Kilchoman Madeira Red Wine Cask Finish for Alberta Gold Medal Marketing

56.2% alc./vol.
Cask 766/2011, Filled 9/12/2011, Bottled 08/12/2019, 211 bottles. Kilchoman tourbé à 50ppm ayant muri pendant pendant 7 ans et 9 mois en ex-Bourbon cask et affiné pendant 11 mois en vin de Madère.

André 90%
Tourbe affirmée parfumée aux petits fruits sauvages, aspect de cendre refroidie au matin, poivre fraichement moulu, terre mouillée, cerises, prunes, framboises et anis, forte cannelle. Grosses influences maritimes avec des tonalités de galet et une minéralité importante. Wow, quelle texture en bouche, licoreuse et ronde. Avalanche de cendre froide assaisonnée de petits fruits rouges sauvages, tourbe animale et terreuse s’asséchant au fil des gorgées, cannelle, framboises trempées dans le poivre noir, viande fumée. La tourbe est puissante et au départ le nez était plus sur les notes de vin rouge mais à l’aération la tourbe prend rapidement la direction de la danse. Longue finale, poivrée et fumée, cendreuse et fruitée.

Patrick 93%
Wow, c’est vraiment superbe! Riche, intense, complexe et équilibré de manière magistrale. Les gens de l’Alberta ont eu la main heureuse. Nez : De la fumée, de la cendre, le tout sur un beau fond fruité. Bouche : De la cendre, du bois brûlé, une touche de sel et de beaux fruits mûrs. Finale : D’une superbe longueur, fruitée, fumée et poivrée.

Martin 90%
Nez: Tourbe un peu plus discrète que ce à quoi je m’attendais, mais somme toute extrêmement plaisante. Vanille et caramel salé, terre et chêne, malt riche sur un fond cendreux. Superbe! Bouche: Cendres et fruits des champs sur lit d’épices et de poivre blanc. Belle chaleur du cask strength, réglisse rouge, bois et tourbe. Jujubes aux fruits, herbe jaune, vanille et malt sirupeux. Vraiment excellent. Finale: Poivrée et chaude, sa longueur est agréable. Les notes de fruits et de vin rouge s’estompent pour laisser place à des impressions de bois et de cendre. Le feu de camp du lendemain matin. Équilibre: Un beau coup de filet pour le marché de l’Alberta. Un autre vote pour la privatisation du secteur de l’alcool.

Cooper’s Choice Bunnahabhain Sauternes

57% alc./vol.

Patrick 93%
Wow, que c’est superbe! Bunnahabhain, prenez note, les fûts de Sauternes font une job délicieuse avec votre scotch! Oh que j’en prendrais encore et encore de ce jus là! Nez : Oh que ça sent bon ça! De la superbe fumée de tourbe, avec une touche sucrée et des raisins verts. Appétissant! Bouche : Oh que ça goûte bon ça! Toujours la superbe fumée de tourbe sucrée et marquée par des raisins verts, mais avec une balance étonnante et une superbe texture huileuse. Le tout est complété par de belles épices chaleureuses. Finale : Oh que ça donne le goût d’en prendre une autre gorgée ça! D’une belle longueur et tellement savoureuse!

Martin 94%
Nez: Ouf! À vos marques, prêts, partez! La tourbe monte un superbe bouquet de raisins, de fumée et de bois sec. Vanille et sucre en poudre percent le voile. Bouche: La tourbe crasseuse de xérès classique de Bunna ouvre le bal, suivie de raisin, d’orange, de vanille et de sucre. Le bois offre une solide charpente pour élever les saveurs. Les épices sont puissantes, mais il ne faut pas s’attendre à autre chose d’un cask strength. Finale: Chaleur et épices prodiguent une longueur bien attendue avec accents de chêne, de xérès, de miel, de cannelle et bien sûr de fumée de tourbe envoutante. Équilibre: Je suis sous le charme. Bunnahabhain déçoit rarement, la seule chose que je pourrais lui reprocher, c’est que le caractère de solide sherry propre à la distillerie ne laisse pas suffisamment briller la finition de sauternes. Mais encore, peut-être justement le sauternes est là pour adoucir le tout et que je me suis fait duper, après tout c’est fucking smooth pour 57% d’alcool.

Battlehill Bunnahabhain 9 ans

53% alc./vol.

