Murray McDavid Port Ellen 1982-2010 Work in progress

% alc.inconnu.
Cadeau De Jim McEwan, échantillon des laboratoires de Murray McDavid.

André 89.5%
Raisins, poires en plus du liquoreux du Glenfarclas. En bouche le sel de mer, l’iode sont plus présents mais se transforment par la suite en vagues de melon d’eau et de fruits tropicaux. La finale elle, est une légère tourbe sucrée. Très différent de tout les Port Ellen dégustés à date. Singulier et très unique.

RV 85%
Tablette de chocolat aux dattes passée date. Branche de grappe de raisins et Glosettes, aux raisins bien sûr. Glenfarclas 105 en bouche, mais avec une paille sucrée et tourbée avec un peu de poussière en finale. En tant que tel, pas mauvais; pour un Port Ellen (et donc son prix), ça ne vaut pas l’investissement.

Patrick 90%
Fumée, tourbe, air marin, iode. Touche de poires. Algues enveloppantes. Chêne brûlé. Glosettes aux raisins et paille sucrée. Simple, efficace, puissant.

Port Ellen 4th Release 25 ans – 1978-2004

56.2% alc./vol.
4e embouteillage.

André 89%
Islay en 700ml…Près du Lagavulin, mais avec moins de distinction, plus à l’état brut. Le peat vous prends la main et vous guide dans un voyage gustatif tout à fait maritime. L’alcool prends la relève rapidement mais sans s’imposer. Mentholé, marin et tourbé. Définitivement à savourer goutte à goutte. Malheureusement de cette distillerie fermée par des responsables en cravate dans les années 80 qui doivent réellement le regretter aujourd’hui. Rouvrez vite la distillerie de Port Ellen !!!

Patrick 92%
Tourbe jaune, agrumes, fumée. Au goût, on découvre une belle profondeur digne des meilleurs whiskys. Masqué évidemment par la fumée de tourbe, mais aussi par un fruité très mûr. Il y a aussi une touche d’agrumes qui ajoutent une surprenante dimension supplémentaire. L’intensité du goût cache agréablement la puissance de l’alcool. Bien équilibré, belle profondeur; Rappelle un vatted de 75% d’Ardbeg de de 25% de Lagavulin!

RV 92%
Nez typiquement Islay confortablement assis à mi-chemin entre Lagavulin et Talisker. Tourbe huilée et fumée végétale. En bouche, tourbe jaune brulée et aiguilles de pin de sous-bois. L’alcool est très bien contrôlée et le finale en puissance contrôlée. Impossible à ne pas aimer si l’on dit aimer les scotchs d’Islay.

Port Ellen 24 ans 1979

57.3% alc./vol.
3e embouteillage. Embouteillé à la force du fût en édition limitée à 9000 bouteilles. Aujourd’hui, l’ancienne distillerie de Port Ellen est une malterie. C’est désormais la seule activité industrielle maintenue sur le site. Port Ellen alimente maintenant les autres distilleries de l’île d’Islay : Lagavulin, Caol Ila, mais aussi Ardbeg, Laphroaig, Bunnahabbain, Kilchoman, ainsi que celle de Tobermory sur l’île de Mull.

André 89%
Définitivement Islay; Médicinal; Alcool très présent, mais bien balancé. Appétissant. Comme une ceinture d’aiguilles dans la bouche. À siroter et apprécier en regardant votre porte feuille vide… La rareté se payes parfois très cher… Il y a très fort probablement des managers qui se mordent les doigts d’avoir fermé cette perle dans les années 80. Mais quelle erreur…

RV 90%
On dirait un Lagavulin; Finalement, un mix de Laphroaig et Lagavulin. Phénol un peu. Fumée, un peu de goudron (très léger) Tourbé. Complexe.

Patrick 93%
Fumée, salin, peat, peat, peat, léger poivre. Une raison de plus pour aimer le whisky.

Murray McDavid Laphroaig 10 ans 1999

46% alc./vol.
Finition en fûts de bourbon/Château Margaux. Édition limitée à 3400 bouteilles.

RV 91%
On dirait du Bowmore autant au nez qu’en bouche, mais avec une touche supplémentaire de fumée qui rend le tout plus agressif. Fruité en finale mais une grosse vague de fumée fruitée et de cendres en aftertaste. Manque un peu de longueur, mais chose sûre, ca score très fort.

Patrick 93%
Salin avec un peu de fumée et de tourbe, le tout marié par un riche fruité. Goût marqué par le fruit enrobé par une riche fumée! Ok, une autre facette de Laphroaig qui nous démontre la supériorité de cette distillerie. La seule question: Pourquoi ne s’Agit-il pas d’une édition officielle? Simplement exquis.

