Compass Box Orchard House

Compass Box Orchard House – 46%
Élaboré non pas à partir de composants vieillis acquis ailleurs, mais à partir d’un spiritueux nouvellement distillé et mis en fûts appartenant à Compass Box. Orchard House est composé principalement de Linkwood (39 %), Clynelish (29 %), Benrinnes (20 %) et Caol Ila (2 %), tous issus de fûts de bourbon de premier remplissage, ainsi que d’un blended malt des Highlands (2 %) vieilli en fûts de chêne français sur mesure et d’un single malt secret du Speyside (8 %) vieilli en fûts de sherry Oloroso revattés.

André 87%
Une marche dans un verger une belle journée d’été. Poires, zeste de citron, abricots, miel, ananas, vanille et pommes vertes, fond de menthe timide et sensation herbacée. La bouche garde sa ligne directrice sur les fruits frais, esprit tropical et festif, mais livre des épices plus soutenues. L’apport des ex-bourbon cask est au rendez-vous mais la fumée elle se fait très discrète. Belle texture onctueuse que transperce quelques notes de gingembre. Finale sur le bois de chêne, une fumée plutôt effacée, des fruits en conserve et un mélange de miel et vanille bien épicé. Belle découverte, l’art du blending à son meilleur.

Patrick 88%
Encore un autre Compass Box qui déborde de complexité avec une belle maitrise de balance des saveurs. Nez: Prunes pas tout à fait assez mûres, pommes fraiches et poires vertes, avec une touche de bois sec et une note de fumée que je pourrais mettre sur le dos d’une imagination débordante. Bouche : Les fruits du verger explosent en bouche, supportés par une bonne dose de bois sec, des ananas, une pincée de gingembre, une goutte de limonade et toujours cette petite volute de fumée si subtile que je crois l’avoir rêvée. Finale : D’une longueur moyenne, bien boisée, avec une touche de miel et de vanille.

Kim 84%
Nez : On peut dire qu’il porte bien son nom, présentant d’emblée des notes de poire, d’abricot, de pêche et de pomme. J’ai l’impression d’être assise en plein verger, dans l’herbe fraichement tondue, à humer un baklava bien mielleux. Bouche : Je ne me limite pas à humer le baklava, je le dévore. C’est épicé, mielleux, et la sécheresse du bois évoque en quelque sorte la pâte phyllo. Sympathique à souhait.

Glen Grant 16 ans

43% alc./vol.

Patrick 84%
Un bon whisky d’été, frais et vif. Nez : Des poires et des poires jaunes réchauffées, avec notes herbeuses. Bouche : De belles poires sucrées et des pommes vertes, avec un peu de crème glacée à la vanille, une touche de kiwi et du bois sec. Finale : D’une longueur moyenne, boisée et herbeuse.

Cadenhead Small Batch Benrinnes 12 ans

57.2% alc./vol.
Distillé en 2007, embouteillé en janvier 2020.

Patrick 80%
Presque… Le parfum et la bouche sont agréables, mais les saveurs prennent un goût bizarre en finale, et avant que je puisse identifier le problème, la brûlure de l’alcool emporte tout sous son passage. Comme (presque) toujours, un (autre) embouteillage de Cadenhead qui ne m’excite pas. Frais, sucré et léger, avec des fruits dans le sirop, pain aux bananes et amandes. Bouche : Un beau mélange de fruits tropicaux sucrés, avec des litchis, des mangues, des noix de Grenoble et des épines de pain. Finale : Très longue, marquée par l’alcool et une fausse note que je ne parviens pas à identifier.

Rest and Be Thankful Whisky Co Benrinnes 11 ans

56.8% alc./vol.
Cask #304259 – Distillé le 30 avril 2007, embouteillé le 20 mai 2019 – 281 bouteilles

Patrick 89%
J’ai adoré la présentation des saveurs de ce dram. Si ce n’était de l’alcool qui brûle un peu trop à mon goût, il se serait mérité quelques points de plus. Nez : Le parfum est frais, avec des oranges et des abricots, le tout avec un petite note de vanille et de miel. Bouche : L’arrivée en bouche est dominée par de délicieuses notes mielleuses. Ensuite, dans l’ordre, vient la vanille, les abricots, les oranges et du chêne brûlé, voire subtilement fumé. Finale : D’une belle longueur, fraiche, boisée et… fumée?

The Whisky Agency Heads & Tails Glenrothes 23 ans

51.3% alc./vol.
1997-2021. The Whisky Agency / Heads & Tails nous présente un embouteillage très spécial de Glenrothes, vieilli pendant 23 ans dans un hogshead de bourbon. Notre cher ami Igor Kossov a dédié cette édition – et une partie des recettes – à l’Ukraine. Le symbole de la paix sur l’étiquette en dit long.

