Highland Park New Make Spirit

58.8% alc./vol.
L’histoire de la distillerie Highland Park remonterait à la fin du XVIIIème siècle, dans la clandestinité bien sûr ! On raconte même que le prévôt de Kirkwall ainsi que des fonctionnaires anglais comptaient parmi les contrebandiers ! Malgré la chasse constante que leur faisaient les excise men, les distillateurs clandestins déployaient des trésors d’imagination pour cacher leur whisky réputé ; ainsi, Magnus Eunson utilisa-t-il la chaire d’une église pour préserver son butin ! La naissance de Highland Park commença véritablement en 1825 lorsque Robert Borwick hérita de la ferme et de la distillerie qu’il s’empressa de rendre légale. Acquise par la famille Grant en 1895, la distillerie fut agrandie et vit le nombre de ses alambics passer de 2 à 4. Possédant ses propres aires de maltage, Highland Park compte 4 alambics assez trapus et procède à une double distillation classique.

André 84%
Nez relativement neutre où la présence du grain et de l’alcool est évidente. Relativement doux, floral et fortement influencé par des notes d’herbe et de feuilles vertes. Finale légèrement tourbée ou la dimension de l’alcool prend toute son importance. Difficile de faire le lien entre le new make et le résultat 12 ans plus tard mais l’expérience est enrichissante.

Benromach Round the World Yacht Race

57% alc./vol.
Embouteillage commémoratif pour la « Round the World Yacht Race » de 2007-2008, Single Cask distillé en octobre 2000 et embouteillé en avril 2008.

André 91%
What a fucking sherry beast ! Noix, Christmas Cake, fruits secs, un peu d’épices, pruneaux. Très fort en bouche, le sherry en avant-plan et les fruits secs en accord avec le sherry. C’est très chaleureux en bouche, puissant et concentré. C’est d’ailleurs cet ensemble de saveurs qui exploseront en bouche avant de s’assécher tout juste avant la finale qui offrira quant à elle un retour plus prononcé sur les épices et l’alcool. Finale très longue surfant sur des vagues de sherry épicé. Un benromach « A’bunadh style » ! J’adore.

Smokehead 18 ans Extra Black

46% alc./vol.

André 83.5%
Fumée de tourbe, vapeurs citronnées, valse d’arômes salées. En bouche; terre humide, sel, texture soyeuse et diaphane, balayée pas l’arrivée tourbée et épicée. Notes fruitées en finale; orange et agrumes, un brin de menthol et de tourbe plus puissante. La finale est par ailleurs de bonne longueur même si elle manque de singularité et de diversité au niveau des éléments présentés. Ce qui étonne le plus c’est que l’effet de chacune des gorgées semble s’ajouter à la précédente et que l’ensemble gagne en intensité à chaque gorgée supplémentaire. Alors plus on le déguste, plus on le trouve intéressant.

RV 83%
Corridors d’hôpital au lendemain d’un intense bombardement. Mercurochrome, jus de tourbe et de la fumée, cette dernière se confirmant en devenant un brouillard très épais en bouche. Toutefois dans ce brouillard, tout est un peu trop calme, amorti et la finale vraiment pas assez violente. Si encore cette édition aurait été la première, mais difficile d’être comblé lorsque l’édition originale lui est de loin supérieure.

Macallan Forties

40% alc./vol.

André 82%
Miel, vanille, crème brûlée. Très linéaire comme odeurs et arômes. En bouche, la texture est trop éparse, même avec les notes de caramel brûlé, le sucre et le miel, l’ensemble est évasif et hautement volatile. En respirant, le whisky dégage maintenant de belles vagues chocolatées. La finale est très courte, sans aucune variante d’arômes que celles livrées précédemment. Un whisky dont le nez est vraiment agréable mais dont la texture et la finale ne sauront livrer les charmes et subtilités.

