Virginia Black

40% alc./vol.
Decadent American Whiskey

André 79%
Un autre whisky au marketing opportuniste et qui ne livre pas vraiment la merchandise. Nez dilué dans le caramel et le sirop d’érable, quelques fruits rouges presque effacés, fût carbonisé, vanille, cerises noires, poivre. Très straight forward et anodin dans l’approche. La bouche est anonyme et sans attrait; fruits rouges et cerises, cannelle, réglisse noire, noyé dans le caramel. La finale est expéditive et conventionnelle, saveurs prévisibles et expérience lassante. Il restait plus d’originalité quand leur tour est venu..

Patrick 88%
Un très bon whisky avec une savoureuse touche originale. Comme quoi qu’il n’y a moyen de faire du bon whisky américain en dehors des étiquettes traditionnelles de « bourbon », « rye » ou « single malt ». Nez : Parfum unique, avec des cerises, de la vanille et du charbon de bois. En fait, cette description peut faire penser à celle d’un bourbon, mais il s’agit d’un whisky complètement différent… Peut être à cause des notes de sève de bois que je n’ai pas mentionné! Bouche : Caramel épicé et sucré, réglisse rouge, sucre brûlant, sève de bois sirupeuse et touche d’herbe. Finale : Caramel et charbon de bois. D’une belle longueur.

Martin 86%
Nez: Particulier pour un whisky américain, avec des notes de cerise noire, de chêne et de vanille. On y perçoit aussi une vague de rye et de charbon. Bouche: Vanille et caramel, épices tout en douceur. Bois et charbon, fruits rouges. Très sucré ou trop sucré? Finale: Belle longueur et intensité juste. Caramel brûlé, bois, épices et encore charbon. Équilibre: Bravo. Avec la déception qui accompagnait le hype du Haig Club de Beckham, je dois dire que mes attentes étaient bien basses envers le whisky de Drake. Je m’incline devant la qualité relative de cette bouteille.

High West Double Rye – Batch 16FO8

46% alc./vol.

André 88%
La puissance du rye et de la réglisse rouge poivrée. Bouche puissante, le rye, clou de girofle, le gingembre, la couleur rouge, poignée de réglisses rouges, grains de poivre concassé, cerises Cherry Blossom, chocolat noir et caramel, pomme rouge cireuse. Finale poivrée, puissante et longue, très représentative du style. Un bon rye qui ne réinvente pas le style mais de conception juste et plaisant à siroter.

Patrick 80%
Presque. Mais pas tout à fait. Bug au niveau de la distillation, ou whisky trop jeune ? Tout de même bon, mais a le potentiel d’être vraiment mieux. Nez : Surprenant nez sucré et fruité, où les notes typiques du seigle sont plutôt discrètes. Bouche : Ici par conter, on retrouve une belle tonne d’épices, du chêne brûlé, de la cassonade du clou de girofle et quelques fruits subtils. Par contre, j’y trouve aussi une note métallique qui, quoique discrète, fait dérailler l’ensemble du train. Finale : D’une belle longueur et très épicée.

Wild Turkey 17 ans – Master’s Keep – Batch #1

43.4% alc./vol.

Patrick 93%
Un grand bourbon. Dans le genre, si t’aime pas ça, oublie ça, t’aimeras jamais le bourbon. Nez : Riche, complexe, dans le genre, complexe. Céréales, fruits, bois, épices, tout y est, et avec une balance incroyable. Bouche : Épices, bois, vanille et un panier de fruits au complet! Impressionnant! Chaleureux, intense et surtout, savoureux. Finale : Longue, boisée, épicée, mais le tout avec une subtile note de fruits.

Westland American Single Malt Whiskey

46% alc./vol.

