Tomintoul Tlàth

40% alc./vol.
Tlàth qui signifie « moelleux » en gaélique et est composé de whiskies de différents âges élevés en fûts de chêne américain.

André 79%
Je ne comprends pas pourquoi Tomintoul s’entête à demeurer dans sa zone de confort du ‘’gentle dram’’, mis à part le Peaty Tang… Encore une fois, on a droit à un whisky typiquement du Speyside comme plusieurs les connaissent, ligne florale, panier d’agrumes, vanille, jus de citron. La bouche est cruellement inexpressive, le taux de 40% d’alcool a amputé de beaucoup la texture impersonnelle; poignée de grains de poivre moulu, oranges, épices, bois de chêne sec, agrumes, herbe mouillée, lilas en fleurs, caramel. Aucune pérennité en bouche, le whisky est liquide et fluide, les saveurs éphémères. Finale; oranges sanguines, miel chaud.

Patrick 72%
Un whisky jeune et généreusement dilué, sans balance, et qui ne procure aucun plaisir en bouche. Mais vraiment aucun. J’aurais honte de mettre mon nom sur un tel whisky. Nez : Parfum de malt, agrumes, bois secs et une petite touche florale. L’ensemble est léger et sans relief. Bouche : Chêne sec, un peu d’épices de BBQ, de poivre et quelques agrumes. La texture plutôt aqueuse, et l’ensemble n’a pas une balance impressionnante. Finale : Un peu courte et boisée.

Martin 79%
Nez: Assez sobre et doux, notes de céréales mouillées, de fleurs, d’herbe et de melon miel. Agrumes, particulièrement le citron. Touches de chêne épicé ici et là. Pas désagréable du tout, mais plutôt « safe ». Bouche: Texture moyenne, saveurs avec plus ou moins d’intérêt. Miel, vanille, bois et céréales molles. Un peu d’épices et de bois. Herbe. Pêches. Finale: Plutôt courte et peu agressive, sur des pointes de chêne et d’épices. Un petit peu de raisin blanc. Équilibre: Assez rectiligne, vraiment très peu de surprises. Pas mauvais du tout, mais qui risque rien n’a rien.

Old Particular Craigellachie 10 ans

48.4% alc./vol.
Refill Hogshead #DL12542, Distilled January 2008, Bottled May 2018, 353 bottles

André 82%
Bois de chêne vert, céréales maltées, herbe, vanille, bananes vertes. Y’a quelque chose de pas trop palpitant dans ce nez parsemé de saveurs verdâtres. Heureusement, la bouche offre plus de challenge; agrumes, bananes et ananas, vanille et miel, fraicheur citronnée, céréales séchées. Le point fort de ce whisky est la texture grasse et ample qui nappe bien la bouche. Finale légèrement épicée avec un retour sur les saveurs verdâtres, les agrumes et la vanille hyper crémeuse.

Gordon & MacPhail Ardmore 27 ans 1990

52.2% alc./vol.
Refill Bourbon Barrel, Batch 18/098, Bottled 07/09/2018, 179 bottles

André 94%
Cette distillerie du Speyside, souvent boudée parce que rarement mis à l’avant-plan et avec de trop peu nombreux embouteillages est une perle rare méconnue. Cette édition démontre tout le potentiel de cette distillerie au travers une palette aromatique et de saveurs incroyable et une texture hallucinante. Tarte aux pommes vertes cuites sur feu de tourbe terreuse, embruns de sel de mer, ananas rôti sur le feu de plage. La tourbe est tellement ronde et souple qu’elle s’évapore pratiquement au nez et fond sur la langue. En humant le verre et en fermant les yeux, on se lance et prenons une gorgée qui évoque aussi un panier de fruits tropicaux et de cosses d’oranges, des bananes flambées et les ananas, rappel légèrement terreux et maritime. La présentation est fraiche et inspire le grand air, le bord de mer autour du feu de plage. Douce finale à saveur d’oranges, les narines remplies de sel de mer et la tête embrumée de fumée de feu de bois un peu mouillé trouvé sur la plage. Superbe exécution, soucis du détail et une dentelle de saveurs agencées de façon magistrale. Quel voyage aromatique.

Glenfiddich 13 ans Cask Strength

60.5% alc./vol.
Cask #12662

André 85%
Pommes vertes, caramel, poires, miel et sirop de salade de fruits. Puissant en bouche même si les saveurs sont hyper douces; fruits tropicaux, poires, pommes vertes avec une solide dose de gingembre. Le whisky est sharp et très musclé et s’éternise sur une longue finale musclée et alcoolisée, très épicée.

