Glenrothes Select

43% alc./vol.
La distillerie Glenrothes -ou Glen Rothes, les deux orthographes étant possibles- fut fondée en 1878 par James Stuart, gérant de Macallan. En 1897, Highland Distillers la rachète et nomme John Smith directeur…poste qu’il conserva durant 31 ans ! Agrandie en 1898, la capacité de production de Glenrothes doubla et passa à 1 300 000 litres par an. Victime comme tant d’autres d’un incendie, une partie de la distillerie partit en fumée en 1922. Les derniers aménagements furent la reconstruction des locaux de production en 1980 ainsi que l’ajout de deux alambics supplémentaires en 1989. En forme d’oignon, 5 wash stills et 5 spirit stills produisent actuellement 1,6 millions de litres d’alcool par an. Le «Select Reserve» est la première version officielle provenant de l’assemblage de malts de plusieurs années de distillation.

André 80%
Arrivée fruitée – citrons, agrumes, oranges & pointe de raisins suivie par les épices. Finale moyennement longue au goût de caramel et de fruits confits. Agréable et désaltérant.

RV 81%
Teinture à base de cire d’abeille et vieux bois. Pointe de miel et d’anis, avec léger feuillu, du style feuilles de framboisier séchées. Arrivée en bouche avec très doux fumé et sucré, mais c’est en début de finale que le sucre est à son meilleur. Après 2-3 secondes, il est remplacé par le feuillu sucré. Scotch bien balancé, avec une personnalité un peu trop fade mais qui saura être apprécié par la plupart des gens.

Patrick 81%
Fruits mûrs, agrumes et vanille. En bouche, la première chose qui nous frappe est la douceur du whisky. Toujours les fruits mûrs, les agrumes et la vanille, avec une légère touche d’épices. Toutefois, il manque définitivement d’intensité… Il aurait gagné à être embouteillé à un plus fort degré d’alcool. Un bel ensemble, mais avec un léger déséquilibre…

Glenlivet 16 ans Nàdurra

48% alc./vol.
Après 16 années de vieillissement dans des fûts de chêne américain ayant contenu du bourbon, le Glenlivet Nadurra est directement embouteillé à sa sortie du fût sans addition d’eau de source.

André 88%
Un blitzkrieg total… wow si vous n’êtes pas préparé à ça, la première gorgée vous assomme par surprise. Le taux d’alcool parait en bouche le double de ce que le nez vous annonce. Très fruité, enrobé par des volutes de chocolats et de chêne. Une expérience hors du commun avec un malt qui est généralement si doux dans les autres versions… the nasty boy of Glenlivet is out !!!

RV 82.5%
Feuillu et un peu sec, les feuilles mortes séchées qu’on ramasse à l’automne saupoudrées de gros sucre dur. Arrivée épicée, fait piquer le bout de la langue (c’est un cask strength après tout) mais un peu unidimensionnel. Le départ en gorge souligne le gout auquel je m’attend de Glenlivet, heureusement la finale plus sucrée en caramel vient corriger le tout. Pas désagréable, ce qui par mes standards de cette distillerie tient presque du miracle, mais tout de même un peu boring, à la Balvenie Founders Reserve.

Glendronach 15 ans (ancien embouteillage)

40% alc./vol.

André 78%
Voici un bel exemple d’un single malt qui aurait vraiment pu être bien mais qu’un manque énorme de subtilité vous fait vous dire, « merde, y ont-il goûté avant de le mettre en vente ??? ». Le fruité et les saveurs sont tellement intense qu’on a l’impression qu’ils ont tout simplement fait ça pour les « aveugles gustatifs », ceux dont le palais n’est pas fait pour les subtilités. Y’a quelqu’un qui a dû se dire « y’a des gens qui ont de la difficulté à trouver les arômes dans les malts…on vas régler ça !!! » … Mais trop c’est comme pas assez… 15 années passées à mûrir dans un warehouse, pour tout gâcher par la suite. Ça donnes envie de pleurer. Ah, BTW, ça goûte le sherry, juste le sherry !!!

Glen Parker Single Malt

40% alc./vol.

André 77.5%
Lourdaud au nez; crème brûlée et sirop d’érable collé dans le fond de la benne, pelures d’orange. La bouche est claire et sans structure, un château de cartes gustatif qui s’effondre à mesure que respire votre verre. Profitez du peu qu’il offre au nez car en bouche c’est plus qu’ordinaire.

RV 78%
Une bouteille qui a l’air de la scrap… et qui goûte la scrap. Spray à chaussures de quilles et cire à boules. Arrivée repoussante mais un peu chaude, quelque peu en épices. En finale, un beurre doux s’exprime, mais trop peu trop tard.

Patrick 79%
Si c’était moi qui sentais ca, je me dépêcherais d’aller prendre une douche. Sent le vestiaire de lutteurs sumos après un entrainement intensif. Bon… Précisons. Disons que vous avez eu chaud sous votre costume de sumo, ca ressemble à ca. Au goût (heureusement que ce n’était pas le premier de la soirée, pas sur que j’aurais eu le courage!), on trouve du trèfle, de l’herbe fraîchement coupée, quelque chose de vraiment vert… Pas dans mes goûts, mais nettement mieux que le nez ne laissait présager, au point de regagner de nombreux points.

