Caol Ila Distillery Exclusive 2017

58.8% alc./vol.
Limited edition of 3000 bottles – Mélange de first fill bourbon, refill bourbon et de Californian Red Wine Cask.

André 83%
Fruits rouges, confiture de framboise, trace de tourbe lointaine au nez qui est rond et goulu et qui offre aussi des notes de cassis. Le taux d’alcool aiguise la bouche un peu drastiquement et tranche avec la douceur des fruits sauvages, un brin de cannelle, la confiture de framboise d’où émerge la tourbe contrôlée mais constante. Gomme Dentyne Fire avec des accents qui rappellent le new make spirit ou le jeune whisky. Bien que le nez soit agréable et la texture soyeuse, l’amalgame de sensations que procurent l’agencement des saveurs me laisse perplexe due aux transitions en dent de scie. Finale soutenue sur les fruits rouges et l’alcool, neigette de tourbe qui fond qui la langue et un atterrissage tout en douceur. Un patchwork de saveurs dont les coutures sont mal ficelées.

Lagavulin 16 ans – Fèis Ìle 2017

56.1% alc./vol.
Double Matured in Moscatel cask wood – bouteille 5069 sur 6000

André 92%
Shit… une main de fer dans un gant de velour, c’est exactement ça. Le nez est rond et onctueux, presque inoffensif au départ; raisins blancs, tourbe phénolique très amadouée, poivre concassé, enbruns salins et maritimes, une touche épicée en retrait, une touche de zeste de citron et d’agrumes. Sérieusement, je cherche l’alcool, cibolle, 56.1% seriously?!?! La force de la bouche surprend un peu au départ, la douceur du nez avait bien caché le jeu de l’alcool; tourbe phénolique, raisins verts pressés, ambiance maritime, une touche herbeuse peut-être, qu’égaye les notes fraiches de citron. Prennent place par les suite, notes salines, de fruits de mer, camphre, fumée presque industrielle crachée par les usines du 19eme siècle. La finale est poivrée, plus douce et tendre, belles notes de vanille. Un beau Lagavulin, qui respecte la ligne directrice, plus doux que bien d’autres éditions et à l’équilibre certain. Pas certain du ‘’plus’’ apporté par le Moscatel, personnellement, je n’ai pas trouvé l’ajout ou la variante qui pouvait relier au cask finish. Ceci étant dit, je classerais cette édition entre un 12 ans cask strength et un Distiller’s edition. Les fans seront ravis, peut-être pas renversés mais certainement reçus.

Patrick 93%
Un superbe Lagavulin (comme toujours), mais plus épicé que d’habitude. Mais bon, ça reste un Lagavulin, alors c’est excellent! Nez : Parfum fruité et sucré, enveloppé par une belle fumée superbement aromatique et une note de chêne subtile. Bouche : Charbon, fruits mûrs, bois brûlé, fumée de tourbe, sucre blanc et touche de vanille. Finale : D’une belle longueur, fumée, épicée et légèrement fruitée.

Martin 94%
Nez: Une douceur sournoise. Tourbe et raisins verts. Le phare de Lagavulin surplombe les arômes de sucre blanc et d’agrumes. Cacao et cendre. Bouche: Doux et mielleux, tourbe salée, citron et crème, fruits rouges, raisins secs, sherry, épices et chêne. Exquis. Finale: Tourbe de Laga en puissance et en douceur à la fois. Épices, bois et vin fortifié, fumée, orange et cacao. Équilibre: C’est ça qui arrive quand tu prends un des meilleurs whiskys de l’histoire et que tu le crinques cask strength. Le grand phare de la tundra est de retour. Un chef d’oeuvre pur et simple.

Bunnahabhain Moine Port Pipe Finish – Fèis Ìle 2017

55.6% alc./vol.
Bunnahabhain de 13 ans d’âge au total, les 10 premières années en fût de bourbon et de shery oloroso cask et puis ensuite transférés pour un affinage de 3 ans en Port Pipes.

André 91%
Fruits séchés, raisins secs, fumée de tourbe fruitée, beaucoup d’épices, poivre, figue, prunes, chocolat noir. Le nez est bold et très compact, une brique de saveurs intenses mais les saveurs travaillent en parfaites harmonies. La texture est sirupeuse, ça goûte définitivement les barres aux fruits, les prunes séchés, les prunes et les dattes, le chocolat noir et le caramel chauffé, la fumée de tourbe et les raisins secs sur un fond de viande fumée et d’hichory. La finale est longue, douce et affirmée, très fruitée, sirupeuse et fumée. J’adore l’approche inusuelle, les saveurs inattendues, la texture divine. Définitivement une distillerie à surveiller!