André 84%
Nez aromatique et parfumé, très rond, épicé, vanillé et chocolaté, céréales chauffées. Superbe nez, défini mais avec un éventail de saveurs varié! La bouche est plus franche et tranchée, passablement d’épices et d’influences du fût de chêne malgré les notes de caramel, d’amandes et de fruits séchés (cerises noires). Finale un peu trop courte sur le chocolat noir, le café et le caramel légèrement brûlé. Rétro-olfaction poivrée. Une belle expression provenant d’une des distilleries les plus innovatrices sur le marché.

Patrick 84%
Un bon whiskey savoureux avec une touché d’originalité. Toutefois, comme c’est souvent le cas des produits de micro-distilleries, j’aurais aimé qu’il soit vieillit quelques années de plus. Nez : Succulent parfum rappelant presque un bourbon par ses notes boisées, sucrées et vanillées, le tout avec une belle touche de céréales. Bouche : Bois sucré et brûlé, épices, feuilles vertes, café noir et quelques fruits séchés. Finale : Un peu courte, boisée et épicée.

Benjamin Prichard’s Tennessee Malt Whiskey

40% alc./vol.

André 68%
Ouch… le bois neuf que l’on retrouve dans les virgin oak single malts, je déteste cette saveur… avec le côté agricole (pas dans le bon sens) des céréales, beaucoup de vanille et d’épices mais pas de fruits rouges typiques du style. La bouche est diluée, saveurs rebutantes, le charcoal avec quelques fruits timides et anonymes, quelques nuances d’épices (poivre noir et cannelle) et une bonne finale et rétro-olfaction de chocolat noir. Sérieux, on me donnerait la bouteille que je la jetterais dans l’évier, j’éviterais de le mélanger à du Coca-Cola afin de ne pas le gâcher, j’éviterais de le donner en cadeau ou juste pour m’en débarrasser, ce whisky est une honte aux whiskies du Tennessee. J’ai jeté le reste de mon verre dans l’évier et j’ai eu une pensée pour les quelques poissons restants dans le fleuve St-Laurent. Shame!

Patrick 58%
Fail. Mauvais fût, mauvais alambic, mauvaises céréales, mauvaise eau ou mauvais distillateur? Ou l’ensemble de ces raisons? Un autre fail va à l’équipe de management qui a décidé de laisser aller ce produit à la vente. Nez : Sent mauvais, genre une ferme laitière pas propre. Un peu de bois et de vanille réussissent à percer au travers de tout ça. Bouche : Chêne épicé, vanille et toujours le petit fond d’étable pas propre. Finale : D’une longueur moyenne, marquée par le bois et l’étable pleine de purin.

Martin 73%
Nez: Orge sucrée, vanille, chêne, menthe poivrée et mélasse. Difficile à cerner, comme si ce whisky ne savait pas trop ce qu’il voulait être cette journée-là. Bouche: Bois épicé, orge, vanille et une petite poche un peu louche qui rappelle certains scotchs des Lowlands. Finale: Longue et amère, sur un fond métallique et sans grande personnalité. Équilibre: Parfois on retrouve de petits joyaux parmi les craft distilleries, ceci n’est pas une de ces occasions.

Cedar Ridge Single Malt Whiskey Batch #3

40% alc./vol.

Patrick 79%
Trop jeune, ce whiskey a définitivement besoin de quelques années de maturation supplémentaires. Littéralement 3 fois trop cher pour la qualité offerte. Nez : Parfum frais, végétal et légèrement fruité avec de subtiles notes de réglisse rouge. Bouche : Des fruits, du bois, de la sève et un petite touche métallique typique des whiskeys trop jeunes. Le tout est complété par une bonne dose d’épices. Finale : D’une belle longueur, épicée et métallique.

Westland Peated American Single Malt Whiskey

46% alc./vol.

André 90%
Si vous êtes un amateur de scotch single malt tourbé, ce whisky ne sera peut-être pas aussi punché que vous ne l’auriez espéré mais ne vous arrêtez pas à la première impression que vous livrera le nez avant de fixer votre idée. Au nez, fumée quand même discrète, feu de plage presque éteint, cannelle, céréales fumées. La texture en bouche est hallucinante, grasse et collante, belle tourbe pas trop accentuée, fruits secs, chocolat noir, pincée de poivre et quelques saveurs médicinales. Beaucoup de toffee et de caramel aussi. Texture juste wow… La finale est longue mais douce, la fumée s’évapore doucement, mais des épices plus prononcées de clou de girofle et de poivre.