Laphroaig Càirdeas Master Edition 2010

57.3% alc./vol.
Les embouteillages spéciaux Càirdeas sont spécialement mis sur le marché pour le Feis Isle Festival d’Islay et pour les Friends of Laphroaig. Cairdeas signifie “amitié” en Gaélique. Cette édition est un vatted de Laphroaig âgés entre 11 et 19 ans, en édition spéciale du Feist Isle 2010 limitée à 5000 bouteilles.

André 90.5%
Notes (sans surprises) maritimes et “Islayesques” de tourbes, cendre, de fumée… arrondies par le citron, le miel et les bananes salées. Le haut pourcentage d’alcool ne se sent vraiment pas et offre une belle surprise – très sournoise d’ailleurs – où il est étonnant de sentir ces mêmes arômes s’élever du verre sans qu’elles ne soient anesthésiées par l’alcool. Ce qui permet aussi, d’étirer la finale longuement en se berçant de satisfaction.

Patrick 92%
Nez : Tourbe sale intense de Laphroaig, marquée par la cendre, les herbes, le poivre et les épices. Bouche : Tourbe intense, poivre, air marin et planches de chêne. Finale : Extrêmement longue, fumée et intense. Touche de fruits. Balance : Laphroaig à son meilleur, complexe et intense.

RV 90%
Laphroaig après une manucure, pédicure et un revamp partiel; toujours sexy, mais différente. Au nez, elle est assez douce et distinguée – pour une Laphroaig – avec de la tourbe cendrée mais aussi des épices sèches. En bouche, transitionne vers du poivre, des agrumes cendreux et une finale un peu boisée. Exit le côté médicamenteux, l’infirmière sympathique s’est transformée en femme d’affaires accomplie, et c’est une nouvelle profession qu’elle exerce admirablement bien.

Laphroaig 25 ans édition 2009

51% alc./vol.

André 93%
Nez très doux même si passablement tourbé et maritime. Bonbon à la menthe et menthol. Quel équilibre au nez. Le taux d’alcool passe complètement inaperçu au nez jusqu’au moment où il explose en bouche. Mélange de tourbe et d’herbe grasse et terreuse, de cacao et de café torréfié. Le charbon est autant présent en bouche qu’au nez et s’accompagne admirablement des vagues salées et d’un filet de citron. Finale poussée par l’alcool où la tourbe poursuit lassement sa lancée. Seul le sel demeure en toute fin, l’alcool pétillant sur la langue et toujours cet accent de citron rafraichissant.

Patrick 94%
Goudron et fumée, cendre et sel. En bouche, le sel est très présent, avec une petite touche d’agrumes qui s’insère juste avant le goudron et la fumée. La finale est marquée par le sel. Quel superbe ensemble, quelle balance, quelle profondeur… Quel prix! (plus de 600$)

Laphroaig 25 ans

48% alc./vol.

André 91.5%
Cendres de feu de tourbe, agrumes et sel très léger. Bouche très liquide et d’un agréable fraicheur maritime où s’installe confortablement le cendré mais de façon très passagère, celui-ci étant éclipsé par une vague éphémère citronnée qui nous ramène sur l’alcool tourbé. La rétro-olfaction est elle aussi alcoolisé et principalement axée sur les agrumes. Une femme avec beaucoup de caractère, se vautrant dans un luxueux manteau de fourrure.

RV 92%
Whisky dans sa tourbe comme un milliardaire qui se roule dans son cash. Laphroaig tout en douceur et en éminence, le cendrée ne sort que lorsqu’on le brasse dans son verre. En bouche, on se croirait à Ardbeg avec une douce fumée d’agrumes qui commence par les oranges puis la cendre, en éclipsant la tourbe. Par contre, celle-ci laisse sa marque en finale, avec d’abord de la fumée, puis de la tourbe multi-étages. Pas nécessairement très sage, mais bien calculé.

Laphroaig 18 ans

48% alc./vol.

André 93%
Un Laphroaig sans aucuns doutes au nez, mais un Laphroaig domestiqué. Des vagues de tourbe et de fumée avec un ressac mielleux et doux. L’arrivée est sournoise mais la surprise en bouche n’en est que décuplée. Pastilles Fisherman’s Friend, orge verte qui a trop germé, un souffle de stainless (côté antiseptique et froid de celui-ci). Finale très longue, tourbée, à la fois puissante mais pausée.

Patrick 94%
Tourbe, goudron, parfums médicinaux et petite touche de fruits qui viennent adoucir très légèrement le tout. En bouche, l’attaque est franche, mais douce. Une main d’acier dans un gant de velours? Tourbe, fumée, sel, légers fruits, quelle belle complexité. La finale est marquée par le sel et le goudron, et s’étire, s’étire, s’étire… Quelle balance, quelle profondeur, suuuuuperbe!