Glenmorangie 10 ans Original

40% alc./vol.
Glenmorangie utilise différents types de tonneaux, mais toute la production est vieillie dans des futs en chêne blanc d’Amérique fabriqués à partir des arbres poussant dans la propre forêt de Glenmorangie dans les Monts Ozark au Missouri, aux États-Unis. Les tonneaux neufs sont laissés à l’air libre pendant deux ans avant d’être loués aux distillateurs Jack Daniel’s et Heaven Hills pour la maturation de leur bourbon, qui dure quatre années. Ces tonneaux sont ensuite utilisés avec les alcools de la distillerie Glenmorangie.

André 86%
Un surprise sur toute la ligne pour cette version d’entrée de ligne de la distillerie, d’une souplesse et d’une grande générosité. Les poires, pêches et les fruits frais s’offrent au nez comme les étals regorgeant de fruits frais au marché du Vieux Port par une chaude journée d’été. En finale, nectarines et bananes mais une finale légèrement abrupte. Une valeur sûre pour le prix, un single malt très agréable.

Patrick 86%
Au nez, mandarines, citron, pommes, poires, et pêches. Crème glacée à la vanille. Fleurs et menthe. Au goût, vanille crémeuse, pèches, mandarines, citron. Noix, épices, un peu de miel. En finale, le sucre d’un jus de fruit. Délicieux, une valeur sure. Se marie admirablement bien avec un fromage français « Château de Bourgogne », qui est un triple crème (un genre de brie intense).

Martin 88%
Très doré, je dirais même couleur rayon de miel pâle. Nez: Miel, épices, caramel, vanille, fruits secs, nectarine, fleurs et traces de fumée. S’annonce crémeux. Bouche: Encore épices, caramel, miel et vanille. Notes de parfum, de fleurs, d’agrumes et de fumée. Touche de tiramisu. Très proche du nez. Finale: Boisée et douce, très courte, sèche et propre. Franche même. Équilibre: Valeur sûre. Excellent pour l’initiation aux Highlands. Expression d’entrée de gamme sur laquelle on peut compter. Plus raffiné que le Glenfiddich 12 et plus goûteux que le Glenlivet 12.

RV 84%
PVC au jus de raisins congelé Welch. Le fruit a de la difficulté a se dégager en bouche, se cache en début de finale mais regagne graduellement une place primordiale en aftertaste, secondé par l’orge qui fait figure de sidekick aux antipodes. Bien conçue, une base plus qu’adéquate pour la finition, mais j’aurais quand même aimé qu’elle s’exprime plus par elle-même.

Tomatin 12 ans (ancien embouteillage)

43% alc./vol.

André 82.5%
À voir la couleur jaune-verdâtre du dit liquide, je m’étais attendu à bien des arômes mais certainement pas un nez aussi fortement modelé par le sherry. Le xérès est omniprésent au nez, se jumelant à d’agréables flaveurs de pommes-poires et de miel. La bouche est diffuse et éparse, la consistance trop fluide; céréales germées, xérès et fruits à chair avec quelques notes épurées de noisette en finale de bouche. Le nez prometteur s’effondrera trop rapidement en bouche, ce qui décuplera la déception surtout avec les promesses du nez bien fruité et son sherry vraiment bien équilibré.

Patrick 80%
Nez : Malt sucré, avec une subtile touche de xérès et de poussière. Bouche : Sciure de bois et poussière. D’accord avec RV pour ce qui est du papier de plomb et du cigare aigre. Finale : Vers la fin, on y détecte de subtils arômes fruités rappelant des pommes jaunes. Balance : Pas mauvais, mais ben ordinaire.

RV 81%
Sans humidité, l’air de la terre en est presque vulgaire. Dans le champs, à un pied du sol, le malt est sucré et poussiéreux, avec une pointe de foin séché. À l’aveugle, on pense passer brièvement devant un prunier, avec de passer au papier de plomb et de cigare aigre. La finale est un peu mieux, mais trop passagère. L’esprit agricole, ça me prend tout de même un minimum de créativité; ce single malt en est toutefois trop aride.

Johnnie Walker Red Label

40% alc./vol.
Produit phare de la gamme, essentiellement destiné au cocktails. Il s’en vent 120 millions de bouteilles par an, ce qui en fait le whisky le plus consommé au monde. Ce blend très équilibré, malté et légèrement tourbé est obtenu à partir de près de 35 whiskies de grain et single malt.

