Caol Ila 15 ans 2001-2016 Unpeated

61.5% alc./vol.

André 82%
Je dois avouer que j’avais un avis défavorable après avoir lu la review de Pat, qui, habituellement, avouons-le, note plus haut que moi. Alors j’ai tenté de mettre ça de côté et de faire ma propre opinion. Le nez est un peu anasthésié, belles nuances de caramel Écossais et de vanille crémeuse, céréales maltées, agrumes, pommes vertes, herbe verte mouillée, background salé et maritime. Avec le taux d’alcool de plus de 60%, il serait justifié de s’attendre à se faire ramasser par un camion 10 roues d’alcool mais… nope, l’onctuosité et le côté très gras du whisky enrobe la bouche qui est protégée de façon étonnante de la morsure sournoise et alcoolisée. L’agencement de saveurs est un peu difficile à suivre, ces mêmes saveurs du nez continuent à se développer en bouche et la finale est un peu déroutante avec des notes d’herbe verte mouillée, de poivre noir et de sel de mer. Le canevas général est tout de même généralement sucré et très céréalier. Ce whisky tire un peu dans toutes les directions et la ligne directrice est difficile à suivre. Mais bon, un Caol Ila unpeated offre définitivement une belle picture hors norme dans le paysage des whiskies d’Islay.

Patrick 78%
Merci Caol Ila de tourber la plupart de vos whiskys. Car autant j’aime vos whiskys tourbés, autant ceux qui ne le sont pas me rebutent. Nez : Parfum de céréales mouillées un peu passées date,mais tout de même sucrées. Bouche: De belles épices savoureuses, une tonne de céréales sucrées, mais toujours ce petit côté de céréales mouillées passées date… Finale: S’étire sur les céréales passées date.

Arran 10 ans Private Cask LCBO

55.4% alc./vol.
First Fill Bourbon Cask, cask #2005/800228

André 80%
Poires fraiches, vanille, caramel, miel et pommes vertes, céréales maltées. Après environ 15 minutes, notes d’herbe verte mouillée, eucalyptus et un fond de bas de laine plein de sueur. La bouche étonne par sa douceur, mais est ennuyeusement rectiligne; saveurs verdâtres, puis céréales nappées de miel et de vanille et parsemé de cosses de pommes vertes. Y’a encore dans ce whisky une touche organique bizarre pas super agréable, genre de bas que tu sors de tes bottes de randonnées après t’être tapé l’Acropole des Draveurs. La finale est insipide et lassante, pelure de pomme verte, céréales maltées, caramel et vanille avec même un léger fond chloré. Très décevant de la part de cette distillerie qui nous a habitué à beaucoup plus de qualité et d’équilibre.

Patrick 80%
Un whisky pas mauvais, mais tout de même bien ordinaire. Genre, ça ne vaut pas le détour par l’Ontario, et si vous y êtes déjà, ça vaut pas le détour jusqu’à l’allée des scotchs. Nez : Sucre blanc, chêne, vanille, miel, pommes. Bref, sucré et légèrement fruité. Bouche : Cassonade, bois brûlé, un peu agrumes et des épices. Finale : D’une longueur moyenne, marquée par le bois brûlé et les épices.

Port Dundas 12 ans

40% alc./vol.

André 81%
Le nez est représentatif du style, bele pleiade d’arômes mais se situant pas mal dans le même coin de la palette aromatique; bananes, vanille, noix de coco, légère présence du bois vert avec un apport soutenu des céréales. En bouche; la pomme verte un peu poudreuse du style rappellant certains Glenlivet, puis épices soutenues de cannelle et de bois séché, gingembre, salade de fruits, céréales HoneyComb avec une finale de bouche de grains séchés. Ce whisky a un p’tit twist organique intéressant et me rappelle certains Canadian Whisky provenant de micro-distilleries, le genre de whisky où les céréales sont mises à l’honneur. La finale est relevée, surtout par les épices qui gonflent la sensation du taux d’alcool et tranpercent la langue de petites aiguilles effilées. Ce whisky est idéal pour discerner le style ‘’grain whisky’’ et isoler les saveurs primaires de ce type. Ceci étant dit, je me lasserais rapidement si j’en avait une pleine bouteille de 750ml à passer.