Patrick 83%
Mouin. Disons que les embouteillages que j’ai goûté venant de la distillerie étaient en général pas mal meilleurs que ça. Bref, c’est bon, mais je vais continuer d’investir sur les embouteillages réguliers. Nez : Orge maltée, un peu de bois et des fruits exotiques. Pas le parfum auquel je m’attendais. Bouche : Le new make n’est pas loin, mais on a tout de même des saveurs boisées, une touche discrète de fumée, des épices et des fleurs. Finale : D’une longueur moyenne pour un whisky à 53% d’alcool, et très boisée.

Martin 81%
Nez: Fruits tropicaux et sucre doré. Bois sec et céréales. On est un peu à l’écart du parfum traditionnel de Bunna. La tourbe est presque inexistante. Du moins bien cachée sous la jeunesse de cet embouteillage. Bouche: Sucre, new make, menthe, épices, bois vert. Je ne suis pas très excité, même à ce taux d’alcool. Finale: Le dit degré d’alcool parvient à soutenir les saveurs pour un parcours moins long qu’espéré. Légère cannelle, poivre, chêne vert, céréales et déception. Équilibre: J’avais il faut croire de trop grandes attentes envers ce dram. Comme quoi il faut parfois laisser aux experts de la distillerie le soin de mettre en marché leurs propres trucs.

Shieldaig Speyside 18 ans

40% alc./vol.

André 77%
Vite comme ça, le nez pourrait inspirer un Aberlour 10 pour le style disons. Confiture de petits fruits, cerises poudreuses, poudre de bubblegum, oranges, bois brûlé caramélisé, toffee, une touche d’agrumes aussi en background. Si le nez était agréable sans être exceptionnel, la bouche elle est vraiment très ordinaire. Aucune structure définie, aucun support aux saveurs, tout est fade et diffus comme une aquarelle diluée avec trop d’eau. Les saveurs sont presque muettes et aplanies. Un peu de sherry grandement dilué, notes de bruyère et de miel, tranches d’oranges cuites au four, pommes, caramel. Courte finale, légèrement boisée et épicée.

Patrick 84%
Un beau whisky savoureux, mais que j’aurais souhaité un peu plus intense. Nez : De beaux petits fruits sucrés, mariés agréablement avec du chêne. Bouche : Chêne, un peu d’épices et de beaux fruits des champs. L’ensemble, quoique délicieux, manque un peu d’intensité à mon goût. Finale : D’une longueur moyenne, du bois et un peu de sucre.

Kingsbarns Dream to Dram

46% alc./vol.
Nouvelle distillerie des Lowlands crée en 2015 commercialise sont tout premier single malt distillé en 2015 mis en bouteille en 2018. »Dream to Dram » (un rêve de whisky) expression élaborée en assemblant des whiskies élevés dans deux types de fûts.Tout d’abord des fûts de bourbon en premier remplissage de la Heaven Hill Kentucky Distillery à 90% ainsi que des barriques STR poncées, toastées et re-bousinées pour 10%. Cette parution est la première édition du Single Malt de la Distillerie Kingsbarns.

André 82%
Poires, ananas, bananes, abricots, une touche d’herbe verte mouillée et des grains de céréales séchées trempées dans le miel et nappées d’une crème fouettée à la vanille. La bouche est sucrée et fruitée, douce mais avec une fine touche de gingembre. Notes de miel, vanille, poires, ananas, citron, melon au miel, oranges, pommes vertes et herbe, gâteau aux bananes qui a légèrement cramé au four. La texture de bouche est un peu flat et manque de profondeur mais ce whisky démontre une incroyable maturation pour seulement 3 ans de maturation. La finale est bien pointue, effilée par les épices dont le poivre, la cannelle et le gingembre. Grosse différence entre la douceur de la bouche et la finale généreusement épicée.

Patrick 85%
Un whisky riche et intense, qui est assez original pour être intéressant. Nez : Un mélange de fruits tropicaux, d’herbes et de vanille subtile. Bouche : Toujours les fruits tropicaux et l’herbe, mais avec ici une bonne dose de bois épicé et une touche de caramel. Finale : D’une belle longueur, marquée par le bois épicé et par une bonne dose de gingembre.

