Deanston 7 ans Red Wine Cask

59% alc./vol.
Hand Filled – bottle your own at the distillery, bouteille #48

André 93%
J’aurais mis au défi n’importe lequel amateur de whisky de trouver la provenance de ce whisky sans avoir en tête Aberlour Abunadh, car c’est sa petite sœur illégitime que l’on retrouve dans cette expression bold and heavy, très fruitée et aux notes de chocolat noir et de moue de café frais. Le nez est intense, la force latente de l’alcool perceptible sous l’édredon de fruits séchés, de chocolat noir et de gâteau forêt noire. On pourrait facilement confondre le red wine cask avec le sherry, seule indication (et encore) c’est la finale un peu tannique de la bouche. La bouche offre également des saveurs de noix et de miel, céréales Raisins Bran, chocolat noir, la texture est hyper soyeuse et douce, un peu vieillotte avec une fine touche poivrée qui accompagnent le bol de cerises noires bien mûres et des notes de gâteau aux bananes. La finale est très soutenue, sans être puissante à l’excès. L’intensité des fruits apportés par le wine cask permet au généreux taux d’alcool de se nicher dans des bras de fruits rouges et de raisins séchés afin de s’endormir doucement dans des ronflements de satisfaction. Définitivement une des meilleures expressions de cette distillerie. Du savoir-faire et de l’exactitude dans l’intensité des arômes et des saveurs. Pour un whisky de 7 ans d’âge, la preuve que l’on peut faire du maudit bon stock, avec du jeune whisky et des fûts habilement sélectionnés.

Patrick 90%
Le meilleur Deanston que je n’ai jamais goûté (à ce jour du moins !) et ce, malgré que ce soit aussi le plus jeune que j’aie bu ! Impressionnant ! Nez : Superbe parfum de vin sucré et vanillé. Le tout avec des notes de chocolat au lait. Bouche : Toujours le vin, mais ici plus porté par les épices du bois et accompagné de chocolat noir, de cerises et gâteau aux bananes. Finale : D’une belle longueur, vineuse et marquée par des notes de caramel.

Wemyss Malt « Applewood Bake » Invergordon 26 ans 1988 Single Grain

46% alc./vol.
Fût #86239, 697 bouteilles.

André 78%
Un coup au cœur du grain, ligne directe sur les céréales, beaux arômes de pommes vertes cuites, de poires poêlées, de cannelle, sucre blanc, avec une pointe sèche qui rappelle grandement les céréales séchées. J’adore habituellement la quiétude des whiskys de grains, ce calme et cette quiétude générale et posée comme présentation qui laisse beaucoup de place à l’expression des saveurs qui sont tirées du fût. Mais ici, ce whisky laisse une impression paradoxale de la sensation crémeuse de la vanille (qui me fait penser à certains Balvenie) qui tranche farouchement avec le petit edgy pointu des céréales séchées. La bouche est aiguisée et poivrée, limitée au niveau des saveurs – comme bien des single grain – mais en plus, quand la texture laisse à désirer… La finale est douce en texture mais pointue en saveurs, beaucoup de poivre moulu et de céréales séchées. Ce whisky me laisse plutôt indifférent malgré sa ligne directrice juste en tant que single grain. La variété de saveurs est limitée, son ambiguïté au niveau des variances de textures déstabilise la dégustation. Ceci étant dit, si vous aimez le style de ce type de whisky…

Patrick 89%
Un whisky unique, savoureux… En fait, j’aurais aimé en avoir plus qu’un échantillon pour pouvoir rendre justice à subtile complexité et son petit côté pas trop orthodoxe. Une autre raison de courir après les curiosités du monde du whisky! Nez : Oh… Un parfum unique, comme je n’en ai jamais senti. Des pommes vertes cuites, nappés de sucre blanc, de farine et de beurre à pop-corn. En fait, plus je laisse respirer mon whisky, plus le beurre semble vouloir prendre toute la place. Au point où j’ai été validé dans la cuisine si quelqu’un ne faisait pas fondre du beurre… Bouche : Un mélange intéressant de bois sec, de vanille, d’épices à BBQ et un soupçon d’herbes aromatiques. La texture en bouche est bien agréable. D’une très belle longueur, marquée par le bois brûlé et épicé.

A.D. Rattray Auchroisk 25 ans 1991 Single Cask #7531

53% alc./vol.

André 90%
Nez linéaire et crémeux, vanille très sexy, un peu herbeux, les bonbons Certs, la pomme verte avec la couche de cire, lilas en fleurs. La bouche est musclée, le taux d’alcool est notoire, la texture divine, super creamy et très texturée; bols de fruits en conserve baignant dans son jus, tranches de pommes vertes, à la fois floral et herbeux, une touche d’épices. Je suis étonné d’aimer la présentation de ce whisky car ce ne sont pas des saveurs que j’affectionne normalement. La finale est soutenue, superbement équilibrée, la douceur de la vanille camoufle bien le taux d’alcool et une rétro-olfaction sur les bonbons Certs, le poivre et la feuille verte mouillée. Une belle surprise provenant de cette distillerie que l’on voit rarement sur les tablettes.