Patrick 84%
Ne vous laissez pas rebuter par le fait qu’il s’agisse d’un « grain whisky » : Bien des single malts du Speyside n’ont pas autant de personnalité ! Il saura d’ailleurs plaire aux amateurs de Glenfiddich ou Glenlivet 12 ans ! Pour les autres, ça demeure une curiosité intéressante. Nez : L’un des arômes les plus crémeux que j’aie senti ! Vanille, caramel, rhum traditionnel, bananes mûres et discret chocolat, le tout légèrement rafraichi par une touche subtile de pommes vertes. Bouche : Une bonne note boisée que le nez ne laissait pas présager m’a pris par surprise à la première gorgée. Puis, le rhum, la vanille, le miel et la pomme verte viennent donner une grande complexité à l’ensemble. Finale : Un peu courte, marquée par les céréales et la pomme verte.

Martin 84%
Nez: Miel, eau d’érable, crème et chêne. Céréales, sucre en poudre et rhum brun. Bien plaisant et inusité. Salade de fruits et caramel. Bouche: Miel, cantaloup, cannelle, gingembre, chêne et touche de poivre. Sucre brun, canna à sucre, cacao et touche de noix. J’aime bien, ce sont des saveurs que je ne vois pas souvent. Finale: D’une longueur agréable, elle est ponctuée de notes de poivre blanc, de chocolat, de bois, de fruits et de caramel. Équilibre: Une belle découverte au niveau des whiskys de grain, ça se prend bien sur la terrasse.

Bunnahabhain Moine Oloroso Cask Strength

60.1% alc./vol.

André 93.5%
Quelle experience, quel whisky! D’abord, au nez; les fruits séchés, poivre concassé et épices, un brin de tourbe, chocolat noir, moue de café percolateur. La livraison est intense et condensée, un bloc de saveurs compactes. Les notes de tourbe sont très singulières, un peu animales et végétales. L’arrivée en bouche frappe fort avec sa livraison de tourbe très intense, la texture huileuse et soyeuse transporte bien les saveurs. Il ne faudra pas beaucoup de temps à la tourbe afin quelle se mélange amoureusement avec les notes de sherry et de fruits séchés, les dattes. Suit ensuite une montée épicée et poivrée et des notes de chocolat noir, d’expresso et de sucre caramélisé. À l’aération, le whisky devient presque collant et pâteux au nez. Le fût de sherry Oloroso a livré toute sa générosité de saveurs dans ce whisky… La finale présente bien son taux d’alcool, quelque peu adoucie par la contribution du fût d’oloroso, mais que les notes de poivre et d’épices soutenues réussissent à transpercer. Ensemble très fruité, chocolaté et généreusement tourbé. Superbe whisky!!!

Patrick 91%
Intense, riche, complexe, voire multidimensionnel. La whisky à son meilleur! Nez : Parfum de tourbe assez intense, cendres et xérès. Intense, intéressant et appétissant. Bouche : Belle vague intense de fumée de tourbe, xérès épicé, un peu de sucre chaleureux et beaucoup de bois brûlé. Après quelques gorgées, on détecte aussi de belles notes de caramel. Finale : Longue, fumée, fruitée et chaleureuse!

Ardbeg Dark Cove 2016 Committee Release

55% alc./vol.
Ardbeg Dark Cove Committee Release est une édition limitée créé à l’occasion du Ardbeg Day 2016. Affichant 55% vol., cette expression, produite en édition limitée, est issue du mariage d’ex-fûts de bourbon et de sherry sombre…

André 94.5%
Tombé la face dans la tourbe terreuse dans les champs surplombant la distillerie. Nez tourbé et terreux, généreusement épicé et parsemé de fruits rouges, coffee bean et chocolat noir, blood oranges. Intense et plein comme whisky. Belle bouche pulpeuse, un peu animale et sauvage, chocolat noir et grains de cafés, sherry et cerises noires, dattes, oranges sanguines, dansant dans des nuages de gingembre et de poivre broyé et de tourbe terreuse, maritime et animale. Sensation de vieille corde de bateau rongée par la mer et le sel marin, sensation légèrement rèche et vieillotte, viande fumée. Le mariage entre les saveurs maritimes, de tourbe et celles de chocolat et de café noir sont magnifiques, l’alcool bien drapé au fond des saveurs et du caramel, d’une belle discrétion. Avec le temps les notes et saveurs associées au sherry et aux fruits sont plus volubiles et se manifestent avec beaucoup de passion. La finale est plus poivrée et épicée et évidemment tourbée. Un whisky très contextuel au nom approprié. On se sent dans un environnement intimiste et privilégié. Difficile de ne pas en reprendre un deuxième verre.