Martin 85.5%
Nez: Foin séché et fruits tropicaux. Malt et miel, touche de crème anglaise. Vanille et bois. Assez straightforward et simple, mais au moins on évite d’autres tendances des Lowlands qui ont moins bonne réputation. Bouche: Herbe, fruits tropicaux, ananas et touche de menthe. Bois, poivre blanc, touche de cannelle et de mangue. Crème onctueuse sur le tout. Finale: Longue, chaude et épicée. Notes de gingembre, de bois et de miel. En bouche tout se passait bien, mais si vous n’êtes pas prêts pour l’intensité de la finale, vous risquez la surprise. Équilibre: Somme toute c’est un whisky qui me réconcilie avec les Lowlands. Saveurs bien franches et agréables, avec une intensité qui n’est pas toujours maîtrisée à toutes les étapes, mais bon. J’haïs pas ça.

Bladnoch 10 ans

46.7% alc./vol.

André 84%
Fruits à chair, agrumes, ananas, poires, melon au miel, miel, vanille, une touche herbeuse. Très simple, bien construit mais hyper simple. Avec un taux d’alcool de près de 48%, je m’attendais à quelque chose de plus franc que le rendu très lisse qui est livré. Alternant entre le miel et la vanille, les fruits tropicaux et les notes de jus de citron, crème pâtissière. On a un amalgame de poires, d’oranges, d’ananas ainsi qu’une touche de coconut et d’herbe mouillée aussi. La finale est courte, une pincée de gingembre et des fruits à chair sur une conclusion de bois séché et vanillé.

Patrick 87%
Un whisky qui m’a laissé sur mon appétit la première fois que j’y ai goûté. Mais à chaque fois que j’y reviens, il semble s’améliorer. Un whisky avec lequel il faut être patient. Nez : Un beau parfum d’agrumes recouverts de sucre blanc et de gelée aux pommes. Bouche : Sucré, avec des pommes, du caramel, des épices discrètes et quelques agrumes. Le tout est porté par une belle texture huileuse. Finale : D’une belle longueur, marquée par les épices, du gingembre en particulier.

Martin 81%
Nez: Agrumes, prosciutto tranché mince, miel, poires et sucre blanc granulé. Mijoté de pommes et de caramel, touche de bois sec. Bouche: Sucre blanc, pommes et poires, quelques agrumes, touche de gingembre frais. Herbe séchée et bois grillé. Finale: Épicée comme il le faut, mais la longueur nous laisse sur notre appétit. Retour du bois et du gingembre, avec quelques notes d’agrumes. Équilibre: Pas méchant, mais il y a qui plane au-dessus de tout une sorte de céréale un peu pourrie que justement pourrit tout autant le reste de l’expérience. Je ne sais pas, c’est peut-être juste moi qui accroche.

Johnnie Walker Blender’s Batch – Red Rye Finish

40% alc./vol.
Experiment #1

Martin 81%
Nez: Grain original Johnnie, avec une touche de rye bien épicé, voire même du concombre. Vanille et pommes mijotées. Muscade et fond de pêche trempée dans le miel. Pas bête du tout. Bouche: Vanille, seigle et épices. Bien sucré, touche de caramel chauffé et petits fruits. Pommes rouges un peu molles. Chêne et choco-noisettes. Finale: Poivrée, boisée et fumée, elle rappelle les meilleurs atouts d’un blended scotch et d’un whisky canadien de semaine. C’est un peu le but visé selon moi. Équilibre: Une autre expérience écono-audacieuse pour JW. Juste pour le prix je crois que ça vaut la peine d’être au moins essayé. Ne serait-ce pour meubler la conversation.

Gordon Graham’s Black Bottle 10 ans

40% alc./vol.

André 82%
Tarte aux pommes et coulis de caramel parfumé au feu de tourbe, miel, on perçoit l’Influence de l’Ile assez rapidement mais sans haute voltige. Background de fruits rouges, cerises et cœur de pommes, une touche de cannelle. La bouche manque de texture et la dilution se fait sentir. Belles notes de tourbe poivrée, miel et vanille et une sensation de cendre refroidie qui colle sur les dents, ça ressemble aussi à de la poussière de calcaire, quelque chose de rocheux. Épices bien présentes mais on a délesté une bonne partie des fruits rouges au passage. La finale est très poivrée et tourbée, d’une longueur étonnante.

Patrick 89%
Un superbe scotch. Quelques degrés d’alcool de plus, et ça serait une bête de compétition. Nez : De la délicieuse fumée de tourbe, avec du chêne, de la cassonade, des pommes, du miel et une touche de fleurs. Bouche : De la fumée de tourbe, du bois, des pommes, de la banane et des poires et un peu de sucre brun. La texture est un peu aqueuse, mais c’est autrement délicieux. Finale : D’une longueur moyenne, avec de la belle fumée de tourbe aromatique.