Patrick 95%
Un whisky extraordinaire! Bunnahabhain a su gâter ses fans lors du Feis Ile! Hyper savoureux, avec tout ce qu’il y a de meilleur dans le whisky réuni dans un dram et ce, avec brio. Nez : Parfum extraordinairement savoureux, marqué par la fumée de tourbe et le fruit du vin de porto, sans qu’aucun des deux ne domine l’autre. Sucré, chocolaté, une fondue au chocolat au bord d’un feu de tourbe? Bouche : Fumée de tourbe intense, poivre, jerky de boeuf et porto servi dans un cup de chocolat. Finale : Longue, intense et tellement savoureuse. Marquée par la fumée et les épices du bois.

Martin 93%
Nez: Raisins secs, dattes, légère tourbe, fruits rouges, orange sanguine. Arômes puissants mais habilement contrôlés. Bouche: Fruits rouges, caramel, miel et vin rouge. Raisins, dattes et pruneaux. Cannelle et chêne. Finale: Tourbe salée, pierre lavée à l’eau de mer, fruits rouges et secs. Cacao et tabac. Équilibre: Une grande complexité, est-ce une réussite voulue? Dans tous les cas, il faut en profiter pendant que ça passe. Si je me fie à mon rythme de publication… Trop tard…

Caol Ila 12 ans Fèis Ìle 2017

55.8% alc./vol.
Double Matured in Amoroso cask wood – 1500 bouteilles

André 93.5%
Wow, quel nez… Fruits rouges, fumée industrielle, asphalte, sel de mer, poivre noir concassé, agrumes, fruits de mer. L’arrivée de bouche est très souple, les saveurs sont amples et intenses, bol de fruits sauvages, poivre noir et sel de mer, tourbe industrielle, agrumes, écorse de pomme rouge. Le mélange de fruits rouges très doux et sucrés contraste agréablement avec le tourbe animale et industrielle et le puissant poivre mais au final tout s’équilibre admirablement. La finale est longue, soutenu et très poivrée. La rétro-olfaction est sucrée avec une toile de tourbe en background… J’adore!!!!!!!!!!!!

Patrick 89%
Tous les ingrédients pour réussir un whisky y sont, mais avec une trop grande pointe de chêne brûlé. Nez : Fruits couverts de sucre blanc et de vanille, avec une belle dose de charbon fumé. Bouche : Fruits fumés, épices, chêne brûlé, poivre et charbon… Finale : D’une belle longueur, marquée intensément par la fumée, les épices et une belle note fruitée.

Martin 93.5%
Nez: Tourbe pas trop crasseuse mais affirmée à tout le moins. Sel marin, agrumes et pierre. Fruits rouges et bois de xérès. Bouche: Doux et sucré, tourbé et salé, superbe dualité complexe à souhait. Bois et épices. Finale: Bois, tourbe, xérès et pierre. Agrumes et épices. Équilibre: Extraordinaire, bravo Diageo. J’ai peine à croire que j’écris ces mots.

Bruichladdich 10 ans 2006 Organic Barley Fèis Ìle 2017

60.8% alc./vol.
Orge provenant des Mains of Tullibardine, Cask #3246 – Fresh bourbon cask – 25.11.2006 – Vieillit 10 ans, 390 bouteilles.

André 84%
À 390 bouteilles sur le marché, on comprend ici la notion de « limited release »… Gros mélange céréalier, bonne dose de cannelle et de vanille onctueuse, un peu maritime et citronné, frais, aérien même si assez rectiligne dans l’approche. L’arrivée en bouche, on aurait pu s’attendre à une volée d’alcool très puissant, mais la texture hyper sensuelle offre une belle protection contre cette morsure alcoolisée; notes de petits fruits rouges, de céréales maltées nappées de salade de fruits et de vanille ainsi que d’une pincée de cannelle que l’on ressent surtout en finale de bouche. Les saveurs font presque penser à un virgin oak que l’on retrouve dans certains whiskies Canadiens, les céréales organiques aussi. La finale de bouche laisse toute la place à l’alcool et les épices puissantes. Sans offrir la palette de saveurs la plus variée, cette édition offre une expérience sur les céréales unique. Un whisky d’exploration et qui permet d’isoler les effets directs du fût et des céréales.

