlé. La bouche confirme la cannelle et le gingembre. Aux gorgées subséquentes, le bois sec est très ressenti, je trouve l’accord avec les saveurs de fruits très discutable. Finale sèche et très épicée, très (trop) influencée par le bois de chêne aussi.

Martin 86%
Nez: Sherry astringent, cuir et sirop pour la toux. Cerises confites, chêne et gingembre. Chocolat noir, oranges et terre humide après une nuit pluvieuse. Tout qu’un cocktail! Bouche: Orge et touche de tourbe mielleuse et de cuir. Les tannins du fût de xérès sont au rendez-vous, et étonnamment le taux d’alcool ne nous éjecte pas par la fenêtre. Bois brûlé, terre mouillée et compote de framboises. Finale: Longue et chaude, avec un paquet de notes agréables tirées de son fût. Équilibre: J’adore l’audace de Glenlivet pour cette série d’embouteillages. Même si ce n’est pas dans le mille à tous les coups, ca change du quotidien.

Single Malts of Scotland Ben Nevis 22 ans

53.4% alc./vol.
Distilled 21/10/1996, Bottled 05/05/2019, Ex-Sherry Butt #1659, 440 bottles

André 91%
Un sherry cask puissant qui oscille entre les Glendronach Single Cask et certains Abelrour Abunadh. Sherry pompeux et austère, gâteau aux fruits baignant dans son jus, bois de chêne sec, un brin de cannelle, aspect vieillot, moue de café, raisins secs, caramel légèrement brûlé. En bouche c’est juste WOW. Texture grasse et intense, le sherry directement injecté dans les veines. Grosses notes de raisins secs et de xérès vieillot, tarte aux pommes et raisins, café expresso et chocolat noir, cerises noires, cannelle, prunes et figues. Très intense, condensé et compact. Malgré l’aspect vieillot, le sherry n’est pas envahi par des notes tanniques et terreuse mais a réussi à demeurer frais et authentique. Finale ou les oranges se dévoilent avec des notes aguicheuses de sherry épicées, un nuage de cannelle et de poivre et de gros fruits séchés (cerises, pommes, prunes, dates). Un beau tour de force d’avoir réussi à nuacer un whisky si intense. Une envolée de xérès épique mais hyper bien contrôlée. Bondage sherry.

Patrick 91%
Un whisky délicieux, intense, chaleureux et riche. Yep. Si vous n’aimez pas ça, vous n’aimez pas le scotch. Nez : Parfum de xérès intense et sucré, avec une pincée de café et du caramel. Bouche : Du beau xérès riche et chaleureux, du bois brûlé, un peu de caramel salé et toujours la pincée de café. Finale : D’une belle longueur, avec une touche de fumée de tourbe, du caramel salé et surtout du beau xérès.

Martin 90%
Nez: Une belle intensité qui nous ouvre les bras dès le départ. Fruits rouges, raisins secs, caramel et épices. Cerises noires et cacao. J’ai presque l’impression d’avoir affaire à un A’bunadh… Bouche: Caramel, miel, cuir et raisins. Épices endiablées du taux d’alcool. Très puissant sur les notes de sherry cask habituelles. Chose plutôt rare pour un malt de Ben Nevis. Fruits, bois brûlé et dattes. La texture est certainement au rendez-vous. Finale: Bien poivrée, longue et chaude. Accents de vin chaud, de raisins, de cuirette et de poussière. Équilibre: Un excellent scotch, avec des saveurs et un degré d’alcool si intenses qu’on peine à croire son âge.