Patrick 93%
Riche, très intense, super complexe avec tout ce qu’il faut à la bonne place!! Ardbeg à son meilleur. Nez : Belle fumée de tourbe marquée profondément par le xérès, avec un peu de bois, de café et de cendres. Bouche: Fumée et cendres, marquée par un profond xérès, du gingembre, des épices poivrées, du caramel, du café, du charbon et du créosote. Et un peu de caramel. Finale : Longue et savoureuse. Poivrée et fumée. Intense.

Martin 94%
Nez: Tourbe salée et mouillée, camphrée, citronnée, fruitée et chocolatée. Exquis. Bouche: Tourbe fruitée, asphalte salée, citron et épices. Chocolat et chêne. Finale: Gorgée de sel, de tourbe et de chêne épicé. Crème et cacao. Équilibre: Encore une fois un grand Ardbeg, committee release cask strength en plus, un embouteillage épique.

Laphroaig Four Oak

40% alc./vol.
Laphroaig Four Oak est une édition limitée du célèbre single malt de l’ile d’Islay réservée au travel retail. Il a vieilli dans une combinaison de quatre futs différents dont des futs de bourbons, des quarter casks, les fûts de chêne vierge américains et des fûts Européens de type hogshead.

André 77%
On dirait qu’on s’emploie à se mettre à dos les hardcore fans de la distillerie avec les dernières parutions de Laphroaig. Le nez est presque absent, laconique et végétatif. Quelques notes verdâtres, de la vanille timide, tout comme la tourbe phénolique représentative de la distilerie mais diluée à son maximum, les épices livrées par le bois de chêne. Après quelques minutes odeurs citronnées et d’agrumes mais rien d’extraordinaire ou de singulier. La bouche est flat et diluée bien que médicinale et phénolique. Le chêne est omniprésent et confirmée par la vanille riche. Sensation de sel de mer sur les galets séchés au soleil, poivre et épices. La texture est rachitique, c’est digne des images présentées sur le grand écran lors du concert Live Aid de Bob Geldof en 1985. La finale est moyennement longue, poivrée et épicée. Laphroaig est en train de devenir son pire ennemi. C’est rare que je vais dire ça mais, à moins d’être un vrai crinqué vendu de la distillerie, passez votre tour sur l’achat et pour pratiquement le même prix payez vous un 10 ans ou un quarter cask.

Patrick 68%
Sur papier, tout semble y être, mais c’est tout de même mauvais. Je n’avais qu’un échantillon d’un demi-once, mais j’en ai tout de même jeté la moitié dans la toilette. Et j’ai pris soin de flusher deux fois. Nez : La fumée de Laphroaig la plus légère que je n’aie jamais senti, avec d’étranges notes végétales. Bouche : Bois brûlé, fumée de tourbe, poivre, sel, un peu d’agrumes et des légumes trop cuits et bizzares. Finale : D’une longueur moyenne, avec de la fumée malpropre, mais dans le sens que j’aime habituellement.

Highland Park 14 ans Heathrow Airport (LHR) Exclusive

58.2% alc./vol.
Refill Butt #2791 distilled juky 25th 2002, 588 bottles.

André 92%
Nez vif de pâte de fruits, dattes, sherry intense, vieiles cerises noires, gingembre, miel température pièce. Pas vraiment représentatif de ce que l’on connait des Highland Park traditionnels mais une légèere similitude avec le Dark Origins (sur les stéroides). Le whisky gagne beaucoup à respirer, l’alcool devient plus docile et les épices se stabilisent aussi après quelque temps, notes de gâteau aux fruits et jus de dattes avec une solide dose de gingembre. La bouche surprend de par sa signature épicée qui, jumelée au taux d’alcool significatif livre un whisky goulu mais costaud et franc. Le sherry est à l’honneur et c’est un sherry pâteux et presque collant en bouche qui me rappelle le Glenfarclas 105 incluant des notes de chocolat noir en addition. La finale dévoile des notes de légère tourbe au chocolat noir ainsi qu’aux cerises avec une rétro-olfaction de gingembre, de sel de mer et de poivre moulu. Un HP de belle présentation, saveurs agréable, intensité du sherry cask avec une touche de singularité.

