Cadenhead Caperdonich 35 ans 1977

50.2% alc./vol.
Single cask sherry butt, édition limitée à 384 bouteilles.

André 95%
Superbe nez, cerises noires, dattes, compote de pomme, vieux sherry goulu et rond, fruits rouges, un peu d’épices en sous-entendu. C’est très concentré, on pourrait dire que ça ressemble à de la pâte de fruits. Après quelque temps à respirer, les raisins secs et les cerises noires encore plus raffinées. En bouche, approche sucrée, puis la pâte de fruits, les raisins secs, le sherry puissant, les cerises noires encore. Les épices apparaitront en finale de bouche, quelques secondes après avoir avalé, quelques grains de poivre noir aussi. Finale très longue et soutenue, les cerises noires s’accrochent en bouche, le beef jerky, presque viande rouge vieillie. Le taux d’alcool est juste assez puissant et saura satisfaire les amateurs de cask strength sans effrayer les novices. Pour les amoureux de sherry et de fruits secs !

Patrick 94%
Nez: Lorsque je donne un cours d’introduction au whisky, j’insiste toujours sur l’importance de se concentrer sur les arômes émanant du verre lors de la dégustation. Avec un tel whisky, nul besoin d’insister : le parfum est si envoûtant, on aurait tendance à s’en contenter : Xérès gros comme l’Empire State Building, mélasse chaleureuse, cerises noires, compote de pomme et quelques épices pour donner le change. Bouche : Ok, les attentes sont élevées… Voyons voir : Ouiiiii! Texture crémeuse avec des saveurs de cerise noire très mûre, mélasse brûlante, chêne carbonisé, poivre noir et épices. Le tout baigne dans un xérès intense comme seuls les scotchs d’au moins 35 ans peuvent offrir. Finale : Loooooongue, intense et riche. J’aime l’analogie de « beef jerky » d’André qui décrit bien les sensations ressenties. Mais on neparle pas de « beef jerky » de dépanneur, mais bien celui que vous retrouverez dans les meilleurs steak houses. Balance : Un autre grand mystère de l’industrie du scotch : Pourquoi avoir démolit une distillerie capable de produire de tels chef d’œuvres? Elle ne cadrait plus dans les plans de Chivas? Et puis? Avec un marketing habile, elle aurait certainement su prendre sa place! Dommage…

Martin 93%
Presque brun tellement il est orangé de xérès. Nez: Sherry butt à fond. Caramel, toffee, orange, dattes, raisins secs, tabac à pipe aromatisé, pacanes, amandes, crème brûlée et baril de chêne. Ça semble énorme, voire même intimidant, mais c’est renversant tellement c’est bien orchestré. Bouche: Douceur du sherry. Chêne juteux, raisins, figues, dattes, frangipane même. Pâte d’amande et feuille de tabac sous un voile d’épices du xérès. Tout simplement divin. Finale: Toujours, et tant mieux, cette bonne pâte d’amande. Légère cerise teintée de cuir qui s’estompe doucement dans l’astringence du xérès et de ses épices. Muscade et cannelle. Équilibre: Vraiment un superbe exemple d’un vénérable sherry butt réussi. Un équilibre remarquable sur une construction splendide.

Caperdonich 39 ans 1977

51.6% alc./vol.
Cask #9939.

André 92%
Wow wow wow… Distillerie fermée et démolie en 2010, les alambics trônent maintenant dans la distillerie Belgian Owl d’Étienne Bouillon, en Belgique. On a ici un amalgame de saveurs et d’histoire assez intense. Un concentré de saveurs, hyper intenses, bold, thick, name it… Pâte de fruits, gâteau aux fruits dans son emballage, grosses cerises noires bien mures, vieille couverture de livre en cuir, chocolat fourré aux cerises, oranges, dattes, prunes, épices en retrait. Le nez est licoreux et hyper gras, intense comme sensation. Ce whisky me rappelle certains vieux Macallan (ou le Macallan M), l’opulence du sherry presque extrême. Bouche licoreuse, fistfull of sherry, cerises noires, dattes épicées, chocolat noir et vieux cuir, gâteau aux fruits et fruits secs, raisins secs, chocolat noir légèrement amer, vieux bois de chêne. La texture est hallucinante, l’onctuosité même. La finale est terreuse et vieillotte, vieux fût de xérès, chocolat noir, cerises, dattes, pâte de fruits, chocolat noir amer. Superbe!

