Signatory Laphroaig ‪16 ans 1995 Cask #52

58.1‬% alc./vol.
Distilled 04/04/1995, Bottled 16/06/2011, Bourbon Cask Barrel #52, Bottle #34 of ‪193.

André 89.5%
Belles vagues de fruits tropicaux, ananas, bananes, grist, amandes non-salées, tarte au citron, fumée de tourbe phénolique puissante. La bouche est beaucoup plus posée, crémeuse et onctueuse, j’adore le mélange d’ananas et de citron, oranges, belle grosse crème vanillée, sensation de grist, ces céréales concassées nageant dans un nuage de tourbe maritime phénolique, aspect huileux en finale de bouche qui cache bien les notes camphrées. Le whisky est beaucoup plus réservé en bouche qu’au nez. La tourbe se diffuse lentement partout en bouche et laisse une sensation de cendres froides et de citron rafraichissant vraiment agréable. Longue finale maritime, camphrée et sur les fruits tropicaux.

Balvenie 12 ans Single Barrel – Cask 5273

47.8% alc./vol.
First Fill Bourbon Cask, Cask #5273, Bottle 208.

André 90%
Comme d’habitude, conquis dès la première gorgée. Épopée sucrée, onctueuse. Beaucoup de vanille, de sirop de poires et d’ananas, bananes, gâteau des anges, caramel, sirop d’érable, oranges, tarte aux pommes et crème glacée à la vanille. La bouche est pulpeuse et texturale, pas huileuse mais juste ample et amoureuse; filling de la tarte aux pommes, ananas, sirop de salade de fruits, oranges, caramel, miel avec passablement d’épices en sous-entendu; gingembre et poivre, se terminant sur une sensation franche et sèche de bois de chêne épicé et peut-être même encore verdâtre. Finale langoureuse, bien sucrée au départ puis balayée par les épices. J’adore ces versions de Balvenie qui laissent place à la singularité de chaque fût tout en permettant l’expression des saveurs typiques de la distillerie.

Patrick 88%
Un superbe whisky savoureux et admirablement construit. Nez : Un beau parfum de gâteau aux bananes, de vanille et de poires. Bouche : Le gâteau aux bananes se transforme en une tarte aux pommes très épicées tellement bonne qu’on en liche la planche de bois sur laquelle elle a été servie. Finale : D’une belle longueur, marquée par les épices et les pommes.

Glenburgie 15 ans – Series 001

40% alc./vol.
Le single malt Glenburgie forme le cœur du blend whisky Ballantine’s et est issu d’une maturation en fût de chêne américain.

André 82%
Le nez évoque beaucoup de fruits, dont les poires dans leur sirop et le caramel, le miel, les pommes et les oranges. Premières impressions en bouche; les galets séchés au soleil, aspect minéral bizarre, puis les saveurs senties au nez se confirment; pommes vertes, poires, oranges, vanille et miel. Rien de désagréable mais rien qui est singulier également. La texture est un peu monotone et le taux d’alcool minimum affadit aussi les saveurs qui sont délavées et éphémères. On détecte aussi une petite touche verdâtre en background. La finale est poivrée, quelques notes de bois de chêne séché ainsi qu’une touche de gingembre.

Patrick 84%
Un bon whisky qui, sans être dans ma palette, est tout de même agréable à boire. Nez : Un beau mélange de pommes et de poires, enrobé de miel herbeux. Bouche : Du miel, des poires et des pommes, avec de belles notes boisées. Finale : D’une longueur moyenne, boisée, fruitée et subtilement sucrée.

Martin 83.5%
Nez: Miel et sucre en poudre. Sirop de fruits, caramel et pommes mijotées. Frais et chaleureux à la fois. Bouche: Miel, caramel, pommes, cassonade, oranges, raisins, malt grillé. Un très beau portrait. La texture pourrait être un petit peu plus ample par contre. Finale: Épices, caramel, poires, gingembre et chêne. Belle longueur, belle douceur. Équilibre: Rien pour épater à fond la galerie, quoique tout le monde pourrait aisément y trouver son compte.

