Glendronach 25 ans 1992 Sherry Butt

50.9% alc./vol.
Distilled 22/05/1992, Bottled 2017, Cask #127, Bottle 243 of 636.

André 89.5%
Raisins secs et dattes, crème brûlée, caramel, fruits fermentés, oranges sanguines et chocolat noir, gâteau aux fruits. Livraison punchée et très bold. Ce type de sherry intense me rappelle toujours les barres de pâte de fruits collation pour enfants. Bouche; ronde et goulue, xérès un peu austère et vieillot, vieux fauteuil de cuir, texture pâteuse et tannique, dose de fruits séchés, dattes, prunes, chocolat au lait, oranges. En revenant au nez, on constate que le notes de caramel brûlé ont vraiment gonflé en intensité. La texture du whisky gagne aussi en onctuosité avec le temps. Superbe équilibre en bouche mais une finale plus vieillotte, tannique et épicée. Un superbe sherry cask, qui jongle entre intensité et équilibre.

Patrick 91%
Ça, c’est exactement ce que j’attends d’un vieux whisky vieilli dans un fût de xérès. Ça n’a pas besoin d’être excessivement complexe pour être emballant. Nez : Un envoûtant parfum de xérès épicé et boisé. Bouche : Oh que c’est bon ça! Des fruits épicés et du bois un peu brûlé. C’est court comme description, mais je pourrais passer la soirée à le savourer. Finale : D’une belle longueur, et marquée par le bois brûlé.

Game of Thrones House Targaryen Cardhu Gold Reserve

40% alc./vol.

André 79%
Nez relativement efface et plat. Pommes poires, miel, accents de chocolat au lait qui me rappelle l’onctuosité du Glenfiddich Rich Oak 14 ans, cet aspect de caramel au beurre et de chocolat au lait fondu, les pommes rouges et les noix concassées nappant des bananes en dés. La bouche est plus épicée, saupoudrée de clou de girofle et de gingembre, copeaux de bois de chêne séchés, la poudre des gommes Bazooka, miel chaud et poires. Encore une fois, aucune texture en bouche, on ressent la dilution importante, aucune sensation huileuse ou grasse mais des saveurs intéressantes… mais délavées. Finale courte, sèche, sur les notes de caramel finement épicés.

Patrick 82%
Il semblerait bien que le dragon de Cardhu ait été vaincu par l’eau qui a servi à diluer ce whisky. Dommage, ça aurait pu conquérir le monde, mais il finira plutôt dans un nuage de vapeur d’eau. Nez : Fruits mûrs, caramel, chocolat noir et de discrètes épices. L’ensemble paraît toutefois dissimulé derrière un écran de vapeur, probablement à cause de la trop grande dilution du scotch. Bouche : Bois brûlé, fruits mûrs, chocolat noir et quelques chaleureuses épices. Finale : D’une longueur un peu courte, marquée par les épices du bois brûlé.

Martin 84.5%
Nez: Pomme de tire, muscade et vanille. Caramel, pâte de fruits et cacao. Miel et beurre de pommes. On termine sur des notes de céréales grillées. Bouche: Texture moyenne mais agréable, notes vineuses, caramel, épices chaudes et miel. Un peu de gomme balloune et de fruits rouges. Son faible 40% fait mal ici. Finale: Relativement longue et calme, tout en reprenant les notes énumérées plus haut. Toutefois, son taux d’alcool ne les laisse pas pleinement percer. Équilibre: Un très bon scotch, bien dosé dans le xérès, mais son degré d’alcool faiblard n’est pas à la hauteur des Targaryen… Sauf peut-être Viserys…

Game of Thrones House Tully The Singleton of Glendullan Select

40% alc./vol.

André 78%
Pelures d’oranges, fruits tropicaux, pêches et poires, notes d’encens épicées, craie, fleur blanches, pommes vertes, bananes. La texture est pauvre en bouche, très diluée, fruits à chair et fruits tropicaux, poires, bananes, timide sherry et gâteau aux fruits, cannelle, poivre et encore cette sensation de poussière de craie tombée du tableau. J’ai souvenir d’avoir eu cette même sensation bizarre et ça m’a pris longtemps avant de mettre le doigt dessus… Glenlivet! Les vieilles éditions de Livet avaient cette même touche de poudre de craie bizarre. La finale est courte et fruitée, mélange de poires et de sherry, puis touche presque effacée de poivre et de canelle ainsi qu’un soupçon de bois de chêne brûlé. Un autres Singleton qui ne passera pas à l’histoire.