Martin 89.5%
D’un beau jaune orangé qui reflète ce à quoi je m’attends d’un tel colosse de tourbe. Nez: Superbe grosse tourbe fumée et citronnée. Présence du grain avec un petit côté gêné et espiègle qu’on retrouve peu ou pas chez les expressions plus jeunes de la distillerie. Herbe, citron, beurre, vanille et cuir. Peut-être une pincée de café moulu. Bouche: Mielleux, sucré, fumé et tourbé sur des notes de citron et de crème anglaise. À peine épicé. On peut constater avec grande aisance que les années ont vertigineusement adouci son caractère impétueux. Finale: Les sucres tourbés descendent tout seuls sur des notes de marmelade à l’orange et nous laissent sur un agréable petit pneu chauffé, Saint-Basile-le-Grand-style. Équilibre: On sent bien sa maturité et on l’apprécie, malgré que je garde un faible pour quelques-uns de ses petits frères tels le Cask Strength et le Quarter Cask.

RV 91%
Doux mais toujours aussi médicinal, un bon vieux remède efficace de grand-maman. Grosse cerises, oranges et pêches sucrées au nez, avec une subtilité non attendue et une palette beaucoup plus variée que les autres Laphroaig. Des Islay tourbés (Bowmore – Lagavulin – Ardbeg – Port Ellen – Coal Islay), Laphroaig avait toujours été la distillerie pour laquelle je reconnaissais le talent mais qui ne m’avait jamais réellement fait tomber sur le derrière. Cette fois-ci, le tapis est doucement mais clairement tiré sous mes pieds. Et dans une tourbe bien épicée à 48% d’alcool (encore une fois le taux parfait?), la chute est vraiment agréable.

Laphroaig 15 ans

43% alc./vol.

André 88%
Goûte l’asphalte fraichement faite, médicinal, sulfureux.

RV 85%
C’est du Laphroaig, donc c’est bon. Par contre pas assez différent des autres.

Patrick 95%
Original à l’extrême! Asphalte, goudron, phénol, sulfure, peat, unique!!! Fumé aussi… Inimitable. Sel et algues. On prend une gorgée, on ferme les yeux et on s’imagine dans un petit village de l’ile d’Islay, près de la plage: Nous pouvons sentir la fumée tourbée des feux de foyer, l’odeur des filets de pêche qui sèchent ainsi que l’odeur du goudron provenant de l’asphalte que les ouvrier sont en train de poser. Pour les vrais amateurs seulement. Dans mon TOP 3 personnel. Vaut les efforts pour le trouver, une honte que ca ne soit pas disponible au Québec.

Lagavulin Distillers Edition 1991

43% alc./vol.
Distillé en 1991 et embouteillé en 2008, bouteille #LGV 4/496. Affiné dans des fûts de sherry de cépage Pedro Ximerez.

André 92%
À l’image du Lagavulin traditionnel, en fait la différence vaut-elle réellement la peine pour le prix demandé ? Le chocolat est surprenamment présent, chantant en duo avec la tourbe. Le vieillissement supplémentaire en fût de Pedro Ximerez apporte des notes fruitées raffinées, d’une richesse et d’une sophistication très agréable, mais le fait de les goûter avec la robustesse habituelle du Lagavulin rends l’expérience inusuelle… quoique très sensuelle. À l’image d’une panthère noire (animal et primal ayant indéniablement une expérience et une technique supérieure lorsque le temps de la chasse est venu), le Lagavulin se doit d’être savouré avec respect et admiration. Définitivement dans une catégorie supérieure à la moyenne. Les anges se gavant de “l’angel share” s’évaporant des fûts de Lagavulin doivent vraiment être heureux et satisfaits.

RV 92.5%
Proche de sa sœur mais un peu plus chocolaté; la bête animale mythique est par contre bien là, derrière les nuages et la petite fumée pas très forte. Douce en bouche et un peu de sherry mais toujours énigmatique et l’explosion en finale est toujours une belle récompense. Peut-être un peu moins longue en finale que sa sœur et l’aftertaste me semble un peu plus effacé. Une bouteille qui offre sensiblement les mêmes performances malgré son absence de nombril que l’on découvre en la déballant. Et puisqu’à prix supérieur, vive les classiques.

Patrick 91%
Au nez, sherry, petits fruits rouges et raisins se mélangeant à la riche tourbe et la délicieuse fumée du Lagavulin. Au goût, les fruits préparent le terrain pour une finale tourbée et fumée vraiment délicieuse. Peut-on améliorer le meilleur whisky au monde en lui donnant un vieillissement supplémentaire? Le résultat est intéressant, mais la réponse est non.

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