Glenfiddich 37 ans 1975 Cask Sample

48.1% alc./vol.
Fût #20148, bouteille 159 de 200.

André 92%
Pommes vertes et fruits rouges diffuse. Le sherry est très discret, presque effacé, les cerises marasquin feutrées et saveurs vanillées un peu crémeuses. Bois de chêne épicé. Incroyablement doux et soyeux en bouche; me rappelle les barres de chocolat au lait et la vanille fraiche nappant les pommes vertes coupées en quartier. J’avais peur que le fût noies les saveurs du whisky mais ce n’est pas du tout le cas. Belle évolution des épices, la salade de fruits, mélange de miel et de vanille et la pomme verte. La finale est douce, incroyablement soyeuse, mais constante et de longueur appréciable.

Gordon & MacPhail Mortlach 21 ans

43% alc./vol.

André 84%
Nez plus délicat et efface que l’édition 15 ans, le sherry est beaucoup plus discret et s’approche plus de la pomme que du sherry lui-même. Belle touche surprenante de menthe verte qui s’accompagne de vanille, de noix de coco et de fruits secs éventés dans leur emballage. En bouche, la menthe est plus volage et le sherry prend une tournure plus boisée mais sans être omniprésent. Délicieuses saveurs d’oranges confites avec une montée en crescendo d’épices qui donneront le ton à la finale, bon rythme épicé, les fruits rouges qui dansent dans les bras du sherry un peu vieillot et boisé. Agréable mais a perdu la vivacité du 15 ans.

Tormore 14 ans

43% alc./vol.

André 82%
Toffee et vanille, tartelette au citron avec sauce aux fruits rouges, amandes concassées. Le nez est attrayant et doux, une belle expérience sucrée. En bouche, le sherry est plus puissant, la pomme rouge, oranges, les fruits secs et une bonne dose de cannelle en toute finale de bouche. Le gingembre aussi apparait progressivement en finale de bouche en s’accompagnant d’autres épices. La finale est axée sur l’orange au départ, puis vaguelette d’épices et mousse à la vanille brûlée au chalumeau. Pour les amoureux de scotch fruité et sucré.

Glenfarclas Family Casks 1985

45.4% alc./vol.
Fût #2591, embouteillé 27/03/2014, 295 bouteilles.

André 85.5%
Le sherry puissant à la Glenfarclas, les fruits secs et les raisins sec, les noisettes boisées, touche d’oranges. Simplicité efficace. La bouche est puissante et douce à la fois, les fruits sont à l’honneur, sherry goulu mais les saveurs sont un peu trop linéaires même si parsemé d’une belle poignée d’épices et de prunes séchées. La finale est un peu courte et manque de panache et de vigueur et est un peu trop influencée par le fût de chêne pour mes goûts personnels. Dans la lignée Family Cask, loin d’être mon préféré mais cette édition respecte la ligne directrice de la distillerie.

Macallan Reflexion

43% alc./vol.

André 87.5%
Du hyper fruité solide… Fruité à souhait, Presque excessif, le sherry est puissant et d’une belle rondeur, sans être agressif ou trop austère. Beau mélange de chocolat noir et d’oranges, de toffee, de fruits séchés, raisins secs, prunes desséchées. On se demande si l’on a affaire à du whisky tellement celui-ci est dénaturé. À défaut d’avoir une palette aromatique étendue, on pourra miser sur l’intensité des saveurs… mais provenant d’une bouteille à 1500$, sans mention d’âge…?! Est-ce pardonnable? Donc en bouche; chocolat noir, touche orangée, fruits secs, pelures de raisins écrasées, prunes, raisins secs avec une touche astringente en finale de bouche. Finale fruitée, répétant le patchwork de saveurs livrée au nez et en bouche. Une fois le wow factor de la bouteille passé et que l’on s’attarde au liquide lui-même, et pour le prix déboursé, nous serions en droit de s’attendre à un feu d’artifice de saveurs. Nous avons plus droit à un fast track de saveurs définies et rectilignes. Bien que l’intensité des saveurs est contrôlée, on se lasse peut-être trop rapidement des saveurs somme toute facile et qui, avouons-le, manquent de variété. Un sherry monster de whisky presque dénaturé… mais bon, si vous avez les 1500$ de lousse… Afin de mettre ça en images, imaginez un méga babe bombshell avec un cul de la mort, qui une fois au lit, est une vraie roche.

Patrick 96%
Un whisky tout autant exceptionnel que son prix. Si vous en avez les moyens, n’hésitez pas, il saura vous combler, ainsi que tous les chanceux avec qui vous le partagerez. Nez : Parfum d’un vieux vin bien boisé, avec une touche d’oranges, de chocolat noir et d’épices subtiles. Bouche : Vin chaud et brûlant, agrumes, anis, chêne brûlant, réglisse noire, pommes vertes et gingembre. Finale : Longue et intense, marquée par le vin chaud.