Benromach Wood Finish – Château Cissac

45% alc./vol.
Distillé en 2009, embouteillé en 2018

Patrick 89%
Un beau whisky tellement agréable à boire que c’en est presque dangereux. À acheter maintenant, il va être parfait l’été, le soir sur le patio! Nez : Succulent parfum de sucre blanc, de fruits et feuillu. Bouche : Un beau sucre chaleureux, boisé et fruité. Un vrai dessert! Finale : D’une longueur moyenne, fruité et boisée.

Glenlivet Nàdurra Peated • Batch PW0717

61.8% alc./vol.

André 88%
Je ne sais pas si ce sont les vapeurs du petit feu de bois de la St-Jean qui ont inspiré mon choix ce soir mais j’avais envie d’un whisky tourbé mais pas trop, mais quelque chose qui soutient un peu avec un beau taux d’alcool. Notes de pin vert et d’herbe, d’ananas et de fumée lointaine, terre mouillée, un brin de citron. La bouche est puissante, épicée généreusement, avec un retour sur le zeste de citron du nez, puis la marmelade d’oranges et la vanille, les pommes vertes et la fumée de tourbe terreuse distante. La texture est soyeuse mais est cassée par les notes d’épices et de poivre de la finale. Au fil des gorgées, l’alcool cloue la langue au palais et font ressortir les notes d’acidité des pommes vertes. Rétro sur la tourbe domestiquée.

Patrick 90%
Un superbe whisky intense comme il se doit pour un Nàdurra! La tourbe est puissante, mais bien équilibrée. Bref, une délicieuse réussite. Nez : Une belle fumée de tourbe marquée par une touche savoureuse de vanille subtilement sucrée et une touche boisée. Bouche : Une belle fumée de tourbe intense, du bois sec, de belle épices, des agrumes et de la pomme verte très subtile. Finale : D’une belle longueur, fumée et épicée.

Martin 90%
Nez: La tourbe ici est plus discrète qu’attendu, mais se marie bien avec le reste des notes du malt. Herbe, citron, épinette, chêne, épices et vanille. Bouche: Tourbe, sel et citron. Ça va bien ici, vanille, caramel, agrumes, pierre lavée. Les épices nous enflamment rapidement. On avale. Finale: Ooh, c’est chaud et enveloppant. La tourbe reste un peu discrète ici mais c’est tout à son honneur, elle laisse briller le reste des saveurs. Chêne, sucre en poudre, citron, nori, citron et explosion de poivre. Équilibre: On accepte beaucoup mieux le taux d’alcool ici que dans les expressions First Fill du Nàdurra. La tourbe soutient le tout sans étouffer le reste du tableau. C’est entre Peated et Oloroso que cette série se jouera. Qui sait, parfois on peut avoir même deux gagnants ex-aequo!

Balvenie 12 ans Single Barrel – Cask 5273

47.8% alc./vol.
First Fill Bourbon Cask, Cask #5273, Bottle 208.

André 90%
Comme d’habitude, conquis dès la première gorgée. Épopée sucrée, onctueuse. Beaucoup de vanille, de sirop de poires et d’ananas, bananes, gâteau des anges, caramel, sirop d’érable, oranges, tarte aux pommes et crème glacée à la vanille. La bouche est pulpeuse et texturale, pas huileuse mais juste ample et amoureuse; filling de la tarte aux pommes, ananas, sirop de salade de fruits, oranges, caramel, miel avec passablement d’épices en sous-entendu; gingembre et poivre, se terminant sur une sensation franche et sèche de bois de chêne épicé et peut-être même encore verdâtre. Finale langoureuse, bien sucrée au départ puis balayée par les épices. J’adore ces versions de Balvenie qui laissent place à la singularité de chaque fût tout en permettant l’expression des saveurs typiques de la distillerie.

Patrick 88%
Un superbe whisky savoureux et admirablement construit. Nez : Un beau parfum de gâteau aux bananes, de vanille et de poires. Bouche : Le gâteau aux bananes se transforme en une tarte aux pommes très épicées tellement bonne qu’on en liche la planche de bois sur laquelle elle a été servie. Finale : D’une belle longueur, marquée par les épices et les pommes.

Glenburgie 15 ans – Series 001

40% alc./vol.
Le single malt Glenburgie forme le cœur du blend whisky Ballantine’s et est issu d’une maturation en fût de chêne américain.

André 82%
Le nez évoque beaucoup de fruits, dont les poires dans leur sirop et le caramel, le miel, les pommes et les oranges. Premières impressions en bouche; les galets séchés au soleil, aspect minéral bizarre, puis les saveurs senties au nez se confirment; pommes vertes, poires, oranges, vanille et miel. Rien de désagréable mais rien qui est singulier également. La texture est un peu monotone et le taux d’alcool minimum affadit aussi les saveurs qui sont délavées et éphémères. On détecte aussi une petite touche verdâtre en background. La finale est poivrée, quelques notes de bois de chêne séché ainsi qu’une touche de gingembre.