André 79%
Musclé, radis et épices sur fond de rye Canadien dilué avec trop d’eau. Sec en bouche. Pommes et vanille s’estompant dans une fine brume fumée. Finale toujours sur les mêmes notes sèches de grain et de cannelle. Ferme et direct.

Patrick 80%
Au nez, légère tourbe et céréales. Au goût, l’alcool de grain prend trop de place. Jus de fruit, caramel et épices dilués dans un grand verre d’eau. En finale, une petite pointe de fumée vient racheter quelques points, sans plus. Définitivement trop dilué par l’alcool de grain et l’eau, car sinon il serait très bon.

Martin 81%
Je lève mon verre au soleil devant le lac et j’admire sa couleur d’un cuivre sombre et profond, voire même bruni. Nez: Toffee sec et brûlé souligné par l’influence du grain. Notes de cuir fumé avec une touche de pomme. Ça m’évoque un peu de l’asphalte ou bien un parfum cheap. Bouche: Juteux à souhait. Sucré avec un côté vanille hyper présent. Les céréales sont toutefois au rendez-vous, mais le sucre est tellement épais que ça lui coûte quelques points. Finale: Trop courte avec une infime vague de fumée qui accompagne un aspect malté présent à l’arrière-plan depuis le tout début. Équilibre: C’est parfois bon de laisser une chance au coureur. Ce JW n’est pas bon que pour les cocktails.

RV 78%
Un peu trop irish comme amplitude de saveurs. Plastique, orange et odeur de végétal pas frais. Aucune arrivée en bouche, il faut attendre avant de goûter de l’orange ranche fumée. Le tôt se conclut sur un retour végétal de mousse de lichen un peu boring.

Tullibardine 1993-2007

40% alc./vol.

André 80%
Nez fruité, les raisins se métamorphosent rapidement en oranges en respirant. Texture soyeuse au nez, lente et tranquille. Les saveurs attendues en bouche sont absentes, la sensation s’apparente à certains new make spirits, c’est épuré et jeune dans l’ensemble, très effacé. La finale se relève drastiquement, l’alcool s’élance avec fermeté, mais l’ensemble est trop liquide et sans raffinement mis à part le feeling poudreux ou de craie qu’il laisse en finale de bouche.

RV 82%
Tullibardine: beaucoup de lettres dans le nom, moins de sons dans la bouteille. Nez super doux avec l’orange sucré de Balvenie, même en bouche l’orange et le caramel me rappelle aussi cette distillerie voisine. Peu de développement en bouche où tout semble de trèfle vert, la finale est longue mais sans intensité. L’aftertaste est un peu bizarre mais est tout de même pardonnable; c’est plus l’ennui générale qui l’est moins dans cette distillerie avec j’attend toujours la surprise lorsqu’il n’y a pas de finition particulière.

Patrick 82%
Parfum léger d’agrumes et de malt, tellement léger qu’il ne parvient même pas à masquer l’alcool, malgré la dilution du whisky. En bouche, une pointe du typique gâteau aux bananes de Tullibardine, toutefois presque noyé dans une orge légèrement épicée. Le tout est marié ensemble par des agrumes frais et rafraichissants. La finale est plutôt courte et insipide. Le style de cette distillerie demeure original, mais avec cette édition, on jurerait qu’on a tenté de produire un whisky sans personnalité.

Oban 1996 Montilla Fino Finish – Distiller’s Edition

43% alc./vol.
Embouteillé en 2011.

Patrick 89%
Notes salines, soupçon de xérès et un air boisé. En bouche, le sel en premier, qui s’ouvre ensuite sur un chaleureux xérès, qui lui nous laisse entrevoir un chêne puissant et une pointe orangée. La finale est relativement longue et salée. Un très bon produit, provenant de l’un des plus beau village d’Écosse. Il gagnerait toutefois à être embouteillé à un taux d’alcool légèrement supérieur.