Bunnahabhain 7 ans Warehouse 9

58.6% alc./vol.
Cask #4903, 2nd fill Oloroso Gonzalez Byass Sherry Cask, Fèis Ìle 2015 limited bottling.

André 92.5%
Prunes séchées, dates, raisins secs, tannique et pâteux, intense… Caramel brûlé, chocolat noir. Superbe nez, la qualité du sherry est indéniable. Un nez riche et raffiné. La bouche est très ronde, vieilles pommes poquées avec du brun dessus, dattes et prunes, pâte de fruits, poivre noir concassé, caramel bien présent, chocolat noir. Mélange de saveurs ingénieux et bien amalgamé, bouche pleine et généreuse. La finale est beaucoup plus soutenue au niveau alcool, les épices et le poivre semblent sur les stéroïdes, sensation tannique et fruits exubérants. Un superbe embouteillage, les saveurs sont au rendez-vous, l’alcool est présent mais n’envahit pas la bouche, l’équilibre est savamment contrôlé. Au niveau des saveurs, on a ici quelque chose qui se rapproche des anciennes versions de Glendronach Cask Strength. Le genre d’embouteillage qui te donne l’impression de redécouvrir une distillerie que tu connais déjà bien.

Patrick 85%
Ok, si ça, c’est le résultat d’un fût de second remplissage, un fût de premier remplissage ferait certainement peur. Un peu too much, mais à petite dose, ça reste le fun! Nez : Parfum de xérès plus intense qu’un verre de xérès, dans lequel on aurait versé une bonne dose de caramel. Bouche : Vieux vin boisé intense, avec une bonne dose de caramel salé. Finale : Longue et intense, marquée par le vieux vin et le caramel salé.

Talisker Neist Point

45.8% alc./vol.

André 90%
Superbe… à tout les niveaux. L’aventure commence par un nez caramélisé et salé avec une bonne prestation de saveur de fumée, beaucoup plus présente que dans les embouteilages régulier de la distillerie. Suivent ensuite une pleine poêle remplie de poires flambées nappées de vanille, chocolat au lait, caramel salé, feu de plage par une nuit froide. Je ne sais pas pour vous mais moi je trouve ces saveurs trèes inspirantes. La bouche est copieusement poivrée, salée avec parcimonie et offre des saveurs de pommes vertes, de poires et d’oranges confites se roulants dans des draps épicés à saveurs d’épices des Caraìbes, de poivre moulu et de gingembre. Les notes de fumée s’entremêlent au travers de ces saveurs et apportent de belles nuances aux saveurs fruitées. La finale est très épicée, poivrée et fumée avec un backgroud d’anis et de fût carbonisé. Typiquement Talisker avec des variantes intéressantes. Le fande la distilerie s’y retrouvera. Pour ma part j’ai adoré les fruits de la bouche et le côté fût brûlé assez persistant avec la rétro-olfaction de poivre et de fumée.

Patrick 90%
Un excellent whisky qui saura plaire tous les amateurs de la distillerie et aux autres ! Un Talisker avec une dose supplémentaire de complexité. Nez : Fumée, sel de mer intense, poivre, épices sucrées du bois et caramel très subtil. Bouche : Poivre, bois brûlé, fumée, caramel, épices… Complexe, riche et bien balancé. Finale : D’une belle longueur, sucrée, épicée et couronnée d’une belle fumée poivrée.

Old Malt Cask Highland Park 16 ans

50% alc./vol.
Distilled September 1996, bottled September 2012, 312 bottles.

André 80.5%
Nez calme et maritime; caramel discret, miel, sel de mer, fumée de tourbe presque effacée. Pas la palette aromatique la plus étendue. La bouche est fruitée, une touche de xérès et de fruits séchés, chocolat noir et fine fumée de tourbe, avec une finale saline et une touche de xérès un peu tannique et sulfureux s’accompagnant d’une légère sensation d’alcool. Un Highland Park quelque peu anonyme et un sherry qui laisse dubitatif… Les nouvelles éditions de Douglas Laing ont une qualité supérieure dans la plupart des cas à ces anciens embouteillages.