Kilchoman Original Cask Strength Quarter Cask Matured

56.9% alc./vol.

André 94%
Fasten your seatbelt… Wow, hallucinant. Le meilleur de ce qu’un whisky peut offrir; taux d’alcool, tourbe prononcée, saveurs maritimes, fruits tropicaux et exotiques, équilibre parfait. Une histoire bien racontée en saveurs. Nez de fumée de tourbe médicinale et grasse mais très raffinée, saveurs maritimes avec embruns salée et fraicheur du large, caramel et vanille onctueux, fruits tropicaux de poire, d’ananas, la banane flambée, le miel. La bouche développe encore plus ces saveurs et offre maintenant de l’orange, de la crème brûlée, des vagues de citron et de sorbet au limoncello, s’enroulant dans des draps de tourbe phénolique et maritime. On dirait que ce whisky est porté par la mer et l’essence même de son lieu de conception. La finale de bouche est un mélange de chocolat noir, de sel de mer et de fumée médicinale alcoolisée. Superbe texture, hyper sensuelle préservant la bouche de la morsure d’alcool. La finale est longue, bien tourbée qui s’évapore lentement sur la langue et l’alcool qui titille les papilles. Les fruits sont savoureux, la texture délectable. 160$ en SAQ vous vous dites… pour un whisky de 6 ans? Oui… et après avoir goûté cet échantillon, je vais définitivement en acheter une bouteille! Du grand Kilchoman, comme quoi, certains No Age Statement whiskies peuvent botter le cul de bien des whiskies avec mention d’âge…

Patrick 93%
Un extraordinaire whisky, complexe, superbement balancé et meilleur de gorgée en gorgée. Toujours trop cher à mon goût (surtout pour un whisky de 6 ans de vieillissement seulement), mais si vous en avez les moyens, n’hésitez pas à vous gâter ! Nez : La belle tourbe sale d’Islay que j’aime tant ! Algues, fruits tropicaux, goudron, notes médicinales, agrumes, miel et poche de hockey après les séries. Bouche : Fumée, poivre, tourbe, orange, citron, sel, sel, sel et un peu de caramel. Genre, juste assez pour que le whisky soit sublime. Finale : Longue, salée, sucrée, pleine d’agrume et de … heu… de saveurs ! Wow !

Martin 94%
Nez: Plus doux que mes attentes. Tourbe maritime, orge, algue, citron, pierre lavée avec une touche d’asphalte et de fleur de sel. La tourbe est dodue et élégante à la fois. Bouche: Miel chaud, épices, tourbe iodée, pierre lavée, citron, encore épices, caramel salé. C’est complexe en sale et àa prend un certain temps à assimiler. Finale: Épicée, chaude, sucrée et salée. Tourbée à souhait et d’une longueur exquise. Équilibre: Bien que Kilchoman soit une distillerie relativement jeune, ses embouteillages ne cessent de nous surprendre. De vraies rock stars!

Glen Garioch 16 ans – The Renaissance 2nd Chapter

51.4% alc./vol.

André 77.5%
Très dénaturé, on a peine à deviner le whisky sous l’étoffe fruitée très intense. Avalanche de raisins, Kool Aid aux raisins en poudre, pruneaux séchés, petits fruits séchés, dattes, chocolat noir. La bouche est plus épurée, texture un peu floue et malhabile, plus crémeuse que le laissait supposer le nez, plus épicée aussi avec les pointes de gingembre de bonne force. Les fruits secs et le raisin prédominent et se drapent d’écharpe d’épices un peu frivoles, quelques cosses d’oranges au passage avec de savoureuses notes de toffee, de céréales maltées et de crème brûlée. La finale de bouche livre les secrets du taux d’alcool qui demeurait très discret jusqu’à cette étape de la dégustation. Outre le fait que ce whisky verse dans l’excès de saveurs qui le dénaturent, ce whisky offre une mauvaise pléiade de saveurs dont l’agencement laisse à désirer. Pour un Glen Garioch c’est le dépaysement total, définitivement du jamais vu. Ça bouscule comme présentation. Ce whisky trouvera probablement un public cible mais à mon avis les omniprésentes saveurs de raisins et de fruits cachent toutes les nuances qu’aurait pu présenter les saveurs.

