Kilchoman New Make Spirit 50 ppm

63.5% alc./vol.

André 86%
86%… en tant que new make! Simplement un des meilleurs sinon le meilleur new make qu’il m’a été donné de goûter. Étonnant doux, floral et fruité et appuyé par de solides notes phénoliques sur une toile de fond salée et maritime. Nez; vanille, fleurs blanches, fruits rouges, sel marin, tourbe, céréales. Texture huileuse et grase. Étonnant car normalement, on ressent souvent cette sensation d’alcool presque industriel, un peu râche mais ici, non, de belles saveurs, un spirit invitant et une texture incroyablement douce. La bouche est douce en texture, belle vanille onctueuse, céréales maltées, puis tourbe phénolique et saveurs maritimes dont le sel de mer. Finale de vanille, de fleurs blanches et d’amandes perdues dans des vagues de tourbe phénolique bien prononcées.

House of Hazelwood 18 ans Blended Scotch Whisky

40% alc./vol.

André 77.5%
Ressemble au 25yo mais avec un côté céréales plus présent et moins d’épices. Au nez; céréales au miel Cherios, agrumes, pelures d’oranges, vanille, miel. La bouche est souple, bien structurée mais on se lasse rapidement dû à l’éventail de saveurs limité présentées; beaucoup de vanille et de miel, salade de fruits, fruits séchés éventés, quelques épices bien tranquilles. La finale n’expose que les mêmes saveurs du nez et de la bouche mis à part quelques épices s’étiolant dans un ciel de vanille et de miel. Ce blend prudent affiche un manque de diversité au niveau des arômes et fait beaucoup dans les nuances plutôt que dans les contrastes. Les saveurs ne sont pas bien définies et semblent vouloir plaire au plus grand public possible. J’ai eu une pensée à Balvenie pour le backbone des saveurs, ce côté céréales au miel et vanille bien présent. à environ 125$ le 500ml, disons que le passage à la caisse est plus amer que les saveurs du whisky…

House of Hazelwood 25 ans Blended Scotch Whisky

40% alc./vol.
House Of Hazelwood 25 ans est l’édition la plus âgée de la gamme de blends prestigieux élaborée par William Grant. Délicate et soyeuse, cette expression est présentée dans un sublime flacon inspiré par l’élégance du début des années 1920 de Shanghai.

André 79%
Miel, vanille, noisettes, cassonade, céréales Cheerios, nez un peu plat et rectiligne, un whisky presque gêné et reclus. Bouche; zeste d’oranges, vanille, miel, un peu de cannelle, très léger tant au niveau des saveurs qu’à sa texture en bouche, agrumes. Finale épicée, poivre. Un whisky agréable mais sans trop de créativité et d’audace.

Glenfiddich Cask Collection – Reserve Cask

40% alc./vol.

André 80.5%
Very sherry et épicé au nez, marmelade d’oranges avec coulée de fruits rouges en compote. La bouche offre un bel équilibre au niveau des saveurs et arômes, mais la texture est sans grand attraits, diluée et impersonnelle. Mélanges de fruits rouges en confiture, de pelure de pommes, oranges confites,douces épices mélangées (cannelle, gingembre, poivre noir broyé). Finale de belle longueur mais qui manque de hook, très portée sur les fruits et les épices.

Patrick 84%
Mes attentes étaient plutôt basses, mais je dois admettre être agréablement surpris. Pas un whisky de compétition, mais un whisky de semaine (ou de tailgate) rudement efficace. Nez : Céréales sucrées, caramélisées et légèrement fruitées. Bouche : Semblable à ce qu’on a trouvé au nez (céréales, caramel, sucre et petits fruits). Mais aussi quelques épices qui complètent agréablement le tout. Finale : Un peu courte et légèrement boisée.

Martin 84%
Nez: Xérès à l’avant, un peu de poivre rose, un peu de raisin juteux. Un peu de confitures et de céréales sucrées. Plaisant sans être forcément complexe. Bouche: Texture un peu fade, mais qui se fait pardonner un tant soi peu par son bel amalgame de saveurs. Orange, raisin, épices, bois, vin fortifié. Finale: Chaude et épicée, d’une longueur moyenne. On aime bien même s’il lui manque un peu de coeur au ventre. Équilibre: Un Glenfiddich qui n’essaie pas d’être quelque chose d’autre qu’un Sherry cask intermédiaire. Un autre verre please!

Glenfiddich Cask Collection – Select Cask

40% alc./vol.
Chaque fut entrant dans la composition de ce whisky est sélectionné avec soin par le maitre distillateur, Brian Kinsman avant d’être transféré dans une cuve à Solera (Solera Vat).