Patrick 86%
Mes attentes étaient très basses, alors je suis agréablement surpris par ce whisky qui se révèle finalement très bien grâce à une belle complexité et une balance fort bien réussie. Un whisky de tous les jours, ou encore pour « binge watcher » votre série télé favorite! Nez : Appétissantes pommes vertes, miel, vanille et note de chêne sec bien discrète. Bouche : Bois brûlé et légèrement fumée, pommes vertes, caramel, miel et vanille. D’une belle complexité et sans prétention. Finale : D’une belle longueur, marquée par du caramel et une note de bois brûlé.

Martin 82%
Nez: Malt séché et poussiéreux, presque de la craie. Fruits tropicaux séchés, vanille et pommes, poire et ananas. Sec, sec, sec. Fleurs blanches. Bouche: Texture plutôt fade et aqueuse, malgré que quelques belles saveurs sont au rendez-vous. Malt, citron, fruits tropicaux, crème fraîche, herbe et fleurs blanches, vanille, alouette! Ou plutôt Glenlivet! Finale: Épicée, vanillée, boisée et crémeuse. Citron, poivre et céréales. Équilibre: Bien agréable, mais sans plus. Tant qu’à faire des whiskys Game of Thrones, come on! On torque un peu plus le taux d’alcool pour faire exploser les saveurs! EN tout cas, celui-là, il est bien à la hauteur de House Tully.

Glenfiddich 18 ans Small Batch Reserve

40% alc./vol.
#3758 – Maturation en fût de sherry Oloroso et de bourbon cask.

André 85%
Tarte aux pommes et cannelle, gingembre, fruits secs et poires, gâteau aux fruits, caramel et toffee, oranges. En bouche, il y a quelques similitudes avec le 14 ans Rich Oak, au niveau texture. J’ai aussi souvenir de cette touche poudreuse qui me rappelle toujours les emballages de gommes Bazooka. La bouche s’exprime au travers d’agréables saveurs fruitées (fruits secs, pommes, cerises, oranges) ainsi que de sirop de poires et de miel, chocolat au miel et un léger accent de fumée de cigare lointaine, cassonnade. La finale est fruitée et chocolatée. Bien qu’agréable, ce whisky manque de complexité et de singularité. Pour presque la moitié du prix, j’opterais pour le 14 ans Rich Oak.

Patrick 80%
Un whisky sans relief, à l’opposé de ce que cette distillerie sait faire. 18 ans pour un tel résultat, je serais plutôt déçu. Enfin, je ne crois pas être le public cible pour se produit. Nez: Le parfum est frais, avec des notes de poires, d’oranges, de tarte aux pommes et cannelle et de quelques gouttes de miel. Bouche: La bouche est plus chaleureuse que ce que le parfum laissait présager, avec de belles épices venant du chêne sec, des fruits secs, des pommes, du miel et des oranges. Le tout porté par une texture sans relief Finale: Courte et épicée.

Martin 89%
Nez: Orange, sirop de maïs, touche de caramel fondant. Pommes et mûres, cassonade et cannelle, une vraie tarte de hobbit. Chêne. Bouche: Fruits des champs et pommes mijotées, comme dans une tarte ou une croustade. Les épices offrent un bon support au reste des saveurs. Finale: Gâteau aux épices, planche de chêne, cannelle et gingembre. Superbe. Je m’attendais à plus long pour un 18 ans, mais je suis loins de rechigner. Équilibre: Un beau beau scotch, légèrement dispendieux pour ce qu’il offre, bien qu’un dram de ça va me réchauffer le coeur à tout coup.

Kim 83%
Nez : Salade de fruits Del Monte, pain brioché, odeur très « générique », ananas pas mur. Bouche : Très sucré! Muffins aux pommes saupoudrés de sucre. Très « propre » mais sans grand caractère.