Martin 85.5%
Nez: Miel et malt, quelques belles notes de fumée. Pommes, fleurs et caramel. Léger cuir. Fond de chêne, très bel assemblage. Bouche: Céréales tourbées et salées. Épices et grain. Belle chaleur, texture quand même solide pour un blend de classe moyenne. Quelques fruits lointains. Finale: Assez courte, mais les saveurs sont bien au rendez-vous, sans toutefois parler plus fort que les autres. Poivre rose, bois de chêne, grain et miel dilué. Équilibre: Quand même un très beau caractère, des beaux piliers d’Islay pour supporter une expérience qui vaut amplement son 50$ la bouteille.

Grangestone 12 ans

40% alc./vol.
Highland Single Malt Scotch Whisky

André 78%
Oranges poudreuses et sherry, petits fruits sauvages, pommes, poudre sucrée des gommes Bazooka. Agréable mais pas complexe. Texture pauvre en bouche, très axée sur les notes de bois sec et bien épicées, gingembre, cannelle, orange, sherry. Saveurs délavées et fades, vanille et un rendu au final qui tire presque de la menthe poivrée. Finale tannique, fruits sauvages.

Patrick 84%
Un bon whisky, et surtout un beau rapport qualité prix. On y retrouve l’intensité des saveurs typique d’un single malt, ainsi que la complexité d’un bon blend. Nez : Beau parfum de malt écossais, avec des fruits murs, du chêne, des fleurs, de la vanille et une pointe de fumée de tourbe très discrète, mais agréable. Bouche : Savoureux, avec du chêne brûlé, des fleurs, des fruits, du malt, des épices et toujours cette discrète fumée de tourbe. Finale : D’une longueur moyenne, épicée et subtilement fumée.

Martin 79%
Nez: Jus d’orange Tang, chêne et poignée de fruits avec une touche de sucre en poudre. Un peu de malt, un peu de gomme balloune. Vanille, fleurs et légère pointe de poivre. Bouche: Poivre et chêne sec. Vanille diluée, orange et herbe. La texture est extrêmement décevante. Finale: Une relativement belle intensité, mais qui s’évapore ultra-rapidement. Sherry, bois, poivre et fruits des champs, le tout qui devient de plus en plus fade en quelques secondes. Équilibre: On pourrait faire mieux, bien mieux. Ce n’est pas vraiment mauvais, mais ça me fait tout de même verser une larme pour le temps que j’y ai perdu.

Bruichladdich Port Charlotte PC9 An Ataireachd Ard

59.2% alc./vol.
Édition limitée de 6000 bouteilles, distillée en 2002, embouteillée en 2011. Tout comme son nom l’indique, le PC9 est âgé de 9 ans et est le fruit d’un asemblage de single malts ayant maturé séparément en fût de xérès et de bourbon.

André 89%
Pas vraiment ce que je m’attendais. Parsemé de fruits rouges déséchés (prunes?) sur un tapis de sel de mer et de sable de plage mouillé près d’un feu brûlant des mottes de tourbe encore humide. Ode à la mer et ses éléments; algues, pierre, sel marin, citron festif. Beaucoup de céréales maltées et séchées au feu de tourbe en bouche, notes de poivre, de jambon fumé et café au bodum, de sherry aussi entremêlé de prunes et de vieilles cerises. Varech, sel de mer et pierre mouillée à l’eau de mer séchée au soleil, huile à moteur de bateau. Le whisky gagne beaucoup à respirer afin d’extirper ses notes d’alcool et laiser cours aux saveurs et arômes. Un peu franc tout de même en bouche, en pleine gueule comme on dit. Aux gorgées subséquentes, grosses notes de cendre de foyer froid et de poivre noir broyé. Longue finale, tannique et franche, tourbée et (très) indéniablement maritime.

Patrick 92%
Oh que c’est bon ça. Riche, intense, savoureux et superbement bâti. C’est tout ce qu’on peut désirer d’un scotch d’Islay. Nez : Fumée de tourbe avec du sel et des algues. Bouche : De la belle fumée de tourbe huileuse, salée, un peu de bois brûlé et une touche fruitée très discrète. Finale : D’une très belle longueur, marquée par la tourbe et l’huile.