Patrick 84%
Un bon whisky, mais qui pourrait être un peu plus arrondi. Malgré son grand âge, l’alcool semble beaucoup plus fort et domine la finale. Nez: Un parfum frais où dominent les agrumes et les fruits tropicaux, ainsi qu’une petite note de chêne frais. Bouche : Ici aussi, les agrumes et les fruits tropicaux prennent beaucoup de place, avec une petite touche sucrée bien agréable. L’ensemble demeure tout de même bien chaleureux grâce à de généreuses notes boisées. Finale : Assez longue, marquée par la chaleur de l’alcool.

Ledaig 13 ans Mizunara 2010 – Bedford Park

58.1%
 alc./vol.
Le fût a été embouteillé en collaboration avec New Whisky Order, dans le cadre de la série Gun Chrìochan. Ce single malt Ledaig a été distillé en 2010 et a mûri dans un hogshead pendant un peu plus de 11 ans, avant d’être transféré dans un hogshead de Mizunara de premier remplissage jusqu’en 2023.

André 88%
Ledaig typique avec sa fumée de tourbe si particulière. Ce qui mêle un peu les cartes, c’est l’apport du minuzara et son avalanche de fruits tropicaux. Nez à la fois fumé et terreux et très tropical. Fumée grasse, galets séchés au soleil, terre humide, abricots, poires et beaucoup de vanillines. La bouche est plus franche que ne le laissait supposer le nez, plus épicé et poivré mais poursuit sa lancée de fruits tropicaux juteux et de fumée de tourbe terreuse, minérale et maritime. La texture est huileuse et grasse, vraiment très agréable. Coconut cuit au four, miel, gousse de vanille, poires, abricots, poivre, terreau d’empotage et sel de mer. Longue finale, très langoureuse et soyeuse, un peu sèche par contre, avec un bon kick de tourbe cendrée au départ, puis du poivre et des fruits tropicaux.

Patrick 90%
Un délicieux dram, avec un beau mélange de fumée, de douceur et de chaleur. Complexe et bien équilibré, j’adore. Merci à Louis-Charles pour la surprise! Nez : De la fumée de tourbe, les cinq épices chinoises, de la vanille et des fruits tropicaux. Bouche : Porté par une superbe texture en bouche, j’y retrouve à prime abord la fumée de tourbe, du sel, des fruits tropicaux (kiwi et papaye), du chêne, du caramel, de la vanille et les épices du chêne craquant. Finale : D’une belle longueur, avec une bonne dose d’épices et de fumée de tourbe et une touche de sauce soya.

Glenburgie 14 ans Tawny Port – Bedford Park “Canada Whisky Clubs Barrel Pick”

57.7% alc./vol.
Échantillon fourni aux administrateurs de différents clubs de dégustation de whisky au Canada – Le taux d’alcool a été mesuré au moment de l’échantillonnage (février 2024), mais pourrait varier lors de l’embouteillage – Distillé 16.09.2011

Patrick 84%
Malgré que le consensus fût de rejeter ce fût, ça demeure tout de même un bon whisky. Mais il semble malheureusement plus jeune que son âge. Enfin, peut-être dans 2 ou 3 ans? Le parfum est frais, avec des fruits de champs, du raisin, du caramel, du lait au chocolat, des céréales mouillées et un peu d’alcool. Bouche : Un beau mélange de fruits des champs et de raisins nappés de caramel et de vanille, du chêne craquant, du zeste d’orange et… de l’alcool. La texture en bouche est agréable. Finale : D’une longueur moyenne, sucrée et marquée par l’alcool.

That Boutique-y Whisky Company Ledaig 17 ans – Batch 7

49.4% alc./vol.

André 86%
Zeste de citron et poires sur un édredon de fumée de tourbe huileuse, minérale et finement herbacé. La texture en bouche est un peu diluée. Les éléments manquent un peu de précision, comme lorsque l’on regarde au travers de lunettes avec une mauvaise prescription. Fumée de tourbe minérale et maritime, mélange de poires, melon au miel et de citron, feu de plage et background terreux. Alcool pleinement intégré. Minéralité plus importante en finale de bouche, éléments maritimes et camphrés, presque mentholés teintants les fruits tropicaux.

Patrick 87%
Un beau Ledaig savoureux assez fidèle au style de la distillerie pour mon plus grand plaisir. Nez: Une belle fumée de tourbe aromatique est accompagnée d’agrumes, d’huile à cuisson fraiche et de subtils fruits tropicaux. Bouche : La fumée de tourbe est ici aussi juste assez intense pour tout de même laisser les fruits tropicaux et les agrumes s’exprimer, ainsi que des notes minérales, du poivre et une goutte de miel. Finale : D’une belle longueur, fumée, avec de l’huile à moteur, une touche minérale et de très discrets fruits tropicaux.