Patrick 86%
Un beau whisky, présentant une belle et agréable intensité de saveurs. Malgré la mention « bourbon cask », les amateurs de « new oak » ne seront pas trop dépaysés. Mais les amateurs de Bruichladdich, probablement. Ceci étant dit, ce n’est pas comme si cette distillerie ne nous avait pas habitué à des choses différentes. Nez : Pommes vertes, ananas, kiwis, subtile cerise sucrée, chêne et orge. Bouche : Chêne très chaleureux et intense, de belles épices, des agrumes et une avalanche d’orge. Finale : D’une longueur moyenne, marquée par le bois et les épices.

Martin 84%
Nez: Céréales mielleuses et pierre lavée. Un peu de pommes et de citron. Petit vent du large. Bouche: Chêne et fruits des champs. Épices, orge, fraises et agrumes. Finale: Les épices du cask strength s’étirent sur des notes de bois sec. Équilibre: Très intéressant, une chance qu’il a été embouteillé à la force du fût, sans cela j’aurais eu peur qu’il ne soit trop fade.

Bruichladdich 9 ans 2008 IG Bere Barley Fèis Ìle 2017

59.2% alc./vol.
Orge provenant de Dunlossit, Isle of Islay, Cask #0152 – Fresh bourbon cask – 05.02.2008 – Vieilli 9 ans, 345 bouteilles.

André 82.5%
Backbone semblable au ‘’Mains of Tullibardine’’ mais avec une onctuosité suppérieure au nez. Sucre à glacer, banana split nappé de vanille, splash de citron, poires en dés, céréales maltées. Encore une fois, le côté organique est très présent, on ressent le côté small batch, encore une fois la texture du liquide est divine et les épices puissantes; citronné, poires, agrumes, gingembre, vanille, bananes, sucre. Ce que le nez annonce, la bouche le livre sans ambiguité. Finale longue, alcool et épices, mélange de citron et d’agrumes.

Patrick 84%
Un bon whisky intéressant par l’information qui vient avec. Bravo à Bruichladdich pour cet exercice plutôt périlleux. Surtout que je n’y retrouve pas du tout le caractère habituel de la distillerie. Nez : Savoureux parfum d’orge saupoudrée de sucre blanc, avec une touche de chêne, d’agrumes et de vanille. Bouche : Chêne, orge fraîche, touche de vanille et agrumes et de petits fruits très discrets pour compléter le tout. Finale : D’une longueur moyenne, marquée par le bois frais et l’orge.

Martin 84%
Nez: Doux et agréable, céréales faciles d’approche. Un peu de pierre lavée ou de minéralité, miel, sucre blanc, légère fumée. Bouche: Sucre à glacer, orge, miel, chêne et épices du cask strength. Finale: Longue et chaude, portant majoritairement le bois et les épices. Citron à la fin. Équilibre: Belle expérience de la part de Bruichladdich.

Isle of Jura 35 ans 1977 « The Yee Tree »

46% alc./vol.
Ex-bourbon cask #888 affiné un an port cask, limited edition of ~500 bottles.

André 93.5%
Nez attirant et ample. Cerises marasquin, raisins rouges très mûrs et Porto, belle onctuosité et générosité au nez, poire William. Chocolat au lait fourré à l’orange. La bouche est liquoreuse, très fruitée, sucre d’orge, pâte d’amandes et Porto goulu, cerises noires, oranges sanguines. Finale hyper douce et soyeuse mais persistante, les saveurs de la bouche se perpétuent avec lenteur mais assurance et se terminent par quelques petits sursauts d’épices. Un whisky exceptionnel, des saveurs intenses, une longueur en bouche étonnante. Certain dirons que ce whisky dessert est « un peu dénaturé » mais n’en demeure qu’il offre une expérience unique et dont on se souviendra longtemps.

Ben Nevis 12 ans 2002

56.3% alc./vol.
Vieilli en fûts de porto blanc – 684 bouteilles – Distillé en décembre 2002, embouteillé en février 2015

Patrick 90%
Un excellent whisky, présentant un vieillissement unique et un prix qui l’est tout autant. A 468$ pour un simple 12 ans d’âge venant d’une distillerie dont la qualité des produits est inégale, on repassera. Nez : Parfum de raisins verts et de sucre blanc, avec un beau bouquet de fruits. Bouche : Très suave et intense, marqué par les fruits mûrs, les raisins verts, un sucre très chaleureux et une note boisée. Finale : D’une belle longueur, marquée par les raisins, le sucre et le bois.