Patrick 83%
Un bon whisky, d’un style très différent de ce que je suis habitué de voir venant de Glen Garioch. La balance laisse toutefois un peu à désirer. On dirait qu’on a utilisé un fût qui n’était pas au top dans le mix… Le Glen Garioch que j’ai le moins aimé depuis qu’on a revampé la marque. Nez : Parfum très fruité, avec un mélange de fruits frais et de fruit mûrs, avec une touche de caramel réchauffé et quelques fleurs. Bouche : Très chaleureux, fruits très mûrs, caramel, miel, bruyère, abricots, céréales et quelques notes de bois brûlé. Finale : Longue, marquée par les fruits mûrs et un sucre très chaleureux.

Old Particular Glenrothes 16 ans

56.4% alc./vol.
Distillé en octobre 1997, embouteillé en août 2014 depuis le fût #DL104587 Refill Hogshead, 277 bouteilles.

André 85%
Superbe texture en bouche, liquide mais concentré, huileux à souhait, débutant par une vague massive de fruits rouges, les raisins secs, les bananes, suivi pas d’étonnantes épices et de poivre. La bouche est bien soutenue, fruitée à souhait, raisins secs, mélange de bananes en purée et pomme poire, melon au miel, se stabilisant dans des draps de sherry bien campés. La finale est peu off-key mais l’ensemble de saveurs est agréable et se marie bien ensemble. Un Glenrothes agréable mais qui démontre bien l’ambivalence que peut démontrer cette distillerie dans ses embouteillages. J’aimes les saveurs et arômes variés, la texture amoureuse et la quiétude des saveurs fruitées (malgré le léger off-key de la finale).

Patrick 82%
Un whisky qui s’annonce bien au nez et à l’arrivée en bouche, mais dont l’expérience se gâte rapidement. Dommage, c’était bien parti. Je ne comprends pas l’idée de mettre en vente un tes single cask (et ce, à un prix si élevé !) pour une qualité qui est somme toute, bien moyenne. Définitivement, il y a des acheteurs à la SAQ qui ne font pas leur job quand on pense à tous les produits extraordinaires qu’ils ne considèrent pas assez bien pour les québécois. Nez : Savoureux et riche parfum, avec du caramel, des raisins secs, de petits fruits rouges et une bonne dose de vanille. Bouche : Très fruité, avec de beaux raisins secs, du caramel, une bonne dose d’épices, un peu de pommes vertes et du sucre d’orge. Finale : D’une belle longueur, épicée, avec des notes de cassonade… Et un je-ne sais-quoi de mal balancé. Dommage.

Old Particular Dalmore 17 ans

55.5% alc./vol.
Distillé en mai 1997, embouteillé en août 2014 depuis le fût #DL10247 Refill Hogshead, 237 bouteilles.

André 83%
Hors norme pour un Dalmore; tarte au citron, meringue flambée, toffee, vanille, petits fruits sauvages discrets. La bouche est soutenue, bien alcoolisée. Encore ces saveurs de citron et meringue, beaucoup d’influences du fût de chêne, la vanille est veloutée et crémeuse, le caramel agréable, ce qui cache bien les fortes épices. La finale est portée par les épices et les saveurs du bois de chêne, lit de saveurs citronnées et baffe d’alcool. Ce whisky offre une belle alternative au sherry opulent de habituellement préconisé par Richard Paterson, ce whisky riche à l’extrême, qui ne plait pas à tous. On a droit ici à une version plus posée et réfléchie, moins tape-à-l’œil qui revient peut-être même aux racines de la distillerie.

Patrick 80%
Je ne suis pas un fan de Dalmore (à cause de leur style « vendeur de parfums cheaps ») et ce whisky me conforte dans cette voie. Je ne comprends pas qu’on ait fait un single cask avec ce whisky, on aurait plutôt gagner à le noyer dans un blend quelconque. Nez : Agrumes, fudge, vanille et sciures de bois. Bouche : Belles épices boisés, citron et une touche de poivre. Finale : Belle finale sèche et épicée, avec une bonne dose d’agrumes.

Ardbeg 1815

50.1% alc./vol.
Embouteillé pour le 200eme anniversaire de la distillerie, ce whisky est le fruit de whiskys distillées en 1974 et 1975 et ayant vieillis pour une période de 33 ans avec une période de mariage supplémentaire de 8 ans en contenant de verre. Le distillat de 1974 a vieilli en bourbon barrel et celui de 1975 en sherry cask. Une édition TRÈS limitée de 400 bouteilles, vendues 5500$ pièce.

