Ileach Islay Single Malt Cask Strength

58% alc./vol.

André 86%
Phénols et agrumes, pêches, sel. Nez huileux et collant. Texture claire en bouche, s’arrondissant progressivement par la suite, tourbe plus intense, feu de foyer à l’huile. Finale en feuilles de fraises, fumée de tourbe, rétro-olfaction salée et légèrement poivrée, relevée par les arômes de cerises.

Patrick 92%
Nez intense; parfum des champs où il y a un feu de feuilles alimenté par de la tourbe! En bouche, arrivée de sel intense, touche de tourbe. Astringent. La finale est très salée et plutôt longue. Un whisky bien équilibré, la force de l’alcool est peu perceptible.

RV 87.5%
La subtilité tourbiaque aux poubelles. Tourbe brulée surpuissante (a la limite du soufre) qui ne laisse entrevoir autre chose qu’un gout de tourbe, de tourbe et de tourbe, peut-être un peu trop aigre. Arrivée sur la même note, quoiqu’un peu de foin. Finale dans le même exercice quoique plus varié avec la fumée et l’orange qui s’ajoutent à l’ensemble. Réalisation d’un seul concept, la tourbe poussée a son paroxysme a l’instar des PPMs, et je préfère de loin l’aspect végétal et marin que le simple phénol, avec son picotement sur le bout de la langue et sa finale sucrée qui vient donner au tout une plus jolie variété.

Ileach Islay Single Malt

40% alc./vol.

RV 87%
Tourbe jaune juste assez puissante, sel et fumée très discrète. Ileach et Islay vont bien sûr de pair. En bouche c’est l’herbe séchée qui poussait sur la tourbe que l’on peut goûter, avec la tourbe impossible à ignorer. Très clair en début de finale, on a l’impression que son pourcentage d’alcool est plus élevé, mais après cette vague on retrouve la fumée, tel celle que l’on peut retrouver dans le Laphroaig. Pour les amants de Bowmore et de Coal Ila, une cousine qui vaut la peine d’être découverte malgré son origine inconnue, qui ne peut qu’ajouter à son charme.

Finlaggan Old Reserve Islay Single Malt

40% alc./vol.

André 83%
Un nez exquis et généreux à l’image de Islay (Lagavulin & Ardbeg ?). Le charme se brise une fois en bouche. Trop évasif et passager… Un “no man’s land” liquide qui nous laisse sur notre faim après de si belles promesses olfactives. Un single malt de politicien ? Ne livre pas ce qu’il promet.

Patrick 83%
Tourbe. Fumée, herbe séchée, malt. Le goût est décevant par rapport au nez. Deviens meilleur à chaque gorgée. Jeune…

Martin 82%
Pâleur classique de la tourbe, mais avec quelques degrés supplémentaires de richesse. Nez: Grosse tourbe sale et crasseuse comme on l’aime. Accents d’orge sucrée et terreuse. Surprenant et excitant. Bouche: Tourbe, cuir et chocolat blanc. Retour de la céréale. Extrêmement doux, peu d’épices. Sa texture légèrement aqueuse déçoit un peu. Finale: Courte et légère pour un Islay, on a de la difficulté à garder longtemps de bons souvenirs en bouche. Fumée et pierre lavée. Équilibre: Un effort plus que vaillant, mais il est cruellement handicapé par son taux d’alcool chétif et son price tag à près de 100$.

RV 84%
Une jolie rousse qu’on rencontre au bar et qui ne fait pas honneur à son stéréotype quelques heures plus tard. Couleur presqu’orange, annonciateur de la tourbe plus qu’évidente au nez, avec des notes d’agrumes à la Ardbeg. Pas très complexe au nez, mais envoûteusement efficace. En bouche, un peu trop simple, avec une tourbe plus discrète et un fumé juste assez piquant. En finale, la fumée cendreuse sort timidement, toutefois compensée par un aftertaste de douce tourbe.

Bruichladdich 10 ans (ancien embouteillage)

46% alc./vol.
Loin des autres grands groupes régnant sur le monde du whisky, cette distillerie peut en effet s’enorgueillir d’appartenir à un petit cercle de personnes privées. Bâtie en 1881 par Robert, William et John Gourlay Harvey, la distillerie fut reconstruite en 1886, prit la forme de Bruichladdich Distillery Co. Ltd., mais resta encore sous la direction de la même famille. Mise en sommeil de 1929 à 1937, elle fut rachetée par Joseph Hobbs qui profita de la progression de la demande de whisky sur le marché américain. Rachetée fin 2000 par les propriétaires actuels : Mark Reynier, Simon Coughlin (ex Murray McDavid) et Gordon Wright (ex Springbank), l’opération de relance fut supervisée par Jim Mc Ewan. Démontée et réparée, l’unité de production dont certains éléments dataient de sa création, permit de distiller à nouveau dès 2001.