Martin 90%
Nez: Monstre de sherry brun. Tabac, malt, cuir, cerise, raisin, orange sanguine, chêne, chocolat noir et toffee. Solide et réconfortant. Bouche: Belle texture, belle entrée en bouche. Doux et discret. Raisins, cannelle, muscade, orange et cuir. Tannins du xérès. Finale: Chaleureuse, langoureuse, notes de bois, de vin, de cuir et de fruits secs. Équilibre: Un noble sherry cask, je n’en attendais pas moins d’un Macallan de cet ordre… mais il faut être complètement timbré pour s’attendre à ce qu’on paye 1600$ la bouteille.

Tamdhu 10 ans Sherry Matured

43% alc./vol.

André 80%
Sherry de mauvaise qualité, léger fromage et certaines odeurs que l’on pourrait presque associer aux fûts neufs, vanille et quelques épices. Le sherry est chétif et un peu malhabile. En respirant, le whisky devient de plus en plus crémeux, les fruits secs émergent, appuyé par une bonne dose de vanille et de caramel. Bon kick d’épices, texture fluide mais agréable. Raisins mauves et crescendo d’épices (gingembre et cannelle) fort soutenues, puis puissant sherry quoi que dilué. La finale est épicée et fruitée, belle pérennité mais utilisation de fût de sherry quelque peu douteux.

Patrick 90%
Un excellent whisky, rencontrant toutes les attentes pour un scotch du Speyside vieillit en fûts de xérès et vendu à ce prix. Bravo. (Définitivement, André et moi n’avons pas goûtés à la même batch!) Nez : Parfum dominé par l’arôme du xérès sucré, avec des notes de chocolat au lait, un plat de fruits mûrs et une subtile touche de chêne. Alléchant. Bouche : Un superbe xérès chaleureux, sucré et épicé tout à la fois. Toujours avec le chocolat, mais un peu plus noir qu’au nez et servi sur une planche de chêne brûlée. Finale : D’une belle longueur, s’étire sur les fruits mûrs et le chêne brûlé.

Martin 84%
Nez: Ooh, le sucre brun et le miel, la vanille et le sirop, la crème glacée au coulis de butterscotch. Xérès fruité, raisins et planche de chêne. Chocolat blanc et fruits secs. Bouche: Miel fumé, malt grillé, cannelle et gingembre, poivre noir et chêne. Vanille, cacao et raisin. Le xérès goulu s’effondre un peu ici pour faire place à des épices un peu jeunes et maladroites. Finale: D’une longueur moyenne, elle nous offre un torrent de poivre et de gingembre, qui malheureusement cache le reste de l’expérience. Équilibre: Je comprends que Tamdhu se fait un point d’honneur de ne proposer que des single malts vieillis uniquement en fûts de sherry, mais celui-ci demeure jeune et bourru pour quelque chose qui devrait être si smooth. Pourtant le nez est si invitant. Ceci étant dit, je ferais difficilement mieux. Sláinte!

Gordon & MacPhail Glen Grant 50 ans

40% alc./vol.

André 91%
Nez riche et surtout pas étouffé par les effets des 50 ans passés dans le fût de chêne. Vieux sherry poussiéreux, autant au nez qu’en bouche, les dates fraiches, la pâte de fruits, moue de café, la pomme rouge, le chocolat noir et un soupir d’épices. En bouche, le whisky affiche une force surprenante pour son âge presque gériatrique et mon maigre taux d’alcool. On est à même de ressentir avec plus de puissance l’effet du fût de sherry, le boisé est plus prédominent sans trop envahir les saveurs posées et douces qui s’évaporent du verre. Toujours le sherry vieillot, les dattes et le chocolat noir, une petite sensation rêche, vague de fruits secs mélangés et de chocolat noir affublé de quelques sournoises teintes épicées. La sensation du whisky se concentre complètement en fond de bouche, confirmant son âge vénérable. Les saveurs du whisky s’étirent presque avec indécence en bouche, mais les saveurs goûtées ne font que se prolonger sans fin. Très porté sur le sherry et le bois de chêne gorgé de sherry fruité un peu austère, le chocolat noir. Une expérience en soi qu’il est difficile de séparer de l’expérience de la dégustation elle-même. Toute la notion historique du whisky biaise peut-être un peu l’évaluation mais au final, difficile de séparer l’émotion de la notion froide d’évaluer un whisky. J’espère que j’en serai pardonné.

Gordon & MacPhail Collection Tamdhu 8 ans

40% alc./vol.