André 80%
Nez smooth et onctueux de céréales, une touche épicée de chêne sec, vanille douce et texturée, agrumes. On découvre rapidement les influences tirées des red wine cask cask, tandis que les bourbon cask adoucissent et polissent l’ensemble. Débute par une texture souple et crémeuse puis arrivée d’épices, d’orange et de poivre. La finale est plus sèche et épicée, un peu débalancée et étale ses saveurs d’oranges qui tranche avec les notes poivrées et d’épices. Un Glenfiddich légèrement débalancé mais tout de même agréable à savourer.

Patrick 80%
Un bon whisky, mais sans grande profondeur et dont la balance est minimale. Nez : Parfum très fruité, avec des notes de jus de raisin fraîchement pressé, un peu de vanille et une touche de bois brûlé. Bouche : Jus de raisin épicé et bois brûlé. Assez simple. Finale : D’une longueur moyenne, marquée par le bois brûlé. 2e dégustation (2020) 88%. Une surprise que ce whisky : trop souvent les exclusivités « duty free », surtout les « no age statement », sont au mieux insipides, mais pas ici! Il s’agit d’un whisky présentant une belle complexité, une bonne balance et qui est très agréable à boire. Bravo Glenfiddich! Nez : Délicieux parfum de caramel et de fruits sucrés, avec une touche de vanille et d’oranges. Bouche : Du poivre, du caramel subtilement salé, du xérès chaleureux et sucré. Le tout est complété par de subtiles notes d’oranges et de vanille et porté par une belle texture huileuse. Finale : D’une belle longueur, épicée et sucrée.

Martin 80%
Nez: Crème, pommes vertes et céréales molles, avec une pointe d’alcool. Chêne sec poivré, clémentines et pêches, nectarine même. Bouche: Tarte aux pommes, cannelle, cassonade, épices, chêne, raisins et noix. Pas méchant, mais un peu trop diffus et agressif à mon goût. Texture quelconque. Pointe de vin rouge. Finale: Épices et bois nous enveloppent de leur chaleur, pour ensuite nous laisser sur une petite vague de poivre et de pelure d’orange séchée. Équilibre: Un bon scotch quand même, mais un Glenfiddich qui semble chercher son identité.

Duncan Taylor Octave Springbank 22 ans 1994

50.7% alc./vol.
Single cask #639909, finished 9 months in Octave Cask, bottle 1 of 81.

André 94%
Gâteau aux fruits, caramel, pain d’épices, hyper rond, genre sherry capiteux, cerises Marasquin. Un peu acéré en finale de bouche, épices des Caraïbes, muscade, oranges confites, mandarines, pelure de raisins verts. Bouche ronde, pleine de muscade, de pelure de raisins mauves. Peut-être un peu trop dénaturé, on peine à discerner la distillerie qui se cache derrière les effets du fût d’octave mis à part le filin de sel de mer en finale de bouche. Quel présentation hors-norme, texture à faire rêver, intense et bold comme ensemble.

Glenfiddich Cask Collection – Vintage Cask

40% alc./vol.

André 81%
Nez bien tourbé, texture un peu flat, tourbe très discrète mais définie, savoureuses notes d’agrumes et d’abricot, bananes baignant dans un lit de vanille, quelques notes de sherry et de fruits rouges un peu délavés. Le whisky s’effondre en bouche comme un château de cartes, la texture est morne et lasse, la tourbe s’est évaporée rapidement en coup de vent. Saveurs de fruits rouges et de cerises, un jus de fruits dilué avec trop d’eau, miel, notes de fumée lointaines, vanille. Finale plus pointue, épices acérées et poivre, tourbe, fruits mélangés. Les amateurs de Glenfiddich seront peut-être un peu perdus dans cette présentation, les amateurs de tourbe seront déçus, d’autant plus que la texture est rachitique et fortement diluée. Un Glenfiddich très prudent dans le changement mais au change probablement que la plupart des amateurs seront déçus.

Patrick 88%
Un très bon whisky, présentant une appétissante tourbe, une belle complexité, une belle balance mais qui a été trop dilué. Dommage, Glenfiddich font des whiskys extraordinaires, mais ils ont laissé le contrôle du robinet à eau aux comptables, et ça paraît! Nez : Fumée de tourbe très aromatique et appétissante, avec une légère note de vanille et de chêne. Bouche : Fumée, épices, chêne brûlé, tourbe aromatique et un je-ne-sais-quoi de légèrement sucré. Finale : D’une longueur moyenne, épicée et fumée.