André 88.5%
Le nez sent vraiment bon, fruits de la passion, oranges, zesty? Pas très représentatif d’Islay mais plus qu’agréable. Une de mes versions préférées de Bruichladdich. Simple mais efficace. Simple is beautiful ! On en redemande.

RV 80.5%
Jus de bas salés dans des écorces de chêne et de cèdre, avec un fond de préparation à gâteau Duncan HInes. Très noisette en bouche or il manque un peu de longueur en finale. Quand il vieillit, le vineux s’exprime davantage mais dissimule ce qu’il a de plus subtil. Bien correct, sans plus.

Patrick 88%
Très salin, léger xérès. Cassonade. Banane verte. Conifères. Agrumes.

Bowmore Dawn

51.5% alc./vol.
Fût de porto. Discontinué depuis 2007.

André 89.5%
Beaucoup de fruits rouges (gelée de framboise et de cerises), hint de fumée et de sel de mer, poivre concassé, port cask sur les stéroïdes. Belle texture soyeuse en bouche et les old timer fan de Bowmore reconnaitront le port cask du bon vieux temps. La bouche livrera dans l’ensemble ce que le nez aura détecté mais le port cask sera encore plus présent (petits fruits rouges, vieux cuir trempé dans le jus de fruit, cerises écrasées). Étonnant comment le taux d’alcool est inoffensif en bouche. Le poivre et les épices effectueront une belle et solide percée en finale de bouche sans se départir de ses saveurs de fruits rouges et de cerises noires. La fume de tourbe perce aussi le voile fruité et s’étend partout en bouche. Un bon vieux Bowmore, avec ce mix de tourbe et de port cask si unique.

Patrick 92%
Aussi bon que Bowmore puisse être, ce qui n’est pas peu dire. Riche, intense, balancé à la perfection. Nez : Belle tourbe étonnement sale pour un Bowmore, à ma grande surprise. En fait, celle-ci cache presque le sel si caractéristique de la distillerie. Bouche : Wow! Bowmore rencontre Laphroaig, comme si on avait su plus de dix ans à l’avance que ces deux distilleries feraient un jour partir de la même compagnie! Sel marin, tourbe sale à souhait, petite touche épicée et note fruitée subtile. Finale : D’une belle intensité, d’une aussi belle longueur.

RV 88.5%
Ça tire partout mais tant que ça fait mouche. Olfactivement, une infusion de blé puis d’orge et de pommes en respirant. En bouche on oublie le grain dans l’arrivée très puissante et poivrée. Finale davantage en terrain connue avec les cendres du Laphroaig et le côté huileux de Ledaig. Très spécial, autant au niveau des saveurs que de la différence entre le nez et le reste, ce whisky à l’apparence de glengoyne tourbé d’islay vaut définitivement le détour, et est une joie à goûter.

Bowmore 15 ans Darkest (ancien embouteillage)

43% alc./vol.
Vieilli exclusivement dans la voute #1 (celle qu’on voit sur toutes les photos de la distillerie).

André 88%
Alors là, wow ! Vous cherchez la singularité, vous l’avez ici. J’ai l’impression de lécher les berges de l’Atlantiques (en passant je ne l’ai jamais fait). Comment peut-on donner l’impression d’avoir de la pierre dans la bouche ??? Quelle expérience ! Nez tout à fait Bowmore, c’est un retour aux sources assez intensif. Le sel est évident, les odeurs de poisson séché aussi, la tourbe en sourdine. En bouche ces même éléments se goûtent maintenant, s’accompagnant de ce feeling de pierre à savon si représentatif de la distillerie. Du chocolat noir aussi, des arômes de torréfaction, un peu amer comme feeling en bouche. La taux d’alcool est peut-être un peu bas et ça lui enlève un peu de punch, ce qui n’est pas nécessairement désagréable. Finale sans surprise, en ligne directe avec l’ensemble . Un Bowmore représentatif sans être très distinctif mais qui saura gagner les nostalgique des anciennes versions de la distillerie.

Patrick 94%
Nez : Caramel fleur de sel, chocolat noir, fumée et un peu de terre à tourber (si vous préférez, de la terre un peu plus sablonneuse que de la terre noire). Bouche : Xérès, sel, fumée, caramel et chocolat noir. Mélange sucré-salé tout simplement sublime. Et tout est très intense, pour notre plus grand plaisir. Finale : Longue et intense, marquée surtout le xérès, le caramel et le chêne. Balance : Si je me retrouve naufragé sur une ile déserte avec une pleine cargaison de cette bouteille, je n’aurai définitivement pas en tête de me bâtir un radeau ou de faire des feux pour signaler ma position!