Glen Grant 5 ans

40% alc./vol.

André 84%
Quel single malt bizarre; très herbeux. Odeur de bubble gum? Bon whisky. Super doux. Sucré. Mais tellement difficile à trouver que c’est un réel plaisir d’y goûter juste pour ça. Merci Pat pour ce scotch rapporté d’Italie.

Patrick 85%
Herbeux, vert. Sec au goût. 2ème dégust: Nez: Léger et sec. On dirait un peu de vin. Goût: Léger, le vin se confirme. Huileux. Global: Délicieux, à 13,50 Euros, le deal du siècle! Je comprends aisément pourquoi c’est le plus populaire d’Italie!

Martin 84%
Nez: Sucre en poudre, herbe et bubblegum. Poire et pomme croquante, fleurs blanches et touche de cantaloup. Pas mauvais, très léger et croquant. Bouche: Vin blanc, raisins secs, touche de sucre blanc. Épices et chêne sec. Pointe de fruits tropicaux. Finale: Le malt grillé nous accueille, suivi d’une légère vague épicée et boisée. Équilibre: Un beau single malt d’entrée de gamme. Très populaire en Italie, son petit côté mordant doit bien faire penser à la grappa. Son plus grand atout est de ne pas effrayer les gens qui débutent. Le gateway highland scotch par excellence.

RV 82%
Mielleux, herbeux, fleurs de trèfles, rond en bouche. Sucré.

Old Malt Cask Glen Grant 18 ans 1990

50% alc./vol.
Embouteillé en 2008, 665 bouteilles.

André 82.5%
Assez relevé au niveau de l’alcool mais paisible au niveau des arômes. Bon fruité, sans trop d’exubérance, une belle dose d’épices. La bouche copie assez exactement le nez, sans surprises. N’eut été la bouche soulevée par la vague alcoolisée, cette salade de fruits et d’épices serait passée inaperçue. Décevant, surtout pour le prix payé.

RV 82%
Un voyage payé cher et étrange, du japon à la Caraïbe, mais qui se termine dans un champs d’houblon assez banal. Léger au nez, avec un aspect dessert de gâteau bananes et noix. Sur la langue, feuilles de feuille de bananiers, de lait de coco et de noix de Grenoble. Début de finale de grain et de feuille fumées et aftertaste qui se fait attendre, mais pour ne livrer que de la bière à l’image du Glenturret.

Singleton of Dufftown 12 ans

40% alc./vol.

André 79%
Dash de char neuf nettoyé avec des produits aromatisés au citron, on a peut-être mangé du McDo dernièrement aussi car l’odeur de sel est très présente. Faux cuir kitch-cheapo. Finale unidirectionnelle alcoolisée. Un single malt maigre avec peu à livrer. What’s next ?!

RV 80%
C’est l’hiver, ce que ça sent quand on va écrire son nom dans la neige après avoir bu un king can de Bull Max et un 2 litres de Sprite. Heureusement ça se corrige pour devenir pêches à la cassonade. Plus piquant au nez, de la broue… de bière? Manque un peu de finale, avec du malt ennuyant. Et demain une fois que la neige aura tombé, j’aurai facilement oublié.

Patrick 80%
Nez feuillu et mentholé. Goût très marqué par les feuilles de menthe et le citron. Léger fruits rouges en finale. Une saveur de métal fait perdre quelques points.

Drumguish 3 ans

40% alc./vol.
Speyside, 1990

André 60%
Donner à l’invité tannant ou au vieux mononcle vicieux qui « cruise ta blonde » lors du party de Noel… PLEASE SAVE ME !

RV 68%
Drumguish: un exemple de courage. Le courage d’oser lancer une bouteille aussi minable sur le marché!

Patrick 69%
1ère dégust: Poche; Je n’ai pas encore compris ce qui me retient de le vider dans l’évier. A éviter à tout prix. Si on vous l’offre gratuitement, utilisez-le comme antigel. 2ème Dégust: Mentholé, légère fumée, définitivement jeune. Intéressant car très différent, peut servir de « Réserve Spéciale » cheap si vous êtes convainquant!

Premium Bottlers Braeval 18 ans

57.6% alc./vol.

RV 88.5%
Rien de nouveau mais en doses et en intensités savantes. Exactement à mi-chemin entre le bois et le grain (tous les deux sucrés) l’odorat est peu varié mais traditionnellement efficace. Il semble ensuite être très volatile sur la langue mais lorsque le grain prend place avec un peu de pruneau et de kiwi, il explose et l’alcool se fait sentir. La finale est un retour sur un grain peut-être vert, peut-être orange, certes très mystérieux. L’expérience se conclut avec un choc rémanent du fouet de l’alcool et du grain. Une bombe de lumière.