Mortlach 12 ans

43.4% alc./vol.

André 86.5%
Viande de bois servie avec une sauce aux fruits sauvages, oranges et miel, chocolat au lait fourré aux cerises, prunes, gingembre plus discret que dans l’édition 16 ans. Savoureux en bouche, la tarte aux poires, les oranges, caramel, miel, toffee et vanille, fruits sauvages et prunes, chocolat, touche de cannelle, xérès bien fruité. Belle texture onctueuse avec des saveurs pas trop intenses. Le whisky est bien défini dans sa présentation de saveurs, rien de chaotique, tout est précis. Finale épicée, mélange de cannelle et de gingembre avec un bon retour sur le xérès et le café au lait.

Patrick 90%
Je l’ai déjà dit, mais je ne peux l’expliquer. Mortlach, pour moi, c’est le top du Speyside et parmi les grands whiskys du monde. Ce 12 ans n’y fait pas exception. Je suis conscient de ne pas faire l’unanimité, mais ça doit être l’ingénieur en moi qui capote sur le la complexité technique de la fabrication de ce scotch, complexe, mais si élégante. Nez : Oh wow. Un superbe arôme de fruits mûrs, de viande rouge légèrement grillée, d’épices, de chocolat noir. Oh que ça sent bon ça. Bouche : Toujours le sublime mélange de viande rouge légèrement grillée, de fruits mûrs, d’épices et de chocolat noir, mais aussi de chêne et une note de fumée discrète venant du bois brûlé qui vient donner un niveau de complexité supplémentaire. Finale : D’une belle longueur, et je voudrais qu’elle s’étire encore plus tellement c’est bon.

Martin 87.5%
Nez: Chêne épicé gorgé de xérès, fruits des champs, chocolat à l’orange, gingembre et pruneaux. Chaleureux et prometteur. Bouche: Vanille, caramel et poires. Sucre doux, bien dosé, melon d’eau, cantaloup, orange et cacao. Belle texture langoureuse. Belle chaleur des épices. Finale: Bois, xérès, dattes, raisins, gingembre. Longue et chaude comme on les aime. Équilibre: Un autre succès de Mortlach. Un achat définitif à faire. Si ce n’est pas pour vous, au moins ça fait un cadeau distingué qui montre que vous avez fait vos devoirs.

Elements of Islay LP8

53.5% alc./vol.
Distillé en 1998, cet opus Laphroaig est composé de trois Ex-Madeira Wine cask.

André 86.5%
Cerises noires, figures et raisins secs, oranges sanguines, agrumes, céréales au miel, voile diaphane de fumée terreuse iodée. La bouche est médicinale et fruitée; fruits secs, cerises noires, oranges, prunes, raisins secs. Éléments médicinals et rondeur en bouche, pitch à toiture, tourbe terreuse, sel de mer, camphre et pastilles casses grippe à saveur de vanille et de miel, antiseptique, mais la texture est huileuse et féminine. Finale camphrée, maritime et épicée à la cannelle. Un bon Laphroaig, singulier mais à 280$ pour un 500ml… No way.

Patrick 94%
Oh que c’est bon ça, un Laphroaig hyper intense, mais tellement bien équilibré qu’il semble presque doux. J’aime. Nez : Impressionnant, un Laphroaig où le xérès prends presque le dessus. Bref, du xérès sucré, du chocolat, de la belle fumée de tourbe et un soupçon de poivre. Bouche : Finalement, on retrouve en bouche la belle grosse fumée de tourbe typique de Laphroaig, du poivre, du bois brûlé et du beau xérès sucré pour marier le tout. Finale : D’une belle longueur, salé et fumé, avec une touche subtile de fruits sucré.

