Benromach Peat Smoke 2006-2015

46% alc./vol.

André 87%
Étonnant un whisky du Speyside si tourbé, de quoi ravir la course aux ppm de certains whiskies d’Islay. À l’aveugle, j’aurais misé sur un jeune Ardbeg. Tourbe intense, phénolique arrondie par une écharpe de vanille puissante. Poires, agrumes et une touche de poivre noir moulu. J’adore le nez, le côté velouté de la vanille, le crémeux que l’on retrouvera aussi en bouche. En bouche, les mêmes saveurs senties, belle texture un peu diffuse par contre. Il y a une petite touche de chlore en finale de bouche qui m’accroche, cela m’a pris une coupelle de gorgées avant de mettre le doigt dessus. Bel amalgame d’agrumes, de citron et d’orange par contre, cela féminise la bouche d’agréable façon. La finale est portée sur la tourbe, les phénols sont bien présents et s’amourachent des saveurs d’agrumes et de vanille poivrée.

Patrick 91%
Extraordinairement complexe, savoureux et balancé de façon magistrale. Si vous aimez la tourbe et les saveurs complexes, il s’agit d’un très bon rapport qualité/prix. Nez : Fumée ou en fait, viande fumée. Celle-ci est accompagnée de vanille, d’agrumes, de tabac légèrement humide et d’une touche d’anis. Bouche : Fumée de tourbe, poivre, miel, vanille, tabac, fraises, cacao et oranges juteuses. Quelques amandes et des abricots sucrés complètent le tout. Finale : S’étire délicieusement longtemps sur toute la complexité du malt. Vraiment une finale superbe.

Balvenie Single Cask Sample – Bourbon Cask

56.7% alc./vol.
Distillé en 1992, embouteillé le 11/11/2015 depuis le fût #6841, échantillon #151111089

André 93.5%
Y’a de ces moments où l’on se sent privilégié de pouvoir se délecter de si bons whiskies. Nez divin de céréales aussi douces que le blé, un pot de miel chaud sur la table extérieure par une suffocante journée d’été, la vanille fraiche avec du zeste de citron tout juste râpé, le tout qui n’arrive tout de même pas à cacher la pointe effilée de la lame d’alcool puissant nichée dans son fourreau sucré et vanillé. En bouche on est à même de constater l’effet calmant des 24 années passées en fût de bourbon, la texture est soyeuse et crémeuse, les saveurs posées et affirmées ; vanille généreuse, raisins verts, miel, coconut, bananes en purée, avec une touche plus épicée et pointue tirée de bois de chêne. Savoureux… l’alcool est tout à fait tolérable, les saveurs magnifiques. La finale est fruitée, le raisin vert, le miel et la vanille, une touche d’agrumes et de bananes, le tout saupoudré d’épices.

Balvenie Single Cask Sample – Sherry Matured

57.9% alc./vol.
Distillé en 1992, embouteillé le 11/11/2015 depuis le fût #4439, échantillon ID 151111077

André 92%
Bloc compressé de fruits secs, c’est juteux au nez, hyper fruité, le jus de gâteau aux fruits, les dattes, les raisins secs, prunes, c’est bold et intense, compact. Ça a définitivement des allures de 17 ans sherry cask version cask strength. En bouche, le sherry est excessif, ça goûte la pâte de fruits, les dattes et les raisins secs saupoudrés d’épices avec une légère sensation astringente en fond de bouche avec une vague alcoolisée qui monte progressivement à mesure que les saveurs s’estompent. La finale est fruitée et vineuse, axée en grande partie sur le sherry puissant, les raisins secs et les dattes, du bois presque résineux. Ce whisky est une exploration sur le sherry, certains diront qu’il ne fait pas dans la subtilité, mais l’amateur patient prendra plaisir à en découvrir les variantes et les fines nuances. Pour les hardcore fans de sherry.

Aberlour 10 ans

40% alc./vol.

André 85%
Nez hyper doux, fût de sherry, gâteau au fruits, cerises bien rouges, caramel et toffee, miel. J’aimes beaucoup l’équilibre et la simplicité de la présentation, très efficace. La bouche est épurée, trop liquide à mon goût, mais les saveurs sont exquises sans être bien différentes de la livraison d’arômes du nez, sauf pour les épices, passablement plus soutenues. Avec le temps, le toffee et miel empièteront beaucoup sur le sherry épicé. Cela est dommage car le backbone de la distillerie selon moi c’est l’utilisation des fûts de sherry qui est presque complètement caché par les éléments sucrés du toffee, du caramel et du miel. Le pourcentage de fûts de bourbon est probablement plus élevé pour cette version. La finale est fruitée et généreusement épicée, mais un peu sèche, tout en étant moelleuse et crémeuse. Une belle édition surtout compte tenu du prix demandé.