Martin 83.5%
Nez: La tourbe annoncée se fait très discrète, elle est bien là mais elle est étouffée sous un nuage d’agrumes, de céréales et de fruits rouges. Quelques éclats de xérès et de vanille parviennent à percer. Bouche: La texture laisse un peu à désirer ici, mais la tourbe est beaucoup plus affirmée, accompagnée d’épices et de chêne. Les fruits et le sherry continuent à faire office de support aérien. Finale: Fumée, poivre, chêne, fruits et xérès. Rien pour capoter, bien que ça ne reste pas méchant du tout. Équilibre: Un Glenfiddich ok, mais on dirait que la volonté de réussir est manquante. Un peated cask n’est jamais une bien mauvaise idée, mais il faut la pousser jusqu’au bout. On est bien loin ici du Glenlivet Nàdurra Peated Cask Reserve.

Balvenie Peated Triple Cask 14 ans

48.3% alc./vol.

André 90%
Céréales douces, salade de fruits et fruits tropicaux, amandes non-salées, peat subtil mais présent, miel caramélisé, céréales sugar crisp, malt. J’adore la quiétude des expressions Balvenie et même cette présentation tourbée ne fait pas exception à l’habituelle qualité de présentation. La bouche est onctueuse; poires, salade de fruits, fumée de tourbe soyeuse, amandes , vanille crémeuse nappée de miel. La finale de bouche est épicée et à saveur de gingembre, onctuosité crémeuse des céréales nappées de miel et de vanille, fumée de tourbe distante et montée d’alcool en finale s’accompagnant de tourbe bien présente. La qualité exceptionnelle de cette distillerie, souvent boudée et marchant dans l’ombre de sa grande sœur Glenfiddich est encore une fois au rendez-vous. Cette variante un peu plus osée est inusuelle et bien structurée, un vrai plaisir à chaque gorgée.

Patrick 92%
Un superbe whisky, intense et complexe et bien bâti. Nope, rien de plus à demander. Nez : Fumée de tourbe légère, mais tout de même intense. Aussi du poivre, de la vanille et du bois brûlé. Bouche : Fumée intense, bois brûlé épicé, poivre, une touche de sucre et de fruits très subtile… C’est très bon ça ! Finale : D’une belle longueur, marquée par la fumée et le chêne brûlé.

Martin 90%
Nez: Malt grillé, tourbe ultra-discrète, miel, amandes et poires. Sirop de fruits. Cuir. Divin. Bouche: Assez frais et croquant en bouche, une vague d’épices s’écarte pour nous dévoiler un beau nuage de tourbe végétale. On pourrait presque dire un Islay si la nature douce et mielleuse de Balvenie n’était pas là pour nous ramener à la raison. Vanille, sucre et chêne. Finale: Épicée et boisée, pimentée de notes de vanille, de miel et de cannelle. La tourbe reste omniprésente, sans trop prendre l’avant-scène, un peu comme un léger brouillard. Équilibre: Superbe expression, Balvenie sait encore séduire par sa simplicité complexe, ou sa simple complexité… On gagne à la connaître…

Lagavulin 5 ans

±60% alc./vol.

André 78%
Un bébé Lagavulin avec un fort mauvais caractère. Sorbet à l’orange, tourbe définie, accents de new make spirit ou de whisky avec un manque de maturation, un peu sculpté à la hache ou la chainsaw. En bouche; sensation huileuse, saveurs de citron et d’agrumes, marmelade d’orange et vanille, miel et jeune alcool. Explosion d’alcool suivies de vagues de saveurs presque éphémères. Ce whisky manque définitivement de nuances et de raffinement, les saveurs sont tranchées et l’alcool un peu rugueux. Mais on reconnait aussi l’épine dorsale de la distillerie et la singularité des notes de tête qui définissent Lagavulin. Une jeune femme plein de potentiel mais qui ne le sait peut-être pas encore ou une sauce à spaghetti qui est sur le feu que depuis 5 minutes…

Caol Ila Distillery Exclusive 2017

58.8% alc./vol.
Limited edition of 3000 bottles – Mélange de first fill bourbon, refill bourbon et de Californian Red Wine Cask.

André 83%
Fruits rouges, confiture de framboise, trace de tourbe lointaine au nez qui est rond et goulu et qui offre aussi des notes de cassis. Le taux d’alcool aiguise la bouche un peu drastiquement et tranche avec la douceur des fruits sauvages, un brin de cannelle, la confiture de framboise d’où émerge la tourbe contrôlée mais constante. Gomme Dentyne Fire avec des accents qui rappellent le new make spirit ou le jeune whisky. Bien que le nez soit agréable et la texture soyeuse, l’amalgame de sensations que procurent l’agencement des saveurs me laisse perplexe due aux transitions en dent de scie. Finale soutenue sur les fruits rouges et l’alcool, neigette de tourbe qui fond qui la langue et un atterrissage tout en douceur. Un patchwork de saveurs dont les coutures sont mal ficelées.