Martin 92.5%
Le roux orangé profond du sherry cask nous démontre qu’il possède bel et bien une âme. Nez: Whoa! Une barre de chocolat noir Lindt caramel et fleur de sel en pleine face! Pierre salée et lavée du bord de la mer, fumée et xérès. Bouche: Toujours caramel et fleur de sel, cacao, cuir, tourbe, tabac à pipe aromatisé. Incroyable, excellent, du plaisir à l’état pur. Influence indéniable du chêne. Finale: Longue et sèche avec de beaux accents de sherry et d’épices. Bois, cacao et caramel. Équilibre: Pourquoi ont-ils changé la recette? Cet embouteillage est bien supérieur au nouveau, à tout point de vue.

RV 85%
Pierre, pierre et repierre. Pierre à savon et encore pierre. Mais vraiment bon et particulier.

Bowmore 12 ans (ancien embouteillage)

43% alc./vol.

André 86%
Saveur salée, de pierre, d’algues, tout à fait Islay mais bien calmée par cette journée ensoleillée sur le quai bordant la mer. Un peu de poissons séchés aussi sur les filets de pêche. Dommage que toute ces belles arômes se greffent sur une feuille blanche de texture car la lancée était vraiment bien entamée. Finale aussi trop courte même si elle démontre une belle longueur en bouche. Je suis peut-être moins impressionné par Bowmore maintenant qu’à mes débuts mais cette distillerie gardera toujours une place particulière dans mon cœur d’amateur de whisky.

RV 84%
Pierreux et feuilles séchées, saveurs habituelles de Bowmore. Avec une pointe de chocolat peut être.

Patrick 94%
Ca sent bon! Un de mes préféré! Tourbe, sel et fumée, dans l’ordre. Un peu « beurré ». Finale saline. Un peu de pierre polie. Excellent rapport qualité/prix.

Ardbeg New Make Spirit

67.2% alc./vol.
Batch WW007706, distillé en mai 2009.

Les origines d’Ardbeg remonteraient à 1794, mais la distillerie actuelle fut réellement fondée en 1815 par John MacDougall, et opérationnelle deux ans plus tard. Ardbeg resta aux mains de la même famille jusqu’en 1977 date à laquelle elle entra dans le groupe Hiram Walker. Fermée une première fois en 1983, suite à la période de récession des années 70, elle fut reprise par Allied Distillers qui la remit en activité de 1989 à 1996. Glenmorangie, l’actuel propriétaire depuis 1997, a relancé la distillation. Le single malt produit à Ardbeg possède les caractéristiques des whiskies d’Islay : la présence de fumée de tourbe, d’iode et de terre. Les aires de maltage ayant été supprimées, le malt provient de la distillerie Port Ellen toute proche.

André 86%
Nez tourbé et poche de jute remplie de céréale. Ce nez est par ailleurs puissant et poussiéreux, rempli de suie et également un peu crasseux. Tout à fait Ardbeg en bouche. Il est étonnant de voir que même en n’ayant pas encore séjourné dans un fût, ce new make affiche déjà l’ADN propre à sa distillerie. La tourbe puissante est très présente, l’alcool aussi, mais cette concoction demeure quand même très douce malgré son taux d’alcool élevé. Il y a aussi en background de bonnes effluves de céréales semblables à celles retrouvées dans les corn whiskies et les monshines américains. La finale est longue, très unidirectionnelle et sans grande variantes.

Martin 83%
Clair comme de l’eau de roche. Nez: Tourbe curieusement moins fumée et vieille betterave jaune dans sa caisse en bois. Céréale quant même présente mais mêlée à du foin humide. J’essaie d’apprécier mais ça reste difficile. Bouche: Encore tourbé, cette fois on surfe entre les fruits et le foin, pour terminer sur les épices. Belle amélioration sur le nez. Finale: Ah! C’est ici que la signature Ardbeg se démarque. Tourbe et fruits en puissance, on visualise la bouteille verte et on adore son taux d’alcool impératif qui nous rappelle ses expressions les plus fortes. Équilibre: C’est vraiment un malt qui a besoin de sa maturation, car même si ses autres aspects sont rédempteurs, le nez demeure horrible.

RV 88%
Au risque de cirrhose, n’eusse été du manque de texture, il pourrait s’agir d’un (puissant) verre de tous les jours. Les effluves de grain sont étonnamment peu fumée, et, par les standards d’Ardbeg, il est presque doux. En bouche, il est léger, même pour un new make, après tout il est seulement 67.2% (surtout quand on le compare au bourbon Willett à 68% par exemple). En bouche, enfin la tourbe est livrée, peu subtilement, et la finale amène aussi sur une tangente inespérée avec une fumée dotée d’une certaine sagesse.

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