André 95.5%
Difficile de ne pas se laisser emporter par l’excitation et l’émotion. Le nez est complet et très soutenue; mélange de fruits rouges, les cerises noires, le cuir, chocolat noir, sel de mer, tourbe soutenue et médicinale. L’intensité des saveurs est étonnante mais la délicatesse du rendu est désarmant. Après plus de 20 minutes dans le verre, les notes de sherry ont redoublé d’ardeur et la tourbe gonflé en intensité. Les deux se complètent mutuellement et le sherry prend des atours de prunes et de raisins séchés, la tourbe est médicinale et maritime mais très posée même si campée sur ses positions. J’ai l’impression que les nuances de tourbes diffèrent pratiquement à chaque lapées supplémentaires… elle présente maintenant des saveurs terreuses et de café torréfié, de chocolat noir amer, les cerises rappellent les barres Cherry Blossom. La finale est soyeuse et distinguée, mariage équilibré de tourbe, café noir, chocolat noir amer, iode, sherry, prunes, raisins secs. Un whisky unique pour un événement historique, sensations et souvenirs de haute voltige, les sens sont tous conquis.

Patrick 96%
L’un des meilleurs whiskys que je n’aie jamais goûté. Malheureusement, l’échantillon que j’avais était trop petit pour le jeu des comparaisons à savoir où il se situait exactement dans mon « top 5 ». Nez : Oh boy! Le parfum le plus agressif que je n’aie jamais senti chez Ardbeg. Créosote, goudron, sel, charbon, asphalte, pétrole, bref une incroyable mixture chimique rendue appétissante par une subtile touche fruitée. J’en bave!! Le parfum me rappelle en fait les Laphroaig 15 ans du début des années 2000. Bouche : Semblable au parfum, mais adouci agréablement par un savoureux caramel et une note vineuse qui s’étire savoureusement. Finale : Longue et fantastique, s’étire sur les notes d’asphalte, de sel de mer et de vin.

Caol Ila 30 ans 1983 Special Release 2014

55.1% alc./vol.
Distillé en 1983 et vieilli en American & European Refill oak casks. Édition limitée de 7638 bouteilles.

André 92.5%
Melon au miel, ananas, bananes, camphre très léger, tourbe médicinale, fruits tropicaux, sel marin, sorbet au limoncello nappé de vanille tout juste sortie du frigo. Un whisky qui rappelle grandement ses origines et les éléments de sa fabrication. La bouche est intense, les saveurs exquises, l’équilibre des éléments est parfait; petits fruits sauvages, cuir mouillé et terre noire après un orage d’été, tourbe phénolique et camphrée, sel de mer, fruits tropicaux, melon, citron. La finale est une avalanche de tourbe et de saveurs maritimes, de fruits tropicaux, de phénol, camphre, d’ananas. Étonnant de pouvoir jumeler toutes ses saveurs disparates avec cohésion. Autant les saveurs prises seules trouvent leur place mais l’agencement global une fois que l’on prend nos distances est étonnant d’exactitude. C’est comme regarder un patchwork de près et de loin. De près, on apprécie les détails et le raffinement de la sélection des éléments, de loin, on est surpris du mariage des éléments singuliers et de la cohésion générale. Le chaos en devient presque organisé et le savoir-faire y trouve tout son sens.

Highland Park 15 ans Fire

45.2% alc./vol.
Fruit d’une maturation exclusive en port cask, édition de 28,000 bouteilles.

André 84%
La version sexy du HP Ice, on est dans la chaleur des arômes ici et non dans la froideur dépouillée du bourbon cask du Highland Park Ice. En ce sens, l’allusion des deux noms est parfaitement réussie. Mais ces 2 opus sont des versions tout aussi atypiques l’une de l’autre de l’habituel Highland Park tel qu’on le connait. Le nez est très goulu, soyeux et sexy, très rond et duveteux, les cerises fraiches, les prunes séchées, le chocolat noir, fruits rouges, sensation presque liquoreuse, étonnante… L’apport du port cask est notoire avec cette livraison de chocolat noir et de fruits rouges peut-être un peu trop forte d’ailleurs car on a l’impression de perdre en nuances et les saveurs se retrouvent pratiquement masquées par cet avalanche fruitée. La texture est hyper texturée, cela rappelle la confiture de framboise nuancé par quelques grains de poivre noir broyés et de cannelle moulue. Ce que ce whisky gagne en texture, il le perd en variété de saveurs. La finale est très douce, apaisante, fruitée avec une fine touche de fumée et de poivre. Pour l’expérience différente, un gros yes. De gros points pour la texture hallucinante, de gros points en moins pour la diversité des arômes et saveurs et le prix.

Patrick 80%
Ouch! Tellement sous les standards habituels d’Highland Park. Un whisky bien ordinaire, sans grand éclat. À acheter comme bibelot, pas pour boire. (Goûté à l’aveugle en comparaison avec le Magnus – d’une valeur de 50$!, celui-ci s’est révélé supérieur en tous points au Fire!) Nez : Chocolat, cerise, un peu de bois… Plutôt léger. Bouche : Épices du bois brûlé, cerises, caramel réchauffé. Très chaleureux, mais pas très savoureux. Finale : Un peu courte, un peu boisée.