Martin 79%
Jambes attendues d’un tel taux d’alcool, sur les tons dorés d’un soleil radiant. Nez: Alcool très présent, mais qui se mute doucement vers le solvant à vernis à ongles pour enfin se terminer dans la vanille, le sucre en poudre, le citron, les raisins et les copeaux de bois. Un second nez révèle de façon peu compexe les petites baies fermentées qui rendent les oiseaux saouls. Bouche: Crème anglaise, fruits séchés et agrumes. On poursuit sur un peu d’herbe et de caramel pour finir sur un bois de chêne affirmé. Jeune mais déterminé. Finale: Très courte, sur des notes plaisantes de chocolat, de chêne, d’agrumes et de vanille. L’alcool mal maîtrisé vient casser le party. Équilibre: Perd des points sur la durée de la finale et sur son faible taux d’alcool, mésadapté au potentiel de cet embouteillage. Reste tout de même un dram potable en 5 à 7 estival.

SMWS 35.119 Glen Moray 16 ans

57.7% alc./vol.
“An Alice in Wonderland Dram” – Distillé le 10 mars 1998 et vieilli en fûts de bourbon de premier remplissage, 216 bouteilles

André 81%
Bois séché et épices, sur un lit de vanille, duquel s’extirpent de vigoureuses notes de gingembre frais. En respirant les fruits, les raisins verts et les bonbons avec de la poudre dessus, oranges et le sherry. La texture est crémeuse et soyeuse, c’est d’ailleurs le point fort que l’on retiendra de la dégustation. Retour sur la crème glacée à la vanille saupoudrée de gingembre et le toffee. Finale soutenue, épicée à souhait, obnubilée par le gingembre. Un single malt qui avait de belles saveurs à faire découvrir mais que l’on a caché sous un édredon d’épices étouffant.

Patrick 85%
Un beau scotch complexe et savoureux qui saura plaire à l’amateur sérieux de scotchs. Nez : Sirop de poteau, camphre et pain au gingembre. Bouche : Jambon à l’érable (en fait, on parle toujours de sirop de poteau), pain au gingembre, orange et biscuits à l’avoine. Finale : D’une longueur moyenne et épicée.

Martin 81%
Tristement fade et dénaturé visuellement. Nez: Plutôt étrange et surprenant. Sucre, menthe et gingembre. Parraffine avec un brin de vanille. Je suis ambivalent. Bouche: Orge, orange, toujours gingembre avant qu’un reste d’épices balaye du revers de la main toute autre saveur qui aurait pu émerger avec le temps. Finale: Relativement longue, mais qui roule principalement sur la force de ses épices et d’un genre de viande fumée. Équilibre: Malheureusement, on vient de trouver un SMWS qui ne me plaît pas. Un taux plus dilué l’aurait-il rendu plus approchable? ou plus fade?

Signatory Vintage Imperial 19 ans 1995

54.6% alc./vol.
Distillé le 21 août 1995, embouteillé le 06 mars 2015 depuis le fût #50164, bouteille 163 de 273.

André 86%
Le fût de chêne neuf présenté de façon discrète, bois de chêne sec, vanille, agrumes et ananas, gomme Dentyne, verdâtre du genre chlorophylle. En respirant, l’alcool volatile s’évapore et laisse de belles saveurs de fruits rouges rappelant le sherry, les prunes ou les fruits secs. Fruits juteux bien mûrs en bouche, une pincée d’épices, les poires et les agrumes, la vanille et le miel avec un bois de chêne sec et les épices en background. Discordance entre la sensation un peu pointue de l’alcool et des épices et les douces saveurs des fruits rouges et du sherry. Cela apporte une ambivalence intéressante pour le dégustateur. Finale sur le sucre brun et l’épinette, très bizarre comme rendu… Poires au miel, épices et bois sec. Intéressant comme whisky, mais les saveurs et aromes ne tombent pas dans ma palette. J’me sens tout de même privilégié d’avoir goûté à un embouteillage de cette distillerie maintenant fermée.

Patrick 88%
Un très bon dram original, savoureux, complexe et bien équilibré. Nez : Épinette, chêne, orge et beurre mariant le tout ensemble. Bouche : Toujours l’épinette, avec une note de chêne épicé, une touche de menthe et un soupçon de charbon de bois. Finale : D’une longueur moyenne et savoureuse.

Martin 87%
Ambre ultraléger, quoiqu’un peu fade. Nez: Orge et chêne au départ, suivi d’un peu de miel, de crème et de vanille. Caramel au beurre? Noix. Bouche: Encore crémeux et mielleux, bonbons au beurre, cannelle, vanille et bois de chêne. Délicieux. Jujubes? Finale: Longue et épicée, elle nous laisse avec une belle chaleur réconfortante. Un léger arrière-goût de pin amer vient cependant mettre une ombre au tableau. On revient ensuite rapidement sur des notes agréables de muscade, de cacao et d’amandes. Équilibre: Fort plaisant. Un remarquable exemple d’un embouteilleur qui fait une belle job. Quand même triste que la distillerie originale soit disparue.