Hart Brothers Cask Strength Glenrothes 17 ans

55.2% alc./vol.
Distillé en 1997, embouteillé en 2015

Patrick 79%
Encore une fois, un fail d’Hart Brothers. Le whisky est presque bon, ce qui explique sans doute son coût astronomique. Ce coût fait toutefois en sorte que nos attentes sont plus élevées, ce qui fait qu’on ne peut pardonner sa fausse note majeure en finale . Nez : Parfum sucré et fruité, avec un bon fond de caramel. Très agréable. Bouche : Belle arrivée épicée, avec un plateau de fruits très mûrs et brûlants, du vieux vin et du bois brûlé. Complexe et plaisant. Finale : D’une belle longueur et chaleureuse, avec toutefois une note soufre qui suffit à ruiner notre plaisir.

Glenfarclas 25 ans

43% alc./vol.

André 85%
Définitivement sherry. Cerises noires, chocolat noir, fruits rouges. Nez un peu savonneux, fruits séchés, oranges. En bouche, le sherry, les raisins trempés dans le chocolat noir, gingembre, cannelle. La texture est limpide et fluide, avec une poussée d’épices et de poivre en finale de bouche. La finale est épicée, poivrée, pleines de saveurs de clou de girofle, de gingembre et de poivre. Sensation astringente et sèche, avec pas mal de punch. Si l’on porte attention, on ressent également beaucoup les différentes saveurs du fût de chêne. J’aimes mieux l’équilibre et l’ensemble des saveurs livrées dans l’édition 15 ans.

Patrick 85%
Un bon scotch, mais pas aussi trippant que son âge le laissait espérer (peut être à cause de la trop grande dilution?). Enfin, au moins le coût demeure raisonnable (pour un scotch). Vous voulez goûter un scotch de 25 ans, voici le meilleur rapport qualité/prix que vous pourrez trouver! Nez : Parfum un peu bizzare. Fruits trop mûrs et bois pourri, avec un zester d’agrumes. Bouche : Bois brûlé offrant une belle touche d’amertume. Le tout est accompagné d’un beau xérès chaleureux ainsi qu’une touche de chocolat noir (tient, c’est probablement d’ici que vient l’amertume!). Finale : D’une belle longueur et savoureuse.

Martin 85.5%
Nez: Malt grillé, bois, chocolat, raisins et dattes. Cuir et xérès. Orange et gingembre. Bouche: Miel, raisins et pruneaux. Fruits et xérès, cuir et chêne. Belle texture chaleureuse, les épices sont assez douces, à la hauteur de l’âge du whisky. Finale: Poivre et gingembre, bois et miel, sherry et pelure d’orange. Équilibre: Un beau scotch âgé qui répond bien aux attentes, quoique si on veut un peu plus de caractère, je me dois de rediriger le client vers le Glenfarclas 15 ans.

Aberlour A’bunadh – Batch 052

60.5% alc./vol.

André 89%
Un autre hit, un autre opus de la série Abunadh. Sherry caramélisé, très fruits rouges, gâteau aux fruits, dattes, fruits secs, oranges, cerises noires, pruneaux. Les épices sont très volubiles en bouche, la cannelle principalement et les épices à cretons. Le sherry est exubérant et rappelle beaucoup la pelletée de raisins secs des céréales Raisins Brands, retour sur les épices à cretons, le poivre noir et la cannelle. Encore la pâte de fruits. L’alcool est pratiquement inexistant en bouche, sauf en toute finale où avec la conjonction avec les épices résulte en cette sensation sèche et astringente, poussiéreuse et vieillotte perceptible longuement. Un whisky de dégustation, que l’on savoure lentement et avec parcimonie. Oh oui ma sherry butt…

Patrick 90%
Tsé, à la prmeière inspiration, il te vient un sourire béat dans la face, ben ça regarde bien pour la suite. Bref, A’bunadh confirme pour une 52ème reprise consécutive sa réputation de valeur sure! Nez :Fruits rouges mûrs baignant dans le caramel, oranges subtiles, tout comme les notes de bois brûlé. Bouche : explosion de fruits mûrs, d’épices et de zeste d’orange. Le tout est complété par le bois brûlé, le poivre, les raisins secs et la cannelle. Savoureux! Finale : Longue, savoureuse et épicée.

Signatory Vintage Dallas Dhu 19 ans 1978-1997

43% alc./vol.
Distillé le 30/06/78, embouteillé le 09/97 depuis le fût #1850, bouteille 209 de 450.

André 90%
Pommes vertes, menthe et fruits, l’herbe est de retour. En bouche, le poivre est puissant mais bien balancé par les notes de vanille et de miel. Herbe verte coupée et légère tourbe très discrète. Pommes vertes et finale d’herbe fraiche mentholée. L’équilibre de ce whisky est définitivement plus significatif que dans les 4 autres embouteillages goûtés en même temps. En bouche, on retrouve ces mêmes arômes et saveurs typiques, l’herbe verte, une touche de menthe, la pomme, rehaussé d’une pincée d’épices. La finale est calme et longue, sans brusquerie. Une édition représentant bien les saveurs de la distillerie, qui ne tombe pas dans l’excès et le tape-à-l’œil.