SMWS 37.87 Cragganmore 13 ans

58.8% alc./vol.
« Puff Pastry Plum Tarts », Distilled 05-11-2003, bottled 06-02-2017 from 1st Fill Charred Ex-Red Wine Hogshead, 284 bottles

André 87.5%
Cascade de fruits; prunes, confiture de fraise et framboises, petits fruits sauvages, chocolat au lait, cerises, pelures de pommes rouges saupoudrée de cannelle. Texture agréable en bouche malgré le taux d’alcool appréciable, léger silky et floral, typique de Cragganmore. On perçoit tout de même une fine touche de bois brûlé en background bien niché sous la couverture de confiture de fruits intense. Mélange de fruits secs nappés de chocolat fondu, le tout saupoudré d’épices. Léger tannique en finale mais rien qui dérange l’équilibre général. L’amalgame de fruits est superbement bien présenté, le whisky est intense, la texture est géniale et le kick d’épices en finale releve un peu ce whisky peut-être un peu trop rectiligne sur les fruits. Pour les fans de Craggamnore Distiller’s Edition, version musclée.

Patrick 90%
Un superbe whisky complexe et superbement équilibré, avec un « wine finish » réalisé avec brio: du sucre, du raisin et une touche d’épices chaleureuses. Cragganmore font en général de bons whiskys, mais celui-ci est simplement excellent. Nez : Arômes très sucrés, avec des abricots, du chocolat blanc et des amandes. Bouche : Wow, c’est bon ça!! Un beau whisky avec de belles notes vineuses, des pommes, du caramel, du fudge et quelques épices. Finale : D’une belle longueur, fruitée et savoureuse.

Martin 90.5%
Nez: Noix, malt et fruits. Orange, caramel et crème glacée molle marbrée. Superbe complexité. Bouche: Caramel salé, chocolat au lait, cannelle, fruits et dattes. Vin chaud, pommes et chêne. Finale: Épices chaudes, bois et fruits confits. Équilibre: Excellent! Son petit sobriquet le résume mieux que je n’aurais su le faire.

Macallan Sherry Cask 25 ans (2018)

43% alc./vol.

Patrick 95%
Un whisky grandiose. Le genre de whisky qui sert de barème qu’on utilise pour dire à quel point un whisky est bon: « hey, ce whisky est presque aussi bon qu’un Macallan 25! ». Nez : Une tonne de chocolat au lait sucré, qu’on a fait fondre pour les couler sur un panier de fruits des champs, avec un zeste d’orange et quelques gouttes de miel. Bouche : Wow, prunes, abricots, lait au chocolat, quelques oranges et du miel. Finale : D’une superbe longueur, marquée par le bois brûlé et le miel.

Macallan 12 ans Sherry Cask Matured (embouteillage des années 90)

40% alc./vol.

André 89.5%
C’est en savourant une vieille édition telle que celle-ci que l’on se rend compte comment la qualité générale à baissé les produits de cette distillerie et comment on se fait rouler dans la farine avec les nouveaux embouteillages. Michael Jackson (le critique de whisky, pas le chanteur) idolatrait Macallan, il doit se retourner dans sa tombe depuis quelques années. Le nez est riche, le sherry est exact dans l’équilibre et sa présentation; gâteau aux fruits tout juste sorti du four, miel et caramel, cerises, notes boisées intéressantes aussi. En respirant, des vagues de toffee savoureuses apparaissent progressivement. La texture est onctueuse en bouche, le sherry tellement bien équilibré… Notes de toffee et de caramel, cerises, gingembre, céréeales Sugar Crisp, fruits séchés, quelques épices discrètes. Malgré la douceur du liquide, sa finale est étonnamment longue, surtout les notes de gingembre et d’épices qui étirent grandement le plaisir. Rien à voir avec les nouvelles éditions soporifiques que l’on nous livre depuis quelques années, mais à environ 700$ la bouteille, cette pièce de collection les vaut-elle vraiment aussi? Je tente de trouver ce qui s’approche le plus de cette édition dans ce qui est disponible présentement sur le marché présentement et je n’y arrive pas, preuve que ce whisky en était une d’exception d’un temps révolu chez Macallan.