Isle of Jura 20 ans « One and All » Exclusive Small Batch

51% alc./vol.
Ce single malt est dans un premier temps vieilli dans des fûts de bourbon de premier remplissage. La seconde phase de maturation s’effectue en ex-fûts de xérès, mais également de cabernet franc effervescent, de cabernet-sauvignon et de pinot noir. Assemblage de single malts, âgé de 20 ans, ‘’One And All’’ est un coup de chapeau adressé à l’équipe de la distillerie et à la population insulaire, qui ont fait de ce whisky ce qu’il est aujourd’hui. Tout le personnel de Jura a en effet sélectionné les fûts de cette édition small batch amenée à devenir un collector incontournable : seulement 4992 bouteilles mises en marché.

André 91%
Superbe nez, sirupeux et moelleux, fine tourche de tourbe en fond de nez et mélange de plusieurs sortes de casks et on le ressent beaucoup au nez, ce qui désoriente un peu d’ailleurs car ça tire un peu dans tout les sens. Abricop, poires, oranges confites, fruits secs, gingembre, fruits tropicaux, caramel, miel. Savoureux en bouche, goulu et rond, onctueux et réconfortant; cerises noires ou Marasquin, agrumes, oranges, une pincée de gingembre, texture vineuse et presque résineuse. L’assemblage des divers types de fûts en font un whisky très challengeant au niveau de la dégustation et l’immensité de l’étendue de la palette de saveurs font qu’en tant que dégustateur, on peut passer beaucoup de temps à analyser le contenu du verre. La finale est poivrée et épicée au gingembre, belles cerises Marasquin dans leur jus, cosses d’oranges, abricot, poires et jus salade de fruits, réglisse et pelures de pommes rouges, miel et caramel. J’adore cette présentation, j’ai l’impression de découvrir une facette de Jura que je ne connaissais pas avant mon voyage à la distillerie.

Jura Tastival 2017

51% alc./vol.
À l’occasion du festival de whisky annuel, la distillerie Jura a importé dans son île, l’esprit de la vallée du Douro grâce à l’expression Jura Tastival 2017. Mariant quelques-unes des meilleures eaux-de-vie vieillies dans les chais de Jura, cette édition limitée, non filtrée à froid et embouteillée à la force du fût est magnifiée par une maturation en ex-fûts de bourbon en chêne blanc d’Amérique de premier remplissage et en fûts de porto Graham’s minutieusement sélectionnés dans la luxuriante vallée du Douro, au Portugal. Jura Tastival 2017 est la première édition limitée à avoir été supervisée par Graham Logan, le nouveau directeur de la distillerie, qui a pris la succession de Willie Cochrane en septembre 2016.

André 90%
Oranges, fruits séchés, caramel, chocolat noir, ananas. Ensemble lourd et compact, raisins secs et prunes séchées. La bouche est pointue, beaucoup de cannelle et de caramel, beaucoup d’épices aussi et de poivre, oranges confites, raisins secs, prunes, encore les pommes rouges (comme l’édition 2016), les cerises noires, avec une finale salée et épicée. Finale sur les oranges et les fruits noirs séchés, les raisins secs, prunes. J’adore la présentation de ce whisky, les saveurs sont très définies, intenses, le whisky est lourd et ne laisse place à aucune ambivalence. Un whisky dessert de grande envergure, un peu pompeux mais à la qualité indéniable.

Patrick 84%
Un bon whisky, mais une petite touche de raisins moisi m’a un peu dérangé. Je vais donc m’en tenir aux classiques de la distillerie. Nez : Oranges enrobées de chocolat noir, avec un trait de caramel, servies à une table où il y a des fleurs séchées. Bouche : Belles épices boisées, du raisin un peu moisi, des oranges-pas-tout-à-fait-mûres et une touche de sel. Finale : D’une belle longueur, épicée et salée, avec une touche d’oranges.

Martin 89.5%
Nez: Sucre goulu, orange et orge terreuse. Raisins secs et fleurs, cacao et chêne. Très intriguant. Bouche: Doux, dattes, fruits secs, orange et chocolat noir. Superbe. Parfait pour le bord du foyer. Finale: Chaude et épicée, notes de chêne, de fruits confits, de cannelle et de chocolat blanc. On reste sur une impression de céréale verte ou germée. Équilibre: Bien que le nez peut en déstabiliser quelques uns, les saveurs du reste de la dégustation sauront vous rassasier amplement. Un scotch à la hauteur des attentes, et plus.