Patrick 90%
Intense, original et savoureux. Exactement les saveurs que j’imaginais pour un single malt tourbé américain. On ne peut qu’aimer au moins un peu. Pour certains, ca sera toutefois à la folie ou à la folie! Nez : Wow! A mi-chemin entre la fumée de tourbe traditionnelle écossaise et les feux de camp de mon enfance. Le tout accompagné de suie et d’épices subtiles. Bouche : Succulente tourbe fumée, épicée et poivrée à souhait! Le tout avec de subtiles notes de cerises, café et chocolat noirs. Finale : Longue et marquée par le bois brûlé et le poivre.

Westland Sherry Wood American Single Malt Whiskey

46% alc./vol.

André 86.5%
Nez qui a de quoi déstabiliser n’importe lequel des dégustateurs, unique, singulier, très challengeant. Écorce de cerisiers fumés, réglisse rouge, caramel & toffee, chocolat noir, fruits séchés et cerises. Bouche ; équilibrée mais franche, beaucoup d’épices et de sherry, gingembre, oranges confites, pommes dans la tire de Beauce Carnaval, raisins secs. Finale ; longue, fruitée et épicée, texture onctueuse avec quelques notes de tannins tirés du sherry.

Patrick 84%
Un autre bon whiskey de Westland qui sera probablement excellent après quelques années supplémentaires de vieillissement. Nez : Sucre de petits bonbons rouges, avec du caramel, du chocolat et des cerises. Bref, très « dessert ». Bouche : Moins portée sur le sucre que le nez le laissait présager, mais tout de même intense sur la cerise. C’est toutefois les épices et le bois qui dominent. Finale : D’une belle longueur, très astringente, fruitée et épicée.

Four Roses Single Barrel 81-1D

50% alc./vol.

André 89.5%
Le pari des single cask est toujours risqué. Si vous y allez avec une distillerie que vous appréciez et connaissez, vous ne courrez pas grand-chose mais cela demeure tour de même une expérience à risque. Si vous avez la chance de voyager un tant soit peu (juste à côté en Ontario par exemple, just sayin’), vous pourrez mettre la main sur les excellents single barrel de Four Roses. Cela vous changera du soporifique embouteillage à 40% qui était encore disponible en SAQ voilà pas très longtemps. Cette distillerie livre la marchandise pour le prix demandé tout en pouvant se vanter d’avoir pu garder un peu de singularité dans le tsunami de bourbons sur le marché. Au nez, le whisky est soyeux, très fruité, le maïs de la fin d’été, la pomme rouge au caramel de Beauce Carnaval, le sirop d’érable, la cannelle riche. Toutes ces généreuses saveurs aideront à nicher le taux d’alcool de façon élégante et discrète. La bouche confirme le nez, le taux d’alcool titillera la langue qui nagera dans les saveurs sucrées et fruitées, le caramel soyeux, les cerises marasquin, les raisins secs, la pomme rouge, une trace d’épices aussi. L’alcool est finement perceptible mais la douceur générale des arômes arrondit passablement le whisky. Avec le temps, de pleines notes d’oranges émergent au-dessus de la mêlée. La finale s’entremêle avec les saveurs de la bouche et le whisky s’estompe lentement. Les saveurs de fruits, de rye et d’épices s’étiolent comme des flocons fondant sur la langue. Un whisky savoureux, à la complexité bien cachée. C’est ce qui en fait un Grand Whisky.