Patrick 89%
Un superbe whisky original et savoureux qui devraient plaire aux amateurs les plus blasés, ceux qui ont l’impression d’avoir tout vu/bu. Malgré qu’il ne soit définitivement pas dans ma palette de saveurs, j’ai adoré, c’est donc vous dire! Nez : Menthe et herbe baignant dans du « jus de céréales ». Parfum assez intense et original. Bouche : intéressant et particulier. De belles herbes, de la belle menthe et du beau poivre, le tout avec des beaux copeaux de chêne. Intense, bien balancé, savoureux, ce whisky est simplement beau. Finale : D’une belle longueur, épicée et légèrement mentholée.

Martin 89%
D’un blanc vino verde qui nous fait presque douter de son âge. Nez: Orge gazonné à la manière de certains Arran. Menthe, coriandre et poire. Vanille et pommes. Bouche: Orge mielleuse, épices et herbe. Petits fruits rouges, vanille et une touche de chêne. Finale: Pommes, chêne et cuir avec la plus légère des fumées. Posée et d’une bonne longueur, elle reflète bien l’idée générale qu’on peut se faire d’un scotch de cet âge. Équilibre: Intéressant et plein de saveur, c’est un embouteillage qui livre la marchandise, sans vouloir trop engorger le paysage d’artifices inutiles.

Signatory Vintage Dallas Dhu 19 ans 1982

43% alc./vol.
Distillé le 18 mars 1982, embouteillé le 9 mai 2001, fût #354, bouteille 56 de 802.

André 79%
Herbe verte poivrée et toujours cette tendance verdâtre, une touche de rubber et de menthe poivrée. En bouche, herbe coupée et bonbons mentholés, touche vanillée avec quelques accents épicés. Le whisky est débalancé et les saveurs très bizarres. Touche de sherry et de fruits rouges en toile de fond en finale de bouche avec une forte présence de toffee. Finale très courte et épurée, presque vide. L’amalgame de saveurs est douteux et la finale qui coupe abruptement en bouche l’amputeront de précieuses notes.

Patrick 77%
Douteux au niveau du goût, pas vraiment balancé… Bref, un bel exemple de whisky « botché ». Nez : Mélange douteux de menthe et d’herbe qu’on aurait saupoudré de poivre pour cacher le fait qu’ils sont passés date. Bouche : Toujours l’herbe, la menthe et le poivre, le tout présenté sur une tranche de pain blanc mouillé. L’ensemble présenté n’importe comment. Finale : Presque absente, à part une petite note poivrée.

Gordon & MacPhail Dallas Dhu 23 ans Vintage 1982

40% alc./vol.

André 87%
Très grassy et vert, orienté sur les céréales, un nez entre les Highlands et les Lowlands. Nez un peu citronné et verdâtre. Belles influences de vanille tirées du fût, petit côté sucré réconfortant. En bouche, mielleux et très texturé, soyeux et hyper doux. Salade de fruits et oranges, léger citronné. J’aime beaucoup la quiétude de ce whisky, inspire une escapade style pique-nique dans les champs des Lowlands pendant une chaude journée d’été. Poires juteuses et pommes vertes, touche d’orange, avec une fine touche de noisettes sautées à la poêle. La finale est douce mais de bonne longueur, axée sur la salade de fruits et les éléments verts (herbe et feuilles) et parsemé de quelques épices.

Patrick 85%
Un très bon whisky, mais le faible taux d’alcool et la finale un peu courte lui font perdre de nombreux points. Nez : Herbeux, foin et chêne. Sent la grange! Après environ une heure, des notes fruitées et de caramel apparaissent. Bouche : Toujours la grange remplie de foin et d’herbes… Mais une grange située au pays de Hansel et Gretel, bref, une grange aussi pleine de sucre. Finale : un peu courte (probablement à cause de la dilution à 40% d’alcool), mais tout de même agréable grâce à sa petite touche épicée.

Martin 85%
Jambes assez larges, mais d’une pâleur maladive. Nez: Frais et herbeux, plein d’orge et de vanille. À peine de fruits et de chêne. Manque un peu de profondeur. Bouche: Texture intéressante, avec des notes de cantaloup et de miel. Salade de fruits même. Quartiers de clémentine et cuir fumé. Apporte une belle dimension qui était absente au nez. Finale: La fraîcheur et la verdure continuent avec les saveurs précédentes tout en les accentuant de quelques épices. Équilibre: Assez étrange pour un whisky de 23 ans d’exhiber les qualités d’un malt de 10-12 ans. Mais bon, on doit se contenter de ce qu’on a, à condition que le prix soit juste.