Connoisseurs Choice Gordon & MacPhail Caperdonich 1998

46% alc./vol.
Distillé en septembre 1998 et embouteillé en août 2011 à partir de hogheads de sherry.

André 78%
Nez délicat et anodin, herbeux et sucré. Bouche fade et sans trop d’expression, sans trop d’arômes. Herbeux et léger mentholé, un peu de céréales sèches également. Finale plus pointue probablement dû au 46% d’alcool. Un whisky qui ne nous fera pas regretter la fermeture de la distillerie et qui se perdra dans l’océan de distilleries du Speyside anonyme et sans distinction.

RV 84%
Avec un certain panache, peut-être gagne-t-il à être connu. Nez hétéroclite avec du malt mais aussi duparfum à l’eau de rose. En bouche l’originalité est laissée de côté mais l’alcool est marquée, spécialement pour un 46%. En seconde gorgée, un peu de cendre me confirme que cette bouteille dépasse du bout de la tête (ou surtout de son nez) la moyenne de ses concitoyennes du Speyside.

Patrick 80%
Ces dernières années, j’ai été habitué de me poser des questions à savoir si les gens de l’industrie étaient saint d’esprit, à voir les distilleries qui étaient fermées. Pensons à Port Ellen, Brora et autres… Toutefois, ici, je crois que je peux comprendre. Le parfum est plutôt insipide, un mélange d’eau et de céréales. En bouche, heureusement que le taux d’alcool est à 46%, ce qui laisse deviner une touche d’herbes derrière l’orge qui est légèrement sucrée. La finale, marquée aussi par l’orge, est relativement courte. Il ne s’agit pas d’un mauvais whisky, mais d’un whisky très ordinaire. Cool à ajouter à sa collection compte tenu que la distillerie est fermée.

Douglais Laing Caperdonich 1996

46% alc./vol.

André 83%
Voile olfactif très diaphane; fruits savoureux, très clean et épuré au nez. Nectarines, kiwis et jus de fruits tropicaux, le tout accompagné d’un fin cendreux froid en background. La bouche est doucement fruitée, à prédominance de zeste de citron jumelé d’une discrète pincée de sel. Agréable mais encore faut-il être dans le mood de ce type.

RV 78.5%
Citrouille et guimauve a saveur de bleu (la couleur, pas le fromage). La citrouille se poursuit pour migrer vers du sucre et de la cassonade, mais retourner vers quelque chose de plus aigre en finale. L’aftertaste n’est pas ce qu’il y a de meilleur, ce qui laisse une mauvais surprise en conclusion d’un whisky assez ordinaire merci.

Patrick 79%
Sent le new make spirit!! Un new make de 11 ans! Citrouille, malt, un bon whisky d’Halloween. Léger. Finale très courte.

Provenance Caperdonich 11 ans

46% alc./vol.
Distillé en 1996, embouteillé en 2008, cask #4200.

Patrick 90%
Complexe!  Au point que j’en suis demeuré perplexe.  Comment le nez fait-il pour être si différent de la bouche?  Et surtout, comment se fait-il que l’ensemble soit si harmonieux?  Un whisky de dégustation, lorsqu’on peut prendre le temps de le décortiquer.  Nez : Parfum de sucre de bonbon rouge à la framboise, avec une touche de caramel et de vanille.  L’ensemble n’est toutefois pas si sucré que ça, ce qui en fait un bouquet très intéressant.  Bouche : Chêne, puis herbe fraîchement couchée et pointe de poivre.  Puis, le sucre arrive, mais un sucre épicé.  Finale : Épicée, mais tout de même sucrée.

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