Glenlivet 22 ans 1988

58.3% alc./vol.
Cask 14671, Cask Sample #3117, Bottled 2010, Sample Label #10-3117, Warehouse 15 – Cask sample qui deviendra l’édition officielle 2.78 de la SMWS – Single Malt Whisky Society.

André 86.5%
Nez franc; pommes vertes, miel, menthe verte, confiture de fruits, dans la ligne directrice de ce que l’on connait de Glenlivet avec son mélange herbacé et de pommes vertes. Le whisky demandera un bon quart d’heure pour s’ouvrir et se stabiliser. La bouche est superbe, texture dodue et pulpeuse, fruitée avec une fine morsure d’alcool et d’épices; pommes vertes, sucre à glacer, miel, melon au miel, herbe verte, épices avec une touche florale poudreuse, genre lilas en fleur. Finale moyenne longue, épicée et alcoolisée.

Gordon & MacPhail Distillery Label Mortlach 25 ans

43% alc./vol.
Assemblage comprend exclusivement des fûts de sherry, dont certains de premier remplissage.

André 91.5%
Très noble au nez, pulpeux et ample, on sent qu’on a affaire à un whisky qui a de la candeur et du raffinement. Pelures d’oranges, sherry un peu vieillot, boisé, une touche de viande rouge et de compote de pommes, toffee, cannelle. Quelle texture en bouche! Succulent mélange de fruits sauvages confits, de confiture de cerises assaisonnée de cannelle, oranges, pommes cuites, vieux cuir, dates, prunes, raisins secs, chocolat noir, wine gums, fruit cake. Longtemps après chacune des gorgées, les saveurs se développent lentement en bouche avec assurance. La finale est un bâton de cannelle trempé dans la compote de fruits et le chocolat noir poivré ainsi qu’une touche de viande rouge typique de la distillerie. Savoureux!!!

Patrick 94%
Ce n’est un secret pour personne, je suis un fan de Mortlach, et cette bouteille est une autre très bonne explication de cette passion. Le genre de whisky qui fait presque pleurer de bonheur. Unique et grandiose. Nez : Vieux cuir, caramel, fruits très mûrs et de subtiles oranges. Je salive. Bouche : Oh que c’est bon! Du vieux cuir, du vieux xérès caramélisé, du sirop de fruits mûrs et une touche de bois brûlé. Finale : D’une belle longueur, marquée par le cuir et le bois brûlé.

Gordon & MacPhail Distillery Label Linkwood 25 ans

43% alc./vol.
Refill Sherry Casks.

André 88.5%
Beau sherry domestique, pas trop intense. Vieux fût de bois, cerises noires, warehouse en terre, oranges sanguines, chocolat. Sensation vieillotte un peu poussiéreuse en bouche. L’arrivée est fruitée, cerises hyper mûres, oranges sanguines, cuir, chocolat légèerement épicé, vieux bois mouillé sur le sol d’un warehouse en terre légèrement humide, truffes au choclat au lait fourré de pâte de cerises et de fruits, amandes grillées. Finale poivrée et épicée, café noir et chocolat, saveurs de fruits avec une touche boisée. Un beau Speysider représentatif.

Patrick 89%
Un whisky simple et efficace. Son manque relatif de complexité est surprenant, mais je m’en fous, c’est bon. Nez : Compte tenu de la robe du whisky, sans grande surprise on y trouve un parfum dominé par le xérès. Et aussi des notes de chocolat et de bois subtil. Appétissant! Bouche : Du xérès réchauffé, ou plutôt du bois brûlé et des fruits mûrs. Et c’est ça qui est ça. Finale : D’une belle longueur, marquée par le bois brûlé.

Martin 88%
Nez: Xérès bien senti, pain d’épices, fruits séchés, pommes mijotées, cassonade et pelure d’orange. Bouche: Pommes, raisins secs, chêne tout aussi sec, vin rouge, sucre brun et cannelle. Finale: Chaude, longue, épicée et sèche. Équilibre: Un peu sucré, trop? Mais ça reste un bon dram. Comme disent les jeunes, ça le fait…