Martin 93%
Nez: Sherry sucré, chocolat blanc, tourbe solide mais qui sait partager la scène. Poivre, chêne et purée de fruits. Bouche: Caramel et xérès, tourbe sucrée, malt et chêne. Menés par de belles épices, on voit la finale au loin. Finale: Fumée salée et poivrée, elle se déroule sur une bonne longueur. Retour de la purée de fruits. Équilibre: La force et les saveurs sont superbement équilibrées. Un Laphroaig distillé à son état le plus pur.

Cutty Sark 25 ans

45.7% alc./vol.

André 87%
Belle onctuosité apportée par la vanille, jumelé d’une quiétude palpable apportée par le quart de siècle passé en fût. Dattes, gâteau aux fruits, caramel chauffé, vieilles cerises, pommes. L’intensité de la bouche déstabilise un peu avec l’arrivée puissante et ses notes de fumée de cendre de foyer, de poivre et de chocolat noir amer. Une fois ces saveurs assimilées, notes de fruits secs et de caramel brûlé, de sel et d’anis, moue de café bodum, oranges pour se refermer sur des tonalités de bois de chêne un peu sec et de cannelle, clou de girofle. Finale sèche et amère, chocolat noir et chêne sec. Merci à Éric pour avoir partagé cette bouteille.

Patrick 88%
Un très bon whisky… Si ce n’était pas du parfum que j’ai trouvé trop riche, je dirais même excellent. Intense, riche et puissant. Nez : Parfum riche, presque écœurant, de dattes très mûres, de caramel, de cerises et de pommes mûres. Bouche : Riche et intense, avec une tonne de fruits mûrs, de bois brûlé et de poivre. Finale : D’une belle longueur, marquée par le chocolat noir et du chêne.

Martin 88%
Nez: Vanille et miel, fleurs et herbe, fruits rouge et sirop sucré. Belle richess du caramel, des dattes et des raisins secs, le tout bien ficelé et adouci par son âge vénérable. Bouche: Raisins secs, pruneaux et dattes. Cuir fumé, poivre noir et chêne sec. Pelure d’orange, poudre de cacao et casseau de framboises fraîches. Caramel salé sur la fin. Finale: Chocolat noir, orange et fruits rouges en purée. La planche de chêne ne nous lâche pas non plus. Touche de cannelle et de muscade. Équilibre: De belles saveurs rondes, une texture agréable, on passe un bon moment. Souvent les vieux blends sont d’une qualité étonnante. Une belle surprise que ce Cutty-Quart-de-Siècle.

Loch Lomond Original

40% alc./vol.

André 77%
Notes citronnées, d’ananas et d’amandes, gousse de vanille fraiche et caramel, céréales au miel. Dans l’ensemble très générique. La bouche est liquide, crémeuse à saveur de vanille, agrumes, oranges, abricots, poires, céréales séchées nappées d’un trait de miel, amandes, gingembre. Courte finale sans passion, notes d’agrumes et d’ananas, poires et abricots avec une touche épicée volatile.

Patrick 84%
Un superbe ensemble de saveurs, très bien équilibrées, mais presque ruiné par une finale trop courte, probablement à cause de la dilution. Le whisky aurait pu scorer très fort si on avait été moins cheap et qu’on l’avait embouteillé à 46%. Nez : Le genre d’arômes que j’aime bien dans un whisky, avec un beau mélange subtil de malt, d’épices, de chêne, de fumée de tourbe, de sel et de sucre. Bouche : De la fumée de tourbe, du chêne, des fruits subtils, du sel, le tout saupoudré généreusement d’épices. La texture est un peu aqueuse, mais l’ensemble offre malgré tout une belle intensité. Finale : Trop courte, subtilement fumée, boisée et épicée.

Martin 81%
Nez: Citron, fleurs blanches et sucre en poudre. Vanille et caramel. Assez doux et banal dans son approche, quoique je ne déteste pas ça. Bouche: Un peu de fumée épicée, citron et miel. Céréales grillées, herbe et un peu de bois. Quelques fruits bien cachés. Finale: Très courte, maladroite au niveau de son dosage. Très aérien, trop même. On n’y pense déjà plus. Équilibre: Je ne peux pas dire que c’est un mauvais whisky, mais je suis par contre certain que je l’aurai oublié la semaine prochaine. À 43% ou 46% je m’en souviendrais.