Patrick 84%
Un bon whisky qui, sans être dans ma palette, est tout de même agréable à boire. Nez : Un beau mélange de pommes et de poires, enrobé de miel herbeux. Bouche : Du miel, des poires et des pommes, avec de belles notes boisées. Finale : D’une longueur moyenne, boisée, fruitée et subtilement sucrée.

Martin 83.5%
Nez: Miel et sucre en poudre. Sirop de fruits, caramel et pommes mijotées. Frais et chaleureux à la fois. Bouche: Miel, caramel, pommes, cassonade, oranges, raisins, malt grillé. Un très beau portrait. La texture pourrait être un petit peu plus ample par contre. Finale: Épices, caramel, poires, gingembre et chêne. Belle longueur, belle douceur. Équilibre: Rien pour épater à fond la galerie, quoique tout le monde pourrait aisément y trouver son compte.

Mortlach 12 ans

43.4% alc./vol.

André 86.5%
Viande de bois servie avec une sauce aux fruits sauvages, oranges et miel, chocolat au lait fourré aux cerises, prunes, gingembre plus discret que dans l’édition 16 ans. Savoureux en bouche, la tarte aux poires, les oranges, caramel, miel, toffee et vanille, fruits sauvages et prunes, chocolat, touche de cannelle, xérès bien fruité. Belle texture onctueuse avec des saveurs pas trop intenses. Le whisky est bien défini dans sa présentation de saveurs, rien de chaotique, tout est précis. Finale épicée, mélange de cannelle et de gingembre avec un bon retour sur le xérès et le café au lait.

Patrick 90%
Je l’ai déjà dit, mais je ne peux l’expliquer. Mortlach, pour moi, c’est le top du Speyside et parmi les grands whiskys du monde. Ce 12 ans n’y fait pas exception. Je suis conscient de ne pas faire l’unanimité, mais ça doit être l’ingénieur en moi qui capote sur le la complexité technique de la fabrication de ce scotch, complexe, mais si élégante. Nez : Oh wow. Un superbe arôme de fruits mûrs, de viande rouge légèrement grillée, d’épices, de chocolat noir. Oh que ça sent bon ça. Bouche : Toujours le sublime mélange de viande rouge légèrement grillée, de fruits mûrs, d’épices et de chocolat noir, mais aussi de chêne et une note de fumée discrète venant du bois brûlé qui vient donner un niveau de complexité supplémentaire. Finale : D’une belle longueur, et je voudrais qu’elle s’étire encore plus tellement c’est bon.

Martin 87.5%
Nez: Chêne épicé gorgé de xérès, fruits des champs, chocolat à l’orange, gingembre et pruneaux. Chaleureux et prometteur. Bouche: Vanille, caramel et poires. Sucre doux, bien dosé, melon d’eau, cantaloup, orange et cacao. Belle texture langoureuse. Belle chaleur des épices. Finale: Bois, xérès, dattes, raisins, gingembre. Longue et chaude comme on les aime. Équilibre: Un autre succès de Mortlach. Un achat définitif à faire. Si ce n’est pas pour vous, au moins ça fait un cadeau distingué qui montre que vous avez fait vos devoirs.

BenRiach Heart of Speyside 2018

40% alc./vol.
Essentiellement vieillie en ex-fûts de bourbon. Son nom provient de sa situation géographique en plein coeur de la région de Speyside non loin de la ville d’Elgin.

André 73%
Vives notes de sac de la désherbeuse rempli d’herbe verte mouillée, pomme verte, les roues de la tondeuse nappées de boue terreuse, miel et crème fouettée. L’été a définitivement l’air de me manquer. Rectiligne et soporifique, mais ce n’est rien en comparé de la texture en bouche…Shit… De l’eau aromatisée à la vanille… flat, aucun amour, rien. Notes de poivre et de cannelle, d’orge maltée, la vanille diluée, les fleurs blanches, l’herbe et des notes de tourbe délicatement industrielles. Courte finale sur la vanille et les céréales séchées dans l’herbe mouillée. Une bonne amélioration sur l’édition précédente, c’est d’ailleurs une des rares éditions phares à s’être améliorée depuis le départ de Billy Walker.

Martin 79%
Nez: Oufff. Ça sent le vieux bas taché de gazon ça. un peu de pommes, de terre et de sucre pour tenter de sauver la mise. Sinon, pas beaucoup d’intensité ça c’est certain. Bouche: Texture plate, saveurs franches par contre de pommes vertes, de melon et de miel. Sucre à glacer, herbe et fleurs blanches. Finale: Courte et plate, sur des accents de vanille essoufflée, de bois humide et de sucre en poudre. Pommes encore une fois. Équilibre: Le nez m’avait vraiment écoeuré, mais le reste de la dégustation m’a offert quelques qualités rédemptrices. Mais de là à en acheter une bouteille, non merci!