Patrick 88%
Un très bon bourbon, surtout si vous êtes amateurs de rye! Le dram parfait à offrir à quelqu’un qu’on aime bien. Genre, pour le Père Noël, oubliez le lait et les biscuits : Un bon verre de Four Roses Single Barrel et du saucisson feront vraiment son bonheur! Nez : Fruité (fruits rouges et pommes rouges bien sucrées) avec une belle cassonade épicée. Alléchant. Bouche : Toujours les fruits rouges, la pomme rouge sucrée et la cassonade épicée, mais avec aussi des raisins secs « Sun Maid » (ceux dans la petite boite rouge avec la madame un peu trop contente pour que ça ne soit pas louche) et une bonne dose d’épices qui démontrent une bonne proportion de seigle dans la recette. Finale : D’une belle longueur, s’étire sur les épices du seigle et un sucre discret.

Martin 90.5%
Nez: Distingué, maïs, vanille, colle à timbre-poste, compote de fruits rouges, tire et pommes. Un peu de cannelle et de sirop d’érable. Bouche: Tire-éponge, caramel, vanille et épices. Maïs et bois, rye et érable. Le taux d’alcool est peut-être élevé, mais il bonifie les saveurs. Finale: Longue et relevée, sur des saveurs boisées et épicées. Équilibre: Extrêmement solide comme bourbon, l’éternel hic étant la honte qu’on devrait éprouver en tant que peuple à cause de son indisponibilité en SAQ.

Jack Daniel’s 150th Anniversary – 43%

43% alc./vol.

André 85.5%
Fan de Jack, cette bouteille est pour vous, pour les autres, je vous recommande le single barrel à 20$ de plus, quoique… Belle signature de Jack Daniels avec l’avalanche de fruits rouges, de réglisse, un nez soyeux et duveteux, drapé de vagues de caramel sucré très agréable. La bouche est parcellée de notes de chocolat et d’oranges, que nuance de savoureuses notes de cannelle et de réglisse rouge, puis de caramel sucré. Vraiment savoureux et très approchable. On comprend rapidement pourquoi ce whisky est si apprécié de par les amateurs. Une fois les saveurs s’estompant en bouche, les épices s’élancent avec plus de force. On ressent aussi avec plus d’évidence le 3% d’alcool supplémentaires. La finale quant à elle est hyper douce, avec quelques nuées d’épices et des saveurs tirées du fût de chêne. Pour 3$ de plus, vous avec 3% plus de degré alcoolique, pour 20$ de plus environ 4-5%. Dans tous les cas, l’épine dorsale de Jack Daniels est présente, dans tous les cas vous ferez un achat agréable. Pour les novices, l’édition de base est un choix logique, cette édition à 43% offrira aussi une belle variante pour les fans. Mais personnellement, je crois que les trippeux de whisky mériteront d’allonger un 20$ supplémentaire et de se payer le pot-luck des single barrel à 50%, juste ‘’parce que vous le méritez bien’’(sic).

Patrick 87%
Un beau cadeau à un prix raisonnable pour les fans de Jack. A ce prix-là, je vais aller m’en chercher une autre bouteille! Alerte aux collectionneurs! Plus intense et plus « bourbon » que le Jack « ordinaire ». Nez : Beau parfum fruité avec de la réglisse rouge, du caramel, du chocolat et des oranges. Notes de bois brûlé. Appétissant. Bouche : Bois brûlé, épices, touches de fruits (dont la cerise), fumée, toasts brûlées et réglisse noire. Finale : D’une belle longueur, marquée par le bois brûlé et les cerises.

Martin 86.5%
Nez: Pas de doute, c’est du Jack, mais avec un beau côté un peu plus panaché.Caramel, bois, charbon et fruits. Bouche: Réglisse rouge en puissance, vanille et chêne, caramel et épices. Cannelle. Doux et savoureux. Finale: Longue et sucrée, soyeuse et racée. Notes langoureuses de vanille, de bois et de fruits des champs. Équilibre: Impressionnant! Ça reste un Jack Daniel’s au niveau du caractère, mais ici on a mis de côté l’agressivité pour faire place au raffinement.