Old Malt Cask Laphroaig 16 ans 2001-2017

50% alc./vol.
742 bouteilles.

Patrick 90%
Un beau gros Laphroaig qui ne décevra pas, du moins jusqu’à ce que le compte de la carte de crédit arrive. Non mais 400$ pour un 16 ans, faut pas connaître la valeur de l’argent pour acheter ça. Nez : La fumée de tourbe crasseuse typique. En fait, peut-être plus crasseuse que d’habitude, genre de la vieille graisse de moteur et une poche de hockey après les séries. Bouche : Toujours la belle grosse tourbe crasseuse, avec une bonne dose de charbon et d’huile à moteur, avec aussi de belles épices. Finale : D’une belle longueur, très fumée et épicée.

Loch Lomond 18 ans

46% alc./vol.

André 78%
Céréales au miel, oranges, confiture de fruits, pêches, tarte aux pommes, agrumes, abricots, melon au miel. Le nez est superbe, les fruits intenses et bien ficelés. Ça se gâte en bouche, avec des notes de carton mouillé bizarre et une dose de poivre assez intense. Bien sucré tout de même, sirop de salade de fruits, cosses d’oranges, chocolat, poivre, confiture de fruits sauvages, anis, gingembre, bonbons casse grippe à saveur d’eucalyptus. Saveurs presque musquées. Poudre sucrée des emballages de gomme Bazooka. Finale poivrée et sèche, sur le bois de chêne, à la limite un peu tannique aussi. Un whisky débalancé avec un nez attirant mais une bouche déséquilibrée et des amalgames de saveurs douteuses.

Patrick 88%
Un bon whisky, surprenant, savoureux et un peu original. Nez : Légère fumée de tourbe, avec des fruits asses mûrs et une bonne dose de céréales. Bouche : La fumée de tourbe, de l’orge et des notes discrètes de… Légumes bouillis? Finale : D’une belle longueur et épicée.

Martin 86.5%
Nez: Orange, miel, chapelure graham, fruits confits, le tout enrobé d’une petite boucane sublime. Bouche: Fruits des champs, épices mielleuses, raisins secs frais, sucre d’orge. Cacao amer, gingembre avec une pointe de réglisse noire. Finale: Longue et chaude, faisant perdurer toutes les saveurs et arômes précédents. Un peu sèche sur la fin. Équilibre: Le nez est incroyable, mais le reste de l’expérience semble plus ou moins contrôlé. Comme je disais pour le 12 ans, on aimerait bien essayer à 43% d’alcool. Attendez un peu je vais y ajouter quelques gouttes d’eau 😉

Bowmore Vintage Distillation 1984 Limited Edition

58.8% alc./vol.
Édition limitée de 2208 bouteilles, embouteillée en 2000.

André 77.5%
Au premier coup d’œil, ça impressionne un Vintage 84 de Bowmore mais cela cache toute une surprise. Quel retour aux sources, j’ai l’impression de revenir à mes premiers embouteillages de la distillerie avec cette saveur florale. C’est définitivement une édition qui ne plaira pas à tous, singulière et au parfum de violette puissant. Nez maritime, le sel de mer séché sur les galets flânants sur la plage, gomme savon, violette, sherry savonneux, fumée de tourbe lointaine, un peu poussiéreuse aussi. Puissant en bouche, l’alcool se développe rapidement tant bien que mal adoucit par les notes de gomme savon parfumé à la violette desquelles s’extirpe les rappels maritimes salés et de vents du large. Finale en coup de poing de sel de mer et de poivre concassé, d’alcool puissant. Un des Bowmore les plus bizarre ever… uniforme, agencement de saveurs discutable, équilibre plus que discutable. Le goût de gomme savon poivrée est déstabilisante en ti-péché.