Dewar’s Japanese Smooth 8 ans

40% alc./vol.
4ème opus de la série, ce whisky a été affiné en fût de type Minuzara.

André 75%
Probablement le plus décevant de la série, dilué et sans passion. Miel parfumé de notes herbacées bizarres, de zeste de citron et de cosses d’oranges éventées. La bouche étonne avec au départ des tonalités de fumée, un accent terreux, puis de la vanille, du miel, pomme jaune et des notes de carton mouillé et herbacées. La texture est liquide et n’offre aucun support gras ou huileux. La finale est off key, balayée par des notes de poivres exubérantes et envahissantes qui masquent les saveurs plus réservées. Équilibre douteux, texture moche, saveurs unidimensionnelles, on retourne à la planche à dessin.

Patrick 79%
La série des « Dewar’s Smooth » m’avait jusqu’ici impressionnée, tant au niveau qualité et du prix. Ici par contre, sans être mauvais, je comprends pourquoi ces bouteilles étaient littéralement données dans le cadre du festival des spiritueux du Nouveau-Brunswick. Nez: Un beau parfum avec du miel, des fleurs, de la vanille et de discrètes épices. Bouche : Le miel et les fleurs sont à l’avant-plan, laissant au second plan la vanille, le caramel et de douce note boisée. Les saveurs étant tout de même délicates, il ne faut pas se surprendre d’y retrouver assez facilement la base de whisky de grain. Finale : Un peu courte, marquée par l’alcool de grain.

Martin 80%
Nez: Assez muet, herbe et céréales. Un peu d’eau d’érable ou de sucre brun. Bouche: cassonade, épices, céréales, sirop simple et chêne. Assez direct et un peu fade. Finale: Épicée et chaude, mais courte et sans grande personnalité. Équilibre: Plutôt ordinaire. On parle ici d’une finition et non une maturation en chêne japonais, donc l’influence de ce dernier restera négligeable. Malheureusement un coup de marketing. Pas mauvais, mais un coup de marketing.

Highland Park 16 ans Swallow’s Return

46.5% alc./vol.

André 88%
Nez pas vraiment habituel de la distillerie. Les effluves de bois séché sont très intenses et monopolisent les premières impressions. Bois de cerisier et melon au miel, miel d’acacia, pincée de sel de mer et de caramel salé. La texture est ronde et agréable mais pas nécessairement huileuse. Les notes rougeâtres sont plus présentes et l’apport maritime également. Mais la tourbe elle… WOW! Puissant au max! Je ne me rappelle pas d’un Highland Park si tourbé et terreux. À l’aération, les notes de miel de bruyère émergent avec assurance. La finale est de très bonne longueur, mielleuse, parfumée d’épices boisées et de notes maritimes, les effets du xérès sont moins affirmés, étouffées par les notes de fumée de tourbe terreuse et salines.

Patrick 90%
J’ai l’impression de retrouver ici le style « pur » de la distillerie, et j’aime ça! La balance des saveurs est vraiment bien réussie, je me verrais bien faire de cette bouteille une « régulière » – Si du moins je parviens à m’en trouver régulièrement. [Note : Après avoir écrit ces mots, j’ai constaté qu’il s’agissait d’un embouteillage exclusif à la distillerie… Aaaargh! Nez: Un délicieux parfum où s’entremêlent de nombreux arômes, tels que des abricots, de la vanille, du chêne sec, du cacao en poudre, de la noix de coco grillée et surtout une touche de la fumée unique d’Highland Park portée par les arômes mielleux de la bruyère. Bouche : L’arrivée en bouche est dominée par la fumée de tourbe mielleuse caractéristique de la distillerie. Celle-ci demeure tout de même bien mesurée, laissant le chêne bien sec s’exprimer, mais aussi les abricots, le cacao et la vanille. Finale : D’une belle longueur, fumée, épicée et avec des traces de fruits tropicaux.

Martin 91%
Nez: Fumée délicate, miel et bruyère, zeste d’orange avec une pointe vanillée ainsi que quelques notes florales en retrait. Bouche: Belle texture souple et structurée, sur le caramel, des épices douces, la poire et une petite touche iodée. Finale: Moyenne à longue, très chaleureuse, boisée et salée. Ici la tourbe devient massive, tout en gardant l’équilibre classique de la distillerie. Équilibre: Un whisky de caractère, raffiné et harmonieux, où fumée, douceur et épices se conjuguent avec finesse sans dénaturer le malt classique de Highland Park. Un autre succès.